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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Arras : le Mur des Fusillés se dégrade

29 Juillet 2012, 12:35pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le PCF crie son indignation !

plaque mineur

Quand la colère se mêle à l’indignation.....

 Des plaques nominatives maculées voire lézardées. Des murs gagnés par le lierre ou les herbes. Des traces de salissures.Il rappelle le sacrifice de 218 résistants, Français ou étrangers, exécutés par l’occupant nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.

Inauguré en 1949,  le Mur des Fusillés est dégradé. Il subit l’outrage du temps dans l’indifférence, semble-t-il générale, des élus de Droite et socialistes de la Communauté urbaine d’Arras (CUA), propriétaire du site depuis juin 2010 et de la ville d’Arras en charge de son entretien.

Secrétaire de la section PCF de l’Arrageois, René Chevalier s’en est ému par courrier auprès de Frédéric Leturque, le maire d’Arras (Modem).

Laxisme ? Manque d’intérêt pour un site considéré pourtant comme un haut lieu national  de la mémoire de la Résistance ? Ou plus grave volonté politique d’effacer les traces  de l’engagement communiste, CGTiste et ouvrier dans la Résistance ? A l’heure où la majeure partie de la Droite et de larges pans de la social-démocratie se vautraient dans la collaboration, « le PCF, plus que toute autre organisation, a payé un lourd tribut à la défense de la liberté et de la dignité humaine », souligne René Chevalier.

 D’aucuns s’inquiètent d’ailleurs du devenir d’un Mur des Fusillés connoté politiquement et socialement depuis l’avènement à La Coupole d’Helfaut d’un mémorial plus neutre édifié en hommage aux résistants et déportés...

Pour les communistes arrageois, comme pour la Fédération du PCF 62 « qui devrait relayer auprès de la Préfecture notre indignation »,  pas question de laisser faire !

D’ici le dimanche 16 septembre, date du traditionnel rassemblement annuel en hommage aux résistants organisé par l’Association nationale des Anciens Combattants et Amis de la Résistance (ANACR), René Chevalier compte bien obtenir satisfaction. D’autant plus que « le coût de la remise en état du mémorial est indubitablement moindre que les millions déboursés pour exposer, à l’abbaye Saint-Vaast,  les carrosses dorés symbolisant la richesse insolente des monarques d’autrefois ». Faute de quoi, « c’est comme si ces patriotes étaient morts pour rien » ! Selon Bernard Belgeulle, président de l’ANACR.

Yves Delrue, conseiller municipal arrageois en charge des Affaires patriotiques, devait se rendre rapidement « sur place avec un technicien pour envisager la restauration des plaques d’ici la cérémonie de septembre ».

Le légitime « coup de gueule » du PCF porterait-il déjà ses fruits ? Affaire à suivre...

                                     Mur des Fusillés

 

Une barrière controversée

La pose au printemps, d’une barrière cadenassée qui interdit l’accès des abords du Mur des Fusillés aux automobilistes, provoque tout autant l’ire des militants communistes. Les personnes âgées sont ainsi désormais contraintes de cheminer à pied sur plus de 400 mètres avant d’atteindre l’entrée du site. « Des familles de fusillés s’en sont plaint auprès de moi. C’est une honte ! » commente René Chevalier qui exige la levée de cet obstacle. A la CUA, on le justifie par la « dangerosité de la voie où circulaient des automobilistes et des piétons ». Il se murmure aussi, qu’il s’agirait d’un moyen, suite à des plaintes du voisinage, d’enrayer la prostitution qui se développait aux environs du bois. Se voulant rassurante, la CUA assure que « depuis avril, il est possible de se rendre au Mur des Fusillés directement de la citadelle. Une centaine de mètres séparent le parking de la porte Dauphine de l’entrée ». Le souci, c’est que la signalétique n’a  toujours pas suivie et que l’Office de Tourisme d’Arras continue d’envoyer les touristes vers l’entrée du bois où a été disposée la barrière si controversée...article paru dans liberté 59/62  par Jacques KMIECIAK

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Syrie: le sort des civils à Damas et Alep alarme l'ONU

27 Juillet 2012, 20:16pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La Haut Commissaire de l'ONU en charge des droits de l'Homme, Mme Navi Pillay, s'est déclarée ce vendredi "profondément alarmée" par le sort des civils en Syrie et par la possibilité d'"une confrontation imminente majeure" à Alep, la seconde ville la plus importante de Syrie.

"J'ai reçu des informations encore non confirmées d'atrocités, dont des exécutions sommaires et des tirs de francs-tireurs contre des civils pendant les récents combats dans les faubourgs de Damas", a affirmé la Haut commissaire Navi Pillay dans un communiqué publié à Genève par l'agence onusienne à propos de la situation en Syrie.

"Cela va sans dire que l'utilisation croissante d'armes lourdes, de c

hars, d'hélicoptères dans les attaques et, selon certaines informations, même d'avions de chasse dans des zones urbaines, a causé de nombreuses victimes civiles et risque d'en provoquer un nombre encore plus grand. Tout ceci, avec l'accumulation de forces dans et autour d'Alep, est de mauvais augure pour la population de cette ville."

 

Crimes contre l'humanité par les deux camps

"Bien que de telles conclusions ne puissent être tirées que par un tribunal, je suis convaincue, sur la base des preuves rassemblées de sources crédibles et diverses, que des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre ont été et continuent d'être commis en Syrie", poursuit la Haut Commissaire dans une déclaration écrite qui détaille les exactions commises par l'armée syrienne et les rebelles.

Avant de prévenir: "Ceux qui les commettent ne doivent pas croire qu'ils échapperont à la justice. Le monde n'oublie pas ou ne pardonne pas de tels crimes.  Cela s'applique aux forces de l'opposition commettant des crimes comme aux forces gouvernementales et à

leurs alliés".

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Renault: l'usine de Flins privée de l'activité des batteries

27 Juillet 2012, 20:13pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

renault-flins.jpg

L'usine de Flins voit à nouveau son avenir s'obscurcir. Le choix de Renault, annoncé ce vendredi, de s'associer au sud-coréen LG Chem pour ses futures batteries électriques l'oblige à changer ses plans pour l'usine de fabrication, qui sera bien implantée en France mais pas sur son site de Flins (Yvelines) comme prévu au départ.

Le numéro deux de Renault, Carlos Tavares, a précisé que "le lieu n'est pas décidé". La direction évoque un problème technique. La production des électrodes, "la partie la plus noble et la plus sophistiquée de la technologie de la batterie" qui représente près de 50% du coût d'une batterie électrique, selon Carlos Tavares, doit répondre à des conditions très strictes, notamment par rapport aux vibrations. Comme le site de Flins est situé à proximité d'une voie de chemin de fer, il ne pouvait pas être retenu, à moins de couler une dalle de béton, selon une source industrielle.

Les plans de Renault ont changé

Renault, qui a fait de l'électrique un axe majeur de son développement, avait pourtant dit en 2009 vouloir faire de Flins le centre névralgique de cette activité. Le PDG Carlos Ghosn avait promis que le site aurait une activité "très importante" grâce à cela. Il était à l'époque question de créer une entreprise de production de batteries commune à Renault et à son partenaire japonais Nissan, avec le soutien de deux acteurs publics, le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et le Fonds stratégique d'investissement (FSI).

Mais ce schéma de départ n'a pas cessé de changer. C'est d'abord le FSI qui s'est retiré du projet, puis Renault avait voulu laisser la main à Nissan, avant de lui préférer LG. Un accord définitif avec le sud-coréen, qui incluera le CEA, est désormais attendu pour septembre.

"Comment se fier à la direction?"

Renault assure aussi que dans ce nouveau schéma, "les capacités de production et les emplois prévus dans cette usine devraient être revus à la hausse par rapport au projet initialement envisagé". Comment se fier à une direction qui tantôt vous annonce une décision avec des emplois à la clé et quelques temps après des modifications pour le moins substantielles?", a réagi Fabien Gâche, délégué CGT. Selon le syndicat, l'activité devait initialement créer 500 emplois dans l'usine de la région parisienne.

Dans le nouveau schéma de production, Flins conserve tout de même une activité d'assemblage des modules et produira la citadine électrique Zoe, qui utilisera ces batteries. "Les premières livraisons seront faites en 2012, comme annoncé", a promis Carlos Tavares.

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Hollande déclare sa flamme aux entreprises qui marchent

27 Juillet 2012, 20:06pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le président de la République était ce vendredi sur un site de l’équipementier automobile Valeo à La Verrière, dans les Yvelines, pour défendre le plan du gouvernement de soutien à la filière automobile. Alors que les plans sociaux se succèdent, il a souhaité afficher sa confiance dans les entreprises et sa volonté d’encourager la production française dans les secteurs d’avenir.

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Dans la période économique actuelle, où l’on parle plus d’avenir en termes de licenciements que d’innovations, François Hollande s’est offert en petit bol d’air en choisissant le centre de recherche de l’équipementier automobile Valeo pour assurer le service après-vente du plan de soutien du gouvernement à la filière automobile. Au lieu de se rendre là où se préparent les licenciements d’aujourd’hui, le président a affirmé à sa sortie avoir voulu « venir là où se prépare le véhicule de demain ».

Soutenir les entreprises dans un moment difficile

Alors que le Ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a usé d’un ton plutôt sévère avec les dirigeants d’entreprises ces derniers jours, François Hollande a choisi de s’afficher sur le registre de la confiance : « Dans un moment difficile pour l'économie française, où il est demandé beaucoup aux entreprises, nous devons leur apporter notre confiance, notre soutien et saluer tous ceux qui contribuent au travail en France et pour la France ». Et d’ajouter, sur un ton solennel, « Je voulais, en venant ici à La Verrière, pouvoir exprimer au nom de toute la République, de la France entière, notre confiance à l'égard des entreprises ».

« On parle trop souvent des entreprises qui connaissent des difficultés »

Le temps d’une visite, le président de la République a donc décidé d’occulter les perspectives négatives qui font l’actualité : « On parle souvent, trop souvent des entreprises qui connaissent des difficultés », mais « nous devons aussi parler des entreprises françaises qui dégagent des résultats, qui exportent, innovent, entreprennent et permettent à la France de prendre de l'avance » a-t-il dit. L’occasion aussi d’entendre un PDG, Jacques Aschenbroich, détailler des résultats flatteurs et se féliciter d’un « carnet de commandes qui n’a jamais été aussi élevé ». Et lorsque le refrain de la « compétitivité de la France [qui] n’est pas à la hauteur, c’est un souci pour nous » est entonné par le dirigeant de Valeo, François Hollande élude : « La compétitivité c'est l'innovation, c'est la recherche, c'est la qualité du travail, c'est la formation du personnel »…

Renégocier le plan de PSA ?

Mais l’actualité plus grise finit par refaire surface : interrogé sur l’action du gouvernement concernant les salariés de PSA, François Hollande a assuré : « Nous sommes auprès des salariés d’Aulnay […] pour faire en sorte que le plan puisse être renégocié ». Et d’expliquer ensuite que ce serait grâce aux innovations technologiques d’entreprises comme Valeo que la France parviendrait à maintenir des emplois de production dans l’hexagone. Mais si le chiffre d’affaire de six milliards de l’équipementier est en hausse de 12,5%, il est désormais réalisé en majorité (53%) en Asie et dans les pays émergents. Une stratégie identique a celle de la direction de PSA, dénoncée mercredi par les manifestants devant le siège du constructeur.

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questions au gouvernement de Dominique Watrin senateur du Pas de Calais

26 Juillet 2012, 11:55am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Gestion du personnel au sein de l’entreprise la poste

dominique Watrin

80 000emplois supprimés depuis 2002 dont près de 7 000au cours du seul premier semestre 2011, cela représente un emploi sacrifié en moyenne toutes les heures, c’est-à-dire le plus grand plan de casse sociale de notre pays !

       

Monsieur le ministre délégué,                  

la déréglementation européenne des services postaux et la mise en concurrence des opérateurs européens plutôt que leur coopération ont engendré la suppression de 300 000 emplois en Europe. En France, La Poste bat des records dramatiques en la matière : 80 000 emplois supprimés depuis 2002 dont près de 7 000 au cours du seul premier semestre 2011, cela représente un emploi sacrifié en moyenne toutes les heures, c’est-à-dire le plus grand plan de casse sociale de notre pays.

 

Pour justifier la réduction drastique des effectifs, la direction de l’entreprise invoque régulièrement la baisse du trafic de courrier. Pourtant, le groupe La Poste a enregistré un bon résultat en 2011 : son chiffre d’affaires a dépassé 21 milliards d’euros. Le secteur du courrier affiche même une stabilisation, alors que la diminution des volumes reste toujours nettement inférieure aux prévisions annoncées.

Cette course effrénée vers la rentabilité provoque de gravissimes dommages collatéraux. Ainsi, le syndicat professionnel des médecins de prévention de La Poste, qui représente la moitié de ces derniers, a fait part de ses inquiétudes à Jean-Paul Bailly, en dénonçant « des méthodes de management de La Poste » qui « créent des inaptes physiques ou psychologiques ».

Se heurtant à un déni constant de la part de la direction du groupe, ce syndicat dénonce régulièrement des suicides ou des tentatives de suicide, un mal-être au travail qui touche tous les niveaux opérationnels de l’entreprise et une explosion patente du nombre d’arrêts-maladie.

Au service courrier, la mise en place du plan de restructuration appelé « Facteurs d’avenir » a modifié le système de distribution. Le principe de « sécabilité » des tournées y érige désormais la flexibilité et l’auto-remplacement en mode de gestion du personnel.

Tous les dix-huit mois, dans chaque bureau de poste, les effectifs sont recalculés – à la baisse – en fonction de la diminution du volume de courrier attendu, de paramètres techniques mais aussi de normes de cadences qui déshumanisent le service rendu.

Toujours d’après les rapports médicaux, on remarque, subséquemment, une dégradation considérable de la santé physique – 60 000 postiers sont atteints d’affections péri-articulaires – et mentale des agents de ce service, qui voient les effectifs diminuer pour une charge de travail constante.

Monsieur le ministre, à mon sens, La Poste est devenue une bombe à retardement. On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas. En outre, il convient de souligner que l’État est l’actionnaire principal du groupe, qui lui est lié à la fois par un contrat de plan et par un contrat de service public.

Au regard de cette situation, quelles mesures entendez-vous mettre en œuvre pour placer de nouveau l’humain au centre des objectifs du groupe La Poste et pour soumettre ce dernier aux exigences de qualité de service public et de travail exprimées par les personnels et les usagers ?

M. Benoît Hamon, ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé de l’économie sociale et solidaire et de la consommation. Monsieur le sénateur, je vais reprendre un certain nombre des chiffres que vous venez de citer, en les complétant par d’autres.

Selon l’Observatoire de la vie au travail, 65 % des Français se disaient stressés au travail en 2010 contre 55 % en 2009 ; 24 % des hommes et 37 % des femmes évoquent un mal-être en parlant de leur travail, selon les enquêtes menées dans le cadre de l’étude épidémiologique Samothrace.

En réalité, dans les entreprises qui sont sujettes à des transformations majeures, les risques psychosociaux doivent être considérés avec le plus grand sérieux. De fait, on connaît la chaîne des conséquences qui peut se déclencher dans les grands services publics ayant subi des changements importants ; la perte de reconnaissance, la perte de sens du métier que l’on exerçait auparavant, auxquelles s’ajoute parfois la perte d’estime de soi, peuvent entraîner de la souffrance au travail et engendrer la multiplication des risques psychosociaux. Dans certains cas, cette souffrance au travail peut conduire aux tragédies qu’ont connues par le passé, un certain nombre de grandes entreprises. Il s’agit donc de rester particulièrement attentif à la conduite du changement dans ces situations : le Gouvernement entend l’être tout particulièrement. C’est donc à l’aune de cette réalité sociale que nous observons les évolutions en cours à La Poste.

Comme vous le savez, la poursuite de la dynamique d’adaptation de La Poste à son environnement et au service de ses clients est indispensable : c’est même une des conditions de la pérennité du groupe, de son développement et, partant, de l’emploi et de la qualité de vie au travail de ses personnels.

Dans ce contexte, l’État veille et veillera tout particulièrement à ce que l’amélioration des conditions de travail des postiers et la prise en compte des personnes dans la conduite du changement constituent des objectifs à part entière de La Poste.

À cet égard, la Poste a récemment lancé plusieurs initiatives.

En 2010, le groupe a mis en œuvre un plan « Santé Sécurité au travail » pour la période 2010-2013, lequel est notamment axé sur le renforcement de la prévention des accidents du travail – accidents de circulation, chutes, accidents de manutention – et des troubles musculo-squelettiques, ainsi que sur une plus grande sensibilisation des managers aux problématiques de santé et de sécurité. Par ailleurs, les conditions de travail se sont améliorées, les accidents de travail avec arrêt, pour ne citer que cet indicateur, ayant reculé de 22 % en 2011. C’est évidemment une évolution positive.

Au printemps 2012, La Poste a pris de nouvelles initiatives, notamment en lançant un grand dialogue national et local associant l’ensemble des postiers, au sujet de la vie au travail. Ces dernières semaines, chaque postier a ainsi eu l’occasion d’indiquer directement les améliorations qu’il souhaitait voir apporter à son cadre de travail.

À ces travaux de concertation, s’ajoute la création d’une commission présidée par Jean Kaspar. Composée de représentants des organisations syndicales, d’experts externes et des dirigeants de La Poste, cette commission devra notamment formuler des recommandations au sujet de la prise en compte des personnes dans la conduite du changement au sein du groupe.

En outre, il convient de mentionner la création d’une fonction de médiation de la vie au travail auprès du président de La Poste.

Enfin, 1 000 recrutements supplémentaires seront réalisés en 2012.

Ces initiatives vont dans le bon sens dès lors qu’elles tendent à prendre en charge sérieusement les demandes des personnels, les inquiétudes de ces derniers en matière de changement et les risques psychosociaux qu’induisent les processus liés aux évolutions majeures qui se produisent au sein de grandes entreprises publiques comme La Poste.

S’agissant plus particulièrement du projet « Facteurs d’avenir », je souligne que l’objectif visé est de garantir que les tournées soient assurées quotidiennement par des professionnels grâce à l’organisation de remplacements au sein d’équipes de facteurs à la fois plus autonomes et plus solidaires. C’est cette continuité du service qui a permis l’augmentation du taux de couverture quotidienne des tournées constatée en 2011. Cette évolution explique sans doute également le record de la qualité du service public du courrier. Nous devons bien sûr nous en féliciter.

La mise en œuvre du projet « Facteurs d’avenir » sur l’ensemble du territoire national s’est d’ailleurs accompagnée d’un investissement inédit consacré à l’amélioration des matériels et des conditions de travail. De surcroît, elle s’est appuyée sur une conduite du changement qui a permis la signature de près de 1 800 accords locaux avec les organisations syndicales, au sein des sites réorganisés. Au demeurant, je le dis et je le répète, au-delà de ces progrès et même si La Poste a exprimé le souci de mieux associer les personnels aux différentes initiatives, à celles des commissions notamment, nous veillerons à ce que la réorganisation du service postal n’altère pas les conditions de travail des facteurs et ne multiplie pas les risques psychosociaux.

M. Dominique Watrin. Monsieur le ministre, je prends acte de votre réponse et je vous en remercie. J’y ai relevé que vous souhaitiez accorder une attention particulière, dans le dossier de la santé au travail, au risque psychosocial, notamment au sein de l’entreprise La Poste. (M. le ministre délégué acquiesce.) En ce qui me concerne, j’ai engagé, au niveau de mon département, un travail de concertation avec les syndicats de La Poste, et ce sont eux qui m’ont alerté sur ces problèmes. Je suis également en contact avec la direction départementale de La Poste. Je crois que ces échanges sont fructueux et, en tant que futur rapporteur de la mission « Santé » du projet de loi de finances pour 2013, je souhaite donner une dimension nationale à ces sujets.

Monsieur le ministre, vous avez raison de dire que La Poste doit évoluer, et personne ne le conteste. Il reste qu’un problème subsiste, qui touche à l’organisation même du travail. La Poste a certes mis en place des commissions, elle réunit des instances, mais, en général, elle refuse d’évoquer ces enjeux d’organisation du travail, notamment pour ce qui concerne les facteurs.

À ce titre, je vous signale, car cela me paraît important pour l’avenir, qu’un certain nombre de jugements ont été récemment rendus, qui condamnaient La Poste. J’ajoute que, le 25 juin 2012, Le Parisien, qui n’est pas un journal révolutionnaire, a publié un article dénonçant le travail dissimulé à La Poste et le non-paiement d’heures supplémentaires.

Il y a donc un réel problème, que l’on ne peut pas masquer, et l’État doit prendre toute sa responsabilité. Je pense qu’il en a les moyens : il existe un contrat de service public qui lie La Poste à l’État ; il me semble qu’il a, en particulier, les moyens de faire un peu mieux respecter les personnels et la santé au travail.

N’oublions pas non plus que l’État a aussi apporté des fonds importants dans le cadre de la recapitalisation de 2009 et que 600 millions d’euros doivent encore être versés. Les discours catastrophistes que nous avaient, à l’époque, tenus les dirigeants de La Poste qui nous avaient tenu des en 2009 sont aujourd’hui démentis par les faits puisqu’ils annoncent eux-mêmes 478 millions d’euros de bénéfices en 2011, au lieu des 343 millions d’euros attendus.

Les moyens existent donc pour permettre à l’État non seulement d’être vigilant mais encore de prendre les mesures nécessaires pour que soient assurés à la fois un meilleur service public et un plus grand respect de la qualité du travail dans cette entreprise.

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Vel d'hiv : incriminer "la France" c'est dédouaner les collaborateurs

25 Juillet 2012, 13:30pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La rafle du Vel’ d’Hiv’

«  Un crime commis en France par la France » ? rafle-du-vel-d-hiv-475x310.jpg

 par Jean LEVY

 

C’est par ces mots que François Hollande a qualifié la  « rafle du Vel d’Hiv », menée   par la police française, sur l’ordre du pouvoir installé à Vichy et à l’instigation des autorités allemandes, le 16 juillet 1942, à Paris. Cette opération visait la population d’origine ou de religion juive, qu’il s’agissait de rassembler en vue l’expédier vers les camps de la mort.

Ce crime d’Etat a-t-il été réellement «  commis par la France » ?

Mais, à propos,   «  c’est QUI la France » ?

Les bourreaux comme les victimes ?

Il faut donc préciser comment identifier une nation face au pouvoir en place.

Rappelons donc les faits.

Le gouvernement du maréchal Pétain n’ jamais reçu l’onction du suffrage populaire.

Il est le fruit d’un complot ourdi par les classes dirigeantes, qui ont sciemment préparé la défaite militaire et ouvert le chemin à l’occupation allemande. *

LE CHEMIN DE LA TRAHISON

Dans les années 30, les «  élites » de ce temps  préfèrent «  Hitler au Front populaire ». Il s’agit pour elles de laver l’affront de l’occupation des usines de juin 1936, une action attentatoire au droit sacré de propriété.

 

Ces « élites » dirigeantes, politiques et économiques, ont donc mis œuvre un plan, préparé de longue date,  qui installe « un pouvoir fort », totalitaire, pour assurer à la grande bourgeoisie les moyens de lui assurer une exploitation sans borne de la population. 

Les pratiques de la Troisième République, depuis 1938 avec le gouvernement Daladier altèrent déjà gravement les règles parlementaires et les libertés publiques.

Les « pleins pouvoirs » permettent au gouvernement de revenir sur les grandes lois sociales acquises par les luttes de 1936. La grève générale du 30 novembre 1938 est brisée, les militants licenciés par centaines de mille, des milliers de "meneurs" sont emprisonnés. Des camps de concentration, officiellement ouverts dès février 1939, sont destinés aux « étrangers indésirables », comme on disait alors. Ils visent, en premier lieu, les réfugiés israélites d’Europe centrale et d’Allemagne nazie, et plus largement les « Rouges » chassés d’Espagne par Franco.

Mais cette politique de régression généralisée et de répression ouverte ne suffit pas.

Ce qui reste encore du  régime parlementaire paralyse la mise en œuvre complète de cette « révolution nationale » voulue par la bourgeoisie, et revendiquée à Vichy, en juillet 40, grâce à la débâcle et à la Wehrmacht.

Le 10 juillet de cette année-là en est  l’acte fondateur.

Réunis au casino de Vichy, la grande majorité des députés issue de la Chambre, élue en mai 1936, livrent la République au maréchal Pétain en accordant à celui-ci les « pleins pouvoirs » pour instaurer un pouvoir ouvertement totalitaire. La très grande majorité des députés de droite, menés par Pierre Laval, mais aussi de l’essentiel du groupe socialiste (SFIO), prêtent la main à cette opération. 

Seuls 80 députés et sénateurs osent dire NON à ce coup de force. Les élus communistes déchus de leurs mandats à l’automne 40 par ces mêmes députés, en prison pour nombre d'entre eux, ne sont évidemment pas présents à Vichy.

Ainsi est né l’Etat, dit « français ».

Peut-on dire, dans ces conditions, que cet « Etat », « c’est la France » ?

Les dizaines et les dizaines de milliers de Français fusillés, déportés et assassinés dans les camps, torturés dans nos prisons ne sont pas responsable  de la rafle du Vel’ d’Hiv’. Et ils font partie de la France,  avec tous ceux qui ont participé à la Résistance, ou combattu dans les « Français libres ».

Aussi, dénoncer les crimes de Vichy comme « commis par la France » relève d’une volonté de «noyer le poisson »,  en rendant responsables l’ensemble des citoyens de notre pays, solidaires de la trahison. 

Cela conduit à en exonérer les véritables auteurs : les gens de Vichy, les politiciens d’extrême-droite, avec l’ensemble de l’appareil d’Etat de la Troisième République, ses juges, ses policiers, ses hauts fonctionnaires. Ensemble, ils ont donné une apparence de "légalité" au régime du maréchal, pour mener une politique de collaboration politique et économique avec l’ennemi pour des objectifs de classe.

Ce sont eux, et non « la France », qui ont « commis le crime » dénoncé par François Hollande.

Et cela il ne faut pas l’oublier !

 

* Lire à ce sujet les ouvrages de l'historienne Annie Lacroix-Riz :

    "Industriels et banquiers sous l'Occupation"

    "De Munich à Vichy"

    "Le choix de la défaite"

et de Jean Lévy et Simon Piétri :

    "De la République à l'Etat français - 1930-1940"

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Les tentatives visant à faire interdire les communistes en Moldavie sont vouées à l'échec !

25 Juillet 2012, 13:23pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Déclaration du Comité Central du Parti Communiste de Transnistrie (PKP)

Le 12 juillet 2012 le Parlement de la République de Moldavie a adopté une loi interdisant les symboles communistes et soviétiques et a pris une décision « l'évaluation historique, politique et juridique du régime totalitaire communiste. »

comite-central-moldave.jpg

Dans le même temps les chefs du Parti libéral et du Parti démocratique ont exprimé leurs intentions "d'évaluer" tous les monuments de l'ère soviétique et, en conséquence - de supprimer toute mention de l'Union soviétique dans les manuels scolaires.

Ainsi, dans le territoire de la République de Moldavie deviennent tabous les symboles de l’État de la République Moldave du Dniestr - le drapeau et des armoiries, héritées de la RSS de Moldavie.

La Transnistrie, vivant jusque-là sous le drapeau avec le marteau et la faucille, tombe dans la «délinquance». Avec tous ses attributs étatiques, les manuels scolaires, et des monuments aux soldats soviétiques.

En outre, un ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale, qui oserait sortir avec ses décorations militaires, qui dépeignent les symboles soviétiques sera en violation de la loi dans la "démocratique" République de Moldavie. Tombe aussi sous l'interdiction la Bannière de la Victoire dont nous sommes tous fiers.

Les dirigeants de l'alliance font des appels blasphématoires pour «le retour de la Transnistrie a la Moldavie» avec la mise à disposition d'un «statut»! En réalité, ces politiciens sont prêts à tout pour détruire tout ce qui est cher aux honnêtes gens qui vivent sur les deux rives du Dniestr, établir des représailles sur de nombreux citoyens dignes et salir les plus belles pages de notre histoire commune.

Pour la plupart l'interdiction des symboles communistes est une tentative d'imposer l'interdiction du Parti des communistes de la République de Moldavie. L'adoption de cette loi essentiellement anti-nationale a provoqué la colère et le ressentiment de toutes les personnes qui pensent, non seulement à la Moldavie, mais aussi bien au-delà.

Il est clair que les dirigeants actuels de la Moldavie, avec l'effondrement économique du pays, ont mis beaucoup de citoyens moldaves à la limite de la survie, la période où la République de Moldavie soviétique était une des républiques les plus florissantes et les plus sur de l'URSS apparaît comme un coup dur pour l'Alliance. Ils ont peur d'un fort, populaire, bien organisé Parti communiste, qui protège systématiquement les intérêts des citoyens moldaves. Ce qui explique les actions de l '«Alliance».

Ces dernières années, les partis qui sont entré dans l '"Alliance pour l'intégration européenne" n'ont pas eu de réel succès dans les politiques nationales et étrangères, ils n'ont pas lutté contre la pauvreté et la souffrance. Les activités de l '"Alliance" ont contribué seulement a renforcer la haine ethnique dans la société et la résurgence du fascisme. La conclusion logique de ces activités et l'adoption de la Loi, qui a gravement violé les droits de l'homme.

Les auteurs de ce projet de loi sont ceux qui ne reconnaissent pas la décision du Tribunal de Nuremberg. Ceux qui se considèrent comme des perdants, et non pas les gagnants dans la Seconde Guerre mondiale. Ceux qui sont prêts à sacrifier l'indépendance de la Moldavie, la transformant en une province arriérée de la Roumanie et en une base de l'OTAN. Et les insinuations au sujet du "passé totalitaire" de la RSS de Moldavie ne contribueront pas à cacher leur vrai visage – des usurpateurs, des prédateurs, des ennemis de leur propre peuple !

Le Comité central du Parti communiste du Dniestr envisage des actions contre les autorités actuelles de la République de Moldavie n'est pas une lutte politique mais une attaque contre toutes les forces réactionnaires. Les Progressistes, les démocrates de la République de Moldavie doivent lutter contre une tentative d'établir un gouvernement antipopulaire pro-roumain. L'histoire se souvient que les dictatures fascistes dans les pays commencent toujours par la suppression des mouvements communistes et la terreur politique contre les dissidents.

Le Comité Central du Parti Communiste de Transnistrie estime que les actions de l'alliance sont des actes inamicaux par rapport à la République Moldave du Dniestr, son peuple et, étant donné la situation, estime qu'il est impossible de créer un Etat commun avec la Moldavie.

Le Président du Comité central du Parti communiste encourage la Transnistrie, le Soviet Suprême de la Transnistrie a se tenir debout sur les positions de la souveraineté et de l'indépendance de notre république, nous devons confirmer les résultats du référendum de 2006 sur la conservation de la Transnistrie en tant qu'Etat indépendant.

Dans le même temps, nous exprimons notre solidarité avec les camarades du Parti des communistes de la République de Moldavie et nous ne doute pas que les tentatives de l'alliance au pouvoir pour faire face au Parti communiste est vouée à un échec complet. Le peuple moldave a plusieurs reprises a apporté son soutien à un parti communiste de masse.

Nous sommes convaincus que le soutien aux communistes moldaves viendra aussi d'autres partis frères, de toutes les organisations sociales progressistes, tous les peuples qui réfléchissent dans le monde.

Président du Comité central
Oleg Horjan

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L'évasion fiscale évaluée annuellement en France à plus de 50 milliards d'euros

25 Juillet 2012, 13:16pm

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Le sénateur Eric Bocquet (PCF), rapporteur d'une commission d'enquête sénatoriale sur l'évasion des capitaux, a suggéré mardi au gouvernement la création d'un Haut-commissariat pour lutter efficacement contre l'évasion fiscale évaluée annuellement en France à plus de 50 milliards d'euros

eris bocquetSelon le sénateur PS Yannick Vaugrenard, membre de cette commission d'enquête présidée par Philippe Dominati (UMP), l'évasion fiscale, évaluée entre 50 et 60 milliards d'euros chaque année en France, "représente, au moins, le montant du remboursement des intérêts de la dette française chaque année".

Les sénateurs avouent avoir eu le plus grand mal à chiffrer l'évasion fiscale. Si M. Vaugrenard a évoqué la fourchette de 50 à 60 milliards d'euros, Eric Bocquet a, devant la presse, parlé d'"un risque fiscal compris entre 30 et 36 milliards d'euros", précisant que "cette évaluation ne compren(ait) pas une série de risques". "Si bien, ajoute-t-il, que la limite supérieure n'est pas définissable: est-ce 50 milliards, 80 milliards?"

"Il y a donc une impérieuse nécessité à faire cesser cette fraude fiscale", ont souligné les sénateurs au cours d'une conférence de presse rendant compte de cinq mois de travaux de leur commission dont le rapport a été adopté à l'unanimité.

"C'est un axe politique majeur sur lequel le gouvernement va devoir travailler à la rentrée", ont estimé les membres de la commission qui proposent une cinquantaine de propositions pour lutter efficacement contre l'évasion fiscale.

Pour Eric Bocquet, un "Haut-commissariat à la protection des intérêts financiers publics" doit être "la pierre angulaire" d'une politique efficace contre l'évasion fiscale.

Une "Europe trop absente"

Placée sous l'autorité directe du Premier ministre, cette autorité devrait bien sûr être dotée d'un "outil statistique" solide, dispositif qui fait "cruellement défaut actuellement", a insisté M. Bocquet.

Eric Bocquet a dénoncé en particulier "la misère des évaluations" ainsi que l'existence d'une "véritable ingénierie de la fiscalité" qui rencontre "une culture de la faille secrétée par un système économique de la performance financière".

Le sénateur communiste a fait part de son "effarement" devant "l'horreur économique" recelée par la fraude fiscale, de son "malaise" aussi: "quel sentiment voulez-vous que l'on éprouve à constater que des jeunes gens intelligents consacrent toute leur activité à inventer des moyens de jouer avec les lois?"

M. Bocquet a accusé une "Europe trop absente" des voies de lutte engagées contre la fraude fiscale par l'OCDE et le GAFI (Groupe d'action financière) , car elle est "paralysée par les concurrences fiscales qu'elle abrite en son sein" et que c'est sur son territoire que résident "les paradis fiscaux les plus puissants du monde".

"La politique franco-française de lutte contre l'évasion fiscale porte la marque de ces enlisements", a-t-il aussi remarqué.

Aussi, les sénateurs veulent-ils, parmi leurs propositions, "intégrer la fraude et l'évasion fiscales au débat parlementaire" et procéder à une "évaluation régulière" des différents dispositifs qui seront mis en place.

Ils proposent aussi tout une série de mesures pour "valoriser la citoyenneté fiscale" comme le renforcement des prérogatives des institutions représentatives du personnel en matière de prévention de la fraude fiscale ou pour amplifier la "force de frappe" de l'administration notamment en créant un corps interministériel d'"informaticiens-enquêteurs".

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Aides sociales : Pas question de payer encore la f(r)acture !!

25 Juillet 2012, 13:06pm

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La France n'est pas aux travailleurs, elle est a 98 familles qui la pillent

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Le dernier conseil d'administration du CNOUS du mois de juillet a entériné l'augmentation du montant des bourses de 2,1% pour la prochaine rentrée. Mais dans le même temps, le CNOUS demande à plus de 5 000 étudiants de rembourser leurs bourses pour divers motifs : un prétendu manque d'assiduité, les critères d'attribution qui n'étaient pas les bons. Ce sont indistinctement les étudiants qui ont effectivement décroché, et les étudiants salariés qui n'ont pas pu assister aux contrôles continus. C'est donc plus de 5 000 étudiants qui se retrouvent dans une telle galère, et encore une fois les étudiants les plus précaires : « Je vais carrément devoir arrêter mes études pour travailler et rembourser le CROUS ! », nous témoignait une étudiante.

Empressé de nier la gravité de la situation, le CNOUS se félicite que ce nombre d'étudiants mis en demeure ne soit égal à celui de l'année universitaire précédente. Il y a vraiment de quoi se réjouir ! « Les procédures n'ont pas changé », rappelle-ton également. Dans ce cas, que dire de ces dizaines de milliers d'étudiants qui n'ont pas touché un sou durant le premier semestre, à cause de l'assèchement financier provoqué par Wauquiez, qui a lancé le dixième mois de bourse sans aucun moyen financier supplémentaire ? Que dire de la catastrophe sociale et sanitaire dans laquelle ont été plongés les plus précaires d'entre nous, contraints pour certains d'arrêter leurs études et poussés au suicide ? C'est une véritable double peine qui s'abat sur les étudiants boursiers.

Les étudiants communistes n'entendent pas rester les bras croisés. Il n'est pas question pour nous de se contenter de dire « que ce n'est pas pire qu'en 2010-2011 », année universitaire qui a vu chuter le nombre d'étudiants issus des classes populaires de 6% encore ! Quelle université de l'émancipation peut se vanter d'accueillir à peine plus de 23% de fils d'ouvriers et d'employés non qualifiés ? Quelle université de l'émancipation peut se vanter que 40% des étudiants précaires déclarent avoir déjà sérieusement pensé au suicide ?

En quelques semaines, du second tour des législatives jusqu'aux chaînes d'inscriptions, ce sont déjà des milliers d'étudiants qui ont signé notre appel à la mobilisation, pour un véritable statut social du jeune travailleur en formation. Ce sont déjà des centaines d'étudiants qui nous ont rejoint, et dont les exigences de progrès social n'ont pas disparu avec Sarkozy. À ceux qui seraient tentés de faire la sourde oreille, nous saurons nous faire entendre !

Marion Guenot
Secrétaire nationale de l'UEC

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UE: l'Union européenne renforce ses relations avec Israël contre les droits des palestiniens

25 Juillet 2012, 12:57pm

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L'Union européenne a décidé de renforcer ses relations avec Israël dans 60 domaines
d'activité de coopération dont les transports, l'énergie, les douanes, la justice,
la sécurité, les communications, le tourisme mais aussi Europol et l'Agence spatiale
européenne.
Il est consternant qu'une telle décision puisse être prise alors que la colonisation
des territoires palestiniens continue de plus belle au mépris du droit international.
Il est scandaleux qu'une telle « récompense » soit attribuée au gouvernement israélien
alors même que celui-ci annonce vouloir raser 8 villages palestiniens dans le Sud de la
Cisjordanie au motif qu'ils se situent dans une zone dont l'armée a besoin pour
s'entraîner !

Comment les dirigeants de l'Union Européenne peuvent ainsi accepter l'inacceptable,
tolérer cette arrogance des dirigeants israéliens et le mépris qu'ils affichent
ouvertement pour les résolutions des Nations-Unies et tous les accords internationaux
signés. Comment les autorités françaises peuvent-elles approuver de tels actes sauf à
se déconsidérer.

Le PCF condamne la décision de l'Union Européenne. Il demande à la France de prendre
immédiatement les dispositions nécessaires pour empêcher cet intolérable déni de justice.
La France doit au contraire agir pour que des sanctions soient appliquées contre Israël
tant que ce pays continue la colonisation et persiste dans le viol du droit international
et des accords signés notamment avec l'Union européenne.
Le PCF appelle le Gouvernement et le Président de la République à s'engager dans une
toute autre politique concernant la question du conflit du Proche Orient. La
reconnaissance de l'État de Palestine s'impose et les initiatives nécessaires doivent
être prises pour l'admission de la Palestine comme État membre de l'ONU à part entière.

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Les présidents africains exigent à l'unanimité la fin du blocus imposé par les Etats-unis à Cuba

24 Juillet 2012, 17:10pm

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Les présidents africains exigent à l'unanimité la fin du blocus imposé par les Etats-unis à Cuba

Le Sommet des chefs d'Etat de l'Union africaine a approuvé par acclamation ce lundi 16 juillet une résolution qui exige du gouvernement des Etats-unis la levée immédiate du blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba.

Le texte de la résolution, soutenu à l'unanimité par les présidents réunis à Addis Adeba en début de semaine, renvoie aux décisions similaires approuvées lors des sommets africains de 2010 en Ouganda et de 2011 en Guinée Equatoriale, tout comme les conclusions du Sommet global de la diaspora africaine, qui s'est tenu le 25 mai 2012 en Afrique du sud.

Les présidents ont réaffirmé leur rejet des mesures imposées par le gouvernement des Etats-unis et ont sollicité, une nouvelle fois, que soit levé le blocus économique et commercial injustifié qu'il impose depuis plus de cinq décennies à la République de Cuba.

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Quand l'IGAS se rend compte que les fusions entre hôpitaux sont nocives

24 Juillet 2012, 16:32pm

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Si cette étude qui paraît ce lundi avait été publiée plus tôt, elle aurait permis d'éviter bien des gâchis humains et financiers.

A consulter:(cliquez sur la carte)

hopitaux-fusion

L'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a émis aujourd'hui un bilan très mitigé des fusions entre hôpitaux qui souhaiterait finalement voir rester "rares" dans l'avenir.

L'Igas a établi un bilan des fusions hospitalières impliquant des établissements publics de santé (EPS) ayant une activité de court séjour -médecine, chirurgie et/ou obstétrique-, et formule une série de 29 recommandations adressées au gouvernement. Son rapport final n'y va pas avec le dos de la cuillère: "A l'hôpital, comme dans le secteur des entreprises, beaucoup de fusions échouent à atteindre leurs objectifs, et certaines contribuent même à aggraver les difficultés des entités qu'elles ont réunies." 

 

Intérêt pas démontré

Plusieurs facteurs compromettent "dès l'origine un rapprochement entre deux structures": un temps de trajet trop important entre elles, des bassins de vie trop différents ou encore l'absence de complémentarité des activités, note le rapport. Dès lors, "en raison des difficultés qu'elle soulève et des risques qu'elle présente, la fusion doit demeurer une opération rare, à réserver aux cas où elle paraît effectivement indispensable". Car, si les fusions "participent du vaste mouvement de restructuration hospitalière", leur intérêt "est loin d'être uniformément démontré".

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Fusion inefficace financièrement

Sur le plan financier, la fusion n'est "en général pas l'outil le plus pertinent pour réduire les déficits hospitaliers", qui supposent surtout "un effort de réorganisation interne", explique l'Igas. "En théorie en effet, un établissement de plus grande taille rend des soins de meilleure qualité et réalise des économies d'échelle", mais "cet effet positif est particulièrement établi pour les plus petits établissements" (moins de 300 lits).

Au-delà d'un certain seuil, entre 600 et 900 lits de court séjour, "la grande taille présente pour un hôpital plus d'inconvénients que d'avantages" et "l'expérience enseigne que les processus de fusion sont en eux-mêmes sources de surcoûts ou de dysfonctionnements".

Au vu de cette étude, le gâchis est d'autant plus important que 90 fusions d'établissments public de santé ont été menés entre 1995 et 2011.

Préconisations de l'IGAS

Le rapport de l'IGAS, qui arrive donc un peu après la bataille, propose des pistes pour sortir du dogme de la fusion:

  • reconnaissance du rôle "important" des ARS (agences régionales de santé). Le ministère de la Santé doit "clarifier son discours en direction des ARS et des acteurs de l'hospitalisation sur la nécessité et les finalités des restructurations hospitalières", note le rapport
  • en obstétrique, "accorder des dérogations de longue durée aux maternités dont la disparition dégraderait notablement l'accès aux soins"
  • en chirurgie, "fixer un seuil d'activité pour les blocs opératoires et les plateaux techniques" et "de fermer ceux qui ne fonctionnent pas suffisamment"
  • continuer de promouvoir la pratique ambulatoire (sans hébergement à l'hôpital), mais "en veillant à éviter un développement trop anarchique, en particulier dans les petites structures"

Meilleur dialogue social

Le rapport propose enfin un meilleur accompagnement des personnels concernés par une fusion, par exemple en créant une instance de dialogue social "spécifique au projet". Au bout de quinze années de casse sociale dans les hôpitaux, cette préconisation fera au mieux rire jaune les salariés de la Santé.

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Pierre Laurent (PCF), futur sénateur

24 Juillet 2012, 15:57pm

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il y a eu le sénateur Mélenchon, il y aura bientôt le sénateur Laurent. Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Pierre Laurent, se prépare à faire son entrée au Palais du Luxembourg. Nicole Borvo Cohen-Seat, sénatrice PCF de Paris, pourrait bientôt démissionner pour lui céder la place.
L’opération, rendue possible par le scrutin de liste, avait été ébruitée dès les élections sénatoriales, en septembre 2011, mais la date du passage de témoin n’était pas encore connue. Selon des sources internes au PCF, "c’est pour fin septembre". Du côté de M. Laurent, on affirme qu’ "il n’y a pas de date d’un éventuel changement". "Rien n’est encore décidé", assure également Mme Borvo Cohen-Seat… avant de lâcher : "Il se peut que ce soit fin septembre."

"La seule possibilité"

Lors des sénatoriales, deux places avaient été réservées aux communistes sur la liste d’union PS/Europe Ecologie-Les Verts/PCF à Paris. Une seule était éligible (la sixième) mais réservée à une femme. M. Laurent, lui, était en 9e position sur la liste. Place du Colonel-Fabien, on avait donc imaginé que Mme Borvo Cohen-Seat se représente pour s’effacer en cours de mandat. Les huit premiers de la liste ayant été directement élus, c’est au numéro un communiste que revenait le siège dans un tel cas de figure.

C’était d’autant plus facile que la sénatrice de Paris, élue depuis 1995, ne souhaitait pas rempiler pour un troisième mandat. "J’avais dit que je voulais m’arrêter, explique-t-elle. Je suis favorable à la limitation des mandats : j’en avais fait deux et souhaitais être en accord avec mes principes." "J’ai accepté pour des raisons pratiques", ajoute-t-elle. Et de préciser : "Je serai même partie tout de suite mais le choix de la date ne m’appartient pas tout à fait."

Son départ laissera également vacante la présidence du groupe communiste, républicain et citoyen. Les noms de Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice des Hauts-de-Seine, et d’Eliane Assassi, élue de Seine-Saint-Denis, ont été évoqués pour la remplacer.

Le PCF souhaitait que son principal dirigeant, actuellement conseiller régional d’Ile-de-France, ait un mandat national. "Cela permet d’être reconnu et de porter la parole du parti au sein de l’enceinte parlementaire", souligne Roger Martelli, ancien du PCF et historien du parti. Et entre député et sénateur, le choix a été vite fait. "C’était la seule possibilité, estime M. Martelli. Il y avait une tradition de réserver aux dirigeants haut placés du parti des circonscriptions bastions, taillées sur mesure. Le problème c’est que ces circonscriptions n’existent plus aujourd’hui. Il a donc fallu bricoler."

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Pour la démocratie, un référendum sur le nouveau traité (pétition)

24 Juillet 2012, 09:46am

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Referendum pacte budgetaire

Par Patrick Le Hyaric.

L'Humanité lance une pétition "pour un référendum sur le nouveau traité budgétaire".

Pour le directeur de l'Humanité et député au Parlement européen, "le peuple doit-il être tenu à l’écart de ce débat crucial qui concerne l’égalité et la justice, le choix des politiques économiques et sociales, le rejet de l’austérité comme moyen de sortir de la crise ?"

Rien ne servirait de mettre en place, d’un côté, une commission sur la démocratisation de la vie politique, en enlevant, de l’autre, aux parlementaires, jusqu’au droit de décider du budget de la ­nation et de la Sécurité sociale. C’est pourtant ce qui se passerait avec l’acceptation du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et ­monétaire (TSCG). Pire, si la Commission européenne considère, demain, que l’État ne réduit pas suffisamment et assez vite ses déficits, un « mécanisme de correction sera ­déclenché ­automatiquement ».

Le 25 juin 1992, le Conseil constitutionnel, chargé de donner un avis sur la ­compatibilité du traité de Maastricht avec la Constitution française, avait conclu à la nécessité d’une révision constitutionnelle car le traité « portait atteinte aux conditions essentielles d’exercice de la souveraineté nationale ». Ce raisonnement est encore plus vrai aujourd’hui. La combinaison du traité ­d’austérité budgétaire et de deux règlements (le Two-Pack) en cours d’adoption entre le Conseil et le ­Parlement européen constitue non seulement un recul de la souveraineté ­nationale, mais aussi une perte sans précédent de la souveraineté populaire. Car ce ne serait plus les représentants élus directement par le peuple qui décideraient des choix budgétaires ainsi que des orientations économiques et sociales, mais la Commission de Bruxelles et le Conseil, en dernier ressort.

La chose est si sérieuse que le président de la République a déféré, le 12 juillet dernier, le texte du traité pour avis au Conseil constitutionnel. Il s’est toujours dit opposé à « l’inscription de l’obligation d’équilibre budgétaire dans la Constitution ». Mais aucun tour de passe-passe ne peut effacer que l’application du traité oblige de facto à une « règle d’équilibre budgétaire », « au moyen de ­dispositions contraignantes, permanentes et de préférence constitutionnelles ». En ­dernier ressort, c’est la Cour de justice européenne qui jugera de la validité des choix juridiques décidés par les États. Qu’on le veuille ou non, cela s’appelle la « règle d’or », que prétendait ­refuser le candidat ­socialiste en campagne. Faire voter une loi organique, c’est-à-dire de portée supérieure à toutes les autres, ne viserait qu’à cacher le fait qu’on ne l’inscrive pas directement dans la Constitution. Mais cela reviendrait au même puisque la loi ­organique est une loi complétant la ­Constitution.

Le souverain est le peuple. Doit-il être tenu à l’écart de ce débat crucial qui concerne l’égalité et la justice, le choix des politiques économiques et sociales, le rejet de l’austérité comme moyen de sortir de la crise ? Les principes ­démocratiques fondamentaux conduisent à répondre non. Dans ces conditions, un débat public doit avoir lieu sur ce traité et le rôle de la France dans l’action pour changer l’Europe. Ce débat doit être sanctionné par une consultation populaire sur l’acceptation ou non du traité austéritaire. L’enjeu est crucial. Au moment où l’expérience montre ­dramatiquement que les précédents traités conduisent l’Europe et les peuples à se fracasser contre le mur de l’argent et les enfoncent toujours plus dans la crise, la confrontation publique est indispensable. La démocratie doit être restaurée, les parlements respectés. Il en va de la possibilité ou pas de ­mener une politique de gauche quand la majorité des électeurs la choisissent.

On ne peut à la fois ­défendre la nécessité de la démocratisation de l’Union européenne et faire ratifier un tel traité sans débat public et sans consulter les citoyens. La question ne serait pas de se prononcer « pour ou contre » l’Europe, mais, au contraire, elle porterait sur les ­orientations ­politiques, sociales, écologiques, ­culturelles, de la construction européenne afin de redonner un nouveau sens à une Union qui, telle qu’elle est, conduit les ­populations du continent à se détourner d’elle.

L’Europe austéritaire ou l’Europe sociale, solidaire, démocratique, pacifique et écologique, tel est l’enjeu du débat. En utilisant la ­pétition pour un ­référendum que met à votre disposition ­l’Humanité, menons-le ­partout sans ­attendre.petition 2- copie

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une loi s'impose d'urgence!

23 Juillet 2012, 20:49pm

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Après la fermeture de Meryl Fiber à Saint-Laurent-Blangy, la menace plane maintenant sur une usine appartenant au groupe Doux, dans le bassin de Marquion près de Cambrai.

 volailler-doux-graincourt.jpg

Le premier producteur de volaille européen est placé, depuis le 1er juin, en redressement judiciaire, avec poursuite d'activité pendant six mois.
Depuis 2003, l'usine installée à Graincourt-lès-Havrincourt, a déjà subi en 2007 des restructurations.

  Deux sites se trouvent sur la commune : l'un dédié à l'abattage et la découpe, et une plateforme d'expédition. Comme toutes les entreprises travaillant avec le groupe Doux, l'usine de Graincourt-lès-Havrincourt - 274 emplois, dont 25 contrats à durée déterminée - est concernée par le redressement du groupe.

 Plus de 35 000 poulets frais par jour, pendant cinq jours sur une équipe, sont expédiés en France et en Europe. Ce sont 800 éleveurs qui travaillent avec le groupe.

À la veille de la date limite du dépôt des offres de reprise devant le tribunal de commerce de Quimper, les salariés de l'usine n'y croient plus. Les syndicats craignent le plan social.

Le dernier repreneur potentiel n'est même pas venu visiter les lieux.

Autant dire que les syndicats et les salariés imaginent mal une autre issue que la fermeture.

Ce qui signifierait le licenciement de la totalité des salariés.

Une opération filtrage des véhicules à l'entrée de l'usine a été mise en place ce lundi 23 juillet par les grévistes.

Connu pour les produits Père Dodu, le groupe emploie au total 3400 personnes.

Bertrand Péricaud, communiste est vice-président du conseil régional en charge du développement économique, a la lourde tâche de solutionné le dossier exposé par l’intersyndicale. Mais, personne ne s'attend vraiment à ce qu'il ressorte quelque chose de concret.

jpg Photo d ambiance Poulet PAC jaune Choix du chef 2011

Les députés du PCF dans le groupe GDR « Front de Gauche et "progressistes" ultramarins " ont déposé par la voix d’André Chassaigne une proposition de loi sur l'interdiction des licenciements boursiers, le jeudi 19 juillet lors d'un point de presse.

 Il y a premièrement, urgence à faire adopter un moratoire à effet immédiat sur les plans sociaux et licenciements en fonction de la nouvelle Assemblée nationale, puis, l'inscription à l'ordre du jour de la rentrée parlementaire d'un débat sur les mesures anti-licenciements dès le début de la session.

Article 1er de cette proposition de loi, d’exclure du champ légal des licenciements économiques ceux effectués dans des entreprises ayant reversé des dividendes à leurs actionnaires au titre d’au moins un des deux derniers exercices comptables. Ils confient la mise en œuvre de cette disposition à l’inspection du travail.

Article 2 prévoit que les entreprises qui bénéficient d’aides publiques, sous quelles que formes que ce soit, s’engagent en contrepartie à ne pas réaliser de licenciements interdits au sens de l’article 1er, auquel cas elles doivent restituer les sommes qu’elles ont perçues. Ce dispositif, qui reprend une proposition de loi déposée par les sénateurs du groupe communiste républicain citoyen repoussée le 16 février 2012 par une très courte majorité, mais votée par les sénateurs socialistes, est volontairement restreint aux licenciements boursiers. Il ne constitue que le premier niveau de la protection due aux salariés concernés par ces pratiques patronales. Il est indissociable du nécessaire renforcement des droits des salariés dans l’entreprise, au développement d’une véritable démocratie sociale qui fera de ces derniers de véritables acteurs du développement économique, te non plus des variables d’ajustement de l’économie du profit à court terme. L’ampleur de la crise, la violence des comportements des dirigeants à l’égard des travailleurs qui produisent les richesses, la précarité dans laquelle se trouvent plongés un nombre toujours plus grand d’entre eux du fait de ces agissements, la destruction de l’emploi industriel (500 000 emplois détruits depuis 2008 !) impose une action rapide du législateur face à l’attentisme coupable des gouvernements successifs

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NE DETRUISONS PAS AUJOURD’HUI CE QUE NOUS AVONS CONSTRUIT HIER

22 Juillet 2012, 22:30pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

securite-sociale.jpgL’histoire nous rappelle que  « pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où on vient ». Alors il ne faut pas emprunter des chemins que nos aînés ont repérés depuis longtemps comme des mauvaises pistes  semées d’embûches et d’obstacles pouvant nous faire perdre la bonne direction. En l’occurrence, les menées contre la Sécurité sociale solidaire par le biais d’une « CSG totale » remplaçant définitivement la cotisation sociale salarié et entreprise. Ces menées peuvent nous conduire dans une impasse que le patronat espère ardemment : lui, qui depuis 1945 fait tout pour mettre parterre la Sécurité sociale qui a fait de notre pays le plus avancé en matière de protection sociale malgré le travail de sape opéré depuis plusieurs décennies. En 1946, Ambroise Croizat, ministre communiste du Travail et de la Sécurité sociale, s’est battu pour que le financement de la Sécurité sociale repose sur les cotisations et non sur l’impôt. L’Assemblée constituante lui a donné raison à une énorme majorité. Croizat l’a fait en considérant que c’était la cotisation qui devait en être le principe directeur et que les salariés devaient y contribuer ainsi que l’entreprise en fonction des richesses créées et à partir d’un pourcentage calculé sur l’assiette salariale. À cette époque était avancée l’idée de copier le modèle anglo-saxon à partir de l’impôt : cela fut rejeté.

La CSG comme taxe unique est donc une réapparition de ce qui fut rejeté en 1946 : l’impôt.

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Petit rappel d'histoire sociale

22 Juillet 2012, 22:23pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

chereque 432Certains aimaient Jacques Chérèque, d'autres adorent François, son fils, secrétaire général de la CFDT qui, concernant l'augmentation des prélèvements obligatoires pour sauver la France, a déclaré que celle de la CSG était la "seule acceptable".

 

  Petit rappel d'histoire sociale: La CSG fut inventée par Michel Rocard, en son temps premier ministre de François Mitterrand. Jacques Attali, orfèvre en matière d'économie libérale et conseiller de François Mitterrand, déclarait jadis à ce sujet: "Avec la CSG, la gauche a trouvé le moyen d'inventer une fiscalité injuste". On ne saurait mieux dire. Mais, Jacques Chérèque, le papa de François, que vient-il faire là-dedans?

  Eh bien, Jacques Chérèque, secrétaire général adjoint de la CFDT, devint ministre de Michel Rocard de 1988 à 1991. il fut en charge de l'aménagement du territoire et de la reconversion industrielle (on dit aujourd'hui redressement productif). il fut l'auteur du célèbre: "Il faut retirer les hauts fourneaux de la tête des sidérurgistes lorrains". De ce fait, il entérina la fermeture de nombre de sites sidérurgiques français, notamment ceux de Lorraine.

  Et voilà que son fiston est d'accord avec l'augmentation de la CSG, comme papa fut d'accord avec sa création. Oui, bon sang ne saurait mentir.

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Le parlement Moldave interdit les symboles communistes dans un pays où près d'un électeur sur deux se reconnaît dans les idées communistes

22 Juillet 2012, 21:55pm

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Le parlement Moldave interdit les symboles communistes dans un pays où près d'un électeur sur deux se reconnaît dans les idées communistes


moldova-comm



L'anti-communisme continue de faire rage en Europe de l'Est.



Alors que le dirigeant communiste lituanien Algirdas Paleckis est porté devant les tribunaux de son pays, que des menaces pèsent toujours sur la légalité du Parti communiste de Bohême-Moravie (KSCM), c'est désormais en Moldavie que les forces anti-communistes repartent à l'offensive.



Suivant l'exemple de la Pologne, qui avait pris en 2009 une mesure similaire, le parlement moldave vient d'adopter, le 12 juillet dernier, l'interdiction des symboles communistes, en premier lieu la faucille et le marteau.



Une décision approuvée par 56 des 101 députés, issus des partis intégrant l'Alliance pour l'intégration européenne (AIE), un bloc hétérogène de partis unis dans le libéralisme économique, un nationalisme xénophobe et un européisme zélé



Cette nouvelle législation interdit aux communistes de faire usage « sur tout le territoire, avec des objectifs politiques de propagande, les symboles communistes (comme la faucille et le marteau) ». Le port ostentatoire de médailles de la part des vétérans de guerre soviétique ayant lutté contre l'envahisseur nazi devient également un délit.



Le Parti des communistes de la République de Moldavie (PCRM) reste de loin le premier parti du pays. Il avait obtenu, en 2009, 39% des voix et 42 députés.



Les communistes moldaves dénoncent une loi dont l'objectif reste d'empêcher les communistes de développer leur activité politique et de participer aux prochaines élections.



Vladimir Voronin, secrétaire du PCRM a dénoncé avec véhémence l'anti-communisme d'Etat :



« De nombreux concitoyens partagent l'idéologie communiste, luttent pour ces idées. Personne n'a le droit de ré-écrire l'histoire ».



Ce n'est pas la première fois que les communistes moldaves sont menacés d'interdiction. Mis hors-la-loi en 1992, le parti avait été refondé en 1994. Depuis 1998, le Parti communiste moldave est le premier parti du pays, de 2001 à 2009, les communistes étaient à la tête du pays, sous la présidence de Vladimir Voronin.

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Mardi 17 juillet 2012 Syrie : quatre vérités pour ceux qui disent "on ne peux tout de même pas rester là sans rien faire"!

22 Juillet 2012, 21:48pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Beaucoup de gens de gauche regardent trop la télévision et sont sous l’influence de ce qu’ils y voient depuis un an. C'est pourquoi ils restent fermés à la critique de l’impérialisme et de ses agressions contre la Syrie, et qu’ils disent avec des trémolos dans la voix « qu’on ne peut tout de même pas rester les bras croisés face à de telles atrocités ». Les arguments qui s’appuient sur la nécessité du respect du droit international ne sont pas compris, ou sont écartés avec mépris, car ils sont considérés comme négligeables face à la charge émotionnelle produite par les images savamment offertes en spectacle manichéen à l’opinion mondiale.


Il faudrait inlassablement leur rappeler quatre vérités ! Quatre points à ne jamais oublier dans cette affaire:


La vérité sur les faits qui se produisent en Syrie depuis une année n'est pas du tout établie, et contrairement à ce qu'affirment les participants au bourrage de crâne médiatique universel, la responsabilité du pouvoir est rien moins qu'évidente dans la majorité des violences qui se sont produites. Médias, presse, journalistes trahissent complètement leur mission d’informer et atteignent les sommets de la tartufferie. Cette campagne est particulièrement forte et efficace parce que des médias d’habitude plus ou moins opposés sur la question palestinienne y contribuent de concert, ce qui reflète au niveau de la communication l’alliance nouvelle contractée sous l’influence de l’administration Obama, entre intégristes musulmans et Occidentaux [note du 17 juillet 2012 : Sur ce premier point, on peut dire aujourd'hui sans crainte d'erreur que l'essentiel des atrocités qui ont lieu en Syrie depuis seize mois est à mettre au compte de l'opposition armée, de ses protecteurs de l'OTAN et des pétromonarchies, avec la complicité morale de 95% de nos médias. Et cela quoiqu'il en soit de l'entêtement d'une "gauche multiple" complètement à l'ouest à soutenir les assassins assoiffés de sang de l'opposition syrienne, bâtards de salafisme et de CIA qui ont hérité des meilleures qualités des deux parents ].


La victoire de l'opposition syrienne telle qu'elle est serait la pire des choses, sur le terrain elle est prise en main par les salafistes et d’autres obscurantistes violents, et son succès serait bien plus dommageable à la démocratie et aux droits de l'homme, et encore davantage aux droits des femmes, que la victoire du gouvernement, sans parler du fait qu'elle plongerait la Syrie dans le même chaos sanglant qui règne en Afghanistan, en Irak ou en Libye. A titre de comparaison, il faut savoir que la guerre américaine en Irak a causé la mort de 120 000 irakiens nommément identifiés, et une surmortalité globale dans le pays de l'ordre d'un million de personnes depuis 2003 qui s'ajoute au million causé par l'embargo de 1991 à 2003, tout cela dans un pays de 20 millions d'habitants à l'époque.


Il s'agit en fait d'une guerre internationale classique, d'une agression impérialiste qui utilise des moyens subversifs modernes mais pas si nouveaux pour qu'on s'y laisse prendre si facilement. L'opposition qui est soutenue de l'étranger et par le consensus médiatique est illégitime, elle représente bien davantage les pétromonarchies intégristes et les services secrets occidentaux que les Syriens eux mêmes. Ne pas s'y opposer, ne pas la dénoncer est impensable pour des militants un peu cohérents avec leurs principes et créerait un précédent très dangereux pouvant s’appliquer à n’importe quel pays indépendant déplaisant à l’Empire (Cuba, Venezuela, voire la Russie ou la Chine).


Le devoir de tout militant communiste digne de ce nom est de lutter concrètement pour la paix en s'opposant aux menées interventionnistes et néocolonialistes de son propre gouvernement, quelque soit le prétexte mis en avant par des gouvernants qui n'ont aucune crédibilité sur le plan des droits de l'homme.


Alors à ceux qui disent qu'on ne peut tout de même pas rester les bras ballants sans rien faire il faut répondre « en effet, il faut certainement agir contre l'agression occidentale en cours contre la Syrie, et pour empêcher celle qui est programmée contre l'Iran ».

 

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6 euros de plus par mois.

21 Juillet 2012, 09:39am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

SMIC. LE COMPTE N'Y EST PAS.

6 euros de plus par mois, c'est ce que touche en plus un smicard depuis le 1° juillet (inflation déduite). Une véritable aumône que détruiront bien vite les hausses des prix des services publics déjà annoncées ou pas (gaz, SNCF notamment) … voire même l'augmentation de la CSG à laquelle réfléchit actuellement le gouvernement.

 

La première constatation que l'on peut faire, c'est qu'au nom du "réalisme économique", le gouvernement a cédé au MEDEF.

Non seulement le SMIC augmente très peu mais son augmentation n'aura pratiquement pas de conséquences sur les autres salaires.

Pire, le gouvernement - sous couvert de concertation sociale associant patronat et salariés - a remis à l'ordre du jour la réduction du "coût du travail" chère à Nicolas Sarkozy.

En clair, il va s'agir de baisser les salaires pour rendre les entreprises davantage compétitives sur les marchés capitalistes.

Ce serait notamment l'objet d'une nouvelle hausse de la CSG (contribution sociale généralisée) que paieraient les salariés pour diminuer les cotisations patronales.

Non, le travail n'est pas un coût, c'est une richesse.

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Derrière ces annonces et ces projets, il y a la vie des gens.

Celle des chômeurs qui ne parviennent plus à retrouver un emploi décent, celle de centaines de milliers de salariés et leurs familles qui ne parviennent plus à boucler les fins de mois.

Est-ce un hasard si les principaux postes de dépenses en baisse en France sont les vacances, le remplacement des voitures, l'alimentation?

Le gouvernement aura bonne mine ensuite de déplorer les faillites des PME-PMI, les plans de suppressions d'emplois dans l'industrie automobile!

A l'inverse, une forte augmentation des salaires aurait des effets bénéfiques pour toute notre société.

 Davantage de salaire, c'est davantage de ressources pour la Sécurité sociale, nos retraites, les finances publiques.·

 Davantage de salaire, c'est une· consommation accrue pour répondre à nos besoins. Cela appelle davantage de production de biens donc des  créations d'emplois.

Il s'agit donc bien pleinement d'une question de société et d'un choix politique.

Un choix politique qui doit s'attaquer au capitalisme

Il n'y a pas de "troisième voie".

  Soit on s'attaque au capitalisme, soit on ne s'y attaque pas. Il est alors illusoire de vouloir "que la gauche réussisse". 

Non seulement le "mieux que rien" n'a jamais été un bien mais les expériences passées ont toutes abouti  aux désillusions, au sentiment d'impuissance et au repli sur soi et, au bout du compte, au renforcement de la droite et de l'extrême-droite.

La réussite pour les communistes passe par:

 une forte augmentation du SMIC ·

 le retour à l'échelle mobile· des salaires (l'augmentation du SMIC se traduirait ainsi par une augmentation de tous les salaires)

 la remise en cause des traités· européens et de l'euro qui, imposés aux peuples, de Grèce en Italie en passant par Chypre, visent à interdire toute perspective politique sérieuse de changement.

 

COUT DU TRAVAIL EN EUROPE.

TVA "sociale", CSG: même conséquence, même combat.

Pour baisser le coût du travail, Nicolas Sarkozy avait prévu d'instaurer la TVA sociale.

Une TVA dite "sociale", payée par les consommateurs en France, qui permettrait de baisser les cotisations sociales - un peu pour les salariés - beaucoup pour les entreprises.

L'augmentation de la CSG aurait le même objectif.

Payée par les salariés et les retraités, elle permettrait de diminuer les cotisations patronales.

Au bout du compte, un seul objectif: réduire le "coût du travail".

Mais c'est justement ce qu'ont fait tous les pays européens avec les résultats que l'on connaît en Grèce, en Italie, en Espagne … où la consommation et l'industrie se sont effondrées.

C'est justement la politique qui a été appliquée en Allemagne où de réductions de charges patronales en baisse de salaires et d'indemnités sociales, le pays est parvenu à renforcer ses exportations … en direction des pays où la consommation est encore existante.

Non seulement des centaines de milliers de salariés allemands sont devenus des "travailleurs pauvres" (c'est à dire qu'ils ne parviennent plus à vivre de leur salaire - au sens des normes européennes) mais cette politique a des limites évidentes.

Cela ne marche que parce que la production allemande peut être achetée dans d'autres pays.

Que ceux-ci suivent la même politique et ce sera alors une course à la baisse du coût du travail … qui, au final, ne conduira qu'à une gigantesque crise de surproduction.

C'est un véritable cercle vicieux dont il faudra bien sortir.

Est-ce aussi illusoire que cela que de vouloir taxer de tels produits importés? 

Quitte à remettre en cause la "constitution européenne" que les Français ont d'ailleurs rejetée en 2005?

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