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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Cathy APOURCEAU-POLY interpelle Luc CHATEL sur la rentrée scolaire dans le Nord - Pas de Calais

31 Août 2010, 12:23pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

04cathyapourceaupolyFDG62Cathy APOURCEAU-POLY, Présidente de la Commission Lycées, Apprentissage, Schéma Régional des Formations à la région Nord Pas de Calais s’est adressé par courrier au Ministre de l’Education Nationale Luc CHATEL au sujet de la rentrée 2010 et la mise en place d’un plan de rattrapage scolaire pour le Nord - Pas de Calais.

 

"Monsieur le Ministre,

A un mois de la rentrée scolaire, je me permets d’attirer votre attention sur la situation dans le Nord - Pas-de-Calais. Si cet investissement collectif qu’est l’école est une responsabilité de l’Etat, la qualité du système éducatif est une préoccupation majeure des Conseils Régionaux, de même que la lutte contre le décrochage et les inégalités scolaires.

Beaucoup d’interrogations se font jour sur les conditions matérielles de rentrée, alors que plus de 640 suppressions de postes sont prévues pour l’Académie de Lille à la prochaine rentrée, et que d’autres figurent déjà dans le schéma d’emploi 2011-2013 adressé aux rectorats.

Il existe des risques de désorganisation avérés suite aux retards annoncés sur la livraison des manuels scolaires en seconde, et par les postes de remplaçants non encore pourvus… D’autres craintes ont été formulées par les représentants de la communauté éducative ou des parents d’élèves sur la formation des enseignants, sur le devenir des conseillers d’orientation psychologues ou encore sur les possibilités de plus en plus limitées de scolarisation des enfants dès deux ans.

L’actualité scolaire nous invite à la réflexion sur les moyens du service public de l’Education Nationale, mais aussi sur la situation du système éducatif pour notre région. Il nous semble que les objectifs de la révision générale des politiques publiques ne peuvent être appliqués en utilisant les seuls ratios comptables, sans que les besoins et les réalités particulières à chaque territoire ne soient pris en compte.

La situation du Nord - Pas-de-Calais, ses difficultés sociales, économiques et sanitaires, amplifiées par la crise, appellent à des infléchissements par rapports aux objectifs stratégiques fixés pour l’organisation de l’Education Nationale dans les régions.

La région Nord - Pas-De-Calais concentre des difficultés scolaires bien supérieures aux moyennes nationales. Pour ne citer que ces indicateurs, le taux d’accès au baccalauréat, tout comme son taux de réussite y sont inférieurs de 4 points aux moyennes nationales.

Selon les services de l’Etat, plus de 15 % de la population de 18 à 65 ans et plus de 7 % des 16-18 ans sont confrontés à l’illettrisme. L’idée d’un rééquilibrage des moyens dévolus à la région Nord - Pas-de-Calais s’appuie également sur la prise en compte de ses difficultés sociales particulières. Comme le soulignent les analyses du Ministère de l’Education Nationale, « la réussite des élèves quelles que soient les évaluations est en grande partie liée à l’origine sociale ».

Le Secrétariat Général pour les Affaires Régionales pointe l’enjeu de la résorption d’un retard sanitaire et social préoccupant. Fin 2008, le Nord - Pas-de-Calais avait un taux de chômage de 11,1%, avec un écart structurel important de 3,3 points par rapport à la moyenne nationale (7,8 %). Il connaît aussi une espérance de vie inférieure de 3 ans pour les hommes et de 2 ans pour les femmes, et une surmortalité de 20 % toutes causes confondues. Une approche régionale de l’Indicateur de développement humain (combinant démographie, niveau d’instruction et développement économique) conduisait à estimer en 2003 que le niveau du Nord - Pas-de-Calais présentait par rapport à celui de la France un retard de 10 ans.

Avec 37% de moins de 25 ans, cette région est pourtant la plus jeune de France métropolitaine. Cette jeunesse doit être une chance et une richesse pour le développement de notre territoire, encore faut-il prendre la mesure des moyens nécessaires pour lui apporter une formation de qualité à hauteur de ses besoins.

C’est pourquoi je plaide en faveur d’un véritable plan de rattrapage en faveur du Nord - Pas de Calais. Cet objectif appelle à la mise en œuvre de réponses en plus des leviers déjà identifiés (lutte contre l’illettrisme, plan d’éducation pour la santé à l’école, renforcement de l’éducation artistique et culturelle…).

Je sollicite un rendez-vous pour évoquer avec vous la situation du Nord - Pas-de-Calais et les pistes envisageables pour un plan de rééquilibrage scolaire afin de remédier à une situation inégalitaire qui n’a que trop duré.

Cette rencontre pourrait se faire avec une délégation d’élus et d’acteurs des politiques éducatives du Nord - Pas-de-Calais. "

 

 

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UNIVERSITÉ D'ÉTÉ DU PCF suite

31 Août 2010, 08:52am

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UNIVERSITÉ D'ÉTÉ DU PCF

29 Août 2010, 12:34pm

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PIERRE LAURENT annonce une rentrée sociale "exceptionnelle"

27 Août 2010, 12:29pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Pierre-Laurent-3.jpgLe secrétaire national du PCF Pierre Laurent a prédit jeudi à Dunkerque (Nord) une rentrée sociale "exceptionnelle", accusant le gouvernement de "nourrir(un) racisme d'Etat" envers les Roms pour détourner l'attention de la population de la réforme des retraites.


La rentrée sociale "va être cette année exceptionnelle", a déclaré à la presse M. Laurent, qui effectuait sa rentrée politique à Dunkerque à l'occasion d'une journée à la mer organisée par le PCF du Nord pour les familles à faibles revenus. Le gouvernement "sait que sa réforme des retraites ne passe pas dans le pays et il a choisi pour essayer de détourner la colère populaire la pire des fuites en avant, en foulant au pied toutes les valeurs de la République française, en montrant du doigt des populations fragiles et en essayant de nourrir du racisme d'Etat", a-t-il dénoncé. "Ce pouvoir est dans l'impasse, et il devra retirer la réforme des retraites", a-t-il insisté. "Nicolas Sarkozy a essayé d'évacuer ce problème de manière indigne en focalisant sur les Roms, sur les étrangers sur les jeunes délinquants, mais les Français ne sont pas dupes. Ils savent très bien lire la manoeuvre de l'Elysée, et ils vont se remobiliser sur les retraites le 7 septembre de manière massive", a-t-il averti.

Estimant que "l'image de la France est ternie" à l'étranger, il a annoncé une riposte à "cette xénophobie d'Etat" le 4 septembre, au cours de grands rassemblements à Paris et partout en France.

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Cuba et le nombre de «prisonniers politiques»

27 Août 2010, 09:44am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 Cuba et le nombre de «prisonniers politiques»

20657par Salim Lamrani www.cubacoop.org/

La question du nombre de « prisonniers politiques » à Cuba est sujette à polémique. Pour le gouvernement cubain, il n’y a pas de prisonniers politiques à Cuba, mais des personnes condamnées pour des délits inscrits au code pénal, notamment le fait d’être financé par une puissance étrangère. Amnesty International (AI), quant à elle, recense dans son rapport 2010 « 55 prisonniers d’opinion1 », parmi lesquels 20 ont été libérés en juillet 2010 et 6 autres le 15 août 2010, suite à la médiation de l’Eglise catholique et de l’Espagne, et deux autres auparavant2. Donc, selon AI, il reste actuellement 27 « prisonniers politiques » à Cuba. Enfin, l’opposition cubaine et Elizardo Sánchez de la Commission des droits de l’homme et de la réconciliation nationale (CDHRN) en particulier évoquent le nombre de 147 prisonniers politiques, moins les 6 récemment libérés, soit 1413. Les médias occidentaux privilégient cette dernière liste.

Il convient d’abord de faire la lumière sur un aspect de cette question avant d’évoquer le sujet du nombre exact de « prisonniers politiques » dans l’île : l’existence ou non d’un financement de l’opposition cubaine par les Etats-Unis.

Cette politique, clandestine entre 1959 et 1991, est désormais publique et attestée par maintes sources. En effet, Washington reconnaît cette réalité dans plusieurs documents et déclarations officiels. La loi Torricelli de 1992, et plus particulièrement la section 1705, stipule que « les Etats-Unis fourniront une assistance, à des organisations non gouvernementales appropriées, pour soutenir des individus et des organisations qui promeuvent un changement démocratique non violent à Cuba4 ». La loi Helms-Burton de 1996 prévoit, à la section 109, que « le Président [des Etats-Unis] est autorisé à fournir une assistance et offrir tout type de soutien à des individus et des organisations non gouvernementales indépendantes pour soutenir des efforts en vue de construire la démocratie à Cuba5 ». Le premier rapport de la Commission d’assistance à une Cuba libre, adopté le 6 mai 2004, envisage la mise en place d’un « solide programme de soutien favorisant la société civile cubaine ». Parmi les mesures préconisées, un financement à hauteur de 36 millions de dollars est destiné au « soutien de l’opposition démocratique et au renforcement de la société civile émergeante6 ». Le second rapport de la même Commission, rendu public le 10 juillet 2006, prévoit un budget de 31 millions de dollars pour financer l’opposition interne7. Le rapport prévoit également « d’entraîner et d’équiper des journalistes indépendants de la presse écrite, radiophonique et télévisuelle à Cuba8 ».

La représentation diplomatique étasunienne à La Havane, la Section d’intérêts nord-américains (SINA) confirme cela dans un communiqué : « Depuis longtemps, la politique des Etats-Unis consiste à fournir une assistance humanitaire au peuple cubain, particulièrement aux familles des prisonniers politiques. Nous permettons également aux organisations privées de le faire9 ».

Laura Pollán, du groupe dissident « les Dames en Blanc », admet avoir reçu de l’argent des Etats-Unis10 : « Nous acceptons l’aide, le soutien, que ce soit de l’extrême droite ou de la gauche, sans conditions11 ». L’opposant Vladimiro Roca confesse que la dissidence cubaine est stipendiée par Washington tout en rétorquant que l’aide financière reçue est « totalement et complètement légale ». Pour le dissident René Gómez, le soutien financier de la part des Etats-Unis n’est « pas une chose qu’il faudrait cacher ou dont il faudrait avoir honte12 ». De la même manière, Elizardo Sánchez confirme l’existence d’un financement de la part des Etats-Unis :« La question n’est pas de savoir qui envoie de l’aide mais ce que l’on en fait13 ». 

La presse occidentale admet cette réalité. L’Agence France-Presse informe que « les dissidents ont pour leur part revendiqué et assumé ces aides financières14 ». L’agence espagnole EFEfait allusion aux « opposants payés par les Etats-Unis15 ». L’agence de presse britannique Reuters, « le gouvernement étasunien fournit ouvertement un soutien financier fédéral pour les activités des dissidents, ce que Cuba considère comme un acte illégal16 ». L’agence de presse étasunienne The Associated Pressreconnaît que la politique de fabriquer et financer une opposition interne n’était pas nouvelle : « Depuis des années, le gouvernement des Etats-Unis a dépensé des millions de dollars pour soutenir l’opposition cubaine17 ». Elle précise : « Une partie du financement provient directement du gouvernement des Etats-Unis, dont les lois préconisent le renversement du gouvernement cubain. L’agence internationale pour le développement des Etats-Unis (USAID), qui supervise le soutien financier du gouvernement pour une ‘transition démocratique’ à Cuba, a alloué plus de 33 millions de dollars pour la société civile cubaine pour la présente année fiscale18 ».

Wayne S. Smith est un ancien diplomate étasunien qui a été chef de la SINA à La Havane de 1979 à 1982. Selon lui, il est « illégal et imprudent d’envoyer de l’argent aux dissidents cubains19 ». Il a ajouté que « personne ne devrait donner de l’argent aux dissidents et encore moins dans le but de renverser le gouvernement cubain »car « lorsque les Etats-Unis déclarent que leur objectif est de renverser le gouvernement cubain, et qu’ensuite ils affirment qu’un des moyens pour y parvenir est de fournir des fonds aux dissidents cubains, ces derniers sont placés de facto dans la position d’agents payés par une puissance étrangère pour renverser leur propre gouvernement20 ».

Evoquons à présent la position d’Amnesty International. L’organisation fait état de 27 prisonniers politiques à Cuba au 15 août 2010. Or, elle reconnaît en même temps que ces personnes ont été condamnées « pour avoir reçu des fonds ou du matériel du gouvernement américain pour des activités perçues par les autorités comme subversives ou faisant du tort à Cuba21 ». Ainsi, l’organisation entre en contradiction car le droit international considère comme illégal le financement d’une opposition interne dans une autre nation souveraine. Tous les pays du monde disposent d’un arsenal juridique codifiant comme délits de telles conduites. Ainsi, les législations étasunienne et européennes, entre autres, sanctionnent lourdement le fait d’être stipendié par une puissance étrangère. 

La liste élaborée par Elizardo Sánchez est plus longue et inclut tout type d’individus. Parmi les 141 noms, 10 autres avaient déjà été remis en liberté pour des raisons de santé, ce qui fait un total de 131 personnes. Au sujet de ces dix personnes, Sánchez a expliqué qu’il les maintenait dans sa liste car elles pouvaient être de nouveau incarcérées dans le futur. Quatre autres personnes ont accompli leur peine et sont sorties de prison. Il reste donc 127 individus. 27 autres personnes doivent être libérées d’ici le mois d’octobre, selon l’accord passé entre La Havane, l’Espagne et l’Eglise catholique. 

Sur les 100 individus restant, près de la moitié ont été condamnés pour des crimes violents. Certains ont réalisé des incursions armées à Cuba et au moins deux d’entre eux, Humberto Eladio Real Suárez et Ernesto Cruz León, sont responsables de la mort de plusieurs civils, respectivement en 1994 et en 199722.

Ricardo Alarcón, président du Parlement cubain, n’a pas manqué de souligner ces contradictions : « Curieusement, ceux qui nous critiquent parle d’une liste [et pas de noms]. Pourquoi ne disent-ils pas qu’ils sont en train de demander la liberté de la personne qui a assassiné Fabio di Celmo23 ? ».

Associated Press (AP) a également souligné le caractère douteux de la liste de Sánchez et note que « plusieurs d’entre eux ne devraient normalement pas être considérés comme des prisonniers politiques ». « Une étude plus attentive permet de voir la présence de terroristes, de preneurs d’otages et d’agents étrangers ». AP note que parmi les 100 personnes restantes, « près de la moitié ont été condamnées pour terrorisme, prise d’otages et autres crimes violents, et quatre d’entre eux sont d’anciens militaires ou agents des services de renseignement condamnés pour espionnage ou pour avoir révélé des secrets d’Etat24 ».

De son côté, Amnesty International affirme qu’elle ne peut pas considérer les membres de la liste de Sánchez comme des « prisonniers de conscience »car elle inclut « des gens jugés pour terrorisme, espionnage ainsi que ceux qui ont tenté et même réussi à faire exploser des hôtels », indique l’organisation. « Nous ne demanderons certainement pas leur libération et ne les décrirons pas comme prisonniers de conscience25 ».

Miguel Moratinos, ministre des Affaires étrangères espagnol, qui a joué un rôle clé dans l’accord portant sur la libération de 52 prisonniers, a également mis en doute la liste de Sánchez et souligné son caractère aléatoire. : « Ne dites pas qu’il faut libérer 300 prisonniers car il n’y en a pas 300. La liste de la Commission des droits de l’homme de Cuba disait, une semaine avant mon arrivée, qu’il y en avait 202. A mon arrivée à Cuba, elle a affirméa veille qu’il y en avait 16726 ».

A l’issue de la libération des autres 27 personnes incluses dans l’accord de juin 2010, il ne restera qu’un seul « prisonnier politique »à Cuba, Rolando Jimenez Pozada, selon Amnesty International. Associated Pressnote pour sa part que ce dernier a en réalité été« emprisonné pour désobéissance et pour avoir révélé des secrets d’Etat27 ».

Curieusement, la liste dressée par Sánchez, qui est la moins fiable et qui est dénoncée de toutes parts en raison de l’inclusion d’individus condamnés de graves actes de terrorisme, est privilégiée par la presse occidentale.

Le gouvernement cubain a effectué un geste notable en procédant à la libération des prisonniers considérés comme « politiques » par les Etats-Unis et certaines organisations telles qu’Amnesty International. Le principal obstacle à la normalisation des relations entre Washington et La Havane – du point de vue de l’administration Obama – est désormais levé. Il revient donc à la Maison-Blanche d’effectuer un geste de réciprocité et de mettre un terme aux sanctions économiques anachroniques et inefficaces contre le peuple cubain.

Notes

1Amnesty International, « Rapport 2010. La situation des droits humains dans le monde », mai 2010. http://thereport.amnesty.org/sites/default/files/AIR2010_AZ_FR.pdf  (site consulté le 7 juin 2010), pp. 87-88.

2EFE, « Damas piden a España acoger a más presos políticos », 25 juillet 2010 ; Carlos Batista, « Disidencia deplora ‘destierro’ de ex presos », El Nuevo Herald, 15 août 2010.

3 EFE, « Damas piden a España acoger a más presos políticos », 25 juillet 2010

4 Cuban Democracy Act, Titre XVII, Section 1705, 1992.

5Helms-Burton Act, Titre I, Section 109, 1996.

6 Colin L. Powell, Commission for Assistance to a Free Cuba, (Washington : United States Department of State, mai 2004). www.state.gov/documents/organization/32334.pdf(site consulté le 7 mai 2004), pp. 16, 22.

7 Condolezza Rice & Carlos Gutierrez, Commission for Assistance to a Free Cuba, (Washington : United States Department of State, juillet 2006). www.cafc.gov/documents/organization/68166.pdf(site consulté le 12 juillet 2006), p. 20.

8Ibid. p. 22.

9The Associated Press/El Nuevo Herald, « Cuba : EEUU debe tomar ‘medidas’ contra diplomáticos », 19 mai 2008.

10The Associated Press, « Cuban Dissident Confirms She Received Cash From Private US Anti-Castro Group », 20 mai 2008.

11El Nuevo Herald, « Disidente cubana teme que pueda ser encarcelada », 21 mai 2008.

12 Patrick Bèle, « Cuba accuse Washington de payer les dissidents », Le Figaro, 21 mai 2008.

13Agence France-Presse, « Prensa estatal cubana hace inusual entrevista callejera a disidentes », 22 mai 2008.

14Agence France-Presse, « Financement de la dissidence : Cuba ‘somme’ Washington de s’expliquer », 22 mai 2008.

15EFE, « Un diputado cubano propone nuevos castigos a opositores pagados por EE UU », 28 mai 2008.

16 Jeff Franks, « Top U.S. Diplomat Ferried Cash to Dissident : Cuba », Reuters, 19 mai 2008.

17 Ben Feller, « Bush Touts Cuban Life After Castro », Associated Press, 24 octobre 2007

18 Will Weissert, « Activistas cubanos dependen del financiamiento extranjero », The Associated Press, 15 août 2008.
 

19Radio Habana Cuba, « Former Chief of US Interests Section in Havana Wayne Smith Says Sending Money to Mercenaries in Cuba is Illegal », 21 mai 2008.

20 Wayne S. Smith, « New Cuba Commission Report : Formula forContinued Failure », Center for International Policy, 10 juillet 2006.

21 Amnesty International, « Cuba. Cinq années de trop, le nouveau gouvernement doit libérer les dissidents emprisonnés », 18 mars 2008. http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/cuba-five-years-too-many-new-government-must-release-jailed-dissidents-2 (site consulté le 23 avril 2008).

22 Juan O. Tamayo, « ¿Cuántos presos políticos hay en la isla? », El Nuevo Herald, 22 juillet 2010

23 José Luis Fraga, « Alarcón : presos liberados pueden quedarse en Cuba y podrían ser más de 52 », Agence France-Presse, 20 juillet 2010.

24 Paul Haven, « Number of Political Prisoners in Cuba Still Murky », The Associated Press, 23 juillet 2010.

25 Ibid.

26 EFE, « España pide a UE renovar relación con Cuba », 27 juillet 2010.

27 Paul Haven, « Number of Political Prisoners in Cuba Still Murky », op. cit.

Salim Lamraniest enseignant chargé de cours à l’Université Paris-Sorbonne-Paris IV et l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009).

Disponible en librairie et sur Amazon : 
http://www.amazon.fr/Cuba-Medias-Vous-Diront-Jamais/dp/2953128417/ref=pd_rhf_p_t_1

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CONTRE LA DÉRIVE RACISTE ET XÉNOPHOBE DU GOUVERNEMENT

25 Août 2010, 11:07am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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Le 4 septembre, à Hénin-Beaumont, 16H30 devant la mairie, tous ensemble, faisons revivre les valeurs de la République !

Sciemment, c’est au cœur de l’été, dans un contexte peu favorable à la mobilisation, que Nicolas Sarkozy a fait des déclarations intolérables au regard des droits de l’Homme et dont certaines sont en violation de l’esprit et du texte de la Constitution de la République dont il est par ailleurs en théorie le garant en tant que Président de la République.

Face à cette situation, très inquiétante aux yeux même de la C.N.C.D.H. (Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme), inquiétude corroborée aujourd’hui par les réactions d’experts de l’ONU membres du C.E.R.D. (Comité pour l’Élimination de la Discrimination Raciale) qui critiquent la politique menée actuellement en France et les propos tenus, la Ligue des droits de l’Homme a aussitôt pris l’initiative au niveau national d’organiser la riposte : 35 associations, syndicats et partis politiques ont immédiatement donné leur accord pour :

- publier un communiqué commun de protestation
- appeler à signer une pétition en ligne appelée « déclaration citoyenne » (sur le site nonalapolitiquedupilori.com)
- organiser le 4 septembre prochain, à l’occasion du 140ème anniversaire de la proclamation de la République par Gambetta, une journée de mobilisation pour défendre les valeurs de la République face à ces attaques indignes et inadmissibles. Une grande manifestation est donc prévue à Paris.

Dans la région Nord-Pas-de-Calais, compte tenu de la Braderie de Lille qui se déroule précisément ce jour-là, il n’est pas envisageable d’organiser une manifestation régionale de type habituel sur la métropole. Néanmoins, pour permettre au plus grand nombre de participer à cette journée nationale, plusieurs initiatives seront proposées par la LDH, tant dans le Nord (à Lille, Tourcoing…) que dans le Pas-de-Calais.

Dans le Pas-de-Calais, c’est à Hénin-Beaumont, ville emblématique dans le cadre de la lutte contre l’extrême-droite et de la reconquête républicaine que la Fédération départementale de la Ligue des droits de l’Homme organise, avec la section d’Hénin-Carvin, une manifestation en appui de la manifestation nationale ce samedi 4 septembre 2010.

La Fédération de la LDH du Pas-de-Calais invite toutes les organisations départementales, signataires au niveau national de l’appel, ainsi que toutes les autres organisations (associations, syndicats, partis politiques) à lancer un appel commun pour que cette manifestation soit une réussite.

(Déclaration de la LDH du Pas-de-Calais)

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Ensemble, faire reculer l’ignominie

25 Août 2010, 10:20am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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Nous vivons un moment inquiétant pour tous les démocrates. La fuite en avant xénophobe et sécuritaire auquel se livre le pouvoir sarkozyste est d’une gravité extrême.

Chaque jour qui passe apporte son lot de provocation, de recherche de nouveaux boucs émissaires. Roms, musulmans, immigrés... La liste est trop longue de tous ceux que le gouvernement met à l’index, engagé qu’il est dans une sordide course avec le Front National. La situation est tellement préoccupante que même le New York Times s’est ému du discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy.

L’objectif de cette opération nauséabonde est cousu de fil blanc. Il s’agit de masquer le triple mensonge d’une politique en chute libre dans les sondages.
 Nicolas Sarkozy avait promis de restaurer la valeur travail ? Mensonge.Il met à sac les retraites des Français, produits de toute une vie d’intense labeur. 
 Nicolas Sarkozy avait promis une République exemplaire ? Mensonge encore une fois.Les soubresauts du feuilleton Woerth-Bettencourt dévoilent chaque jour un peu plus la promiscuité du pouvoir en place et des milieux d’affaires. 
 Nicolas Sarkozy avait fait de la sécurité sa priorité ? Mensonge, encore et toujours.L’heure est au désengagement de l’État (-3500 postes de policiers supprimés pour 2011) et le recours aux officines privées de sécurité est maintenant ouvertement envisagé tandis que les maires sont mis au banc des accusés !

En décidant de délibérément créer une sous-catégorie de Français : les « Français d’origine étrangère », le Président de la République a choisi de rompre le pacte républicain, lui qui en est pourtant le garant.

Quelle sera la prochaine étape ? Le pire est à craindre quand un chef de l’État décide de mettre à mal l’article premier d’une constitution pourtant admirée et copiée à travers le monde entier.

Nous sommes - et je pèse mes mots - face à l’émergence d’une forme de racisme d’État inacceptable qu’il nous faut combattre de toutes nos forces et sans tarder. Le rassemblement du 4 septembre à l’appel de la Ligue des Droits de l’Homme sonne comme une étape importanteen cette rentrée, tout comme sera tout aussi déterminante la mobilisation du 7 septembre pour faire reculer le gouvernement sur son projet de casse de nos retraites.

On peut compter sur le Parti communiste français pour, avec beaucoup d’autres j’en suis certain, faire reculer l’ignominie de là ou elle n’aurait jamais du sortir : de la fange.

Pierre Laurent
 Secrétaire national du PCF

Paris, le 18 août 2010

 

 

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UNE PROPOSITION DE LOI POUR METTRE FIN AU RACKET AUTOROUTIER

23 Août 2010, 09:48am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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Jean Jacques Candelier et Maxime Gremetz, députés communistes du Nord et de la Somme, proposent une loi contre les péages autoroutiers

Si un péage peut exister, il devrait être uniquement destiné à assurer la couverture des dépenses liées à la construction, à l’entretien, à l’aménagement ou à l’extension de l’infrastructure. En aucun cas le péage ne devrait pouvoir rémunérer les capitaux investis.

Il faut donc interdire par la loi aux sociétés gestionnaires d’autoroute de faire du profit, condition sine qua non pour aller vers la gratuité.

Par la suite, ils proposent de nationaliser, au moindre coût possible, l’ensemble des sociétés d’autoroute, car, notamment, un risque de poursuite d’une politique aveugle de « tout-autoroutes » se profile dans le projet de « Schéma national des infrastructures de transport » présenté récemment par M. Jean-Louis BORLOO.

L’adoption de cette loi juste et économe permettrait aux automobilistes de ne plus être les simples clients de sociétés privées, mais de s’élever au rang d’usagers d’un authentique service public d’autoroutes, garanti par l’État, tendant à la gratuité.

Cette proposition de loi a déjà reçu le soutien actif de :

* M. Bernard JEAN, Coordinateur national de la Branche Autoroutes de la Fédération National des Syndicats de Transports CGT ;

* M. Jean-Pierre CAMPANATO, Secrétaire national adjoint de l’Union Syndicale SUD Autoroutes.

 

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PRIX DU LAIT : LE BONHEUR N'EST PAS DANS LE PRÉ!

21 Août 2010, 08:18am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

DownloadedFile-1.jpegPRIX DU LAIT : LE BONHEUR N'EST PAS DANS LE PRÉ!

L'accord d'une hausse de 10 % du prix du lait obtenu entre producteurs et industriels est un pas en avant dans l'objectif de conquérir la rémunération du travail des agriculteurs. Il devient urgent de sortir d'un système d'accords circonstanciels, au grès des luttes sur le prix du lait, de la viande, des fruits et légumes. Mettre fin au pillage du revenu paysan nécessite une politique publique de prix agricoles, qui régissent de nouveaux rapports entre producteurs et industriels

Seule la politique des prix rémunérateurs est à même de répondre aux revendications des laitiers, comme à celles des producteurs de fruits et légumes présents aujourd'hui en région parisienne pour des ventes solidaires. En effet, depuis 1986, les gouvernements successifs en France et dans des pays de l'UE n'ont eu de cesse de libéraliser les prix agricoles. Aujourd'hui la droite de Nicolas Sarkozy et ses homologues au niveau européen concoctent des lois qui donnent la main à la grande distribution et démantèlent les politiques publiques agricoles.

Face à cet abandon à la concurrence libre et non faussée, nous posons l'exigence d'une politique publique agricole. Celle-ci répond à l'ambition alimentaire de notre peuple comme à l'échelle de la planète. La France, l'Europe doivent légiférer sur la répartition de la valeur ajoutée entre producteurs, transformateurs, distributeurs. Dès maintenant, le gouvernement peut par décret fixer un coefficient multiplicateur encadrant les marges excessives de la grande distribution. C'est le sens de la proposition de loi des députés communistes pour le droit au revenu des agriculteurs.

L'avenir de la satisfaction des besoins humains repose sur la capacité de la gauche à porter une nouvelle ambition agricole.

Communiqué du Parti communiste français (www.pcf.fr) le 18 août 2010

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POLOGNE:ATTEINTE AU DROIT D'EXPRESSION

19 Août 2010, 10:28am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 
Ci-après l'article paru dans la Tribune de la Région minière en date du 10 août 2010, suite à l'interdiction des symboles communistes en Pologne.
 
La Tribune du 10 août 2010 Pologne

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80 ANS, C'EST LA FÊTE !

18 Août 2010, 17:36pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS


Fête HUMA 2010

 

VIGNETTES POUR LA FÊTE DE L'HUMA 19 EUROS 

EN VENTE AU SIEGE DE LA SECTION OU AUPRES D'UN MILITANT

 

DÉPLACEMENTS EN CAR ORGANISÉS PAR LA SECTION D'ARRAS DU PCF POUR LA FÊTE DE L'HUMA 2010


SAMEDI 11 SEPTEMBRE 2010 :

- 7 H 30 : Section PCF 14 Av de l'hippodrome ARRAS

- 7 h 45 : BEAURAINS Carrefour Fermotherm (route de Bapaume)

- 8 h 15 : BAPAUME (Péage de l'Autoroute vers Paris)

RETOUR : 21 H (impératif) La Courneuve (Précisions dans le car)

Prix : 35 Euros vignette d'entrée à la fête comprise

Inscriptions auprès d'André Detève (Permanence chaque jeudi de 18h à 19 h à la Section) 06 16 07 83 70

 

SAMEDI 11 + DIMANCHE 12 : 10 places sont réservées pour l'Arrageois dans le Car frêté par Méricourt.

Renseignements : Jean-Jacques Guillemant 06 88 32 77 92 

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112 EUROS PAR MOIS POUR ERIC WOERTH ?

17 Août 2010, 11:04am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

112 EUROS PAR MOIS POUR ERIC WOERTH ?

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Eric Woerth aurait déclaré à sa banque 3.000 euros de salaire par mois en janvier 2008, selon Mediapart. Le site Internet s’est procuré un document bancaire déposé par le ministre à son agence du Crédit agricole de Chantilly, alors qu’il souhaitait obtenir un emprunt pour financer sa campagne municipale.

Pourtant, selon Mediapart, Eric Woerth devait toucher à l’époque environ 14.000 euros brut par mois en tant que ministre, plus 2.400 euros en tant que maire de Chantilly. « Peut-être Eric Woerth a-t-il d'autres revenus, mais une chose est donc sûre : il touche au moins 16.000 euros par mois », affirme le site d'informations.

Il ne déclarait également aucun impôt sur le revenu poursuit Mediapart. Faisant des calculs avec les autres emprunts contractés et les données fournies par le ministre, la banque estime qu’Eric Woerth dispose de 112 euros par mois pour vivre... soit un taux d’endettement de 89%. Contacté par Mediapart, le ministre n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

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Il faut sauver l’honneur de la France mis à l’index par l’ONU

14 Août 2010, 12:31pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

442779572_d76b39d413.jpg« Il faut sauver l’honneur de la France mis à l’index par l’ONU à cause de la bande du Fouquet’s » (Marie-George Buffet)

Notre pays vient d’être mis à l’index par le comité pour l’élimination de la discrimination raciale de l’ONU ! C’est une honte qui s’abat sur la Nation toute entière, sur toutes celles et tous ceux qui en France agissent pour les droits humains, combattent ce fléau qu’est le racisme. Et cette honte est le fruit d’une politique ultraréactionnaire et délétère d’un Président de la République et d’un gouvernement dont les surenchères populistes n’ont d’égales que l’empilement des mesures antisociales et liberticides. Il est grand temps de mettre un coup d’arrêt à ces choix politiques. Dans cet objectif, les prochains rendez vous 4 et 7 septembre (le 4 pour la République des Droits de l’Homme et le 7 pour la retraite) seront décisifs pour relever l’honneur de la France et de son peuple face à la bande du Fouquet’s qui les salit de jour en jour.

Marie-George Buffet Ancienne Ministre, Députée de Seine Saint Denis (13 août 2010)

 

 

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APPEL CITOYEN Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité

6 Août 2010, 12:15pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

logo.gifAPPEL CITOYEN Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité

Les plus hautes autorités de l’Etat ont fait le choix de jeter à la vindicte publique des catégories entières de population : Gens du voyage accusés comme les étrangers d’être des fauteurs de troubles, Français d’origine étrangère sur lesquels pèserait la menace d’être déchus de leur nationalité, parents d’enfants délinquants, etc. Voici que le président de la République accrédite aussi les vieux mensonges d’une immigration coûteuse et assimilée à la délinquance, et offre ainsi à la stigmatisation des millions de personnes en raison de leur origine ou de leur situation sociale.

Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche ne s’inscrit pas dans le débat légitime, dans une démocratie, sur la manière d’assurer la sûreté républicaine. Le nécessaire respect de l’ordre public n’a pas à être utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires. Ni pour instituer des peines de prison automatiques, contraires aux principes fondamentaux du droit pénal, à l’indépendance de la justice et à l’individualisation des peines.

La Constitution de la France, République laïque, démocratique et sociale, assure « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».

Nul, pas plus les élus de la nation que quiconque, n’a le droit de fouler au pied la Constitution et les principes les plus fondamentaux de la République.

Notre conscience nous interdit de nous taire et de laisser faire ce qui conduit à mettre en péril la paix civile.

Nous appelons à une manifestation le samedi 4 septembre 2010, place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, afin de fêter le 140e anniversaire d’une République que nous voulons plus que jamais, libre, égale et fraternelle.

Appel de la Ligue des Droits de l'Homme signé par plus de 50 organisations

site de la L.D.H.: lien

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Arras : un mur de lait dressé à la préfecture pour une juste rémunération des producteurs

5 Août 2010, 16:02pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Vu sur le site internet de LA VOIX DU NORD :

www.lavoixdunord.fr

Arras : un mur de lait dressé à la préfecture pour une juste rémunération des producteurs

jeudi 05.08.2010, 12:17
Arras : un mur de lait dressé à la préfecture pour une juste rémunération des producteursUne trentaine d’éleveurs ont symboliquement muré avec des briques de lait l’entrée de la préfecture du Pas-de-Calais, à Arras, ce jeudi matin. PHOTO EMILIE DENIS.

Une trentaine d'éleveurs ont symboliquement muré avec des briques de lait l'entrée de la préfecture du Pas-de-Calais, à Arras, ce jeudi, pour réclamer des prix du lait plus élevés. Des actions ont également eu lieu ce matin à Boulogne et Saint-Omer [actualisé à 12h17].

 

« Ce sont toujours les mêmes qui s'en mettent plein les poches! » « Quand on voit le prix d'un litre de lait en magasin, et le prix qu'on nous rémunère, à la base, on a vraiment l'impression d'être pris pour des idiots... » Ce jeudi matin, devant la préfecture d'Arras, une quarantaine d'agriculteurs ont fait le déplacement pour exprimer leur ras-le-bol.

En colère, les producteurs laitiers viennent de murer, symboliquement, l'entrée de la préfecture d'Arras avec 860 briques de « Lait d'ici ». Des litres de lait qui seront donnés au Secours populaire.

Une délégation d'agriculteurs de la FDSEA 62, de l'ADPL, et des Jeunes Agriculteurs, a été reçue ce matin par le représentant du préfet. « Il nous a entendus, a déclaré Christian Durllin, président de la FDSEA. Il fera remonter notre message au gouvernement. Il est essentiel que le ministre s'implique dans le dossier. »

Les producteurs laitiers entendent interpeller le gouvernement, demandant l'appui des pouvoirs publics pour faire respecter aux industriels l'accord du 3 juin 2009. « Selon celui-ci, les industriels devraient rémunérer les producteurs 341 euros les 1000 litres pour les mois de juillet, août, septembre 2010. C'est loin d'être le cas. »

« Un avertissement »

« Les prix actuels payés par les laiteries ne nous permettent pas de vivre correctement, poursuit Christian Durlin. La manifestation d'aujourd'hui est un avertissement. Si ça ne s'améliore pas, nous quitterons l'aspect symbolique pour des actions plus dures. »

Des actions de stickage dans la grande distribution pourraient ainsi être envisagées dans le département, dès la semaine prochaine.

Des actions se sont également déroulées ce matin à Saint-Omer, où des agriculteurs ont également muré la sous-préfecture avec des briques de lait.

A Boulogne-sur-Mer, une délégation de producteurs de lait a été reçue en sous-préfecture.

Au niveau national, les producteurs de lait ont donné mercredi jusqu'au 12 août aux industriels fabricants de produits laitiers pour qu'ils reviennent à la table des négociations sur les prix.

 

S. N.

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