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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Privatisation de la Poste

30 Juillet 2009, 20:57pm

Publié par Xavier

 Les sénateurs du groupe CRC-SPG aux côtés des comités de défense de La Poste contre le projet de loi proposé par le gouvernement

urne.jpgAujourd'hui, 29 juillet, vont se tenir, dans toute la France, des initiatives organisées par les comités de défense de la Poste pour s'opposer à la privatisation de cette entreprise publique. Celle-ci est en effet programmée dans le projet de loi examiné en conseil des ministres ce jour et que le gouvernement souhaite soumettre au vote du Parlement dès la rentrée.

Je confirme avec l’ensemble des parlementaires communistes, députés et sénateurs, mon opposition totale, non seulement au changement de statut de l'établissement public, mais également à la transposition de la directive votée en 2008 qui prévoit la libéralisation totale des activités postales au 1er janvier 2011. Nous estimons que loin de donner de nouvelles marges de manœuvre à ce groupe public, cette nouvelle déréglementation prive « La Poste » des moyens de mener à bien ses missions de service public notamment en termes d'aménagement du territoire et de satisfaction des besoins de nos populations et ce , quelque soit leur lieu d’habitation. Aujourd'hui déjà, la « « Poste » est soumise à des pressions importantes pour améliorer sa compétitivité économique au détriment de ses missions au service du public. De nombreux bureaux de postes ont déjà été fermés, transformés en simples points de contact ou en agences postales communales, des suppressions d'emplois ont conduit à réduire l'amplitude d'ouverture des bureaux. L'accessibilité bancaire est largement remise en cause par la filialisation de la banque postale ainsi que par banalisation du livret A. De plus, cette ouverture du capital, malgré les assurances données que celui ci reste 100% public, constitue de fait un premier pas vers la privatisation de la poste. En effet, les exemples sont aujourd'hui nombreux où l'ouverture du capital des établissements publics s'est finalement transformé en une privatisation pure et simple, comme cela fut le cas pour EDF et GDF ou bien encore pour France Telecom. Le refrain est bien connu : on transforme en société anonyme puis on privatise. Les sénateurs du groupe communiste, républicain et citoyen et les sénateurs du parti de gauche soutiennent les initiatives du comité de défense de La Poste et notamment la tenue de votations citoyennes le 3 octobre prochain, dans le plus grand nombre de localités. Par conséquent, ils demandent au Président de la République le retrait du texte en l'absence de mise en œuvre d'un référendum institutionnel sur l'avenir du service public postal. En tout état de cause, ils seront, si ce texte est examiné par le Sénat, des opposants déterminés à ce projet de loi qui lamine ce service public de proximité, auquel les citoyens sont attachés. Pour ma part je m’engage dès aujourd’hui à faire aboutir dans la plus grande concertation, avec tous les acteurs concernés, cette mobilisation dans notre département du Pas de Calais.

 

Jean-Claude Danglot, sénateur PCF du Pas de Calais

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Pourquoi je suis robespierriste ?

28 Juillet 2009, 14:30pm

Publié par Xavier

http://membres.lycos.fr/discours/robespierre_avant.jpg


1758-1794. Il était la figure de proue de la Révolution, on lui a fait porter la responsabilité de la Terreur. Plus de deux siècles ont passé et justice ne lui a pas encore été rendue.

Je n’ai pas écrit le Robespierre dont on m’avait passé commande. Est-ce une excuse que de rappeler qu’Albert Mathiez avait lui aussi bronché devant l’obs-

tacle ? Cela dit, nous ne manquons pas de biographies qui se comptent par milliers. Mais l’un des personnages les plus éminents de la Révolution, comme de notre histoire, vient encore de se voir refuser l’attribution d’un nom de rue à Paris, la municipalité estimant que « sa personnalité n’est pas incontestable ». Dans les sondages, La Fayette caracole en tête ; plus bas, Danton et Robespierre dépassent 30 % de jugements favorables mais avec autant d’avis hostiles pour Robespierre…

C’est le produit d’une longue histoire biséculaire, quand les Thermidoriens, après sa chute, l’ont anathématisé, associant son image à celle de terreur et de dictature. Depuis lors, dans l’historiographie comme dans l’opinion, Robespierre a été dénoncé par les ennemis de la Révolution, mais aussi bien par Michelet, comme l’hypocrite mégalomane « pontife de l’être suprême », défendu par l’aile gauche républicaine, partagée cependant, quand, au début du XXe siècle, l’historien radical Alphonse Aulard et Albert Mathiez s’affrontaient par héros interposés, Danton contre Robespierre. Jaurès, pour sa part, avait tranché, écrivant qu’aux Jacobins, il serait allé s’asseoir au côté de Robespierre. Le combat n’a pas désarmé depuis lors. En 1988, j’étais encore sur la brèche délivrant à Arras mon discours « Pourquoi nous sommes encore robespierristes ». Je ne le reprendrai pas ici, même si je persiste et signe, en évoquant la carrière de mon héros. Maximilien Robespierre est né à Arras en 1758 d’une famille de bourgeoisie modeste, délaissée par le père après la mort de la mère. Ce fils aîné studieux, après de brillantes études au collège d’Harcourt, a été à Arras un avocat connu, plaidant des causes philanthropiques. Cela lui a valu d’être élu député du tiers état d’Arras aux états généraux.

à la Constituante, où certains affectent de se moquer de son sérieux, il s’impose par sa conviction. « Il ira loin, il croit tout ce qu’il dit » (Mirabeau). Engagé dans tous les combats démocratiques, il réclame le suffrage universel, prône l’abolition de l’esclavage, et soutient un projet d’abolition de la peine de mort. Sa rectitude et son ombrageuse honnêteté l’imposent comme « l’Incorruptible ». S’il a obtenu que les Constituants ne puissent pas être réélus, il ne s’efface pas sous la Législative. à la tribune des Jacobins, il bataille contre Brissot, de l’hiver au printemps 1792, dénonçant les périls d’une entrée en guerre. Il n’est pas homme des journées révolutionnaires, mais au lendemain du 10 août 1792, il se retrouve en tête de la députation de Paris à la Convention nationale. Un des leaders du parti montagnard, il est l’objet de violentes accusations à aspirer à la dictature, dont il se lave avec hauteur. Lors du procès du roi, il tranche : « Louis n’est pas un accusé, vous n’êtes pas des juges… vous avez un acte de providence nationale à exercer. »

La mise en place du gouvernement révolutionnaire après la chute de la Gironde le voit entrer au Comité de salut public le 27 juillet 1793, après Couthon et Saint-Just, constituant avec eux une sorte de triumvirat au sein de la direction collégiale de douze membres. Et certes, il assume un magistère personnel. Une dictature ? On l’a trop répété. Acceptant la Terreur comme recours nécessaire, Robespierre ne la sépare pas de la vertu, clef de voûte de la Cité, qu’il fait cautionner par la proclamation de la croyance à l’être suprême lors de la fête du 20 prairial an II, apothéose personnelle mais aussi annonce de sa chute. Après l’élimination des factions du printemps 1794, à droite Danton et les Indulgents, à gauche, Hébert et les « exagérés », comme avec la mise au pas du mouvement populaire, Robespierre est confronté, dans une France reconquise et victorieuse sur ses frontières, au départ de la Terreur dont on lui fait porter la responsabilité, comme aux intrigues et aux tensions grandissantes à la Convention, aux comités mêmes.

Il se replie dans l’isolement, ne revenant à l’Assemblée qu’à thermidor, pour dénoncer en termes trop vagues les ennemis de la Révolution : le complot ourdi contre lui le voit décrété d’arrestation, lui et ses amis, le 8 thermidor. Il n’a pas voulu s’appuyer sur la mobilisation des sections fidèles. Blessé d’un coup de pistolet, Robespierre, son frère et ses amis, Couthon, Saint-Just, Lebas, sont guillotinés le 9 thermidor, dans l’indifférence parfois hostile de la foule.

Ce bout de chemin fait ensemble nous permet-il de comprendre à la fois le rayonnement de cette figure de proue et sa disgrâce ? S’impose la grandeur de l’homme d’état, à nous comme à ses contemporains, même les plus hostiles. La clairvoyance de celui qui a indiqué la ligne juste face au péril de guerre en 1792, la conduite de la politique d’alliance avec le mouvement populaire, la gestion du gouvernement révolutionnaire en l’an II, entre périls et lutte des factions…

Une pensée se reflète dans sa continuité, l’affirmation de l’amour du peuple. Dès 1789, le défenseur du peuple osera affirmer : « Nous sommes les sans-culottes et la canaille. » D’entrée, aux côtés de tous les déshérités, les exclus, les juifs, les comédiens, les esclaves, les soldats et leur famille, il a avec intransigeance énoncé les principes d’une démocratie en réclamant le suffrage universel puis en se faisant le défenseur de la République. Le pacifiste universaliste de 1792 s’est retrouvé sans contradiction à la pointe du patriotisme intransigeant. L’Incorruptible s’est imposé ainsi à la Convention, comme aux masses populaires mobilisées.

Voilà bien une hagiographie, dira-t-on ? Certes non, et pas plus que mes prédécesseurs en robespierrisme, de Georges Lefebvre à Albert Soboul, je n’ai l’intention de justifier ou d’excuser. On a dit les limites de la vision sociale de Robespierre, qui sont celles de son projet de déclaration des droits en 1793. Un droit de propriété confirmé mais borné par le respect de la propriété d’autrui et par le droit à l’existence de tous : « Il faut que l’homme vive indépendant. » On a pu dénoncer son « système » justifiant dans les grands rapports de l’an II la Terreur comme indissociable de la Vertu, valeur clef de la Cité qu’il aspire à reconstruire. Assumant sa responsabilité, il a certes envoyé à la mort des représentants de l’Ancien Régime comme aussi ses adversaires et anciens amis, Danton, Desmoulins. Mais l’emballement de la Grande Terreur de l’été 1794, en prairial, n’est point de son fait. Pour sortir de la Terreur, son rêve s’est exprimé à travers ses grands rapports dans la proclamation célèbre qui conduit à la fête du 20 prairial an II : « Le peuple français reconnait l’existence de l’être suprême et d’immortalité de l’âme. » Plus qu’une mesure de circonstance pour frapper l’hébertisme déchristianisateur ou l’habillage d’un culte patriotique, ce projet reflète la conviction profonde de Maximilien, croyance en un dieu dont le temple est la nature, comme chez Jean-Jacques Rousseau. Point n’est question de contester leur dimension religieuse sans pour autant aller jusqu’à un Robespierre « mystique ». Pour moi, à la base, s’inscrit l’angoisse de Robespierre telle qu’elle monte en lui dans la solitude des derniers temps : « Les bons et les méchants disparaissent de ce monde… » mais ce ne peut être dans le néant. Pour que la vertu ait un sens, l’immortalité - cette « illusion » peut être est nécessaire - et l’être suprême aussi. « Fuite en avant dans la métaphysique » ? Après Georges Lefebvre et Albert Soboul, qui l’ont esquissée, cette formule laconique de Claude Mazauric peut être admise comme l’argumentaire auquel elle s’associe : face à ses contradictions, Robespierre, incapable en son temps, en ces lieux et dans le cadre qui lui est imposé par l’histoire, d’une révolution bourgeoise, voit son rêve s’effondrer quand la révolution populaire se glace et quand ses ennemis triomphent. Il ne lui reste plus qu’à s’en remettre, le 8 thermidor, à ses fidèles comme à nous : « Je vous laisse ma mémoire, elle vous sera chère et vous la défendrez. » Voila pourquoi nous sommes encore quelques robespierristes.

Michel Vovelle Professeur honoraire à la Sorbonne, historien spécialiste de la Révolution française

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Libérez Salah Hamouri!

27 Juillet 2009, 19:30pm

Publié par Xavier

http://schlomoh.blog.lemonde.fr/files/2009/03/salah-hamouri-001-17-07-2008-10-21-39.1236338801.jpg


Le jeune Franco-Palestinien est emprisonné depuis plus de quatre ans . Sa demande de remise de peine sera examinée le 28 juillet 2009.


Mille cinq cent quatre-vingt -dix jours derrière les barreaux. Depuis plus de quatre ans, Salah Hamouri, vingt-quatre ans, est enfermé dans une prison israélienne, située dans une colonie en Cisjordanie. Jusqu'à ce jour, aucune preuve n'a été apportée sur les faits qui lui sont reprochés par les autorités israéliennes.

Le 28 juillet 2009, un tribunal installé dans la prison de Gilboa, où le jeune homme est détenu, examinera la remise de peine déposée pour Salah Hamouri. Ce dernier a accompli les deux tiers de sa peine. Il peut donc, conformément au droit israélien, être libéré. Cette opportunité ne doit pas être bafouée. Même si un gros manque d'intervention du gouvernement français est à déplorer, de nombreuses voix se sont élevées en France. Les autorités israéliennes y sont toujours restées sourdes. Depuis 2007, une pétition exigeant la libération du jeune Fanco-Palestinien circule dans l'Hexagone. À la suite de l'annonce de l'examen de cette remise de peine, le conseil régional de PACA et le conseil général de la Gironde ont d'ores et déjà voté une motion pour l'intervention de l'État français dans la libération immédiate et sans conditions de Salah Hamouri. Le président du conseil général de Loire-Atlantique a adressé une lettre à Nicolas Sarkozy pour demander une intervention de l'Élysée. Le président député à l'Assemblée nationale a, quant à lui, adressé une lettre à Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères, pour les mêmes raisons. Patrick Le Hyaric, député au Parlement européen, a envoyé une lettre à Benito Ferrero-Waldner, le commissaire aux relations extérieures et à la politique européenne de voisinage, ainsi qu'à Javier Solana, le haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune. Patrick Le Hyaric rappelle que « compte tenu de l'inexistence des charges qui pèsent contre lui » et de sa « bonne conduite en prison depuis quatre années », une intervention auprès des autorités israéliennes est légitime. Le député au Parlement européen rappelle que « son emprisonnement ne peut avoir que des raisons politiques ».

Le jeune Franco-Palestinien a été arrêté en 2005, victime d'une dénonciation anonyme. Il serait passé en voiture devant le domicile du rabbin Ovadia Yossef, connu pour ses positions anti-arabes. Salah Hamouri était alors accompagné de militants du Front de libération populaire de la Palestine (FPLP). Trois mois plus tard, il est accusé d'avoir eu l'intention de commettre un attentat contre le rabbin Yossef. Ces faits n'ont jamais été avérés. Il s'agit donc d'un délit d'intention et d'opinion. Condamné à sept ans de prison, Salah Hamouri est aujourd'hui considéré comme un terroriste. Mais cette condamnation prononcée par un tribunal militaire d'occupation est illégale au regard du droit international. En 2008, Israël avait décidé de libérer 227 prisonniers palestiniens, dans le cadre du soutien politique à Mahmoud Abbas. Salah Hamouri n'en faisait pas partie. Cette fois, la France doit plus que jamais se mobiliser.

Valentine Lecluse l'Humanité du 20/07/09

pétition pour la libération de Salah Hamouri:

 

 

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TAXE CARBONE : ENCORE UN MAUVAIS COUP SUR LE POUVOIR D’ACHAT DES SALARIES ET DES RETRAITES !

24 Juillet 2009, 19:52pm

Publié par Xavier


Les plus anciens d’entre nous se souviennent certainement du dicton populaire qui avait cours pendant la « quatrième république » lorsque les gouvernements alternaient et ne tenaient que quelques mois,image_carbone.jpg voire quelques semaines : « Un ministre socialiste arrive c’est donc une nouvelle taxe qui va nous tomber dessus ! » Certes l’histoire ne repasse pas les mêmes plats, dit-on, mais force est de constater que nous vivons, à gauche, une période bien étrange sur le plan des repères…

En effet, Michel Rocard, mandaté par Sarkozy, vient de confirmer, au nom d’un prétendu consensus de personnalités qualifiées s’arrogeant une fois encore le droit de dire ce qui serait bon pour notre pays, que la taxe carbone serait mise en œuvre dès 2010. Cette taxe aurait notamment pour objet de compenser l’allégement de la taxe professionnelle, contre l’avis des associations d’élus. Une fois encore, les principaux contribuables qui paieront la nouvelle taxe carbone seront les ménages puisque celle-ci sera incluse dans le prix des carburants et sur les factures de chauffage. 8 centimes de plus sur le litre de super sans plomb et quelques autres de plus pour le fuel domestique ou le chauffage au gaz, voilà le prix qu’il conviendra de payer, et jusqu’à 300 euros par an ! Venant peu de temps après l’annonce de la hausse des charges locatives liée au financement des économies d’énergie, voici clairement des mesures qui vont continuer à diminuer le pouvoir d’achat des salariés, des retraités et des familles. Les ménages paient déjà un lourd tribut en matière de taxes et il n’est pas inutile de rappeler que c’est la TVA qui grève le plus les budgets populaires. De fait, les salariés les plus modestes, ceux dont les revenus sont trop faibles, bien souvent, pour pouvoir habiter près de leur lieu de travail, seront les premières victimes de cette contribution habilement baptisée « climat énergie ». La cause de la défense de l’environnement doit elle passer par une nouvelle mise en cause de l’égalité devant l’impôt ? S’il faut agir pour l’environnement, ce qui est indispensable, pourquoi ne pas réserver l’allégement de la taxe professionnelle aux seuls investissements éco responsables ? Pourquoi ne pas consacrer une partie des 25 milliards d’euros de la taxe sur les produits pétroliers au financement de la protection de l’environnement, à l’amélioration des performances énergétiques des immeubles et logements ? On peut d’ailleurs se demander comment les 8 milliards d’euros de la taxe carbone pourraient, par miracle, faire demain ce à quoi les 50 milliards d’euros de l’actuelle fiscalité environnementale n’ont pas encore permis de faire ? Je suis intervenu à plusieurs reprises lors du débat sur le « Grenelle de l’environnement » pour défendre ces propositions mais il paraît indécent pour le gouvernement et sa majorité de parler des moyens financiers et de justice sociale lorsque s’agit surtout d’évoquer de manière abstraite les enjeux environnementaux. Les Sénateurs du groupe CRC SPG, , sont clairement opposés à l’instauration d’une nouvelle taxe venant ponctionner un peu plus le pouvoir d’achat des salariés, des retraités et des familles populaires. Nous réaffirmons notre opposition résolue à la mise en place de la taxe carbone version Sarkozy, Juppé et Rocard."

Par Jean-Claude Danglot

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Bruxelles fait déborder le lait

24 Juillet 2009, 10:22am

Publié par Xavier

Xavier Compain (à gauche), aux côtés de Gérard le Puill et Daniel Dewalle lors de la  Fête de la Terre, 13 juin 2009 à Adinfer.


“Dans son rapport présenté ce jour, la commissaire Européenne à l’agriculture, Mariann FISHER BOEL, campe sur les conclusions libérales du bilan de santé de la PAC acté fin 2008. Sourde aux revendications, sociales et économiques des éleveurs laitiers, elle est arrogante à l’égard du Parlement Européen, qui appelle à des mesures de gestion de crise.

Bien qu’anticipant une dégradation continue, du marché mondial du lait, la commissaire Européenne n’entend pas remettre en cause la disparition des quotas laitiers au 1er avril 2015, et ne discutera pas d’une augmentation des prix d’orientation sur les marchés.

Le dessein de la Commission, conduite par J-M BARROSO et de démanteler toute organisation de la production laitière, et de livrer les producteurs aux prix mondiaux où seul le marché fait loi.

L’effet d’annonce d’hypothétiques aides, ne prennent pas à bras le corps, la chute du litre de lait, divisé de moitié depuis 2007.Avec cynisme, le Ministre de l’Agriculture Français, B LE MAIRE, donne rendez vous le 1er octobre aux producteurs, souhaitant une contractualisation avec les entreprises.

Aujourd’hui, les payes de lait à 245 €/1000 litres sont bien loin de 400 €/1000 litres, rémunérant décemment le travail.

L’objectif de nourrir la planète, oblige la naissance d’un nouvel ordre alimentaire. Comme toutes les régions du monde, l’Europe doit définir ses politiques publiques agricoles et alimentaires, répondant à l’exigence de souveraineté alimentaire.

Pour le PCF, l’agriculture, doit être extirpée de la logique de prix mondiaux, conduite par l’OMC.

L’Europe, doit se doter d’outils de gestion des volumes, et de répartitions par exploitation après 2015. L’instauration d’un prix minimum indicatif européen est urgent.

L’Europe, doit légiférer sur la répartition de la plus value entre producteurs, industries agroalimentaires, et grande distribution, permettant l’accès des produits laitiers aux consommateurs.

La France, doit encadrer les marges de la grande distribution, par l’outil coefficient multiplicateur, fixé par décret.

L’attribution des références laitières, doit favoriser les jeunes agriculteurs, les plus modestes.

L’avenir de la filière laitière, dépend d’orientation en faveur de produits de qualités, de valorisation du savoir faire des territoires, et de création de valeurs ajoutées.

Le PCF, invite dans les luttes, lors des initiatives d’été, de la Fête de l’Humanité, celles et ceux, paysans, consommateurs, qui ont en commun le devenir, alimentaire et agricole, à faire front.

Xavier Compain, responsable national Agriculture, Pêche et Forêt du PCF”

Paris, le 22 juillet 2009.

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Quand France Télévision oublie les coureurs…

22 Juillet 2009, 21:17pm

Publié par Xavier

http://www.adobuzz.com/cache/visuels/news/8164-340x200.jpg
Scène télévisuelle totalement improbable, ce soir, peu après l’arrivée des tout premiers échappés sur la ligne, au Grand-Bornand. Les frères Schleck avec Contador venaient d’en finir, une caméra s’attarda, un peu plus deux minutes après, sur la chevauchée terminale du Texan, flanqué de Nibali et de Klöden, pas loin, et puis… et puis plus rien !

Six coureurs seulement avaient alors atteint le but de la « plus belle étape alpestre » de ce Tour 2009, que, déjà, Gérard Holtz tendait son micro à notre chef de l’Etat, alias Nicoléon, venu là « par passion », dit-il, à la fois pour le Tour mais aussi - et surtout - pour Lance Armstrong.

Près de sept minutes d’entretien…

Pendant ce temps-là, une bonne quarantaine de coureurs avaient eu la chance et le plaisir d’arriver au bout de leur effort, exténués. Mais pour eux, pas d’image. Pas de son. Pas de commentaire. En somme, aucun respect pour eux. Seul comptait la parole présidentielle. Quelques rires, d'abord, éclatèrent en salle de presse. Suivi de quelques signes de désaprobation venant plutôt des rangs des confrères étrangers.

On hésite dans notre appréciation. Le retour de l’ORTF ? Ou l’apparition d’une Pravda version UMP ?
Vive le sport sur France Télévision !!!

A plus tard…

Jean-Emmanuel Ducoin

http://letour2009.blogspot.com/

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Le cahier de vacances du Parti communiste

18 Juillet 2009, 18:02pm

Publié par Xavier

cahier vacances PCF

 

Le Parti communiste français (PCF) glisse avec humour sur la vague de succés des cahiers de vacances. Cet été, le PCF va distribuer 1,5 million d'exemplaires de son carnet d'été de 8 pages. A travers des QCM, des jeux des deux erreurs ou encore des labyrinthes, les Français de 5 à 95 ans pourront réviser l'actualité politique et économique de l'année.

Réponse A, B ou C

Exemple de question posée: "En octobre 2008, Nicolas Sarkozy met 360 milliards d'euros à la disposition des banques sans contreparties, combien cela représente-t-il de SMIC mensuels? Réponse A, B ou C". Le ton est donné.

Consultez le cahier de vacances du Parti communiste ici.

Tester votre "Front de gauche-compatibilité"

En cas de doute, vous pourrez toujours tester votre "Front de gauche-compatibilité" sous la forme d'un test inspiré du modèle des magazines féminins.

 

Disponible à la section, et bientôt dans votre boîte au lettre...

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Expression directe du PCF - juillet 2009

17 Juillet 2009, 09:26am

Publié par Xavier

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.Marie-George Buffet répond à la lettre de Martine Aubry

16 Juillet 2009, 17:09pm

Publié par Xavier

http://www.lepoint.fr/content/system/media/1/200906/49907_buffetaubryune.jpg"Chère Martine,

La situation du pays est grave. C’est par ces mots, que nous ne pouvons que partager, que débute la lettre que tu viens de nous adresser. Mais à ce constat, qui impose effectivement à toutes les forces de gauche des responsabilités particulières, j’en ajoute d’emblée un second : si la situation du pays est grave, celle de la gauche l’est aussi. Et il y a des raisons à l’une et l’autre de ces situations.

La crise que connaissent notre pays, l’Europe, le monde n’est pas une crise de plus. Elle est, à nos yeux, une crise globale du système capitaliste mondialisé. Après avoir construit, ces dernières décennies, la domination renforcée des multinationales et des marchés financiers, et la croissance exponentielle des profits sur l’écrasement des revenus salariaux, sur la mise en concurrence systématique des salariés, des peuples et des territoires, sur le recul des protections sociales et des politiques publiques au profit de la marchandisation accrue de toutes les activités humaines et des ressources naturelles, les partisans de ce système cherchent aujourd’hui une sortie de crise dont les salariés paieraient l’addition. C’est inhumain, profondément injuste et totalement inefficace. On ne sortira plus de telles crises sans s’attaquer à la domination de ces logiques. La crise écologique et climatique est d’ailleurs le résultat des ces politiques de profit court-termistes, poussant à un productivisme aveugle, ignorant la nécessité d’apporter des réponses durables aux besoins humains, dans le respect des populations et des éco-systèmes. L’hégémonie capitaliste sur le monde a de surcroît conduit à l’amplification d’une très grave crise démocratique qui met à mal à tous les niveaux la légitimité de choix imposés aux populations contre leurs intérêts et ceux de l’avenir de la planète. C’est particulièrement vrai de la construction européenne actuelle, qui bafouant le « non » des Français en 2005 et exigeant aujourd’hui des Irlandais de revenir sur leur vote, s’acharne à mettre en œuvre le traité de Lisbonne et ses orientations libérales. La France est entrée dans cette crise alors même que la droite au pouvoir, avec à sa tête Nicolas Sarkozy, accélérait la mise en œuvre de toutes les politiques libérales dont la crise manifeste l’échec cinglant. La France et son peuple subissent ainsi, avec la crise capitaliste et la politique de Nicolas Sarkozy, une double peine. Si dans ces conditions le programme de l’UMP était mené à son terme, ce serait catastrophique pour l’avenir de notre pays. La France en sortirait défigurée.

Conscient du danger, notre peuple a clairement manifesté ces derniers mois son opposition à la poursuite de cette politique. Mais sans alternative politique à la hauteur, cette opposition populaire risque d’être condamnée à l’impuissance. Et la droite ne manquerait pas d’exploiter plus encore le désarroi que cela nourrirait.

Il y a donc effectivement urgence à relever le défi de la construction d’une alternative politique à gauche. Mais il ne suffira pas pour cela de lancer des appels miracles au rassemblement, quand à l’évidence l’état actuel de la gauche renvoie à de très sérieux débats sur l’analyse de la crise et sur la nature des ruptures à opérer pour en sortir. Tu invites à défricher les voies d’une « nouvelle démarche de rassemblement à gauche ». Cela passe par une confrontation transparente, associant le débat public populaire, sur ces choix. La gauche est divisée et elle doit s’unir. Oui, mille fois oui, mais seule la clarté des choix et du projet à mettre en œuvre peut l’unir. Cela vaut à nos yeux pour toutes les échéances, sociales ou électorales. C’est d’ailleurs cette double ambition, pour nous indissociable, de la clarté du projet et du rassemblement le plus large jusqu’à constituer une majorité populaire et politique, qui nous conduits à vouloir poursuivre et élargir la démarche du Front de gauche que nous avons initié avec de premiers succès lors de l’élection européenne.

Autant le dire franchement, si des mobilisations sociales ou des batailles parlementaires nous permettent de nous retrouver, et jamais nous ne refuserons les possibles fronts d’action contre la politique de la droite, nous ne percevons pas à l’heure qu’il est la clarté nécessaire dans les positions du Parti socialiste sur l’Europe, le financement des retraites, la réforme des institutions, pour ne prendre que ces exemples d’actualité. Et que dire de la répétition d’alliances locales avec le Modem, en totale contradiction avec les intentions affichées dans ta lettre.

L’état d’esprit constructif qui nous anime face aux dangers de la situation actuelle me conduit évidemment à accepter la proposition de rencontre que tu formules. La situation du pays et celle de la gauche sont suffisamment graves pour ne négliger aucune démarche de dialogue entre forces de gauche. Mais je le répète, c’est un échange sérieux que nous voulons, sur le fond des choix devant lequel se trouve la gauche, et non d’une démarche de façade ou de replâtrage."

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF

Paris, le 15 juillet 2009.

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Voyage à Cuba, les jeunes communistes font acte de solidarité !

15 Juillet 2009, 21:32pm

Publié par Xavier

http://cuba2009.elunet.fr/public/cuba2009.elunet.fr/theme_cuba/logo_cuba.jpgPour les 50 ans de la révolution les jeunes communistes envoient 115 jeunes à Cuba

Les jeunes communistes envoient cet été 115 jeunes en voyage de solidarité à Cuba du 15 au 29 juillet 2009  Cette initiative d’ampleur découle de la volonté de faire partager avec un maximum de jeunes une expérience unique de découverte, d’échanges avec le peuple cubain.

Ce voyage sera rempli de rencontres en tous genres avec des associations, l’administration, les jeunes communistes cubains... Mais ce voyage sera aussi le moment de la mise en place d’une solidarité concrète. En effet, les jeunes communistes vont aider pendant quelques jours les cubains aux travaux agricoles. Suite aux trois ouragans qui sont passé sur l’île, cette solidarité est plus nécessaire que jamais.


Vous pourrez trouver la suite de nos aventures au jour le jour sur ce site :

www.cuba2009.jeunes-communistes.org

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Lance Armstrong, l'abus! (article extrait du journal Le Monde)

12 Juillet 2009, 22:45pm

Publié par Xavier

http://www.decitre.fr/gi/33/9782876232433FS.gifL'indésirable du Tour de France
C'est un portrait taillé à l'Opinel, des mots dégoupillés qui explosent à chaque page, un livre qui veut mettre à terre un cycliste admiré sur les cinq continents. Un pamphlet qui annonce le retour du "néant de la route" au "dédain suffocant" qui ne sait vendre que "du fantasme de masse". Dans Lance Armstrong, l'abus! (éditions Michel de Maule), Jean-Emmanuel Ducoin ne cache pas son dégoût de revoir sur le Tour de France , le septuple vainqueur, après plus de trois années de retraite pour "réenfourche(r) la monture des sacrilèges".
Dans ce brûlot, l'auteur sort - un instant - de son rôle de journaliste, de commentateur froid et distant. Ce rédacteur en chef à L'Humanité a choisi de dénoncer un Armstrong qui n'a pas "écrit une ligne de la légende puisqu'il en a raturé sa définition même". Ducoin a couvert tant d'éditions de la Grande Bouche qu'on pourrait le confondre avec un ancien coureur. Il a vu le Texan grandir et modifier l'ADN poétique du Tour en un vulgaire Power Point.
Dans le fond, l'Américain a quitté, comme la plupart des sportifs, l'espèce humaine, transformé en rat de laboratoire. Tels sont ses mots. "La vérité ? Jadis les dopages étaient dérisoires, les exploits considérables. Depuis vingt ans, les dopages sont considérables, les exploits dérisoires. Voilà tout. N'y revenons plus."
Ducoin ne s'attarde pas sur les traces d'EPO trouvées dans les urines d'Armstrong, en 1999, lors du premier Tour victorieux du coureur cycliste, mais il retrace avec justesse les raisons du "come-back" : sa lutte contre le cancer et sa Fondation au fonctionnement trouble, la complicité des instances internationales du cyclisme et d'Amaury Sport Organisation, propriétaire du Tour...
Ducoin n'est pas un anti-Armstrong : il est juste amoureux du Tour de France, mélancolique d'un temps où la sueur et la souffrance étaient la plus belle des récompenses. Ducoin n'est pas haineux, mais défend son "patrimoine" dénaturé par un "impérialiste de l'après-Reagan".
Certes l'auteur perd volontairement de son objectivité, mais il reste journaliste. Il révèle que, lors du Tour 2003, "les proches d'Armstrong avaient fait acheminer des poches de sang, préparées à l'avance, dans un lieu inviolable : le consulat des Etats-Unis, à Bordeaux !" Jean-Emmanuel Ducoin n'accepte plus "qu'on pisse une fois encore sur le prestige de Coppi et d'Anquetil". "Armstrong, go home !", clame-t-il tel un général de Gaulle du braquet. Un livre dédié "au cycliste inconnu".
Mustapha Kessous

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Réactions a la demande d'augmentation des tarifs EDF

10 Juillet 2009, 13:54pm

Publié par Xavier

Jean-Pierre Brard (PCF)http://www.energie-reduc.com/images/articles/Compteur_electrique.jpg

 "On prend les Français pour des imbéciles, c'est normal de s'endetter. On essaie de faire peur sur l'endettement pour justifier une augmentation de 20% qui n'est destinée qu'à accumuler de l'argent pour des opérations hasardeuses à l'étranger et rémunérer les actionnaires qui n'ont rien à voir avec le service public"

Yves Cochet (les Verts)

"(..)il y a une vérité des coûts de l'énergie qu'il faut assumer devant les Français quand on est un politique responsable. Mieux vaut une hausse régulière des tarifs plutôt que de laisser croire que l'énergie va continuer à être bon marché. Il faut que le consomateur apprenne à restructurer son budget pour tenir compte de l'augmentation à venir des prix de l'électricité".

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Les socialistes soutiennent Jerzy Buzek représentant de la droite conservatrive

10 Juillet 2009, 13:28pm

Publié par Xavier

http://static.parlorama.eu/img/big/big-28134.jpghttp://www.europarl.europa.eu/mepphoto/28269.jpgPour la première fois, deux candidats se disputent la présidence du Parlement européen; Eva-Britt Swensson (féministe, écologiste, candidate de la Gauche Unitaire Européenne) et Jerzy Buzek (représentant de la droite conservatrice, Parti Populaire Européen).

La petite chanson sur l'Europe sociale et les beaux discours électoraux à peine terminés, les élus socialistes soutiennent  le Polonais conservateur à la présidence du Parlement.

Ce candidat  des plus réactionnaires se vante "d'avoir fermé 22 mines dans sa région sans que cela pose le moindre problème" et des "bienfaits des privatisations qui permettent d'apporter de l'argent dans l'économie de son pays"

Les socialistes justifient leur soutien par la négociation d'un mandat de deux ans et demi, à tour de rôle avec le PPE...

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Non à la "vidéo surveillance"!

10 Juillet 2009, 13:07pm

Publié par Xavier



http://www.atelier-idees.org/www/images/stories/videosurveillance.jpgL'équipe municipale prévoit l'installation d'un dispositif de vidéo surveillance dans les rues de la "Belle endormie" d'ici 2010.

Alors que de l'aveu même de Frédéric Leturque, élu en charge du dossier,  « nous avons la chance de vivre dans un territoire assez paisible »

Sans même consulter les citoyens,  l'équipe municipale décide d'y consacrer un budget de 650 000 euros, alors même que les associations, notamment celles qui s'occupent d'éducation populaire perçoivent de moins en moins de subventions.

La Ligue des Droits de l'Homme  est particulièrement active contre ce  dispositif qu'elle juge "liberticide" et révélateur d'un "projet de société qui place les moyens technologiques plutôt que le lien social".

Nous partageons pleinement ce point de vue et sommes mobilisés pour faire échec à ce projet symbolique de la politique sécuritaire du gouvernement.

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Suivez le tour de France avec Jean-Emmanuel Ducoin

6 Juillet 2009, 18:11pm

Publié par Xavier

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Hénin-Beaumont : le Front national à pas de loup

1 Juillet 2009, 18:21pm

Publié par Xavier


http://accel21.mettre-put-idata.over-blog.com/0/10/54/39/loup-de-face.jpgMunicipales . La liste de Pierre Ferrari (PS-PCF-MRC-Modem) se désiste pour éviter une triangulaire et faire barrage au FN.

Hénin-Beaumont

(Pas-de-Calais),

correspondance particulière.

Hénin-Beaumont, hier. Près de 30 degrés au thermomètre. Sur le marché, pastèques et robes légères. On dirait le Sud. Dans une vitrine, poêles et pelles à charbon. La maison de quartier Maurice-Thorez, natif de la ville voisine. Sur la façade de la mairie, des caryatides avec leur barrette de mineur et ce vitrail dans le hall, avec trois mots : « Travail, Justice, Solidarité ». C’est le Pas-de-Calais ouvrier, la terre des « boyaux rouges »

Pas de fusion

à gauche

Sur le marché, Pierre Ferrari (PS) et David Noël, dirigeant local du PCF. Ils étaient sur une liste de rassemblement au premier tour des élections municipales. Arrivée en troisième position derrière le FN avec 17,01 % des voix et derrière le divers gauche Daniel Duquenne (20,19 %), la liste Ferrari se désiste pour éviter une triangulaire qui donnerait toutes ses chances au FN, en tête dimanche dernier avec 39,34 %, la liste Duquenne ayant refusé toute fusion. L’ancien maire PS, Gérard Dalongeville, lui, est toujours en prison. La justice a confié l’avenir de la ville aux électeurs héninois et beaumontois. Cette double appellation des habitants est le résultat de l’unification de deux communes, en 1971. Marine Le Pen, seconde sur la liste FN conduite par Steeve Briois, a appris tout cela. Même si elle n’a qu’une adresse de passage. Tout le monde le sait. Tout le monde sait aussi que l’extrême droite n’a réellement commencé à siéger au conseil municipal que « quand ça commençait à sentir le roussi pour l’ancien maire ». Plus de flamme tricolore : le FN avance ici à pas de loup sous un masque de brebis, tout en blondeur et sourires. D’ailleurs ici, on ne vote pas « Le Pen ». On vote « Briois » ou « Marine ». « Elle n’est pas comme son père, hein ? », lâche une électrice, pour se donner bonne conscience. Ou se rassurer…

« Hénin

brûle-t-il ? »

Pas d’autres figures politiques en vue : les médias entourent Pierre Ferrari et David Noël. Un marchand de tee-shirts lance, provocateur : « Vivement que le FN remette tous ces feignants au travail ! Ras-le-bol de leur filer le RMI ! » « Vous insultez vos propres clients ! », réplique une militante socialiste. La conversation s’engage. Battre le FN ? C’est pas gagné. La participation ne risque-t-elle pas d’être encore inférieure à celle de dimanche dernier en raison des vacances ? Daniel Duquenne doit rassembler 30 % de plus qu’au premier tour. Pour certains électeurs, « le FN ne pourra pas faire bien pire que l’ancien maire ». Réaction d’Ahmed : « Ce sera pire ! La haine va augmenter et la délinquance aussi ». Un tract FN circule. Daniel Duquenne refuserait de débattre à la télé. Un soutien du candidat républicain, présent lui aussi sur le marché, répond calmement à tous les arguments : « Ce n’est pas Duquenne seul qui doit battre le FN, ce sont les Héninois ».

La Ligue des droits de l’homme appelle à ce que la campagne « reste digne ». Un électeur de gauche appréhende pourtant dimanche : « Il faudra me demander : Hénin brûle-t-il ? ». Référence au film de René Clément décrivant les dernières semaines avant la Libération de Paris en 1944.

Laurence Mauriaucourt

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