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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Suicide d’un ouvrier de PSA Mulhouse : le prix de la productivité

23 Juillet 2007, 19:38pm

Publié par Xavier



 
5 suicides en 6 mois dans le groupe PSA... sans parler de Renault Sandouville, Renault Guyancourt. L’hécatombe continue, insolente, silencieuse. Les « préoccupations » de Xavier Bertrand face à l’indicible, du ressenti des conditions de travail de l’ouvrier ou du cadre, s’attaquent bien peu au racine du mal de cette société du « travailler plus, parce que tout autre espoir est interdit »

Les conditions de travail se dégradent. De réorganisations, en licenciements, de restructurations en redéploiements des équipes, les profits augmentent parce que la productivité augmente, parce que les cadences, la réorganisation rationnelle, la maîtrise de l’ouvrier sont poussées au maximum. Mais qu’elles en sont les conséquences : recrudescence des suicides (constatée sur et en dehors des lieux de travail), développement des maladie liées au stress, morts prématurées, arrêt de travail pour raison de santé.

Trop, c’est trop : quel est le coût réel de ce « profit à tout prix » pour la société ? Ce coût n’est pas simplement financier, il est humain.

Faire de l’humain, la variable de l’ajustement de l’économie, là est le suicide des logiques du capitalisme moderne. Car comment continuer, dans des conditions difficiles, à donner toujours le meilleur de soi-même, toute une vie, sans reconnaissance d’autre sorte que « vous avez bien fonctionné en tant que variable d’ajustement ».

La logique actuelle du capitalisme financiarisé et de la mondialisation poussent toujours plus dans cette ornière : ce qui coûte cher dans un produit, ce sont les salaires et les hommes.

Nous disons : la vrai richesse, c’est le travail humain qui la constitue. Toute autre considération est suicidaire.

Et ceux qui font des bénéfices viendront nous parler de gestion de stress...

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Droit de grêve : de la manipulation de « l’intérêt général » (à l’intérêt de l’usager)

17 Juillet 2007, 15:53pm

Publié par Xavier



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Jules Adler, La grève au Creusot (1899)


 
Reconnaissons un mérite à la droite sarkozyenne : celui de la cohérence. Un jour, emportée par une frénésie dévorante, elle offre aux riches une fiscalité sur mesure, les exonérant du minimum de solidarité qu’ils devaient encore, jusqu’à présent, à la société. Le lendemain elle veut imposer une loi dont l’objectif non avoué est d’empêcher les salariés de se défendre.

Certes ce n’est pas ainsi que le gouvernement et ses soutiens médiatiques présentent le projet de loi examiné au Sénat. La main sur le coeur, ils jurent qu’ils ne veulent en rien s’attaquer au droit de grève. Ils affirment n’être animés que de la volonté de permettre aux usagers des transports en commun de pouvoir circuler les jours de grève.

La ficelle est un peu grosse mais la manoeuvre s’appuie sur les divisions entretenues par la droite, portées à leur paroxysme par Sarkozy durant la campagne électorale, entre le salarié grèviste, qui par définition « défend des intérêts corporatistes », et le passager du RER qui par définition est « pris en otage » par le premier. Il faut faire oublier que dans la plupart des cas, le voyageur du métro parisien ou des trains régionaux est aussi un salarié qui a des raisons d’être mécontent de ses conditions de travail ou de sa fiche de paie. Diviser entre elles les diverses catégories de salariés permet d’affaiblir le monde du travail dans son ensemble.

Au nom du « service minimum » dans les transports, la droite veut multiplier les obstacles à l’exercice du droit de grève. Exiger d’un salarié qu’il se déclare gréviste 48 heures avant le conflit est une atteinte à la liberté individuelle. Au nom de quel principe, une fois que les organisations syndicales ont déposé leur préavis de grève, pourrait-on empêcher un travailleur de prendre sa propre décision jusqu’au dernier moment ? Sauf à vouloir exercer sur lui une pression inacceptable et donner du temps à la direction de prendre les mesures qui limiteront au maximum l’effet de la grève.

Organiser un référendum au bout de huit jours de grève reviendrait à permettre à des salariés, même majoritaires, de priver d’autres travailleurs du droit de grève. On voit ici les manoeuvres auxquelles le patronat ne manquerait pas de se livrer.

Il faudrait être particulièrement naïf pour croire que ces limitations au droit de grève sont destinées à demeurer circoncrites aux transports publics. En l’occurrence le texte qui porte sur les trains et les bus est un cheval de Troie cherchant à s’introduire dans le droit du travail. Dans un premier temps les enseignants sont en ligne de mire des sénateurs de droite. Ils évoquent l’extension du service minimum à l’école sous le couvert de « l’accès au service public d’enseignement les jours d’examen ». Cela peut paraître à premier abord dénué de mauvaises intentions. C’est plus vraisemblablement un alibi pour étendre progressivement la loi à l’école. Avant de la généraliser à toutes les activités professionnelles.



Le danger est réel de voir notre pays reculer sur une question capitale des libertés publiques. Combien de morts ont jonché les pavés des cités ouvrières au 19è siècle, combien de vies ont été fauchées par les balles des lignards avant que le droit de grève fut reconnu, puis inscrit dans la Constitution comme lioberté fondamentale ? On ne touche pas impunément à un tel héritage. Alors la droite avance masquée sous le camouflage du « service minimum » qui existe déjà dans les faits, parle sans vergogne de la continuité du service public, tout en supprimant des dizaines de milliers de postes de fonctionnaires.

Tout se passe comme si le régime politique, dont Sarkozy a dessiné les contours la semaine dernière à Epinal, avait besoin de salariés muselés et de syndicats réduits à l’impuissance. Mais la messe n’est pas dite.

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Vous ne sentez pas comme une odeur?

13 Juillet 2007, 10:30am

Publié par Xavier

 

Voici le premier épisode du Miroir Bar. Ce premier épisode traite de la privatisation d'EDF et des retraites pour les fonctionnaires. Le e-torpedo recherche des fonds pour continuer cette aventure. Ce film est en creative comons avec des restrictions. Voir www.e-torpedo.net

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L’usine textile de Saint Laurent-Blangy au bord du gouffre

10 Juillet 2007, 20:16pm

Publié par Xavier

 

 

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Le groupe textile NYLSTAR, dernier fabricant européen de fil nylon, qui possède 5 usines ( dont celle de St Laurent-Blangy)  est  criblé de dettes.

Les puissants trusts RHODIA et la SNIA , l’un français, l’autre italien qui avaient racheté NYLSTAR à Rhône-Poulenc, ont donc décidé de  le larguer aux banques créancières, pour un tout petit euro symbolique. Mais les banques ne veulent plus de ce cadeau empoisonné et Nylstar est placé en situation  de redressement judiciaire. Circonstance aggravante, on ne sait pas si RHODIA fournisseur de  la matière première acceptera demain de livrer les usines NYLSTAR.  On devrait connaître la réponse mercredi

Au total 2000 emplois sont sur le fil du rasoir et les 320 salariés de l’usine de Blangy ( derniers rescapés d’un site qui  en a compté plus de  1300) vivent dans l’angoisse depuis quelques jours.

Le sort de l’usine de St-Laurent-Blangy pourtant ultra performante  est entre les mains de quelques banquiers.

 Tandis que la désindustrialisation de la région s’accélère,  et que le règne des actionnaires tout puissants fait ses ravages,  Sarkozy et la droite à l’Assemblée s’apprêtent  renforcer encore  les privilèges des plus riches. Jusqu’où les laissera-t-on faire ?

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A la fête du DKP de DORTMUND

10 Juillet 2007, 20:13pm

Publié par Xavier

La ville d’Arras étant jumelée de longue date avec celle d’Herten (en Allemagne), les militants communistes arrageois n’ont pas manqué l’occasion de tisser des liens d’amitié avec  les camarades du DKP qu’ils ont connus là-bas. Et depuis plusieurs années des rencontres  fraternelles sont organisées  de part et d’autre de la frontière.

C’est d’abord les souvenirs communs de la lutte anti-fasciste qui ont  rapproché nos  camarades français et allemands. Chaque année  une délégation d’Herten  (parmi laquelle des résistants allemands au régime nazi  qui ont subi  la répression sous Hitler) participe à la cérémonie de  septembre au Mur des Fusillés d’Arras.

La Fête de Liberté 62  à Avion ou Harnes a aussi  régulièrement accueilli le stand de nos camarades allemands.  Réciproquement les communistes arrageois ont toujours  été  invités à DORTMUND (non loin d’Herten)   à la  grande fête   bisannuelle du  DKP et de son journal  UNSERE  ZEIT.

 Cette année, elle a eu lieu les 23 et  24 juin et pour la première fois la section communiste d’Arras  a tenu son propre stand sur cette  Fête.

Werner SARBOR et  PIETER HEINRICH dirigeants  du DKP d’Herten ainsi, que UDO STUNZ secrétaire  du DKP de Dortmund avaient bien fait les choses  car  le stand d’Arras était situé  en évidence à l’entrée da fête. Il a connu un franc succès et les  stocks de  Liberté 62 et de vins français ont  été dévalisés dès le premier jour.

L’accueil réservé  par le public et les responsables  du DKP à nos camarades arrageois , Nicolas LEMOUX, Henri LEFEBVRE et Jany HORQUIN a été particulièrement chaleureux. Ils ont été agréablement surpris de l’importance des débats dans cette  fête de solidarité internationale  qui regroupait  de nombreux stands étrangers Connaissant la  relativement faible influence du DKP dans la région,  les  communistes arrageois  furent impressionnés par l’ampleur  de ce rassemblement,  bien que le temps exécrable  ne l’ait  pas favorisé.

 Généreusement hébergés durant trois jours à Herten , chez de vieux camarades qui ont connu les geôles nazies pendant la dernière  guerre, nos camarades  ont constaté , comme pendant la fête,   combien les communistes allemands restent sensibles au combat contre l’extrême droite. Ils les ont senti  plutôt réservés quant à la constitution du nouveau parti de gauche Die Link, lors des nombreux et fraternels  échanges qui ont enrichi ce séjour . Ils n’en ont rapporté que  d’excellents souvenirs et la ferme intention de renforcer encore ces liens entre les communistes de nos deux villes.

 

 

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Débat: l'avenir de la gauche

8 Juillet 2007, 17:43pm

Publié par Xavier

 

Réunion-débat de "l'atelier national" du PCF sur le thème "quelle gauche demain ?" du 19 juin 2007.

Avec Jean-Luc Mélenchon (PRS), Michel Laurent et Elisabeth Gautier (dirigeants nationaux PCF), Dina Bacalexi, Frédérick Bourges, Patrick Coulon, Annick Jeanette-Stiti, Michel Nouaille, Bruno Piriou, Michèle Sicsic, …

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Réaction d’ Olivier Dartigolles - porte-parole du PCF - au discours de politique générale prononcé par François Fillon

4 Juillet 2007, 18:54pm

Publié par Xavier




C’est un Premier ministre à la peine qui, cet après-midi dans sa déclaration de politique générale, a juste confirmé ce que tout le monde savait déjà : il n’est pas le pilote dans l’avion, pas plus qu’il ne détermine la politique de la Nation.

En ce jour de résultat du baccalauréat, Monsieur Fillon ne peut évidemment prétendre à aucune mention : il s’est contenté de réciter un pâle copier-coller du programme du président de la République.

Mais si la forme fut poussive, elle n’aura évidemment pas réussi à cacher la violence dramatique du programme avancé par le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy.

Logement, emploi, réforme fiscale, sécurité sociale, école, immigration. Sur tous les sujets, comme l’a dit le président du groupe GDR à l’Assemblée nationale Jean-Claude Sandrier, « nous ne sommes pas dans la réforme, nous sommes dans la régression. Nous ne sommes pas dans la modernité, nous sommes dans l’anachronisme. »

L’augmentation de la TVA, le bradage du logement social, l’instauration d’une franchise médicale, la généralisation de la précarité au travail, la suppression de milliers de postes dans l’Education nationale : toutes ces mesures annoncent de nouvelles et terribles difficultés quotidiennes pour des millions de Françaises et de Français. Les moyens existent pourtant pour favoriser la réussite effective de tous nos concitoyens. Mais le gouvernement a préféré défendre sa seule clientèle, celle des plus riches et des puissants.

Avec les députés communistes, républicains, verts et ultra-marins du groupe GDR à l’Assemblée nationale, mais aussi dans l’ensemble du pays avec toutes celles et ceux qui se refusent à une telle régression démocratique et sociale, le PCF, ses élus et ses militants, seront ces prochaines semaines et ces prochains mois dans la riposte et la résistance, mais aussi dans la construction d’une alternative politique durable à la politique de la droite.

Olivier Dartigolles,
porte-parole du PCF.

Paris, le 3 juillet 2007

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