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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

La conjuration des égos

24 Décembre 2006, 11:52am

Publié par Xavier


Cet excellent article d'un internaute contribue à élever le débat et mérite d'être lu et diffusé...



de Pedro DA NOBREGA

Que Babeuf me pardonne cet emprunt, mais j’avoue qu’en contemplant les mines tragiques d’un aréopage de candidats à la candidature accompagnés de membres du collectif national, cette image s’est imposée à mes yeux. D’autant plus en les écoutant égrener des augures catastrophiques sur le résultat possible de Marie-George BUFFET et en pointant un doigt accusateur vers le PCF, seul responsable à leurs yeux d’une situation de blocage qu’ils ont pourtant contribué à créer.

Car partons de quelques principes fondateurs de la démarche du rassemblement unitaire antilibéral et examinons les attitudes de chacun au regard de ceux-ci :

Tout d’abord celui maintes fois répété du "refus de toute exclusive ou préalable" !

En partant de ce principe et d’après les déclarations de plusieurs membres de ce groupe, il serait logique de penser donc que c’est le PCF qui a imposé des vetos contre telle ou telle candidature ou en a écarté d’autres d’office.

Il ne me souvient pas pourtant qu’il ait jamais agi de la sorte, mais c’est par contre sa proposition de candidature qui a fait l’objet d’un interdit de la part de plusieurs des membres du Collectif national et de plusieurs autres candidats, en violation donc des règles pourtant acceptées par tous !

Quelle crédibilité peut avoir Clémentine AUTAIN lors qu’elle déclare « Le PCF choisit maintenant de ne pas aller jusqu’au bout de la démarche unitaire. Un revirement suicidaire, lourd de conséquences. En validant une nouvelle fois la candidature de Marie-George Buffet, le PCF prend la responsabilité d’un éclatement de notre dynamique », elle qui a été signataire d’une pétition visant à exclure une candidature tout à fait légitime, puisque conforme aux critères de candidature définis et validés par tous !

Je rappelle que dans ces critères, le fait d’être responsable d’un parti politique n’a jamais figuré comme constituant un facteur rédhibitoire, mais c’est pourtant l’objection majeure faite à la proposition de candidature de Marie-George BUFFET !

Alors qui change les règles en cours de route ! D’aucuns rétorque que c’est le PCF qui aurait refusé de retenir ce critère, soit mais le fait est qu’il ne figurait pas parmi les critères retenus. Si tel avait été le cas, nul doute que la première consultation des militants du PCF sur les choix de candidatures se serait présenté sous un jour différent.

Et lorsque après deux consultations successives, tant des militants du PCF que des membres des collectifs locaux, après qu’ils aient été informés de la situation de blocage survenue à Saint-Ouen, continue à se dégager une nette tendance majoritaire en faveur de la proposition de candidature de Marie-George BUFFET, on brandit le fameux « double consensus », tel un crucifix censé barrer la route au démon ! Mais que signifie ce fameux « double consensus » ?

Double parce que résultant de celui issu des collectifs locaux et de celui des sensibilités représentées au Collectif national. Pourtant là aussi les textes validés au niveau national précisent bien que « le consensus n’est pas l’unanimité » d’une part et prévoient d’autre part que « là où ne se dégagera pas clairement un choix commun, il sera sans doute nécessaire de mesurer, de façon loyale et incontestable, l’importance respective des opinions défendues au sein du collectif. Cette mesure serait alors utile pour dégager une tendance…. ».

Qui plus est cette volonté de consensus doit s’appliquer de la même façon pour toutes les candidatures, il n’est donc pas recevable de ne l’opposer qu’à une seule candidature, celle de Marie-George BUFFET ! Et accréditer l’idée que seule cette candidature ne ferait pas consensus est autant déloyal que contraire à la réalité, puisqu’il était manifeste qu’aucune ne faisait consensus. C’est pourtant ce que n’ont pas hésité à faire plusieurs autres candidats !

Dès lors fallait-il opposer la légitimité démocratique de l’expression des membres des collectifs au blocage advenu du Collectif national, composé de membres nommés en fonction de leur appartenance et reproduire là les méthodes de l’autocratie européenne que nous avons pourtant combattue ? Et si les deux consultations ont dégagé la même tendance, tant au PCF qu’au niveau des collectifs locaux, après pourtant que les raisons du blocage aient été abondamment divulguées, fallait-il tenir cette expression pour quantité négligeable et mépriser à ce point leur expression, en prenant l’ensemble des participants à ces consultations pour des « moutons », incapables de se déterminer par eux-mêmes ?

Voilà une bien spécieuse conception de la démocratie participative, plus en phase avec le mépris affiché par les tenants du OUI après le résultat du référendum qu’avec les principes de notre rassemblement !

Dans le même ordre d’idées, que Yves SALESSE et Claude DEBONS, entre autres, aient eu comme objectif, au travers de ce rassemblement, une recomposition à gauche avec la création d’une nouvelle formation politique appelant au « dépassement des appareils » n’est pas en soi condamnable, bien que je partage pas leur point de vue.

Ce qui l’est par contre, c’est de ne pas avoir eu l’honnêteté de le faire savoir aux membres des collectifs ainsi qu’aux militants du PCF, lors des débats sur la plate-forme qui ne s’est d’ailleurs jamais fixé cet objectif.

Il me semble dès lors bien mal venu de leur part d’accuser le PCF en déclarant « pour n’avoir pas su choisir jusqu’au bout la logique du rassemblement antilibéral, le PCF risque de le payer très cher au printemps prochain… », ce que même MELENCHON à l’honnêteté de contester !

Surtout en l’agrémentant de considérations péremptoires comme « les diverses tentatives d’émancipation humaine ont échoué. » C’est faire bien peu de cas et montre de mépris envers les expériences en cours dans le monde, comme en Amérique Latine par exemple !

Ce que je trouve dommageable par-dessus tout sont d’ailleurs ces menaces répétées, en forme d’espoir, concernant le score électoral éventuel de Marie-George BUFFET, qui, n’en déplaise à certains, n’est pas la candidate « pur sucre » du PCF mais celle issue de la volonté de la majorité des membres des collectifs locaux. Marteler ce genre d ‘augures sans cesser, qui sont d’ailleurs repris dans un certain nombre d’interventions illustre une attitude peu en rapport avec la posture de « rassembleurs » qu’ils prétendent se donner.

On peut ne pas considérer la candidature de Marie-George BUFFET comme la plus rassembleuse, mais à partir du moment où une majorité claire s’est dégagée en sa faveur, il faut savoir respecter l’expression souveraine des collectifs locaux et, au moins, ne pas se réjouir d’un résultat qui serait faible ni œuvrer dans ce sens. Car toutes les composantes du rassemblement antilibéral auraient à pâtir d’un tel état de fait, mais surtout plus grave encore, c’est le peuple qui souffre aujourd’hui des ravages de la politique menée par la droite qui en subirait les plus lourdes conséquences.

A ce titre, prendre pour référence récurrente, comme le font beaucoup, le score de Robert HUE à la présidentielle de 2002, traduit une conception mécanique de la politique qui tient pour négligeable tout ce qui s’est passé depuis, avec en premier lieu le résultat du référendum de 2005 et le formidable espoir qu’il a suscité. C’est aussi ignorer qu’à ce résultat ainsi qu’à d’autres victoires aura contribué l’évolution des pratiques du PCF et sa volonté, maintes fois démontrée, de travailler dans le respect de la diversité et sans prétention hégémonique, avec d’autres sensibilités de la gauche transformatrice.

C’est surtout une marque de mépris envers le peuple et l’illustration d’un manque de confiance dans sa capacité à se mobiliser et à saisir les enjeux des scrutins à venir.

Je persiste à croire, face aux innombrables et lourdes attentes qui s’expriment dans notre société, qu’une dynamique peut s’enclencher dès lors que se met en marche une campagne qui puisse être le reflet de la force et de la diversité de notre rassemblement, en faisant vivre ses propositions alternatives qui rompent avec les recettes libérales qui ont déjà fait tant de dégâts.

Cette dynamique sera d’autant plus forte que, plutôt que de cultiver leurs différences et flatter leurs egos, le plus grand nombre s’engage dans cette campagne pour faire vivre ces propositions communes et mettent ainsi en accord leurs discours et leurs actes sans spéculer sur l’atomisation du mouvement antilibéral, ou sur des « décès » déjà tant de fois proclamés !

Il me semble indispensable pour cela que cessent les récriminations, les règlements de compte et autres procès en « sorcellerie »ainsi que les menaces et invectives.

Les dures luttes à venir y trouveront des points d’appui susceptibles de les conforter et de les renforcer.

Car la bataille ne s’arrêtera pas à la présidentielle mais celle-ci en sera une étape importante ! A moins que l’on préfère s’entredéchirer pour laisser le champ libre à la droite et l’extrême droite avec pour seule échappatoire l’illusion sociale-libérale !

Pedro DA NOBREGA Militant associatif et communiste Membre du Collectif de Nice/ Magnan

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Vidéo Marie-George Buffet rentre en campagne (Journal 20H TF1)

23 Décembre 2006, 16:31pm

Publié par Xavier

                                     (cliquez sur la photo)

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Déclaration d'entrée en campagne

22 Décembre 2006, 21:28pm

Publié par Xavier

Hommes et femmes de gauche, communistes, socialistes, écologistes, alternatifs, républicains de gauche, toutes celles et ceux qui veulent une gauche populaire, antilibérale, nous nous devons d’entrer en campagne. Le 29 mai 2005, nous avons fait gagner l’Europe du progrès social, de la démocratie et de la paix, contre l’Europe du tout marchand et de la libre concurrence. Nous nous sommes retrouvés ensuite, toutes et tous ensemble, dans de multiples luttes, face à la droite au pouvoir et l’extrême droite. Les jeunes ont gagné le retrait du CPE.
Après les échecs de la gauche plurielle, avec les hommes et les femmes qui ne voulaient plus subir et qui voulaient combattre, nous avons décidé de construire une nouvelle majorité à gauche qui réponde enfin aux attentes populaires.
Quel défi formidable ! Mettre fin aux alternances où l’on sort les sortants sans que jamais notre vie s’améliore. Battre la droite durablement. Sortir du choix des renoncements à gauche.


Celui qui une fois au pouvoir sacrifie les besoins populaires aux tenants de l’ordre établi, aux multinationales, à l’OMC, à la Bourse ou à la Banque centrale européenne. Et celui qui ne vise qu’à contester, à appeler les salariés à lutter sans jamais agir pour leur donner le pouvoir.

Oui, nous voulons proposer ensemble une autre voie à gauche.

Celle du courage et du combat. Parce que pour que chacun et chacune puisse bien vivre et non survivre, pour garantir des droits réels, un toit, un emploi, un revenu, une école de la réussite, la culture pour tous et toutes, il faudra un gouvernement porté par la mobilisation populaire qui affronte, affronte les actionnaires, affronte la commission de Bruxelles, affronte le capitalisme mondialisé.

On nous dit que ce n’est pas possible. Et pourtant les peuples d’Amérique latine montrent que l’espoir peut se lever. Notre peuple peut aussi, une nouvelle fois, bousculer les pronostics, comme avec le référendum, lors des prochaines élections présidentielles et législatives.

Tout cela est possible. Mais jusqu’à présent nous sommes absents. Les hommes et les femmes qui souffrent au quotidien ne savent plus s’ils doivent attendre quelque chose de la politique.
Les garde-fous peuvent sauter ; le populisme avance, l’extrême droite se rassemble. La droite accélère son travail de casse.
Et le rassemblement antilibéral est lui bloqué par un débat de sommet sur la candidature.

Les salariés menacés de licenciement ou de délocalisation, les femmes qui subissent toutes les violences au quotidien, les hommes et les femmes qui craignent, le 15 mars, la reprise des expulsions locatives, ceux et celles qui travaillent et ne peuvent plus joindre les deux bouts, les sans papiers ou logement qui vivent dans la peur et le froid, toutes celles et tous ceux qui croient que peut-être on pourrait changer les choses ne peuvent attendre.

Il faut entrer en lutte. Il faut entrer en campagne. Il faut avec celles et ceux qui le veulent ouvrir un nouveau chemin à gauche. Il y a urgence, et nous devons sortir de l’impasse.

Aussi, au nom des hommes et des femmes que je rencontre quotidiennement partout en France, au nom de celles et ceux que je reçois comme élue locale, je prends mes responsabilités.

Aucune candidature ne fait le consensus dans le rassemblement antilibéral. Prenons en acte.

Ma candidature a été largement partagée par les collectifs locaux. Prenons en acte.

Je rentre en campagne.

Pas seule, pas pour ma personne ou par intérêt de boutique.
J’appelle toutes les composantes de ce rassemblement, mais aussi toutes celles et ceux qui voudraient s’y associer, à construire une campagne collective, respectueuse de toutes les sensibilités. Je rentre en campagne en suspendant mes fonctions de secrétaire nationale du Parti communiste français, comme je m’y étais engagée. Certaine de l’engagement des militantes et militants communistes, confiante dans leur unité. Je rentre en campagne et j’appelle toutes celles et ceux qui le souhaitent, dans les collectifs locaux, et au-delà, à faire de même pour que se lève une dynamique populaire et citoyenne.

Je rentre en campagne avec vous pour battre la droite et gagner. Et porter vos colères, vos paroles, vos exigences. Pour gagner une sécurité d’emploi et de formation. Pour gagner un toit, un espace pour vivre. Pour gagner des salaires dignes et le temps de vivre. Pour gagner une loi cadre contre les violences faites aux femmes. Pour gagner le droit de vivre ensemble dans la tranquillité. Pour gagner une protection sociale assurant à chacun et chacune le bien-être. Pour gagner une école qui fasse que chacun et chacune exprime le meilleur de lui-même.

Bien sûr, les tenants de la pensée unique, nous diront, comme en 2005, que tout cela n’est pas possible.

Et bien moi, je rentre en campagne avec vous pour affronter l’Europe libérale et construire l’Europe du progrès social et de la démocratie, pour faire respecter notre bien commun, les services publics.

Je rentre en campagne pour affronter la tyrannie des actionnaires, des marchés, des banques, et pour rendre, par une réforme de la fiscalité, l’argent utile aux hommes et aux femmes de ce pays.

Je rentre en campagne pour affronter le silence dans lequel tant d’hommes et de femmes sont réduits, avec une Vième République qui donne de vrais pouvoirs aux salariés dans l’entreprise, aux citoyens et citoyennes dans la vie publique, et le droit de vote aux résidents étrangers.

Je rentre en campagne pour affronter les mentalités rétrogrades qui refusent l’égalité entre les hommes et les femmes, qui entretiennent toutes les dominations, les discriminations.

Oui, je rentre en campagne comme féministe.

Je rentre en campagne pour offrir une autre vie à la jeunesse que celle de la précarité et du mal logement.

Je rentre en campagne pour affronter les logiques productivistes qui détruisent la planète.

Je rentre en campagne pour affronter tous les fauteurs de guerre, pour promouvoir la paix, le désarmement et une nouvelle organisation du monde ; pour soutenir de grandes causes humanitaires, le droit des enfants. Et pas seulement par souci de justice, de solidarité ou de développement mais parce que nous avons « besoin » d’Afrique, d’Asie, d’Amériques et d’Europe pour résoudre nos propres difficultés et développer une mondialité nouvelle.

Oui, rentrons en campagne collectivement. Il y a urgence. Chaque jour tous mes actes viseront le plus large rassemblement pour aujourd’hui et pour demain.

Avec ce geste, mon geste, je vise à dépasser les blocages, relancer la dynamique populaire pour que l’espoir revive. En ces temps de fêtes de fin d’année, j’ai envie de lancer un message d’espoir.

Aux hommes et aux femmes qui pensent qu’une gauche populaire antilibérale peut vraiment changer la vie, aux hommes et aux femmes qui en ont assez d’être gommés de la vie publique, aux hommes et aux femmes militantes et militants des collectifs locaux unitaires, aux hommes et aux femmes militantes et militants du Parti communiste français, je veux dire que tous et toutes ensemble nous pourrons tout bousculer. Notre peuple peut gagner.

C’est le sens de mon engagement.

C’est le sens de ma candidature à l’élection présidentielle. »

Marie-George Buffet
Paris, le 22 décembre 2006.

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Marie-George, une catastrophe?

22 Décembre 2006, 20:57pm

Publié par Xavier

Le moins que l'on puisse dire c'est que nos "camarades" d'hier ne lésignent pas sur les moyens pour tenter de discréditer la candidature Buffet. Au programme: conférences de presse, petites phrases assassines... Un petit tour sur le net suffit pour s'en convaincre. Tous les moyens sont bons. Le site "Bellaciao", qui centralise jusqu'ici les informations et permet de nourrir le débat antilibéral c'est transformé en terrain de jeux pour les anti-communistes. Tout comme sur le site "Alternative unitaire", tout article d'une tonalité différente est désormais censuré! J'en ai fait l'expérience...
Ce spectacle navrant fait les choux de la presse. Claire Chazal s'est  fait un plaisir de rappeler l'opposition du collectif national... Au fait, qu'elle est la légitimité de ce petit club  qui  s'est montré incapable de gérer la situation?


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URGENCE

22 Décembre 2006, 12:43pm

Publié par Xavier

Marie-George Buffet et les communistes sont engagés depuis des mois pour construire un rassemblement antilibéral avec des associations, des personnalités, des syndicalistes et les sensibilités politiques de la gauche populaire et citoyenne. Un rassemblement pour gagner. Un rassemblement à l’élection présidentielle et aux législatives pour transforme le paysage à gauche et constituer une majorité décidée à s’attaquer aux inégalités et aux souffrances.

Dépasser les blocages

Partout dans le pays des Collectifs de citoyens se sont formés dans les quartiers et les entreprises.
Plus de 800 existent dans le pays. à la suite de la victoire du NON, Avec les communistes, des socialistes pour le « Non », des membres de la Lcr, des syndicalistes,des personnalités issues du mouvement social, féministes, altermondialistes, écologistes, nous avons rédigé un programme.
Ces collectifs ont voté et plus de 61% se sont prononcés pour la candidature de Marie-George Buffet.
Depuis ce vote, cela bloque, les semaines passent sans que les organisations nationales n’arrivent à se mettre d’accord sur une candidature.

Ne nous laissons pas voler l’élection

Les médias veulent réduire la démocratie au choix entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, soit la fuite en avant libérale, soit le renoncement à changer la vie. Et c’est Le Pen qui tire les marrons du feu de ce bipartisme. Dans cette Présidentielle, ne vous laissez pas voler l’élection. Oui, nous voulons battre Sarkozy, et Le Pen et nous voulons une gauche décidée, une gauche de combat face au capitalisme.

La gauche populaire et antilibérale en campagne

Oui, il y a urgence. Après le vote des collectifs, après le vote des communistes, la gauche populaire et antilibérale doit à présent entrer en campagne. Ensemble, socialistes, communistes, écologistes, électeurs et électrices de gauche ou d’extrême-gauche, ensemble, nous serons l’espoir de cette élection..

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Les prochains RDV

20 Décembre 2006, 09:23am

Publié par Xavier

Sauf événements nouveaux, le collectif arrageois a décidé de tenir sa prochaine réunion à la mi-janvier.

Deux dates sont aujourd'hui avancées: le Jeudi 18 janvier, 20h Salle Jean Amoureux ou le Lundi 22 janvier au centre Social de Saint-Nicolas.

Par ailleurs, Attac nous invite à asssiter à la projection du Fim d'Al Gore "Une vérité qui dérange" ce jeudi 21 décembre au Cinémovida.

 

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Début de campagne?

20 Décembre 2006, 08:46am

Publié par Xavier

C'est aujourd'hui, Mercredi 20 décembre que les militants communistes sont amenés à "confirmer ou non" l'investiture de Marie-George Buffet à la candidature.

Si l'issue du vote ne fait aucun doute, la réalité d'un rassemblement "antilibéral" a du plomb dans l'aile.

A l'image de la situation nationale, le collectif arrageois réuni ce vendredi 14 décembre  n'a sût dégager un consensus autour de la candidature de Marie-George Buffet. 35 personnes étaient présentes. Si le débat c'est encore une fois déroulé dans le respect mutuel, deux positions incompatibles se sont dégagées. Les uns considérant la candidature de notre secrétaire nationale légitime étant donné sa popularité dans les collecifs et sa volonté de faire une campagne collective exemplaire. Les autres considérant toujours qu'une responsable de parti ne saurait porter une candidature unitaire.

Il est grand temps de sortir de ce dialogue de sourds et de partir en campagne. La gauche anti-libérale est aujourd'hui quasi inexistante dans le champ politique. C'est pourquoi le Pcf appel à se mobiliser au plus vite. Il est urgent d'agir. 

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Pétition Réseau éducation sans frontières

15 Décembre 2006, 15:23pm

Publié par Xavier

MOBILISONS-NOUS TOUS POUR LA LIBERATION DE GELA ET DAVID !

dimanche 10 décembre 2006, par DERCOURT ALAIN

Géla et David ont été interpellés lors d’un contrôle policier jeudi 7 décembre à Lille.

TOUS DEUX SONT AUJOURD’HUI AU CENTRE DE RETENTION de LESQUIN.

Ils ont un Arrêté de Reconduite à la Frontière (avis d’expulsion) pour la Géorgie qui peut être appliqué à tout moment.

Gela Farzoev, 18 ans depuis août 2006, est élève au lycée Faidherbe. Gela et ses parents ont fui ce pays considéré comme « démocratique » parce qu’il leurs devenait invivable. En effet, depuis l’indépendance en 1991, la communauté Yéside est l’objet de persécutions et de comportements de rejet féroces.

Ils sont arrivés en 2003, et les trois enfants sont scolarisés. Géla est l’aîné ; Irina est scolarisée au collège Franklin ; Otari est en maternelle à l’école Rollin à Mons en Baroeul.

David Soasoev, 22 ans, a des cousins et des amis régularisés en France. Il est célibataire ; sa mère a été assassinée et son père jeté en prison après un procès arbitraire et inéquitable. Il cherche à construire sa vie dans un pays où les droits humains sont respectés.

Le centre de rétention de Lesquin vient de s’agrandir ; il a été reconstruit à neuf et vient d’ouvrir ses portes.

IL EST UN SCANDALE !

Nous ne pouvons laisser ces jeunes, ces personnes, dont le seul « crime » est d’avoir cherché refuge en France, se faire expulser honteusement.

CHAQUE MINUTE PASSEE DANS CE CENTRE DE RETENTION, VERITABLE PRISON QUI NE VEUT PAS DIRE SON NOM, EST INDUE !

POUR LA LIBERATION ET LA REGULARISATION DE DAVID ET GELA ET SA FAMILLE !

Géla et David ont été libérés ce dimanche après-midi.

L’avis d’expulsion est cependant exécutable à tout moment.

Plus que jamais, la lutte et la mobilisation sont donc nécessaires.


Signez à cette adresse:

http://www.educationsansfrontieres.org/article.php3?id_article=3157

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Quel consensus quand la préférence majoritaire est rejetée? (Liberté hebdo)

15 Décembre 2006, 14:03pm

Publié par Xavier




Alors que Marie-George Buffet a été choisie par 61,31 %
des collectifs locaux, l
a désignation par la gauche anti-libérale
de sa candidate pour 2007 freinée au sommet...


Quel “consensus”
quand la préférence majoritaire est rejetée ?


Pourquoi le nier, un vent de déception soufflait à l’issue de la rencontre nationale des collectifs anti-libéraux, le week-end dernier, à Saint-Ouen. L’attente, l’espoir sont si forts. Le but était de désigner le ou la candidat-e pour la présidentielle de 2007, et de lancer enfin la campagne. Particulièrement houleuse, pas vraiment à l’image des réunions locales, la réunion s’est soldée par un blocage. Beaucoup estimaient, en toute logique, que la candidature de Marie-George Buffet devait être entérinée, non pas parce qu’elle est communiste, mais parce qu’elle correspond au choix de 61,31 % des collectifs locaux. C’était sans compter sur le veto opposé par les représentants de certains des mouvements réunis au sein du collectif national, et aussi par les deux autres candidats : Clémentine Autain et Yves Salesse que les collectifs locaux ont placé à distance derrière Marie-George Buffet en leur accordant respectivement 16,58 % et 15,71 %. Ceci explique-t-il cela ?

Droit de veto ?

La vérité oblige à dire que beaucoup avaient vu venir cet échec. Candidat parmi les candidats, José Bové avait été le premier à s’en prendre publiquement au PCF (J. Bové a finalement été choisi par 2,59 % des collectifs locaux). Dans la foulée, une pétition avait été lancée par des membres du collectif national pour empêcher à l’avance la désignation de la responsable communiste au prétexte que son engagement politique ne lui permettait pas de faire l’unanimité, ou, pour reprendre les termes exacts, de faire consensus. Cet avis de sommet n’est pas, semble-t-il, partagé, dans les faits, par la base si l’on en juge, encore une fois, par les votes des comités locaux. Sur ce point, Marie-George Buffet avait, par ailleurs, annoncé dès le début qu’elle abandonnerait sa responsabilité de secrétaire du PCF en cas de désignation.
Nous avons rejeté l’idée d’une majorité qui l’emporterait sur une minorité, rappelait Clémentine Autain à la tribune dimanche dernier, tandis que Yves Salesse prônait le consensus comme seule solution. Mais comment espérer un consensus dès lors qu’il y a plusieurs candidats en lice ? Et surtout quand la préférence majoritaire de la base se trouve rejetée ? Les collectifs devraient-ils, dès lors, se rabattre sur le ou la candidat-e qui soulève le moins de critiques et donc… le moins d’intérêt ? La situation serait paradoxale pour ne pas dire absurde. C’est vrai que c’est compliqué comme méthode, reconnaissait dimanche, Clémentine Autain. C’est le moins que l’on puisse dire…

Le temps presse

Marie-George Buffet, elle, ne cachait pas sa déception, pas pour elle-même, mais pour la gauche anti-libérale qui a un rôle majeur à jouer pour créer une nouvelle dynamique à gauche et répondre à l’attente de changement en France. Et, de ce point de vue, le temps presse faisait remarquer la responsable communiste. En 2004, en 2005, en 2006 - déclarait-elle - les communistes ont placé leur intelligence au service du rassemblement et tous leurs actes ont témoigné qu’ils ne voulaient pas posséder ou mettre la main sur quoi que ce soit, que ce qu’ils voulaient, c’est qu’une voie nouvelle s’ouvre à gauche avec une majorité porteuse d’un programme qui soit apte à changer la vie. C’est le sens de leur bataille. M-G Buffet rappelait aussi les propositions faites pour que sa candidature ne soit pas personnelle mais collective avec des porte-parole représentant chaque sensibilité du mouvement anti-libéral. Ce n’est pas autour du PCF que les débats doivent tourner, mais autour du choix des collectifs, et ce choix des collectifs est clair, précisait la responsable communiste qui en appelait justement aux collectifs pour qu’ils se fassent entendre au lendemain de l’échec de la rencontre nationale. Seule consolation pour les 1500 délégués à la rencontre du week-end dernier, celle-ci ne s’est pas terminée par un éclatement. Le fait que Marie-George Buffet n’ait pas imposé sa candidature y aura fortement contribué.


M-G Buffet : « j’écouterai les collectifs »

Mardi soir, le collectif national, conformément au mandat reçu, a publié un communiqué fixant les conditions de la discussion qui doit maintenant se dérouler à nouveau dans les collectifs locaux et les organisations. Le collectif national ne demande pas de re-voter, mais de ré-examiner les candidatures pour choisir et construire celle la mieux à même de porter l’unité de notre diversité et qui puisse être acceptée par tous... Et de citer la candidature de Marie-George Buffet en reconnaissant qu’elle est  arrivée en tête de la consultation des collectifs, celles de Clémentine Autain et Yves Salesse, mais aussi des propositions nouvelles : Jean Luc Mélenchon et Claude Debons. Sans fermer la porte à une autre proposition…
J’écouterai ce que nous diront, à nouveau, les collectifs locaux et les militants du parti communiste. Je ne répondrai pas à une pression qui viendrait d’une organisation ou d’une autre, a déclaré Marie-George Buffet, mardi, au quotidien La Provence. Bref, la question reste posée, difficilement contournable pour un mouvement qui se veut populaire : peut-on passer par-dessus la base ?

JLB
http://www.libertehebdo.com/

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Courrier d'un lecteur

13 Décembre 2006, 19:37pm

Publié par Xavier


Fracture entre les militants de gauche.

De PG, Collectif Unitaire de Coulommiers/ La Ferté Gaucher / Rebais, Seine et Marne 77.
Je suis venu à l’Ile Des Vannes comme un agneau à l’abattoir. L’idée de rassemblement unitaire a été une belle idée, un magnifique projet, mais en fait un trop beau projet. Nous ne sommes pas encore mûrs pour l’unité, il va falloir attendre le véritable chaos social pour se mobiliser…

Ce week-end, ce qui m’a le plus surpris et blessé, ce sont les expressions sur les visages de mes voisins militants, LCR, alter, verts,…, la haine dans leurs traits en regardant les cocos que nous sommes.
Incompréhensible pour moi leur attitude; je pensais que nous étions dans le même bateau, navigant ensemble pour la victoire en 2007 et enfin reprendre la main dans la bagarre contre l’argent roi et l’uniformisation de la future société.
En fait nous sommes revenus plusieurs années en arrière dans les combats fratricides pour le pouvoir entre partis. Au début lors des premières réunions j’ai été excité par les débats pour une société de demain, pour de nouveaux systèmes économiques, pour une vraie écologie, pour des projets pour contrer la croissance comme unique solution, pour une révolution sociale et économique, pour la liberté individuelle, le fraternité et l’union pour les combats à mener.
Main dans la main, tous ensembles pour une nouvelle société !!!
Et quels résultats après ce week-end de Saint Ouen ?
Des militants déchirés, un rassemblement devenu utopique, une image de notre « unité » catastrophique, une occasion ratée pour apporter un mieux aux Français qui souffrent et surtout une autoroute tracée pour ceux qui veulent une société totalement libérale et qui laissera sur le bas coté ceux qui n’auront pas les clefs de la réussite dès leur naissance.
Et ceux qui permettent ça sont les mêmes qui se battent contre cela !!!
A qui profite le crime ?
La droite bien sûr, la droite économique et la droite nationaliste.
Les sociaux démocrates qui penseront avoir la preuve que ce sont eux les plus sérieux.
Aux socialistes qui sortiront renforcés de notre échec grâce à l’adage « diviser pour mieux régner ».
Olivier Besancenot, qui en cas d’échec du collectif Unitaire pour un choix de candidat, récupèrera de nombreuses voix de militants présents ce week-end et assurera le développement de la LCR dans l’avenir.
Les extrêmes gauchistes et autres Alter qui refusent toutes participations gouvernementales car ils veulent tout de suite un monde meilleur sinon rien. L’utopie ou le chaos. Et même s’il est beau de dire « rêvons l’impossible », je dis moi « commençons la lutte politique tout de suite ».
Quelles solutions ???
Trouver le candidat ou la candidate qui fera un « consensus » accepté par la grande majorité des collectifs ?
Abandonner le projet de Collectif Unitaire et retourner militer et voter chacun dans sa famille?
Voter Ségolène Royal dès le premier tour pour se donner les moyens de battre la droite ?
Allez à la pêche et dire « merde » au peuple qui subit?
Dans tous les cas…
Je ne crois plus au rassemblement des collectifs unitaires, les blessures sont trop profondes et les motivations trop divergentes.
D’un coté on trouve des militants type bobos, extrémistes ou démagos, des égoïstes qui veulent un monde meilleur mais qui aujourd’hui ne subissent sûrement pas tous les jours les inconvénients de notre société (chômage, insécurité économique et sociale, mauvais accès aux soins, aucun bagage scolaire, solitude et exclusion,…).
On trouve des organisations politiques telle la LCR ou Lutte Ouvrière qui privilégient le développement immédiat de leurs mouvements en sachant très bien que leur refus d’unité pour le combat à la présidentielle va se traduire par encore plus de liberté de manœuvre pour ceux qui ne veulent pas construire avec le peuple.
Je trouve que le Parti Communiste Français a joué le jeu de l’unité, et même si, par ci ou par là certains ont voulu faire le forcing (et c’est une minorité dans les collectifs), en tous cas ça a été toujours pour la bonne cause. Participer activement aux combats sociaux pour une société plus juste, travailler pour construire un grand projet de changement pour l’avenir et dès maintenant s’investir tout de suite dans les réformes à faire.
Le PCF n’a jamais demandé à un autre candidat de se retirer, et il n’a jamais remis en cause les principes de consensus adoptés au début du mouvement.
Je demande à Marie George BUFFET de prendre ses responsabilités, les responsabilités que nous lui avons confiées en l’élisant, et nous sortir de ce désastre. Elle doit défendre le peuple ouvrier, elle doit défendre la grande majorité des communistes qui ont joué la carte unitaire dans les collectifs. Elle doit arrêter d’être gentille et polie avec certains de ces gens là, car ils pratiquent la malhonnêteté intellectuelle et de plus, souvent ils ne représentent qu’eux-mêmes sur le plan national.
Il est temps de taper du poing sur la table, non pas de faire le forcing comme on veut nous le faire croire mais de mettre le PCF sur les rails qui feront gagner la gauche et nos idées en 2007.
Dans ou en dehors du rassemblement unitaire des collectifs…
Avec une candidature du PCF…
En faisant des alliances…
Mais s’il te plait écoute nous et propose nous quelque chose, car nous n’allons pas accepter d’être traînés dans ces manœuvres soit disant « collective » de politique politicienne qui oublient le peuple qui souffre et qui accusent les communistes français de ce qu’ils ne sont pas.
Philippe GUISTINATI, militant communiste,
Saint Augustin, le 12 décembre 2006.
www.droledecoco.com

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Communiqué de la Fédération du Pas-de-Calais

13 Décembre 2006, 14:31pm


La fédération du Pas-de-Calais demande à ce que le Conseil national, réuni les 15 et 16 décembre, tranche la question de la candidature à l'élection présidentielle.

Devant le refus de certains responsables du collectif national de tenir compte du vote exprimé dans les collectifs locaux et au PCF, la volonté délibérée de détourner le rassemblement antilibéral issu du 29 mai à des fins politiciennes contre le PCF et sa secrétaire nationale, le Conseil National doit décider, dès ce week-end, de l'entrée en campagne officielle de Marie-George Buffet, soutenue par le PCF et toutes les forces, personnalités antilibérales qui ont comme seul objectif de préparer, face au bipartisme Sarkozy-Royal, une alternative au capitalisme.

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Communiqué de presse

13 Décembre 2006, 14:17pm

Publié par Xavier

Nous apprenons par voie de presse que certaines personnalités chercheraient, en sous-main, au travers de tractations de la plus grande opacité, à construire une candidature « antilibérale » à l’extérieur de tout ce que nous avons construit depuis des mois, dans le dos de tout le travail que font les collectifs locaux. Si une telle information devait être confirmée, les choix stratégiques d’orientation adoptés le 10 septembre seraient bien loin, tout comme serait piétiné le contenu de la synthèse de la dernière réunion nationale des collectifs.

Le rassemblement antilibéral s’est fixé une ambition majoritaire de transformation. Voudrait-on lui substituer un cartel aux ambitions politiques bien différentes ? Ce n’est pas ce que veulent les collectifs antilibéraux. Ce n’est pas ce que veulent les communistes. Ce n’est pas ce qu’attendent les Françaises et les Français.

Aussi, nous espérons que ces informations puissent être rapidement démenties, à moins de compromettre gravement l’avenir du rassemblement antilibéral.

Parti communiste français

Paris, le 12 décembre 2006.

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Des communistes toujours plus unitaires

13 Décembre 2006, 11:00am

Publié par Marc Delgrange

 

Ce texte nous a été envoyé par un camarade de Villeneuve d'Ascq (59), Marc Delgrande, membre du collectif unitaire de Lille. Il sera publié dans le prochain numéro de "Liberté Hebdo"

 

 

Rassemblement Antilibéral : des communistes toujours plus unitaires

La réunion nationale des Collectifs Unitaires des 9 et 10 décembre, à laquelle j’ai participé, n’a pas permis de dégager un accord sur le nom du candidat " anti-libéral " pour les élections présidentielles à venir. Certes, cela fait souci : l’énergie investie par les collectifs dans la résolution de ce problème que chacun décrit comme secondaire serait bien mieux utilisée sur le terrain. Mais n’en faisons pas un drame : les succès énormes des meetings qui se sont tenus récemment montrent que les citoyens qui aspirent à un véritable changement se mobilisent sur des idées, voire sur un idéal, pas sur un nom. Sur l’idéal et les idées, l’accord, non seulement demeure mais ce ciment est tellement fort qu’il a su dissuader tout le monde, ce week-end, de baisser les bras ou de claquer la porte.

Je n’ai pas été surpris par les difficultés rencontrées dans la désignation du candidat Celles-ci ont, outre les questions politiques, une double origine structurelle:

  • D’une part, contrairement à toutes les déclarations, une surestimation qui n’a cessé de monter de l’enjeu que représente le nom qui figurera sur le bulletin de vote. Une dédramatisation de ce point est, aujourd’hui, une clé de la réussite.

  • D’autre part, un choix de procédures complexes et bancales, qui ne pouvaient que nous conduire à l’inverse du consensus recherché, à l’affrontement et à l’impasse.

J’ai en revanche été choqué par la montée progressive, autour des deux jours, d’attitudes et de propos intolérants, contradictoires avec la démarche unitaire. Certes, ceux-ci restèrent le fait d’une minorité, certes il y avait de la tension et de la fatigue, certes encore on a pu en entendre de tous côtés, mais il m’a bien semblé que, de ces manifestations d’hostilités, les communistes étaient plus souvent victimes qu’auteurs. Je n’ai aucune naïveté à l’égard des manipulations. Je n’ignore pas non plus, comme origine un anti-communisme, ancré dans les représentations et donc qui ne s’estompe que lentement. Mais l’intérêt du moment est d’en mesurer aussi les ressorts, et notamment à quel point il peut être très rapidement réactivé par les moindres maladresses.

En attendant, la situation impose de garder la tête froide.

→ Garder la tête froide, c’est d’abord considérer que les intérêts du Parti et du rassemblement antilibéral sont une seule et même chose. Parce qu’il a su s’impliquer pleinement dans ce mouvement, parce qu’il en est la force principale, notre Parti est, plus que d’autres, associé à ses résultats.

→ C’est aussi mesurer les difficultés qui découlent inévitablement d’un tel rassemblement. Certaines cultures militantes se sont construites historiquement, non seulement en dehors, mais parfois contre le Parti Communiste. C’est le cas, bien sûr, des trotskistes, mais aussi de militances " alter " dans lesquelles figurent nombre d’hommes et de femmes qui ont été communistes et qui ont eu des désaccords suffisamment forts pour nous quitter. Mais si l’on veut regarder le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide, relativisons les défiances résiduelles, et portons attention au climat de confiance mutuelle qui se recrée – même avec la fragilité évoquée plus haut – dans les collectifs.

→ C’est enfin regarder tous les efforts que le Parti fait sur l’autel de l’unité, non comme des concessions ou des renoncements mais comme des signes de force. Certains, parmi nous, ont pu craindre que, dans cette démarche, le Parti ne soit dessaisi de sa capacité de décision. A l’évidence, aujourd’hui, les évènements nous mettent en situation – et en responsabilité – d’être l’élément décisif. Certains, hors de nous, ont pu espérer que le Parti se retrouverait, dans cette démarche, mis en minorité, voire isolé. A l’évidence, aujourd’hui, au-delà des feux croisés de quelques militants de " micro appareils " il n’en est rien dans l’opinion, et même dans beaucoup de médias. Le fait que le Parti ait été le seul à réaffirmer clairement qu’il s’engageait d’avance à soutenir le candidat finalement retenu quelqu’il soit n’a pas échappé aux observateurs. La proposition de Patrice Cohen-Seat et Marie George Buffet de redonner la parole aux collectifs est perçue comme un signe de maturité et d’ouverture.

L’enjeu d’aujourd’hui reste cet isolement. L’agressivité de quelques uns naît sans doute de leur agacement aux vues des expressions des collectifs. Mais cette offensive s’appuie sur une question réelle, que le Parti, d’ailleurs, non seulement ne nie pas, mais à laquelle il travaille, et pour laquelle il fait des propositions : Le candidat qui a, dans cette démarche, une fonction de trait d’union d’une campagne collective, doit éviter de générer du risque de confusion avec sa composante d’origine. Tous les efforts qu’a déjà faits le parti dans ce sens, tous ceux qu’il continuera à faire ne sont pas des reculs mais des avancées.

Il a été proposé de rechercher un candidat du Parti Communiste plus connu pour son " militantisme social " que politique. On peut dérisioner à l’infini sur l’étrangeté de la formule. J’en retiens que nos partenaires, dont plusieurs ont repris cette proposition dimanche matin à la tribune, d’une part admettent l’idée que nous jouons un rôle décisif dans la résolution de cette crise, d’autre part sont, pour ceux qui en étaient encore là, en recul sur un anti-communisme que notre attitude ouverte rend de plus en plus inargumentable.

Esquivons les quelques sectaires et manœuvriers (dont certains, peut être, espéraient secrètement nous voir passer en force). Dépassons même l’assemblée de ce week-end qui ne reflétait que très imparfaitement ce qui se vit dans les comités. Intéressons nous plutôt à cette dynamique de base qui réclame avec sincérité et passion l’unité.

Dans les collectifs qui se re-réuniront, les militants communistes reviennent grandis. La question est donc : comment renforcer ce statut de rassembleur responsable que la situation et notre attitude nous confèrent ?

Marc DELGRANGE

Villeneuve d’Ascq (59)

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Il n'y a plus désormais d'autre issue

12 Décembre 2006, 21:48pm

Publié par Christian L

 

Il n’y a plus désormais d’autre issue

 

1°) Si la qualité de secrétaire d’un parti politique était, comme certains semblent aujourd’hui en faire une évidence, incompatible avec la capacité à être choisi pour représenter les collectifs, cela pouvait et devait être dit dès le départ.

Or jamais cette restriction n’a semblé à quiconque devoir être apportée, même quand la liste des candidats potentiels a été établie le 5 novembre 2006 et que la présence de MGB y était d’autant plus visible qu’elle y venait avec ce titre et le soutien massif des membres de son parti.

C’est donc en parfaire connaissance de chose qu’une majorité de membres des collectifs ont exprimé leur préférence pour la secrétaire d’un parti politique sans que cela leur paraisse signifier la moindre allégeance à ce parti.

Si certains cherchent à " changer les règles du jeu en cours de partie " ce sont ceux qui le font au vu des résultats de la consultation.

 

2°) Si la qualité de secrétaire d’un parti politique n’a pas semblé devoir être un vice rédhibitoire c’est que précisément toutes les précautions avaient été prises et nettement formulées sur le caractère unitaire et visiblement collectif de la campagne qui doit être menée et qu’elles ont été considérées comme largement suffisantes jusqu’à ces dernières semaines pour n’exclure personne de la charge de prêter son nom à toute une équipe.

 

3°) Jusqu’à ces derniers jours dans les discussions sur la candidature, quand celle de MGB a été évoquée, on a rarement entendu celles ou ceux qui n’y étaient pas favorables exprimer des réserves personnelles sur cette candidature SAUF qu’elle serait perçue par l’électeur de base comme entachée de son étiquette. Autrement dit : " c’est une bonne candidature mais les gens ne comprendraient pas ".

C’est quelque part faire injure à l’électorat (sous-entendu populaire) que de le supposer incapable de comprendre ce que certains responsables du Collectif ont, eux, bien compris.

Quand, en 2002, l’électorat de gauche (y compris dans les quartiers populaires) a massivement voté CHIRAC il a parfaitement compris qu’il ne s’agissait en aucun cas d’un blanc-seing à la droite .

Il y a quelque part une pointe de mépris pour "  les gens " dans l’argument qui consiste à les croire incapables de saisir la stratégie élaborée par les collectifs pour sortir du piège du bipartisme et du présidentialisme.

 

4°) Jusqu’au dérapage qui a conduit un des principaux animateurs du Collectif a récuser l’ une des candidatures en l’accompagnant d’une accusation gratuite de noyautage des collectifs, la candidature de MGB n’était qu’une candidature parmi d’autres.

Mais aujourd’hui ce n’est plus le cas.

Plus encore que le résultat des consultations, c’est le tour qu’a pris le débat : "pour ou contre la place avérée des partis politiques dans le rassemblement " qui rend prioritaire l’exigence de ne pas laisser marginaliser l’une des principales organisations du combat anti-libéral , notamment dans les milieux populaires.

Dans ces conditions nouvelles, il n’y a plus désormais d’autre issue que le consensus autour de la candidature de MGB, et le lancement sans tarder d’une grande campagne unitaire, sur le programme et dans les règles élaborés tous ensemble .

 

 

Christian Lescureux

Membre du collectif anti-libéral d’Arras

 

Il n’y a plus désormais d’autre issue

 

1°) Si la qualité de secrétaire d’un parti politique était, comme certains semblent aujourd’hui en faire une évidence, incompatible avec la capacité à être choisi pour représenter les collectifs, cela pouvait et devait être dit dès le départ.Or jamais cette restriction n’a semblé à quiconque devoir être apportée, même quand la liste des candidats potentiels a été établie le 5 novembre 2006 et que la présence de MGB y était d’autant plus visible qu’elle y venait avec ce titre et le soutien massif des membres de son parti.

C’est donc en parfaire connaissance de chose qu’une majorité de membres des collectifs ont exprimé leur préférence pour la secrétaire d’un parti politique sans que cela leur paraisse signifier la moindre allégeance à ce parti.

Si certains cherchent à " changer les règles du jeu en cours de partie " ce sont ceux qui le font au vu des résultats de la consultation.

 

2°) Si la qualité de secrétaire d’un parti politique n’a pas semblé devoir être un vice rédhibitoire c’est que précisément toutes les précautions avaient été prises et nettement formulées sur le caractère unitaire et visiblement collectif de la campagne qui doit être menée et qu’elles ont été considérées comme largement suffisantes jusqu’à ces dernières semaines pour n’exclure personne de la charge de prêter son nom à toute une équipe.

3°) Jusqu’à ces derniers jours dans les discussions sur la candidature, quand celle de MGB a été évoquée, on a rarement entendu celles ou ceux qui n’y étaient pas favorables exprimer des réserves personnelles sur cette candidature SAUF qu’elle serait perçue par l’électeur de base comme entachée de son étiquette. Autrement dit : " c’est une bonne candidature mais les gens ne comprendraient pas ".

C’est quelque part faire injure à l’électorat (sous-entendu populaire) que de le supposer incapable de comprendre ce que certains responsables du Collectif ont, eux, bien compris.

Quand, en 2002, l’électorat de gauche (y compris dans les quartiers populaires) a massivement voté CHIRAC il a parfaitement compris qu’il ne s’agissait en aucun cas d’un blanc-seing à la droite .

Il y a quelque part une pointe de mépris pour "  les gens " dans l’argument qui consiste à les croire incapables de saisir la stratégie élaborée par les collectifs pour sortir du piège du bipartisme et du présidentialisme.

 

4°) Jusqu’au dérapage qui a conduit un des principaux animateurs du Collectif a récuser l’ une des candidatures en l’accompagnant d’une accusation gratuite de noyautage des collectifs, la candidature de MGB n’était qu’une candidature parmi d’autres. Mais aujourd’hui ce n’est plus le cas.

Plus encore que le résultat des consultations, c’est le tour qu’a pris le débat : "pour ou contre la place avérée des partis politiques dans le rassemblement " qui rend prioritaire l’exigence de ne pas laisser marginaliser l’une des principales organisations du combat anti-libéral , notamment dans les milieux populaires.

Dans ces conditions nouvelles, il n’y a plus désormais d’autre issue que le consensus autour de la candidature de MGB, et le lancement sans tarder d’une grande campagne unitaire, sur le programme et dans les règles élaborés tous ensemble .

 

 

Christian Lescureux

Membre du collectif anti-libéral d’Arras

 

Il n’y a plus désormais d’autre issue

 

1°) Si la qualité de secrétaire d’un parti politique était, comme certains semblent aujourd’hui en faire une évidence, incompatible avec la capacité à être choisi pour représenter les collectifs, cela pouvait et devait être dit dès le départ.Or jamais cette restriction n’a semblé à quiconque devoir être apportée, même quand la liste des candidats potentiels a été établie le 5 novembre 2006 et que la présence de MGB y était d’autant plus visible qu’elle y venait avec ce titre et le soutien massif des membres de son parti.

C’est donc en parfaire connaissance de chose qu’une majorité de membres des collectifs ont exprimé leur préférence pour la secrétaire d’un parti politique sans que cela leur paraisse signifier la moindre allégeance à ce parti.

Si certains cherchent à " changer les règles du jeu en cours de partie " ce sont ceux qui le font au vu des résultats de la consultation.

 

2°) Si la qualité de secrétaire d’un parti politique n’a pas semblé devoir être un vice rédhibitoire c’est que précisément toutes les précautions avaient été prises et nettement formulées sur le caractère unitaire et visiblement collectif de la campagne qui doit être menée et qu’elles ont été considérées comme largement suffisantes jusqu’à ces dernières semaines pour n’exclure personne de la charge de prêter son nom à toute une équipe.

3°) Jusqu’à ces derniers jours dans les discussions sur la candidature, quand celle de MGB a été évoquée, on a rarement entendu celles ou ceux qui n’y étaient pas favorables exprimer des réserves personnelles sur cette candidature SAUF qu’elle serait perçue par l’électeur de base comme entachée de son étiquette. Autrement dit : " c’est une bonne candidature mais les gens ne comprendraient pas ".

C’est quelque part faire injure à l’électorat (sous-entendu populaire) que de le supposer incapable de comprendre ce que certains responsables du Collectif ont, eux, bien compris.

Quand, en 2002, l’électorat de gauche (y compris dans les quartiers populaires) a massivement voté CHIRAC il a parfaitement compris qu’il ne s’agissait en aucun cas d’un blanc-seing à la droite .

Il y a quelque part une pointe de mépris pour "  les gens " dans l’argument qui consiste à les croire incapables de saisir la stratégie élaborée par les collectifs pour sortir du piège du bipartisme et du présidentialisme.

 

4°) Jusqu’au dérapage qui a conduit un des principaux animateurs du Collectif a récuser l’ une des candidatures en l’accompagnant d’une accusation gratuite de noyautage des collectifs, la candidature de MGB n’était qu’une candidature parmi d’autres. Mais aujourd’hui ce n’est plus le cas.

Plus encore que le résultat des consultations, c’est le tour qu’a pris le débat : "pour ou contre la place avérée des partis politiques dans le rassemblement " qui rend prioritaire l’exigence de ne pas laisser marginaliser l’une des principales organisations du combat anti-libéral , notamment dans les milieux populaires.

Dans ces conditions nouvelles, il n’y a plus désormais d’autre issue que le consensus autour de la candidature de MGB, et le lancement sans tarder d’une grande campagne unitaire, sur le programme et dans les règles élaborés tous ensemble .

 

 

Christian Lescureux

Membre du collectif anti-libéral d’Arras

 

Il n’y a plus désormais d’autre issue

 

1°) Si la qualité de secrétaire d’un parti politique était, comme certains semblent aujourd’hui en faire une évidence, incompatible avec la capacité à être choisi pour représenter les collectifs, cela pouvait et devait être dit dès le départ.Or jamais cette restriction n’a semblé à quiconque devoir être apportée, même quand la liste des candidats potentiels a été établie le 5 novembre 2006 et que la présence de MGB y était d’autant plus visible qu’elle y venait avec ce titre et le soutien massif des membres de son parti.

C’est donc en parfaire connaissance de chose qu’une majorité de membres des collectifs ont exprimé leur préférence pour la secrétaire d’un parti politique sans que cela leur paraisse signifier la moindre allégeance à ce parti.

Si certains cherchent à " changer les règles du jeu en cours de partie " ce sont ceux qui le font au vu des résultats de la consultation.

 

2°) Si la qualité de secrétaire d’un parti politique n’a pas semblé devoir être un vice rédhibitoire c’est que précisément toutes les précautions avaient été prises et nettement formulées sur le caractère unitaire et visiblement collectif de la campagne qui doit être menée et qu’elles ont été considérées comme largement suffisantes jusqu’à ces dernières semaines pour n’exclure personne de la charge de prêter son nom à toute une équipe.

3°) Jusqu’à ces derniers jours dans les discussions sur la candidature, quand celle de MGB a été évoquée, on a rarement entendu celles ou ceux qui n’y étaient pas favorables exprimer des réserves personnelles sur cette candidature SAUF qu’elle serait perçue par l’électeur de base comme entachée de son étiquette. Autrement dit : " c’est une bonne candidature mais les gens ne comprendraient pas ".

C’est quelque part faire injure à l’électorat (sous-entendu populaire) que de le supposer incapable de comprendre ce que certains responsables du Collectif ont, eux, bien compris.

Quand, en 2002, l’électorat de gauche (y compris dans les quartiers populaires) a massivement voté CHIRAC il a parfaitement compris qu’il ne s’agissait en aucun cas d’un blanc-seing à la droite .

Il y a quelque part une pointe de mépris pour "  les gens " dans l’argument qui consiste à les croire incapables de saisir la stratégie élaborée par les collectifs pour sortir du piège du bipartisme et du présidentialisme.

 

4°) Jusqu’au dérapage qui a conduit un des principaux animateurs du Collectif a récuser l’ une des candidatures en l’accompagnant d’une accusation gratuite de noyautage des collectifs, la candidature de MGB n’était qu’une candidature parmi d’autres. Mais aujourd’hui ce n’est plus le cas.

Plus encore que le résultat des consultations, c’est le tour qu’a pris le débat : "pour ou contre la place avérée des partis politiques dans le rassemblement " qui rend prioritaire l’exigence de ne pas laisser marginaliser l’une des principales organisations du combat anti-libéral , notamment dans les milieux populaires.

Dans ces conditions nouvelles, il n’y a plus désormais d’autre issue que le consensus autour de la candidature de MGB, et le lancement sans tarder d’une grande campagne unitaire, sur le programme et dans les règles élaborés tous ensemble .

 

 

Christian Lescureux

Membre du collectif anti-libéral d’Arras

 

Il n’y a plus désormais d’autre issue

 

1°) Si la qualité de secrétaire d’un parti politique était, comme certains semblent aujourd’hui en faire une évidence, incompatible avec la capacité à être choisi pour représenter les collectifs, cela pouvait et devait être dit dès le départ.Or jamais cette restriction n’a semblé à quiconque devoir être apportée, même quand la liste des candidats potentiels a été établie le 5 novembre 2006 et que la présence de MGB y était d’autant plus visible qu’elle y venait avec ce titre et le soutien massif des membres de son parti.

C’est donc en parfaire connaissance de chose qu’une majorité de membres des collectifs ont exprimé leur préférence pour la secrétaire d’un parti politique sans que cela leur paraisse signifier la moindre allégeance à ce parti.

Si certains cherchent à " changer les règles du jeu en cours de partie " ce sont ceux qui le font au vu des résultats de la consultation.

 

2°) Si la qualité de secrétaire d’un parti politique n’a pas semblé devoir être un vice rédhibitoire c’est que précisément toutes les précautions avaient été prises et nettement formulées sur le caractère unitaire et visiblement collectif de la campagne qui doit être menée et qu’elles ont été considérées comme largement suffisantes jusqu’à ces dernières semaines pour n’exclure personne de la charge de prêter son nom à toute une équipe.

3°) Jusqu’à ces derniers jours dans les discussions sur la candidature, quand celle de MGB a été évoquée, on a rarement entendu celles ou ceux qui n’y étaient pas favorables exprimer des réserves personnelles sur cette candidature SAUF qu’elle serait perçue par l’électeur de base comme entachée de son étiquette. Autrement dit : " c’est une bonne candidature mais les gens ne comprendraient pas ".

C’est quelque part faire injure à l’électorat (sous-entendu populaire) que de le supposer incapable de comprendre ce que certains responsables du Collectif ont, eux, bien compris.

Quand, en 2002, l’électorat de gauche (y compris dans les quartiers populaires) a massivement voté CHIRAC il a parfaitement compris qu’il ne s’agissait en aucun cas d’un blanc-seing à la droite .

Il y a quelque part une pointe de mépris pour "  les gens " dans l’argument qui consiste à les croire incapables de saisir la stratégie élaborée par les collectifs pour sortir du piège du bipartisme et du présidentialisme.

 

4°) Jusqu’au dérapage qui a conduit un des principaux animateurs du Collectif a récuser l’ une des candidatures en l’accompagnant d’une accusation gratuite de noyautage des collectifs, la candidature de MGB n’était qu’une candidature parmi d’autres. Mais aujourd’hui ce n’est plus le cas.

Plus encore que le résultat des consultations, c’est le tour qu’a pris le débat : "pour ou contre la place avérée des partis politiques dans le rassemblement " qui rend prioritaire l’exigence de ne pas laisser marginaliser l’une des principales organisations du combat anti-libéral , notamment dans les milieux populaires.

Dans ces conditions nouvelles, il n’y a plus désormais d’autre issue que le consensus autour de la candidature de MGB, et le lancement sans tarder d’une grande campagne unitaire, sur le programme et dans les règles élaborés tous ensemble .

 

 

Christian Lescureux

Membre du collectif anti-libéral d’Arras

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Clip censuré: La fin de leur monde

12 Décembre 2006, 19:41pm

Publié par Xavier

                                                                AKHENATON

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