Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Contre la presse mais pas la presse people !

18 Août 2017, 13:30pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

ce ne sont pas " Les vacances de Monsieur Hulot " Mais tous les reporters dans notre Démocratie "ne sont plus logés à la même enseigne ! "
ce ne sont pas " Les vacances de Monsieur Hulot " Mais tous les reporters dans notre Démocratie "ne sont plus logés à la même enseigne ! "
ce ne sont pas " Les vacances de Monsieur Hulot " Mais tous les reporters dans notre Démocratie "ne sont plus logés à la même enseigne ! "
ce ne sont pas " Les vacances de Monsieur Hulot " Mais tous les reporters dans notre Démocratie "ne sont plus logés à la même enseigne ! "

ce ne sont pas " Les vacances de Monsieur Hulot " Mais tous les reporters dans notre Démocratie "ne sont plus logés à la même enseigne ! "

Emmanuel Macron a travaillé le 15 août... à sa manière

Ce mardi de 15 août, Emmanuel Macron a fait état de sa « préoccupation » au sujet de la détention d'un journaliste français en Turquie, il a envoyé un photographe en garde à vue et a pris la pause avec les joueurs de l'Olympique de Marseille. Comment mieux occuper le terrain médiatique, sans en avoir l'air ?  

Toute la journée, de dépêche en dépêche, Emmanuel Macron a occupé le terrain médiatique... à « sa » manière. Chacun le sait désormais, le chef de l'Etat est actuellement en vacances à Marseille en compagnie de son épouse. Le couple présidentiel logerait, selon le quotidien La Provence, dans la villa du préfet de région, située dans le parc Talabot, pour le moins cossu.

« L'accès au parc est gardé - en permanence - par des vigiles privés. Grilles métalliques imposantes, impossible d'entrer sans y avoir été invité. Plusieurs camions de police stationnent également sur l'avenue bordant le parc », rappelle l'AFP.

On apprenait en début de matinée que le Président, a porté plainte contre un photographe qui se serait montré insistant, en dépit des mises en garde du service de sécurité du président, a indiqué l'Elysée à l'AFP.

"De temps en temps, il sort (...) et ce photographe journaliste l'a suivi à plusieurs reprises à moto. La sécurité lui a demandé à plusieurs reprises de ne pas le faire, il a continué, parfois à ses risques et périls", a dénoncé le service de communication de l'Elysée. Quels risques, quels périls, exactement ?

"Dimanche, il s'est introduit sur la propriété privée, ce qui a conduit à un dépôt de plainte" pour "harcèlement et tentative d'atteinte à la vie privée", a-t-on précisé, confirmant une information du magazine VSD. La plainte a été déposée "au nom du président", est-il souligné par l'AFP.

L'agence de presse rappelle que cette version a été contestée sur les ondes de RTL par le photographe. Après un premier contrôle d'identité la veille devant la villa, un officier de sécurité du président l'a selon lui reconnu et appelé les forces de l'ordre qui l'ont placé "environ six heures en garde à vue". Il assure pourtant n'avoir pris aucune photo.

"Depuis le président Sarkozy, j'ai toujours travaillé sur les vacances des chefs d'État et je n'ai jamais eu un tel traitement. Je trouve que c'est un peu spécial comme méthode", a dénoncé ce photographe, dont l'identité n'a pas été précisée. Il s'est dit "choqué et très surpris".

Toujours selon l'AFP qui cite une source policière à Marseille, le journaliste professionnel se trouvait à l'entrée du parc Talabot lors de son interpellation et a été relâché à l'issue des vérifications d'usage.

L'Elysée a en revanche démenti toute pression sur des équipes de télévision postées devant la maison qu'occupe le couple Macron. "Ce n'est pas du tout notre manière de travailler", souligne-t-on, en dépit des tensions entre le Chef de l'Etat et une partie des médias depuis son élection en mai. Cette « manière de travailler » (un jour férié), c'est plutôt du côté des communiqués officiels et des réseaux sociaux qu'il faut la chercher.

C'est sur Instagram que la rencontre présidentielle avec les joueurs de l'OM a été dévoilée

Emmanuel Macron, en vacances dans la cité phocéenne depuis quelques jours, donc, a choisi ce 15 août pour rendre visite dès potron-minet aux joueurs de l'Olympique de Marseille au centre d'entraînement du club, a confirmé l'OM à l'AFP mardi soir.

C'est un joueur de l'OM, Gregory Sertic, qui a diffusé l'information sur Instagram en postant une photo de lui aux côtés du président de la République qui avait pour l'occasion enfilé un maillot aux couleurs du club. Un coup médiatique sans regard journalistique professionnel, mais un coup médiatique tout de même !

"Petite visite surprise du président de la République, supporter numéro 1 de l'Olympique de Marseille, merci président", a écrit le joueur sur son compte Instagram.

Et puis, il y a eu ce coup de fil, un peu convaincu mais, peu convaincant à Ergogan

Autre volet présidentiel du jour, toujours lié aux enjeux entre politique et médias et sans doute bien plus grave, Emmanuel Macron a fait savoir qu'il s'est entretenu au téléphone avec le Président turc Recep Tayyip Erdogan. Il lui a fait part de sa "préoccupation" au sujet de la détention depuis près de trois semaines en Turquie du journaliste français Loup Bureau, selon la présidence française.

Le chef de l'Etat français a "exprimé sa préoccupation sur la situation de Loup Bureau" et souhaité que ce dernier "puisse être de retour en France le plus vite possible", est-il ajouté dans le communiqué.

"Sur ce dernier sujet, les deux dirigeants ont convenu de se reparler la semaine prochaine", est-il précisé.

Loup Bureau, journaliste indépendant qui a notamment collaboré avec les chaînes de télévision TV5 Monde et Arte et le site internet Slate, a été interpellé le 26 juillet à la frontière entre l'Irak et la Turquie, après que des photos le montrant en compagnie de combattants kurdes syriens des YPG (un mouvement considéré comme une organisation "terroriste" par Ankara) eurent été trouvées en sa possession. Il est soupçonné par les autorités turques d'appartenance à "une organisation terroriste armée", malgré ses dénégations. Autant d'informations reprises dans la dépêche AFP qui rappelle que le père du journaliste français avait dénoncé le 11 août l'"acharnement" des autorités turques et regretté le "silence général" de la classe politique française depuis l'interpellation de son fils.

Un entretien téléphonique qui paraît en-dessous des enjeux quand on sait que les organisations de défense de la liberté de la presse dénoncent régulièrement des atteintes de la part des autorités turques à cette liberté. Un fait parlant : la Turquie occupe désormais la 155e place sur 180 au classement 2017 de la liberté de la presse établi par RSF.

D'ailleurs, côté turc, le compte rendu de l'appel relayé par l'agence de presse progouvernementale Anadolu ne mentionne pas Loup Bureau, a encore relevé l'Agence France Presse. Anadolu affirme que les deux dirigeants ont abordé "des sujets régionaux et bilatéraux", mentionnant seulement "la lutte commune contre le terrorisme" et "les derniers évènements en Syrie et en Irak".

Commenter cet article