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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Le palmarès des "retourneurs de veste"

17 Mars 2017, 17:54pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le palmarès des "retourneurs de veste"
Faites donc votre choix ! "Oncle Pic-Sous" compte sur votre loyauté!!Faites donc votre choix ! "Oncle Pic-Sous" compte sur votre loyauté!!

Faites donc votre choix ! "Oncle Pic-Sous" compte sur votre loyauté!!

L'OBS: par Sylvain Courage et Sébastien Billard.

Anti-Fillon un jour, pro-Fillon le lendemain... Ces derniers jours, nombre d'élus de droite ont lâché le candidat, avant de rapidement se raviser. Best of des retournements de veste les plus étonnants.

"Je suis pour le fillonisme, je suis pour le juppéisme, je suis pour le sarkozysme, parce que je suis opportuniste", pourrait chanter Dutronc. Le psychodrame autour de la candidature de François Fillon l'a montré : pour survivre en politique mieux vaut savoir retourner sa veste "toujours du bon côté". Dauber sur Fillon, le jeudi. Le presser de se démettre, le vendredi. Convoquer la presse, le samedi… Et soutenir son programme, d’un tweet, le dimanche soir, pour mieux s’afficher à ses côtés, le lundi. Ils sont nombreux, le weekend dernier, à avoir tourné casaque. Voici notre palmarès de l’élégance !

Le palmarès des "retourneurs de veste"Le palmarès des "retourneurs de veste"
Et ses Tontons flingueurs!!!

Et ses Tontons flingueurs!!!

Prix "sans vergogne" : Valérie Pécresse

Changer d’avis à plusieurs reprises en l’espace de quelques semaines, voire quelques jours, ne pose à l’évidence aucun problème à la présidente de la région Île-de-France. En la matière, elle fait même figure de championne toutes catégories des "girouettes". 

Soutien de François Fillon lorsque celui-ci briguait la présidence de l’UMP, en 2012, l’élue avait finalement décidé de se ranger au dernier moment derrière Alain Juppé, quelques jours avant le premier tour de la primaire de la droite. 

Une première trahison et surtout un vrai manque de flair politique ! Mais peu importe, Valérie Pécresse est très vite retombée sur ses pieds en re-ralliant François Fillon, dès la victoire de ce dernier acquise. 

Dimanche, la récidiviste Pécresse fut à deux doigts de trahir une deuxième fois Fillon. Avec Christian Estrosi et Xavier Bertrand, elle est montée au créneau en début de journée, pour proposer une "sortie respectueuse" et promouvoir la solution Juppé. 

Mais de cette initiative humanitaire, il n’était plus du tout question quelques heures plus tard. Dans la soirée, après le rassemblement de François Fillon au Trocadéro et sa "brillante" prestation au 20h de France 2, les trois présidents de région sont vite rentrés dans le rang, réitérant finalement leur soutien, sur Twitter, au Sarthois...

Depuis, l’ex-néo filloniste s’active pour ramener les juppéistes vers François Fillon… Avant de (re)trahir bientôt ?

suivant l direction du vent...

suivant l direction du vent...

Prix "faux jeton" : Nathalie Kosciusko-Morizet

La candidate défaite à la primaire s’était vite rabibochée avec le vainqueur François Fillon. Lors d’une escapade commune au grand show high-tech de Las Vegas, en janvier, elle avait même décroché la circonscription en or des 6e et 7e arrondissements parisiens tenue par le candidat. A la grande fureur d’une Rachida Dati vengeresse… Du coup, cette fine mouche a dû contrarier sa passion pour la vérité et la transparence. Tout lui déplaisait dans le coup de com’ bonapartiste de Fillon au Trocadéro, mais NKM s’est contenté de d’autoriser ses proches investis dans l’équipe de campagne à déserter. Le bruit de son lâchage imminent a couru. Mais NKM n’a pas officialisé. 

Grand bien lui en a pris. Après la résolution de la crise, elle a retrouvé sa posture morale en contestant le rôle des cathos de droite de "Sens commun" dans l’organisation du rassemblement. "Je suis loyale, mais je serai attentive à ce que la tonalité de la campagne permette à tout le monde de s’y inscrire", a-t-elle déclaré.

à la recherche du temps perdu

à la recherche du temps perdu

Prix "ventre mou" : Gérard Larcher et Bernard Accoyer

Ce sont deux fillonistes de la première heure. Mais Gérard Larcher et Bernard Accoyer, eux aussi, ont été saisis par un doute vertigineux. Pas fous, ils n’ont officiellement jamais ouvertement lâché leur champion. Mais, jugeant la situation "intenable", ces deux poids-lourds de la droite se sont activés, en coulisses, pour trouver une sortie. 

Afin d’"évaluer la situation", ils ont convoqué, lundi soir, un comité politique. Ordre du jour secret : régler enfin le cas Fillon. On allait voir ce qu’on allait voir. A l’issue de la réunion, ô surprise, nos deux stratèges ont pourtant décrété que Fillon était... soutenu par un comité politique unanime et proclamé que le débat était clos ! 

"On peut dire maintenant que Les Républicains, derrière le candidat de la droite et du centre, sont en ordre de bataille et ont relancé la campagne", a même avancé Bernard Accoyer. Note artistique : 9/10.

avec toujours l'espoir d'un retour, malgré les casseroles!avec toujours l'espoir d'un retour, malgré les casseroles!

avec toujours l'espoir d'un retour, malgré les casseroles!

Prix "Iznogoud" : Nicolas Sarkozy

L’ancien président de la République, sorti du jeu politique après sa défaite à la primaire, a profité de la crise pour reprendre son rôle de "parrain" des Républicains. Il fait le coup à chaque fois ! Souvenez-vous de la bataille Copé-Fillon pour le contrôle du parti, arbitré par ses soins fin 2012… Sa mission avait facilité son retour aux affaires et, dans la foulée, permis sa candidature à la primaire.

Fort de ce précédent, Sarko s’est donc employé à soutenir Fillon comme la corde le pendu et à encourager la candidature alternative de Juppé... Tout en lui retirant le tapis de dessous les pieds ! Résultat de ce week-end de dupes ? Un beau fiasco.

"Sarkozy préfère Fillon perdant que Juppé gagnant", grincent les partisans du maire de Bordeaux. Celui qui rêve toujours d’"être calife à la place du calife" n’est pas encore guéri. Mais que fait Carla Bruni ?

Le palmarès des "retourneurs de veste"Le palmarès des "retourneurs de veste"

Prix "double-jeu" : François Baroin

Dimanche, 15h30. A la faveur de l’éclaircie et alors que la place du Trocadéro était enfin pleine de fillonistes agitant des drapeaux tricolores, François Baroin est apparu sur la tribune, au premier rang derrière l’orateur François Fillon. 

Mais que venait donc faire le fils spirituel de Jacques Chirac à cette grand-messe ? Réponse : Baroin, poussé par Sarkozy, venait littéralement se placer dans le sillage de Fillon. Pour faire barrage à Juppé, pour remplacer le vainqueur de la primaire en cas de coup dur (Baroin collectait des parrainages depuis trois semaines !) ou pour former, le cas échéant, un ticket avec lui.

Raté ! Il n’y aura pas de plan B comme Baroin. Et le rendez-vous réunissant Sarkozy, Juppé et Fillon a été annulé : les agendas de Fillon et Juppé sont restés désespérément incompatibles. Baroin va pouvoir s’occuper de sa bonne ville de Troyes…

 
 
marche arrière toute!

marche arrière toute!

Prix "tête-à-queue" : Thierry Solère

Dur dur d’être porte-parole de François Fillon ces temps-ci. Pendant de longues semaines, pourtant, Thierry Solère a résisté, assurant sans sourciller sa mission au service du candidat, le défendant bec et ongles sur les plateaux télé et lors des matinales radios. 

Jusqu’au vendredi 3 mars. Ce jour-là, l’affable Solère a fini par craquer, estimant soudain que François Fillon n’était plus en capacité de "mener les couleurs de la droite et du centre à l’élection présidentielle". Un coup de barre éphémère. Soixante-douze heures plus tard, tout a déjà changé.

A l’issue du comité politique organisé lundi soir, auquel il participait, Thierry Solère s’est de nouveau rangé derrière le candidat. Un volte-face express… Mais Solère porte des stigmates. "Je ne suis pas en capacité d'être le porte-parole", a -t-il confié, ce mardi. Encore un effort, Thierry !

Le palmarès des "retourneurs de veste"

Prix "grand écart" : Georges Fenech

Le député du Rhône a tout compris, tout de suite. Dès le 1er février, après la réunion parlementaire qui vit le candidat canardé et réclamer 15 jours de patience, Fenech a jugé la "primaire caduque" et demandé la réunion d’un conseil national extraordinaire pour désigner un nouveau candidat.

La suite ? Accrochez-vous ! Ce boutefeux a successivement promis un appel de parlementaires pour que Fillon soit remplacé (jamais lancé), une tribune collective pour dénoncer le candidat failli (jamais publiée), une campagne pour le parrainage de Juppé (avortée)... Pour lui, le plan B s'appelle tour à tour Juppé, puis Baroin.

Sa pensée profonde aujourd’hui ? "Je pense qu'il faut que Fillon aille jusqu'au bout. Il a été élu, il est sorti d'une primaire, mais il n'est pas le candidat qui peut nous qualifier pour le second tour, c'est évident" Désespérant !

                                                                  Sylvain Courage et Sébastien Billard

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