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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

La chute de la banque russe du FN

30 Janvier 2017, 17:07pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La chute de la banque russe du FN

Pourquoi Le Pen (père) a-t-il soudainement pris la défense du marquis de la Rillette

Depuis sa faillite, la banque qui a prêté 9 millions d’euros au FN est dans le viseur de la justice russe. Et à travers elle, toutes les irrégularités qui se sont déroulées en coulisses. Le curateur, l’Agence d’assurance des dépôts, a découvert que le prêt au FN avait été transféré à une obscure petite société moscovite. Un ancien vice-directeur a été arrêté, soupçonné de détournements massifs. Le FN refuse de se prononcer sur cet incroyable imbroglio.   

Un gouffre financier et des malversations en série. C’est en résumé ce qu’il reste aujourd’hui de la First Czech-Russian Bank (FCRB), la banque tchéco-russe qui a accordé, en septembre 2014, un prêt de 9 millions d’euros au Front national. Depuis la liquidation de l’établissement, en juillet 2016, la presse russe s’est emparée du dossier, et elle publie régulièrement des informations sur les dessous d’une faillite qui pourrait devenir très embarrassante pour Marine Le Pen, ...

Le 10 janvier dernier, l’agence de presse RNS (Rambler News Service), se fondant sur plusieurs documents, révélait l’existence d’un tour de passe-passe qui s’est déroulé une semaine avant la mise sous tutelle de la First Czech-Russian Bank (FCRB), en 2015. Le 18 mars de cette année-là, alors que la banque était à l’agonie, la créance du Front national a été rachetée en vertu d’un « contrat de cession » de 9,4 millions d’euros par une petite société du nom de Conti.

Cette SARL, installée en périphérie de Moscou, à Boutovo, a comme principales activités la « location de voitures et de matériel ». Créée en octobre 2010, avec un capital de 10 000 roubles – d’après le registre du commerce que nous avons consulté –, elle affichait en 2014 un chiffre d’affaires de 887 millions de roubles (13,7 millions d’euros), avec un passif de 6,9 millions de roubles

Car c’est désormais l’Agence d’assurance des dépôts bancaires russes (ASV) – l’autorité administrative qui a été chargée par la banque centrale russe d’assainir la situation après la faillite de la First Czech-Russian Bank, à l’été 2016 – qui demande des comptes. Son travail consiste, dans la mesure du possible, à rembourser les déposants et à recouvrer les créances...

...Dans un document daté du 17 novembre 2016 et disponible sur son site, l’ASV s’adresse à la cour d’arbitrage de Moscou pour faire annuler une dizaine de transactions réalisées par la First Czech-Russian Bank, dont certaines à la veille de la mise sous tutelle de la banque. Dans cette liste apparaît, au point 9, le fameux « contrat de cession » (№09/16/ЮЛ) signé, le 18 mars 2016, entre la SARL Conti et la First Czech-Russian Bank. Montant : 9,4 millions d’euros. ...

Contacté par Mediapart, Wallerand de Saint-Just, le trésorier du FN, n’a pas voulu confirmer ou infirmer cet imbroglio juridico-bancaire. « J’ai dit : aucun commentaire », répond-il, manifestement agacé, par SMS à l’une de nos sollicitations argumentées. « Il y a des problèmes juridiques là-bas, c’est de la cuisine, avait-il expliqué au Monde, qui révélait une partie de l’histoire au début du mois, alors que l’existence de la société Conti n’était pas encore connue.  

Le 20 janvier, le quotidien russe Kommersant a révélé que l’ancien vice-directeur de l’établissement, Dmitri Merkoulov, était désormais sous les verrous, sur décision d’un tribunal moscovite. C’est là le résultat d’une procédure pour détournement de fonds à vaste échelle au sein de la FCRB, ouverte le 1er décembre 2016, sur demande de l’ASV et de la Banque centrale de Russie. Dmitri Merkoulov est soupçonné d’avoir, juste avant la faillite, organisé la vente illégale d’actifs de la FCRB – des sociétés et des biens immobiliers – pour un montant total de deux milliards de roubles (31,5 millions d’euros) et d’avoir empoché l’argent.

L’ancien vice-directeur continue à nier farouchement sa culpabilité, faisant valoir qu’il n’a travaillé que deux semaines au sein de la banque, engagé le 9 mars 2016, juste avant sa mise sous tutelle. Il n’aurait ainsi fait qu’apposer sa signature sur des transactions préparées, avant son arrivée, par la direction de l’époque, parmi laquelle figurait le directeur de l’établissement Roman Popov. Soit l’homme qui avait donné son feu vert pour le prêt accordé au Front national qui, lui, semble pour l’instant échapper aux poursuites.

Il est évident que ces "incidents" lesquels  avec l'affaire des remboursements par les Le Pen père et fille des sommes indûment reçues pour rémunérations de leurs attachés politiques et chauffeurs, eux aussi fillonisés, conduit le f-haine à en rabattre et ne pas trop se faire remarquer sur ce sujet dans la période.

lire aussi ci-dessous

 sur le secours apporté à Fillon par Le Pen (père), ce qu'en rapporte Ouest France :

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avenir2295 05/02/2017 17:59

La droite française sous la houlette de MM.Fillon,Guéant,Sarkozy et consorts représente une famille politique actuellement à la dérive du fait d’une balkanysation avancée (dévoiement moral)et d’une vision sociale héritée du moyen-âge (ceux qui dirigent,ceux qui travaillent,ceux qui prient).L’inculture de la plupart de ses dirigeants associée à un refus obstiné de reconnaître l’Etat républicain de droit conduisent les leaders et principaux cadres de ce courant politique dans une zone qui est celle du non-droit.Déjà,par le passé (au sortir de la 2ème guerre mondiale),la droite française avait été balayée faute d’avoir su comprendre que la voie tracée par le Maréchal Pétain était une impasse conduisant à l’indignité nationale.Quand la droite française préconise aujourd’hui d’abolir le statut des fonctionnaires comme le droit de grève des fonctionnaires,de détruire des centaines de milliers d’emplois publics,de procéder à des coupes sombres dans le budget de l’Etat (- 100 milliards),de démanteler la Sécurité Sociale,de se soumettre à l’accord de libre-échange avec le Canada (CETA)et quand dans le même temps elle considère que la presse,l’Etat de droit (l’institution judiciaire)et la constitution sont aux mains de comploteurs tantôt vichystes,tantôt gauchistes on peut penser que plus rien ne relie cette droite française au général De Gaulle et à l’intérêt général.Cette famille politique (UMP/LR)ne représente plus la modernité,la promesse de la prospérité (exception faite de la leur),la démocratie éclairée pour la France.La droite française tend à s’affirmer,jour après jour,comme un ramassis de « personnalités » sous le coup ou dans l’attente d’une décision de justice,incapables de faire preuve de désintéressement et d’intelligence pour la France,les Français,d’incarner un avenir prometteur.Cette droite affairiste abaisse la France :elle est condamnée à la faillite.