Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Liberté Hebdo 1230: L'édito de Franck

30 Juillet 2016, 07:52am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1230: L'édito de Franck

MA FRANCE SOUFFRE

Pendant la guerre des chapelles,les crimes continuent. Les polémiques stériles de Nice tournent en bouclent sur les chaînes d’infos en continu quand tombe l’information d’un nouveau crime perpétré cette fois-ci dans une église, celle de Saint-Etienne-du-Rouvray (76).

Un prêtre égorgé et un fidèle grièvement blessé. Tous les responsables religieux, toutes religions confondues, ont unanimement condamné cet acte qui n’a rien avoir avec la foi.Nous retiendrons l’image,et les paroles,dignes,humaines, d’Hubert Wulfranc, maire (PCF) et conseiller départemental.

«Soyons ensemble,les derniers à pleurer.

Soyons ensemble,debout contre la barbarie et dans le respect de tous » a-t-il demandé à la fin de sa déclaration le jour de l’assassinat .Sa voix, son visage, chargés d’émotion et de peine sont ceux d’un élu de la République,d’un homme,confronté à l’horreur. Les auteurs des faits sont morts.

Photos et noms circulent. Tous les bouts de vie de ces jeunes monstrueux sont décortiqués dans les médias sans qu’aucun de ces éléments ne servent vraiment à trouver une solution au problème.

Il semble que notre génération paie le prix fort d’un abandon politique lointain. Un abandon qui a placé tous les secteurs de la fonction publique dans une situation critique dont les conséquences sont aujourd’hui très perceptibles, à défaut d’avoir pu être prévisibles. Quoi que.... Nous sommes convaincus que la priorité est de renforcer les liens républicains. En commençant par donner aux services publics les moyens de fonctionner.

A chaque nouveau drame,un dysfonctionnement apparaît et les causes ne sont jamais examinées à la loupe.

Quand un JeanClaude Gaudin, maire de Marseille, s’en prend à Christiane Taubira sur les bracelets électroniques, il reste dans la bassesse de l’attaque politicienne et des petites phrases qui coûtent déjà bien cher à l’adjoint à la sécurité de Nice, Christian Estrosi.

Ces élus de droite pensent récupérer sur ces drames les voix qu’ils ont perdues.

Ils comptent déjà 2017.

Il existe une jeunesse en France sensible aux sirènes nauséabondes. Parce que les liens sont rompus avec la nation. Parceque l’accumulation de « réformes », de baisse de budgets, laisse des gens démunis face à la crise et à la misère.

Voilà l’ennemi, la misère.

Celle qu’on a laissé se développer et qui sert de terreauaux opportunistes de tout poil, du fascisme au radicalisme religieux, qui se fournit parfois en armes grâce aux mêmes réseaux. Aujourd’hui, l’urgence pour tous les citoyens est celle du retour de la sécurité.

Mais ça ne suffira pas. La disparition du service national, supprimé par Jacques Chirac, la réforme des services de police, puis de services de renseignements, menée parNicolas Sarkozy,la réforme du système de justice menée tambour battant sur ordre de Sarkozy, par Rachida Dati, la révision générale des politiques publiques lancée en 2007 par Nicolas Sarkozy, avec le non-remplacement des départs en retraite,…

La liste est longue des effractions commises dans notre belle République ,fragilisant dans de multiples secteurs le fonctionnement des services publics. Les privatisations des grands secteurs comme la télécommunication, la poste, l’énergie, Air France, ... ont bouleversé l’équilibre social bien plus sournoisement que nous le déplorions.

Tout comme notre politique extérieure, qui nous fait passer aux yeux des habitants de Syrie et d’Irak pour des agresseurs. Tant que nous ne traiterons pas les blessures de notre société, nous aurons des difficultés à contenir les haines que Daech veut faire s’exprimer sur notre territoire.

N’oublions pas que chaque attentat révèle une faille de notre société. Un nouvel empilement de textes sécuritaires ne résoudrait rien. La priorité est de redonner à la République toute sa capacité d’action pour tous les citoyens,ruraux ou urbains, jeunes ou vieux, sans distinction de religion, ni d’origine.

Chaque Français doit pouvoir sentir la force du collectif. Ensemble, pour la paix.

 

Commenter cet article