Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

C’est le gouvernement qui a fait le choix de l’affrontement

20 Juin 2016, 17:54pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

C’est le gouvernement qui a fait le choix de l’affrontement

Les sénateurs communistes, qui font face à l’interminable dérive du gouvernement, organisaient hier un point presse tout en affrontant la loi travail et son article 2 dans l’Hémicycle.

Les opposants à la loi travail sont minoritaires au Sénat, mais largement majoritaires dans le pays. « On est vingt, mais en fait on est des millions », souligne dans un sourire le sénateur communiste de l’Oise Jean-Pierre Bosino, quand il évoque le travail du groupe parlementaire CRC. Assis devant la banderole « Défendre le progrès social, c’est retirer la loi travail ! » qu’ils ont brandie mardi lors de la manifestation parisienne, les sénateurs communistes sont revenus hier, lors d’un point presse, sur le combat qu’ils mènent dans l’Hémicycle. « Ce qui s’exprime dans la rue s’exprimera ici », promet Éliane Assassi, présidente du groupe, alors que l’examen de l’article 2 du projet de loi travail était au menu de l’après-midi. Consacrée à l’inversion de la hiérarchie des normes, cette partie de la loi fait hurler de plaisir la droite. Elle en rêvait, et François Hollande lui sert sur un plateau. « Cette loi n’est pas ce que la ministre Myriam El Khomri nous en dit. Des accords d’entreprise, il y en a déjà 40 000 par an, mesure Annie David, sénatrice PCF de l’Isère. Ce qui change ici, c’est que cette loi permet d’aller en dessous de ce qui existe. Ce ne sera plus le Code du travail qui primera sur les accords de branche qui eux-mêmes priment sur l’accord d’entreprise, mais l’inverse. Les salariés seront sous pression du patronat, qui pourra faire baisser les salaires et augmenter le temps de travail. Avec cette loi travail, le petit garde-fou qui protégeait encore un peu les salariés va sauter complètement. » « Et si on ne parvient pas à un accord d’entreprise, si les salariés et leurs représentants le rejettent, alors il y aura un référendum en forme de chantage à l’emploi ! Mais alors pourquoi la loi travail ne passe-t-elle pas par un référendum ? Pourquoi n’est-elle pas soumise aux Français ? Elle n’a même pas pu être votée à l’Assemblée nationale ! », s’agace la sénatrice du Val-de-Marne Laurence Cohen.« Ce gouvernement irresponsable n’a pas de majorité, poursuit-elle. Alors il s’énerve et détourne l’attention en fustigeant la CGT et en menaçant d’interdire les manifestations. C’est très grave. C’est lamentable. »

« C’est le gouvernement qui a fait le choix de l’affrontement »

« Valls a franchi un pas très dangereux, enchaîne Éliane Assassi. Il perd ses nerfs car il se sait minoritaire, et pas seulement sur la loi travail. Mais nous, nous ne perdrons pas nos nerfs, car nous sommes portés par les manifestants. C’est le gouvernement qui a fait le choix de l’affrontement en n’ouvrant aucune négociation et en faisant passer en force sa loi. Je n’aime pas les bras de fer mais je n’aime pas être insultée. Or, quand on insulte les syndicats et les organisations de jeunesse, on insulte aussi les communistes ! »

Si les coups de menton du premier ministre n’ont jamais impressionné les sénateurs PCF, la charge de l’exécutif contre le droit de grève les scandalise au plus haut point. Tout comme l’argumentaire déployé pour fustiger les manifestants, en les assimilant aux casseurs et en les accusant de faire le jeu des terroristes. « Ce gouvernement joue avec le feu, attise la haine et le rejet. Ce n’est pas le rôle d’un premier ministre. Il faut être ferme avec les casseurs et les terroristes, mais faire l’amalgame entre eux et le mouvement social est scandaleux », dénonce Laurence Cohen.

 

C’est le gouvernement qui a fait le choix de l’affrontement

Commenter cet article