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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Liberté Hebdo 1220 : L'édito de Franck

20 Mai 2016, 16:59pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1220 : L'édito de Franck

LA PLACE DE LA POLICE DANS LA RÉPUBLIQUE

Quand cessera-t-on d’opposer la police et la population ?

La confrontation permanente débouche sur des drames et des violences inadmissibles de part et d’autre. L’instrumentalisation des faits est indéniable et fait le jeu des extrémistes sans résoudre aucun des problèmes posés.

Les images ont tourné en boucle sur les réseaux sociaux.

Les radios et les télévisions s’en sont fait le relais aussi.

L agression de policiers et l’incendie de leur véhicule est proprement scandaleux. Au cœur des manifestations, de toutes les manifestations, la police, de l’agent de circulation aux gardes mobiles, est mobilisée en permanence.

Ce n'est pas nouveau

Plus surprenant est de les découvrir manifestant contre les violences, faites aux policiers, contre la haine « anti-flics ».

Le monde a-t-il changé de base ?

Il faut croire que pour une frange des fonctionnaires de la sécurité publique le danger soit là. En fait, ils sont été vite rejoints par les députés FN.

Des masques tombent.

Et pourtant, pour de nombreux policiers, pères de famille et citoyens avant tout, la souffrance est bien présente. A cause des heures supplémentaires non payées, des absences de plus en plus fréquentes loin du domicile et de la vie de famille, du matériel défectueux, des salaires faibles comme tous les fonctionnaires des autres corps d’Etat... Et ces revendications, bien réelles, ne doivent pas être oubliées. Mais il revient à l’État de préserver le fonctionnement d’une police républicaine trop souvent en première ligne avec la fragilisation grandissante des institutions.  Et pour ça, il faut se garder de l’amalgame qui pousserait les mis et les autres toujours à s’affronter sans fin.

Les coups et les arrestations dans les manifestions où les contrôles au faciès n’améliorent pas les relations. Les sénateurs communistes font d’ailleurs un rappel à François Hollande, qui en avait fait un de ses 60 engagements en 2012, en faisant une proposition de loi pour encadrer les contrôles avec notamment un récépissé indiquant, entre autre, le motif du contrôle.

Le gouvernement joue la carte de l’essoufflement, puis des dérapages, pour maintenir coûte que coûte son projet de loi inique contre les droits des salariés de ce pays. Les réformes successives de l’appareil répressif de l’État et des forces de police n’ont guère amélioré les conditions de vie des hommes et des femmes sous uniforme, soumis dans leur service quotidien aux situations les plus violentes et dramatiques causées par la misère sociale et les difficultés croissantes liées au libéralisme.

Si une réforme s’impose, il s’agit de celle de la police.

Des embauches, de la formation, des changements sont nécessaires pour sortir du cadre tout répressif quasiment devenu institutionnel en France depuis les transformations opérées par Nicolas Sarkozy lorsqu’il était ministre de l’Intérieur.

L’homme au Kàrcher n’a plus le pouvoir. Mais les gouvernements successifs ont persévéré dans ces excès.

Les véritables tenues de combat et les armements sophistiqués de la police ont modifié les comportements. Gravement. Et les dégâts continuent, faute d’avoir eu une volonté politique apte à redonner à la police sa véritable fonction républicaine, assurer la sécurité des citoyens avant celle des biens, avant celle de l’appareil d’État qui se sert de la police pom réprimer désormais la contestation, d’où qu’elle vienne.

Le gouvernement a une énorme responsabilité en laissant monter la colère de la population en maintenant son projet contre l’intérêt général.

L’usage du 49.3 et le détournement de l’état d’urgence vers les militants creusent un fossé énorme entre les opposants et ceux qui sont chargés de faire respecter l’ordre par le gouvernement La police n’a pas besoin de plus de pouvoir. Celui-ci doit être bien encadré en priorité.

Et aujourd'hui, il est impératif de stopper le détricotage de nos droits.

C’est vital pour la République.

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