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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Liberté Hebdo 1214 : L'édito de Franck

7 Avril 2016, 18:42pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1214 : L'édito de Franck

EN AVOIR OU PAS​

Monsieur Gattaz ne fait pas de politique. Mais il a une opinion. Et il essaye d’influencer celle des autres. Interrogé sur France Inter jeudi matin, il le dit, il le clame. Il ne fait pas de politique. Juré. Pas craché, parce que chez ces gens là, on ne crache pas. Mais il ne crache pas dans ses mains pour ne pas le dire.

Nous sommes rassurés : le patron des patrons ne fait pas de politique. Et il demande à tout le monde de cesser de tout « politiser ». Comme l’action syndicale par exemple, pardon, «le dialogue social ».

Cette nouvelle façon de discuter entre «partenaires sociaux» qui permet qu’aujourd’hui 15 salariés du CHR de Lille soient convoqués au commissariat comme des criminels ?

Qui permet que trois salariés des Fonderies du Nord soient menacés de licenciement parce qu’ils ont participé à la grève du 31mars ?

Qui permet que huit ex-salariés de Goodyear aient pu être condamnés à de la prison ferme ?

Pas de blagues, le père Gattaz, fils de, n’a que faire des protestations de la rue sur la loi El Khomri.

Pour lui, les politiques doivent cesser « les zigs et les zags » à ce sujet. Mais, juré, il ne fait pas de politique.

En fait, pas besoin pour lui.

Comme Bolloré, Dassault, Mulliez et consorts, il dicte aux politiques, aux hommes et aux femmes politiques de ce pays, la marche à suivre. Comme des petits soldats. L’économie de marché c’est comme la pluie et le beau temps, impossible à réguler.

Circulez, il n’y a rien à voir !

Voilà donc, au moment où Monsieur Macron « ni-droite, ni-gauche » met en route son mouvement « En marche », la jeunesse de France bat le pavé et les indignés parisiens ont envahi la place de la République pour dire «On n'en veut pas ! ».

De la loi El Khomri, mais aussi de cette société là, à seulement deux vitesses, ceux qui ont du fric et ceux qui n’en ont pas.

Et, heureusement, il reste des femmes et des hommes politiques de conviction, armés d’arguments, de foi militante, animés par l’envie de changer le monde et portés par l’espoir collectif.

Des femmes et des hommes qui font de la politique, qui croient à la force de la démocratie, en l’humain d’abord, et qui n’ont pas peur de se dresser contre les puissances financières.

Et là, Monsieur Gattaz n’a pas de prise sur eux.

C’est ça faire de la politique.

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