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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Mieux vaut donner sans promettre que promettre sans tenir.

28 Mai 2015, 16:26pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

citation française qui colle parfaitement à l'article de la voix du nord du 26 mai 2015.

Mieux vaut donner sans promettre que promettre sans tenir.
Mieux vaut donner sans promettre que promettre sans tenir.

Sur ces dix dernières années, les promesses d’investissements économiques ont été nombreuses dans la région Nord -Pas-de-Calais. Malheureusement, la crise de 2008 a été fatale également à bien des projets. Après avoir évoqué les (nombreuses) réussites assumées, tour d’horizon d’échecs, plus ou moins bien assumés.


DSV espérait 200 emplois sur son site logistique de Wattrelos. Il n’y en a jamais eu plus de 35. Le site a depuis été cédé à La Redoute pour son centre de préparation de commandes. Photo Hubert Van Maele 
VDN

Pas question pour nous de tirer sur l’ambulance, ou de faire la recension des multiples plans sociaux qui ont émaillé ces dix dernières années, notamment les 80 000 emplois perdus dans l’industrie régionale, les milliers perdus dans le BTP, les transports, etc. Notre propos est de nous concentrer sur les grands investissements réalisés pendant cette période, et de voir, dans ce second volet, les promesses non tenues.

Quand l’État fait défaut. Il y a par exemple les promesses non tenues par l’État. 

Le 9 février 2011, Alain Juppé, alors ministre de la Défense, posait à Cambrai la première pierre du CLIFA, le Centre de liquidation des factures des armées, avec 220 emplois à la clé. Sauf qu’il n’y a jamais eu de deuxième pierre...

Le 9 février 2011, Alain Juppé, alors ministre de la Défense, venait poser à Cambrai la première pierre du CLIFA, Centre de liquidation des factures des armées. Quatre cents emplois promis, en « compensation » des 1 100 sacrifiés avec la fermeture de la base aérienne 103. De deuxième pierre il n’y aura jamais. Et la reconversion de la BA 103 continue de faire rêver, que ce soit un fumeux projet de grande base de loisirs, ou, moins fumeux, un grand projet de base logistique (nous en reparlerons dans notre prochain volet).

Quand le centre d’appel raccroche. Les centres d’appels ont beaucoup embauché ces dernières années. Mais il y a eu également des échecs. Call Expert s’est installé à Roubaix en 2012 avec de grandes ambitions. Deux cents emplois étaient annoncés. Mais les ennuis judiciaires du patron (condamné pour faux et usage de faux) ont mis fin à l’aventure un an après. Repris par le belge IPG, le centre d’appel roubaisien ne gardera que 37 des 114 salariés embauchés à l’époque.

Quand la logistique patine. En octobre 2009 à Wattrelos, on a posé la première pierre du site DSV. Ce bâtiment logistique a été bâti pour travailler quasi exclusivement pour La Redoute. Livré en mars 2011, on y annonçait jusqu’à 200 emplois. Il n’y en jamais eu plus de 35, et seulement 25 quand le site a été cédé à La Redoute pour y construire son futur centre des opérations de commandes.

Quand il y a de l’eau dans le gaz. En 2009, Poweo, opérateur d’électricité et de gaz, envisage l’implantation d’une centrale électrique à cycle combiné au gaz naturel à Blaringhem, sur le site d’Arc International. Le chantier prévoit l’embauche de 800 personnes pendant trois ans. Un permis de construire est déposé en 2010. En 2013, le projet est abandonné, faute de rentabilité pour un investissement très lourd de 500 millions d’euros.

Quand le plastique jette l’éponge. Toujours sur le même site de Blaringhem, on annonçait en 2010 260 emplois promis par LE Manufacture, entreprise spécialisée dans la construction de palettes en plastique. Le groupe, déjà implanté à Hong Kong, finit par jeter l’éponge à la suite de problèmes dans le process de fabrication.

Quand on attend toujours. Début 2013, 250 postes étaient annoncés à Beuvry-la-Forêt à la faveur de l’arrivée d’une usine de batteries innovantes imaginées par la société SCPC, originaire de la région parisienne. À ce jour, toujours rien, et les élus locaux n’y croient plus trop.

Idem à Dunkerque où on ne parle plus du projet Horn, que l’on annonçait pour fin 2015. Mené par Eiffage, ce projet de construction d’une unité de stockage de matières dangereuses annonçait 450 emplois à terme.

Quand l’objectif n’est pas atteint. Enfin, peut-on parler d’échec ou de demi-réussite dans la reconversion du site Metaleurop à Noyelles-Godault ? À l’origine, 830 salariés abandonnés en janvier 2003 au moment de la liquidation du site. Aujourd’hui, 233 salariés reclassés dans l’écopôle dédié à la valorisation des déchets. À chacun de juger…

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