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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Le sens d’un combat français : la paix, la solidarité, l’antifascisme et la vérité

3 Janvier 2015, 13:42pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les mères d’Odessa exigent la vérité sur la mort de leurs enfants…

Les mères d’Odessa exigent la vérité sur la mort de leurs enfants…

UNE TOURNEE D’UKRAINIENS A PARTIR DU 25 JANVIER, L’EXPLOIT DE LA SOLIDARITE, DE LA PAIX ET DE LA VERITE EN FRANCE

Je crois qu’à quelques uns nous sommes en train de tenter un exploit et le bébé s’annonce bien, un signe de vitalité pour la nouvelle année. Tout est parti de ce blog, de deux « grands mères », une jeune retraitée, Marianne, et moi qui le suis moins. Nous avons refusé la pression médiatique et nous avons décidé de nous faire une opinion par nous-mêmes. Ce que nous avons découvert dans nos deux voyages n’avait rien à voir avec ce que la presse racontait ici. Alors il y a eu ce blog, qui connait une certaine audience grâce à vous tous, fort heureusement il n’était pas seul et sur le web ont commencé à surgir d’autres informations malheureusement polluées par les fascistes qui depuis quelques années viennent occuper l’espace laissé par les communistes et les gaullistes pour le dévoyer. Un prétexte tout trouvé à l’inertie pour les forces de gauche et les directions des partis, communiste en particulier. Si vous dites la vérité sur le fascisme de l’impérialisme des Etats-Unis et de l’Union européenne c’est que vous êtes fasciste… On voit à qui sert la confusion, le simulacre révolutionnaire qui ignore le combat de classe et le transforme en combat de race.

Oui mais voilà c’était sans compter avec ce que Politzer décrivait déjà quand Rosenberg, l’idéologue du IIIe Reich était venu en France : le peuple français a l’esprit critique, le goût de la clarté gauloise vanté par Marx, qui appelait la France le pays de la lutte des classes. Résultat, nous avons trouvé partout et d’abord au sein des communistes des gens qui ont refusé la désinformation, l’inertie et une sorte de miracle s’est accompli à partir de la fête de l’humanité et du modeste débat que nous avons eu au stand du Pas de Calais. Des réunions avaient eu lieu dans le Nord, dans le Tarn, dans le Bassin d’Arcachon, à Vénissieux, en plein été… Partout une action a commencé à se développer… J’avais connu ça avec Cuba à la seule différence près qu’il existait depuis toujours des comités de solidarité avec Cuba… Là nous sommes partis de si peu et nous avons avancé si vite… Ce fut notre action à tous, nous qui sommes en train de faire de ce voyage en France une grande réussite, nous tous qui de Paris à Marseille, du Val de Marne à Lille, en passant par Arras, et de Nice à Vénissieux sommes en train de préparer cette double délégation, celle de la direction du KPU et celle du comité des mères d’Odessa… Dans un temps relativement court, cette délégation venue d’Ukraine va sillonner la France par la seule volonté d’un groupe de militants du PCF, de la CGT, de diverses organisations communistes, du mouvement de la paix, des associations humanitaires pour le Donbass, des Russes, des Ukrainiens, tous unis dans leur diversité pour refuser la désinformation et la guerre qu’on nous prépare, la volonté de faire de ce continent une nouvelle Syrie, un lieu de développement du fascisme.

La délégation du KPU vient à la rencontre des communistes pour réclamer la solidarité dont le parti communiste français a toujours été capable face aux combattants menacés d’interdiction, frappés, tués parce qu’ils sont communistes. Alors que l’idéologie nazie manifeste ouvertement dans les principales villes ukrainiennes, on veut interdire non seulement le parti communiste mais l’idéologie communiste. Ils sont importants pour nous parce qu’ils sont la preuve que la Révolution socialiste, l’expérience de l’Union soviétique mérite une autre analyse que celle qui a été faite par le capital dans nos pays et que nous avons approuvée par notre silence. Nous devons avoir le courage de faire nos propres analyses, de regarder en face nos erreurs tout en sachant qu’encore aujourd’hui les communistes sont là présents, prêts à se battre et que nous devons discuter et agir avec eux. Un dialogue doit s’ouvrir.

Le comité des mères d’Odessa vient avec une exposition sur ce qui s’est passé le 2 mai dans la maison des syndicats où leurs enfants sont morts sans que les criminels soient le moins du monde inquiétés. Ce sont elles et ceux qui les aident qui sont menacés, battus, torturés et sur une liste noire pour leurs emplois. Elles ont déjà fait le tour des capitales d’Europe. Parfois des fascistes aidés par l’ambassade d’Ukraine sont venus tenter d’interrompre leur exposé comme à Madrid et au Portugal. La mère de l’un des assassinés, son fils unique de vingt-six ans, témoigne. Parce qu’elle ose dénoncer le fascisme, elle est menacée d’être renvoyée de son emploi de professeur d’université. Elle sera présente dans cette tournée de la dignité, de la vérité, de l’antifascisme et de la paix. Elle en appelle aux médias français pour qu’ils disent la vérité sur la mort de son enfant et de la cinquantaine d’autres martyrs, alors qu’un hebdomadaire féminin comme ELLE fait l’apologie des nazies. Quelle presse aura le courage de parler du combat de ces femmes, quels intellectuels dans la patrie de Zola auront le courage de dénoncer la terrible injustice, la peur dans lesquelles on veut enfermer ces femmes ?

Nous avons choisi à notre retour de Crimée en mai, puis d’Odessa, Marianne et moi de témoigner… Toutes seules nous n’aurions pas pu faire grand chose, Nous étions comme ces femmes dont nous partagions la souffrance, comme ces communistes que l’on veut interdire puisque la direction de notre propre parti se taisait au meilleur des cas. Heureusement dans toute la France des bonnes volontés ont pris le relais et c’est en train de s’amplifier, un mouvement d’unité dont nous avons besoin non seulement pour aider les Ukrainiens, mais pour nous aider nous Français à amplifier notre résistance au Capital, notre refus du fascisme.

Rendez-vous à partir du 25 janvier sur les routes de France, cette semaine nous publierons le programme.

Partout en France, les bonnes volontés se multiplient pour dire non au fascisme et à la guerre au cœur de l’Europe, pour mettre en cause la désinformation médiatique, je puis vous dire qu’il y a là un fait remarquable et qui témoigne à quel point les communistes, le peuple français ne se laisse pas abuser. Il faudra probablement envisager une autre tournée… Grenoble, Toulouse, la Gironde la réclament à leur tour… On peut rêver à ce qui aurait pu se réaliser si la direction nationale du PCF, l’Humanité, le front de gauche dans son ensemble avaient donné un véritable élan à une telle tournée, cela sera sans eux et leur force d’inertie, mais les communistes, les forces de progrès ont pris l’habitude d’agir sans les attendre pour l’Ukraine comme pour Cuba. Ils seront là le jour de la victoire pour s’inventer une participation à celle-ci… quel gâchis… Quand aurons-nous une direction à la hauteur de ce que peut faire notre peuple? Un journal pour affronter le mensonge…

C’est ce que nous avons choisi de construire au positif. La situation dans ce domaine comme dans d’autres est trop urgente pour que nous nous laissions ligoter par des directions qui ne savent plus que faire de la présence sur les plateaux de télévision, faire des communiqués non suivis d’effets, sans jamais organiser ceux qui veulent se battre… Il est temps de ne plus les attendre, s’ils veulent nous rejoindre, ils seront les bienvenus. Tous ceux qui voudront s’associer à cette initiative seront d’ailleurs accueillis avec une amitié fraternelle et la joie de ceux qui savent qu’il contribuent ensemble à une cause juste. Nous n’excluons personne sauf les fascistes avec lesquels nous avons choisi de marquer les camps, on ne combat pas le fascisme porteur de répression, de guerre et de misère pour les peuples en s’associant au fascisme sous quelque forme que ce soit.

Danielle Bleitrach

célébration hier 2 janvier à Odessa du tragique anniversaire par les mères d’Odessa…

célébration hier 2 janvier à Odessa du tragique anniversaire par les mères d’Odessa…

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