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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Placé (EELV) regrette que son parti soit celui "des Roms et de la Palestine"

23 Décembre 2014, 19:02pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Placé (EELV) regrette que son parti soit celui "des Roms et de la Palestine"

Chasser le naturel, il revient au galop.

Le patron des sénateurs écologistes déplore le penchant "gauchiste" d'Europe-Ecologie-Les Verts.

Le cliché de l'écologiste tiers-mondiste, il ne veut plus en entendre parler. Jean-Vincent Placé, le patron des sénateurs EELV, s'agace dans Le Monde daté de vendredi que son mouvement soit "aujourd’hui devenu le parti des Roms et de la Palestine". "Si l’écologie politique devient l’écologie gauchiste, ça n’a plus d’intérêt", affirme-t-il encore.

Une déclaration qui surprend un dirigeant d'Europe-Ecologie-Les Verts cité par le quotidien : "Jean-Vincent avait appelé les lycéens à manifester pour Leonarda (en octobre 2013, ndlr), ça me fait rire quand il parle de dérive gauchiste".

"Si ça doit passer par une scission..."

Un manque de constance qui ne peut pas être reproché au sénateur sur sa position sur le conflit israëlo-palestinien.

Ce sujet divise de plus en plus EELV.

Boycotté pendant dix ans par les écologistes, le dîner annuel du Crif (le Conseil représentatif des institutions juives de France) a de nouveau été honoré en février 2013, à l'initiative de Jean-Vincent Placé.

Un rapprochement suivi d'un déplacement du sénateur en Israël en juin 2013, accompagné de François de Rugy, son homologue à l'Assemblée nationale.

"Notre déplacement avait suscité des commentaires internes, nous demandant même de ne pas rencontrer d'officiels", confiait le député au Figaro en juillet dernier, au moment des manifestations de soutien à Gaza. "Avant d'être pour la paix, (les écologistes) sont pour la Palestine", s'agaçait alors François de Rugy, illustrant les divergences internes autour de ce débat sensible.

Les Roms et la Palestine, deux exemples qui mettent en lumière le fossé qui se creuse depuis plusieurs mois entre les "écolos-réalistes" (favorables à une participation au gouvernement de Manuel Valls) et les "écolos-gauchistes", tentés par des rapprochements ponctuels avec Jean-Luc Mélenchon et les frondeurs du PS. Mais jusqu'où iront les premiers pour se faire entendre ?

Pour le député François-Michel Lambert interrogé par Le Monde, les "réalistes" doivent "trouver le moyen de faire vivre ce mouvement".

Et "si ça doit passer par une scission, ça le passera". Un défi de taille attend donc la secrétaire nationale du parti, Emmanuelle Cosse, à mesure que l'échéance de 2017 s'approche.

tristan.quinault@metronews.fr

 

 

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