J.-L. Mélenchon - "Objectif Elysée" LCP
Vendredi 17 février 2012, Jean-Luc Mélenchon était l'invité de
"Objectif 2012" émission de LCP animée par Serge Moati.
Ambroise Croizat,
(L'Humanité)
Hommage du Parti communiste français, vendredi 17 février, à l’inventeur de la Sécurité sociale, lors d’une commémoration tournée vers l’avenir et la défense d’un bien commun.
«Dans une France libérée, nous libérerons le peuple des angoisses du lendemain ! Ces mots d’Ambroise Croizat écrits en janvier 1944 restent d’une surprenante actualité », a témoigné, vendredi, au Père Lachaise, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. L’hommage rendu pour le soixante et unième anniversaire de sa mort prend, en cette période électorale, un relief à la mesure des attaques contre le système de protection qu’il contribua à mettre sur pied. « La solidarité, le financement par cotisations sont modernes et d’actualité dans un monde d’exclusion », devait rappeler Pierre Laurent dans son discours.
Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale qui prend pour la première fois ses fonctions en novembre 1945 n’a pas été spécialement formé aux affaires de l’État. « C’est un ajusteur qui a commencé à travailler à treize ans, c’est un syndicaliste – secrétaire général du syndicat CGT de la métallurgie –, c’est un militant communiste de la première heure qui possède, à l’instar de toutes celles et tous ceux qui viennent de se battre contre la Bête immonde et leurs complices français et, qui commencent immédiatement à reconstruire la France, un sens aigu des responsabilités et du rôle de l’État. »
Ambroise Croizat, le « ministre des travailleurs », selon l’affectueux surnom qui lui fut donné de son vivant, « fut de ces personnalités politiques auxquelles notre pays, notre République et notre démocratie doivent leurs plus belles conquêtes sociales du Front populaire puis de la Libération ». Et d’en donner la liste : Sécurité sociale, généralisation des retraites, des congés payés et de la semaine de 40 heures, des conventions collectives, du régime des prestations familiales, des comités d’entreprise, du statut des délégués du personnel, de la médecine du travail, de la reconnaissance de maladies professionnelles, de la prévention et du traitement des accidents du travail, du statut des électriciens et des gaziers, de celui de la fonction publique…
Une liste correspondant mot à mot au travail de sape entamé par la droite, qui a détruit en cinq ans beaucoup de ce que des décennies de lutte avaient créé pour le bien commun. « En octobre 1950, nous rappelle l’historien Michel Etiévent, Ambroise Croizat prenait pour la dernière fois la parole à l’Assemblée nationale », et « prononçait des mots que nous, communistes de 2012, faisons entièrement nôtres, poursuit Pierre Laurent. Jamais, nous ne tolérerons que soit renié un seul des avantages de la Sécurité sociale. Nous défendrons à en mourir, et avec la dernière énergie, cette loi humaine et de progrès ».
PIERRE LAURENT SUR FRANCE INFO
Un « scandale mondial », selon Jacques Vergès, son avocat qui rappelle que la cour d’appel de Pau avait ordonné sa
libération dès 2003, avant que l’Etat ne s’y oppose, « sur pression des Etats-Unis et d’Israël ». En 1987, ce militant des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL)
soucieuses de « frapper l’ennemi partout où il se trouve », a en effet été condamné à perpétuité pour complicité dans l’exécution d’un agent du Mossad et d’un autre de la CIA, cinq ans
plus tôt.
Se présentant comme un « combattant anti-impérialiste » dans un Liban occupé par Israël et propulsé dans la guerre civile par les bourgeoisies confessionnalistes avec la complicité de l’Occident, Georges Ibrahim Abdallah vient de recevoir un soutien inattendu en la personne d’Yves Bonnet. « Aujourd'hui, presque 30 ans après les faits, je trouve anormal et scandaleux de maintenir encore Georges Ibrahim Abdallah en prison. Je considère qu'il avait le droit de revendiquer les actes commis par les comme des actes de résistance… Il faut se souvenir du contexte, aussi, des massacres de Sabra et Chatila dont les coupables n'ont jamais été punis. Georges Ibrahim Abdallah, lui, est plus mal traité qu'un serial killer alors qu'il a commis des actes politiques », déclarait en effet l’ancien patron des Services secrets français dans La Dépêche du 7 janvier dernier.
En proie à une « vengeance d’Etat » téléguidée de Washington, Georges Ibrahim Abdallah déposait, récemment, une… huitième demande de libération conditionnelle ! En France et en Orient, un nombre croissant de personnes exige sa libération. A Calonne-Ricouart, le maire PCF, André Delcourt envisage de l’élever au rang de « citoyen d’honneur »…
Jacques
KMIECIAK
Lettre ouverte
aux 24 députés du Nord et
aux 14 députés du Pas-de-Calais.
Mesdames et Messieurs les Députés,
Ce mardi 21 février aura lieu à l'Assemblée nationale un vote extrêmement important. Fort heureusement, la conférence des présidents de groupe a décidé un vote public en fin de séance.
De quoi est-il précisément question ?
Le 30 janvier dernier, sur injonction du Président français et de la Chancelière allemande, le Conseil européen a adopté deux nouveaux traités pour imposer un durcissement des politiques d'hyper-austérité. Nous voyons le résultat, notamment en Grèce. Le premier texte s'appelle « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l'union économique et monétaire » (TSCG) visant à instituer une “règle d’or” contraignant durablement les gouvernements à respecter une sévère “discipline budgétaire” sous peine de se voir infliger des “sanctions automatiques”. C’est une perte de souveraineté sans précédent. L'autre, qui fera l'objet du vote à l'Assemblée nationale le 21 février, se nomme « Traité instituant un mécanisme européen de stabilité » (MES).
Ces deux textes sont étroitement liés. Le premier impose aux États une véritable camisole de force pour une politique d'austérité contre les peuples européens. Il est aidé en cela par le « Mécanisme européen de stabilité » qui sera un instrument permettant de conditionner toute aide du MES à la mise en œuvre de ces choix de réduction des dépenses publiques et sociales. L'aide européenne va donc se résumer à des prêts plus avantageux que ceux du marché mais assortie de conditions drastiques qui auraient comme conséquences de larges pertes de souveraineté nationale.
Partout en Europe, cette politique, présentée sous le vocable « d'ajustements structurels », provoque une véritable purge sociale, une explosion de la précarité et de la misère, et de très grandes régressions démocratiques. De nombreux acteurs de la vie politique et de la société civile mettent en garde aujourd’hui sur les conséquences de ces politiques d’austérité qui minent la croissance et la relance de l’économie.
Il n'existe aucune fatalité à cela.
Mesdames et Messieurs les Députés du Nord Pas de Calais,
Ce vote est crucial, car voter ou s’abstenir le 21 février pour le « Mécanisme européen de stabilité », c'est s'engager dans la ratification du « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance ». C’est aggraver les difficultés que connait notre Région. Avec 321 200 personnes inscrites à Pôle emploi fin janvier 2012 et près de 10 000 emplois industriels régionaux perdus en 5 ans, le Nord Pas de Calais est la lanterne rouge des régions de France pour l’emploi ! L'Europe des bas-salaires, de la concurrence entre les peuples, du low-cost, a fortement contribué à la désindustrialisation chez nous.
Notre population ne s’y trompe pas et l’a déjà exprimé en 2005, lors du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen, rejeté par 65% des électeurs régionaux et 54% des Français. C’est pourquoi nous appelons les 38 députés du Nord et du Pas de Calais à rejeter le texte de loi qui sera débattu ce mardi 21 février à l’Assemblée nationale, comme le feront les députés communistes engagés, depuis le Traité de Maastricht, pour le respect de la souveraineté française et la construction d’une Europe plus solidaire.
Sur une question aussi décisive pour l’avenir de notre pays et pour l’avenir des peuples d’Europe, le Parti communiste français demande la tenue d’un référendum. Au-delà de nos convictions propres, les représentants du peuple à l’Assemblée nationale, doivent savoir se rassembler pour préserver la souveraineté nationale et notre droit à déterminer, à maîtriser le budget de notre pays en fonction de ses besoins.
En premier lieu, ceux de notre région qui regorge d’atouts mais a besoin d’investissements publics et d’un soutien sans faille de l’État pour combler son retard.
L’action conjointe d’une banque publique en France et d’une Banque Centrale Européenne placée sous le contrôle du Parlement européen et qui prêterait directement aux États et aux collectivités aux taux réduits qu’elle consent aujourd’hui aux seules banques privées, serait largement plus efficace pour l’économie réelle de notre pays et pour alléger la dette publique que ces Traités d’austérité qu’on veut nous imposer.
Il est temps de sortir des grands débats sur les moyens de sortir de la crise que nous vivons depuis 2008. Puisque les recettes utilisées jusqu’à maintenant ont fait la preuve de leur inefficacité, osons explorer d’autres voies, mettant l’émancipation de l’Homme et son bonheur au cœur de leurs priorités. Ouvrons cette discussion avec la population, sans frilosité et construisons, en ce 21ème millénaire, un monde plus juste, plus fraternel, plus solidaire !
En vous remerciant par avance pour l'intérêt que vous porterez à cette lettre.
Fabien ROUSSEL, Hervé POLY,
Secrétaires départementaux du Nord et du Pas-de-Calais du Parti communiste français
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