Des centaines de délégués communistes se sont réunis ce week-end lors de la seconde série des conférences régionales.
A l’issue des débats, particulièrement riches tant sur la question des projets régionaux face à la crise que sur les rassemblements de gauche pour des majorités de gauche claires et offensives, nous constatons une confirmation des résultats du week-end dernier.
En effet, dans les grandes régions, Ile de France, Rhône-Alpes, Nord Pas de Calais, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, les délégués ont choisi l’offre nationale pour des listes de Front de gauche élargi.
Au total, 18 régions ont décidé d’une dynamique pour des projets et des rassemblements bien ancrés à gauche.
Les adhérents du Parti communiste français voteront les 19, 20 et 21 novembre les décisions prises lors de ces conférences régionales.
Samedi, après avoir manifesté à Somain, le député maire communiste de Saint-Amand-les-Eaux, Alain Bocquet, est
venu à Arras.
Ce samedi 7 novembre 2009, les jeunes communistes du Nord ont occupé les locaux de l'agence BNP Paribas rue de Béthune à Lille.
Il s'agissait de dénoncer
ces capitalistes dont les profits repartent à la hausse (1.3 Milliard pour la BNP) grâce à l'argent public (5.1 milliards pour cette
même banque).
Ces mêmes capitalistes qui osent dire qu'aujourd'hui "la page de la crise est tournée" à une jeunesse toujours victime du chômage (23.9% des jeunes, 62% des diplomés en 2008) de la baisse des salaires, du démantèlement des services publics, en un mot : de l'exploitation capitaliste. Une situation inacceptable que nous refusons de subir plus longtemps.
Aussi, nous réclamons aujourd'hui un plan d'urgence pour la jeunesse
* CDI pour tous les jeunes arrivant sur le marché du travail
* Plan de conversion de tous les emplois précaires en emplois stables
* Mise en place d'allocations différenciées (formation, recherche de premier emploi, retour à la formation) financée par l'ouverture d'une nouvelle branche de la sécurité sociale.
* Des droits nouveaux pour les salariés dans le comité d'entreprise pour pouvoir intervenir dans les choix de gestion et dans les stratégies des entreprises et des banques.
Tout en étant conscient que pour sortir de cette logique de précarisation inhérente au
système capitaliste, il faudra, partout ou nos conditions sociales sont menacées par la dictature du Fric, opposer le
contrôle démocratique de l'économie française par l'ensemble des salariés, seul gage de rationnalité et seule manière d'orienter les choix économiques et industriels en fonction du bien commun et
non en fonction d'intérêts particuliers.
Contact - Julie - 06-24-36-38-48
Le café "Tertous et Compagnie", à Monchy Breton a fait le plein samedi aprés-midi
pour débattre des "dossiers chauds de l'agriculture".
lundi 09.11.2009, 05:03 - La Voix du Nord
L'auteur Gérard Le Puill était entouré de représentants de syndicats agricoles et d'élus pour débattre des problématiques abordées dans son livre.
La petite salle du café chez Tartous était comble samedi pour accueillir un débat autour de Gérard Le Puill venu présenter son ouvrage « Chaos alimentaire ». Des représentants de syndicats agricoles et des élus étaient présents pour évoquer les problématiques soulevées dans le livre.
PAR CLAIRE COUILLEZ-BROUET
saintpol@lavoixdunord.fr
« Mon livre s'adresse autant aux consommateurs qu'aux producteurs », lance Gérard Le Puill pour expliquer sa démarche. Et justement, samedi à Monchy-Breton, il y avait à la fois des citoyens et des agriculteurs. Tous venus écouter cet ancien journaliste exposer ses analyses. « Ma conviction, c'est qu'il faudra utiliser toutes les terres agricoles selon leurs capacités et non pas continuer sur le chemin de la surproduction et de la déforestation à grande échelle qui contribuent aux modifications climatiques. » Au fil de son ouvrage, l'auteur s'emploie à « défendre les agriculteurs maltraités par les politiques européennes et mondiales. Quant aux décideurs politiques, ils sous-estiment le rôle de l'agriculture aujourd'hui et dans les décennies à venir, notamment face à l'accroissement de la population mondiale ».
Gérard Le Puill défend certes les producteurs, mais sans faire l'impasse sur les enjeux qu'ils devront relever : « Il y a encore trop d'agriculteurs qui suivent une démarche productiviste mais c'est parce qu'on leur a appris à fonctionner de cette manière. Il reste du chemin à parcourir vers une agriculture biologique et raisonnée. » Les organisateurs du débat, Tartous et compagnie et l'association Les Amis du journal La Terre, avaient également convié Mickaël Poillon, vice-président des Jeunes agriculteurs, séduit par les conclusions de Gérard Le Puill. « Je partage 90 % de son constat et de son analyse qui mériteraient d'être plus largement diffusés. C'est important qu'il vienne là où ces questions sont essentielles. » C'est après avoir assisté à la flambée des prix, notamment des céréales, à l'automne 2007 que Gérard Le Puill a décidé d'écrire ce livre : « Je voulais, à ma modeste place, contribuer à une bonne lecture de cette crise. » Et ce sont des idées fortes qui sont mises en avant comme le besoin de réguler l'agriculture et le fait que ce secteur doit fonctionner sur des réseaux de proximité.
Samedi, toutes ces thématiques étaient au centre d'un débat qui a intéressé le public venu nombreux grâce à une initiative qui visait, suivait l'un des objectifs de l'association locale, à ancrer la culture dans le milieu rural. •
« Planète alimentaire, l'agriculture française face au chaos mondial », de Gérard Le Puill, édition Pascal Galodé, 17 E.
