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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Dominique Watrin: Présidentielles 2ème tour, à mon avis

26 Avril 2017, 16:22pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Macron, nous le connaissons particulièrement, nous les parlementaires communistes, qui l’avons combattu dans l’hémicycle en nous opposant frontalement à lui sur des questions comme les prud’hommes, le travail du dimanche, la flexibilisation et la précarisation des emplois, la concurrence sauvage au niveau des transports...

Ce combat, nous le continuerons, notamment s’il s’avisait de mettre en application son projet de passage de notre système de retraite à prestations définies vers un tout autre système à cotisations définies, faisant du montant des pensions la variable d’ajustement.

Dans une situation compliquée, le score obtenu par Jean-Luc Mélechon peut constituer un espoir. Cependant, le système institutionnel étant ce qu’il est, il nous faut faire un choix. Pour cela, il faut en premier lieu faire barrage à Marine Le Pen en utilisant le seul bulletin qui lui est opposé.

Rester indifférent, ne serait-ce pas contribuer nous aussi à la dramatique entreprise de dédiabolisation du FN alors que celui-ci ne cesse de monter (à élection comparable) et constitue une menace réelle et sans précédent pour la démocratie, la République et la paix ?

Croyons-nous que nous serons plus forts quand dans nos communes du Bassin Minier, au soir du deuxième tour, Marine Le Pen afficherait des scores de 70% et plus ?

Est-ce ainsi que nous nous préparerons le mieux au combat des législatives alors que pour la première fois depuis très longtemps nous pouvons faire élire un député communiste dans la troisième circonscription ?

A chacun d’y réfléchir, à chacun de faire selon sa conscience, pour ma part j’ai choisi et j’assume.

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Réaction du PCF 62 au résultat du premier tour des élections présidentielles

26 Avril 2017, 16:20pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Réaction du PCF 62 au résultat du premier tour des élections présidentielles

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Avion: Grand meeting des communistes du 62

26 Avril 2017, 15:56pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Avion: Grand meeting des communistes du 62
Avion: Grand meeting des communistes du 62

La bataille électorale bat son plein, les initiatives se multiplient, les communistes sont dans l'action.

Deux faits à ne pas négliger :

1) La souscription

Le besoin pour assumer les dépenses liées aux élections est de plus de 100.000 euros. La souscription doit être le moyen de permettre partout dans le 62 d'exprimer la voix des communistes.

2) Grand meeting départemental et grand banquet le samedi 13 mai 2017 à partir de 17h- Avion Parc des Glissoires (sous chapiteau).

Sont invités, l'ensemble des  candidats communistes aux législatives, de même les sympathisants, à participer à ce moment politique et festif.

Sous un grand chapiteau, créons l'événement avec un meeting populaire et une belle soirée populaire.

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Présidentielle: Le PCF de l'Arrageois sur le terrain

21 Avril 2017, 17:24pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Présidentielle: Le PCF de l'Arrageois sur le terrain
Présidentielle: Le PCF de l'Arrageois sur le terrain
Présidentielle: Le PCF de l'Arrageois sur le terrain
Présidentielle: Le PCF de l'Arrageois sur le terrain
Présidentielle: Le PCF de l'Arrageois sur le terrain
Présidentielle: Le PCF de l'Arrageois sur le terrain

Collage d'affiches et distributions de tracts en soutien à Mélenchon par les communistes de l'arrageois  pour la présidentielle.

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Liberté Hebdo 1268: L'édito de Robert

21 Avril 2017, 13:02pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1268: L'édito de Robert

DIMANCHE, IL N’Y AURA QU’UN TOUR

Ne vous demandez pas ce que va voter le patron de Whirpool à Amiens.

La direction de chez Paul a déjà tenté de donner ses directives au personnel. Les larmes de crocodile de monsieur Gattaz (fils) sont un affront fait aux travailleurs de ce pays.

Comme les châtelains du XIXe siècle invitant les paysans du village à bien se rendre à la messe avant de s’en aller voter. Le curé, fort en chaire, ne manquait pas alors de guider le troupeau vers les voix du seigneur.

La République et la laïcité sont les outils garantissant aux citoyens leur liberté, y compris de vote. La presse dominante, aux mains des grands groupes industriels et financiers, tente de faire passer Jean-Luc Mélenchon pour le vrai danger de cette élection.

Après avoir joué sur tous les tableaux, posé la carte de l’extrême droite sur la balance pour abuser du vote utile, nous ne sommes pas au bout de nos surprises dans les outrances de cette élection présidentielle, vraiment pas comme les autres.

Pour ceux qui savent l’ampleur des dégâts de la loi El Khomri, de l’ANI, qui veulent que cessent les cadeaux au patronat comme les milliards du CICE, qui souhaitent que soient mis à disposition tous les moyens pour la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, le choix est déjà fait.

L’emploi et l’industrie, le logement et la santé, l’éducation et la formation, la sécurité et la justice sont les dossiers prioritaires.

Les libéraux réduisent les dépenses de l’Etat en offrant littéralement nos biens publics aux appétits voraces des groupes financiers. Le plus bel exemple est le scandale des autoroutes.

Moins d’Etat, c’est plus de frais pour tous au détriment de l’intérêt collectif.

Notre place en Europe doit être redéfinie. Tout comme nos engagements internationaux. A quoi rime notre présence dans l’OTAN alors que la guerre froide est finie depuis longtemps ?

Comment permettre que nos troupes puissent être sous la responsabilité américaine alors que Trump tire ses missiles en Syrie ?

Quel soutien va-t-il apporter au Turc Erdogan, qui s’installe dans sa dictature Toutes ces raisons, tout comme la paix pour les Palestiniens, nous poussent à le redire.

C’est au premier tour que tout va se jouer pour la présidentielle. Qu’importe les duels envisagés par des sondages gonflés ou de subtils « analystes ».

Jean-Luc Mélenchon doit faire le plein de voix dès le premier tour.

C’est ce poids-là qui déterminera la capacité de rassembler pour le second tour et poussera alors au ralliement les indécis.

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Suppression des lignes SNCF : Manif ce lundi 24 avril à St Pol, le parti communiste appelle au rassemblement !

21 Avril 2017, 12:27pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Suppression des lignes SNCF : Manif ce lundi 24 avril à St Pol, le parti communiste appelle au rassemblement !

profits et austérité (PCF)

Deux informations émanant de lentreprise ferroviaire. Dun côté, elle annonce avoir réalisé un bénéfice net de 567 millions deuros et de lautre, elle confirme avoir supprimé plus de 1800 postes en France et freiné les augmentations de salaire.

La SNCF a laissé derrière elle sa perte colossale de 2015 pour retrouver la renta­bilité en 2016, grâce notamment à dim­portants gains de productivité et à la crois­sance de ses activités internationales.

La SNCF a « fait face à un environnement épouvantable », entre inondations, grèves, attentats, et difficultés dans certains sec­teurs économiques, a commenté à lAFP le président du conseil de surveillance, Frédéric Saint-Geours. Coût estimé de ces événements : 700 millions deuros. Mais « on a fait 825 millions (deuros) de pro­grès de productivité, assez largement au-dessus de ce quon sétait fixé », soit 750 millions, a-t-il fait valoir.

Le chiffre daffaires a quant à lui aug­menté de 2,8% à 32,3 milliards deuros, tiré notamment par une acquisition aux États-Unis. En tout, un tiers du chiffre daffaires du groupe est réalisé à linterna­tional. Le montant total des investisse­ments sélève à 8,6 milliards deuros – dont 90% en France – en hausse par rap­port à 2015 (8,2 milliards), mais légère­ment en-deçà des 9 milliards prévus. Par­mi ces investissements, 5,2 milliards ont été consacrés au réseau, un niveau « pas vu depuis 40 ans », a commenté auprès de lAFP le président de SNCF/Réseau, Patrick Jeantet.

Mais ces chiffres mirobolants saccompa­gnent dune autre réalité. La SNCF a sup­primé au moins 1 800 postes dans ses acti­vités ferroviaires en France en 2016, au moyen de départs en retraite non rem­placés, surtout dans sa branche Mobilités, qui exploite les trains. « Il y a eu, pour lensemble du groupe public ferroviaire, de lordre de 1 800 à 2 000 départs non remplacés », a déclaré Guillaume Pepy, président de la SNCF et de la branche Mobilités, ce lundi 27 février lors dune conférence de presse consacrée aux résul­tats annuels du groupe.

Le groupe public ferroviaire est composé de SNCF/Mobilités (trains et gares), SNCF/Réseau (construction et entretien des voies) et de la holding de tête SNCF, qui pilote lensemble. « Nous avons fait des efforts de productivité sur les effectifs. À Mobilités, nous navons pas remplacé 1 600 départs », a précisé M. Pepy. Cest un peu moins que les 1 700 suppressions programmées, a-t-il été relevé. Lopéra­teur ferroviaire a dans le même temps appliqué « une politique salariale particu­lièrement rigoureuse », marquée par une « deuxième année sans mesure générale » daugmentation, afin de limiter « lévol­ution du coût moyen (par) agent (qui) a été pour la première fois inférieure à 1% », a-t-il ajouté. n

Suppression des lignes SNCF : Manif ce lundi 24 avril à St Pol, le parti communiste appelle au rassemblement !

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Au Parlement européen, les votes méprisants du FN et de Marine Le Pen à l’égard des travailleurs

21 Avril 2017, 12:21pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Au Parlement européen, les votes méprisants du FN et de Marine Le Pen à l’égard des travailleurs

Dans le cadre de la campagne présidentielle, le Front national et sa candidate Marine Le Pen cherchent à labourer les terres de la gauche en se posant en défenseurs des travailleurs et des protections sociales. Pendant ce temps, au Parlement européen, les eurodéputés frontistes montrent un tout autre visage : ils se désintéressent des accords de libre-échange et de leurs conséquences, refusent de lutter contre les délocalisations, soutiennent le « secret des affaires » qui protège les multinationales, s’opposent à l’égalité femmes-hommes au travail, freinent la prévention des cancers professionnels ou la lutte contre l’évasion fiscale. Les votes des députés d’extrême-droite démontrent qu’ils ne se préoccupent pas des intérêts des travailleurs, et ne souhaitent pas une société moins injuste.

L’affaire des « faux » assistants parlementaires du Front national au Parlement européen, qui valent aujourd’hui à Marine Le Pen une demande de levée de son immunité parlementaire, a mis en lumière combien le parti d’extrême-droite a su profiter matériellement de sa présence à Bruxelles et à Strasbourg. Avec une vingtaine de sièges d’eurodéputés remportés en 2014, le FN a mis la main sur une manne qui lui a permis de rémunérer élus et permanents. Mais qu’en a-t-il fait politiquement ?

Dans sa campagne électorale, le Front national et sa candidate Marine Le Pen cherchent à attirer le vote des travailleurs et des déçus de la gauche, en s’appropriant certains symboles comme la retraite à 60 ans. Ils ne cessent de dénoncer les délocalisations, la finance et les lobbys. L’Union européenne et la monnaie unique sont présentées comme la source exclusive de tous nos maux économiques et sociaux. Voilà pour les grands discours frontistes.

L’historique des votes des eurodéputés FN au Parlement européen raconte une toute autre histoire. Qu’il s’agisse de libre-échange, d’améliorer la sécurité des travailleurs, d’égalité professionnelle, de secret des affaires ou de droits syndicaux, les parlementaires frontistes ratent rarement une occasion de démontrer leur dédain total pour les travailleurs et leurs intérêts. Ils se montrent particulièrement actifs pour saborder les modestes efforts des parlementaires de Bruxelles pour promouvoir une Europe plus sociale. Le bilan des élus frontistes au Parlement européen met en lumière le vrai visage économique et social de l’extrême-droite : le mépris pour les salariés, français et étrangers.

Accords de libre-échange : le FN s’en moque

Premier constat : sur les grands sujets que la candidate Marine Le Pen met en avant en France pour dénoncer l’Europe et ses « diktats », comme la directive travailleurs détachés ou les accords de libre-échange type Tafta ou Ceta, les eurodéputés frontistes ne paraissent pas franchement mobilisés. Entre les discours fervents à destination des électeurs français et la réalité des votes au Parlement, c’est parfois le grand écart. Déjà, en avril 2014, lors de la précédente législature, Marine Le Pen avait choisi de s’abstenir, plutôt que de voter contre la directive sur les travailleurs détachés, malgré ses critiques virulentes contre ladite directive en France. En mars 2016, à nouveau, l’eurodéputé LR Jérôme Lavrilleux a publiquement dénoncé l’absence de l’ensemble des frontistes lors d’un débat au Parlement sur les travailleurs détachés.

Même observation en ce qui concerne les accords de libre-échange. Le 28 mai 2015, la commission « Commerce international » – dont Marine Le Pen est membre titulaire – se prononce sur le projet d’accord de libre-échange transatlantique, ce fameux Tafta que la patronne du FN ne cesse de pourfendre dans ces discours. Mais elle n’a pas jugé bon de faire le déplacement. Ni d’ailleurs son suppléant d’alors, Aymeric Chauprade. Bis repetita en janvier 2017, lorsque la commission Commerce international est saisie de l’accord de commerce entre Europe et Canada, le Ceta, qui contient les mêmes dispositions controversées que le Tafta. Marine Le Pen veut bien faire le déplacement pour voter contre le Ceta en plénière devant les caméras, mais quand il s’agit de mener les batailles concrètes en commission, elle a visiblement mieux à faire. Pendant ce temps, organisations non gouvernementales, mouvements sociaux et eurodéputés de gauche et écologistes se mobilisaient.

Lutter contre les délocalisations : Marine Le Pen s’y refuse

Toujours dans le domaine commercial, une importante bataille se livre en mai 2016 au sujet de la Chine. La Commission aussi bien que le Conseil européen envisagent alors d’accorder à la Chine le statut d’économie de marché. Cela aurait davantage ouvert les portes des marchés européens aux produits chinois, à un moment où de nombreux secteurs industriels souffrent de la concurrence chinoise et de son dumping social. Les eurodéputés votent finalement une résolution appelant la Commission à refuser à la Chine ce statut d’économie de marché. Les parlementaires frontistes se sont abstenus...

C’est encore pire en ce qui concerne les délocalisations industrielles, un autre cheval de bataille du parti d’extrême-droite en France. En octobre dernier, suite à l’annonce de la fermeture d’une usine Caterpillar en Belgique et à la menace de fermeture de l’usine Alstom de Belfort, le Parlement européen adopte une résolution sur la lutte contre la désindustrialisation en Europe. Cette fois, les eurodéputés frontistes votent carrément contre, à l’exception de Florian Philippot.

Le « secret des affaires » protégeant les multinationales : le FN vote pour

L’un des votes qui a le plus été reproché aux eurodéputés frontistes est leur soutien à la directive « secret des affaires », adoptée par le Parlement européen au printemps 2016 malgré une campagne virulente de la société civile, des journalistes et des syndicats (lire notre article). Ce texte comporte des risques graves de régression en matière de droit à l’information et expose tous ceux qui s’intéresseraient de trop près aux activités des entreprises à des poursuites judiciaires. Là encore, les invectives répétées du FN contre les lobbys et le manque de transparence des institutions européennes ne l’empêchent pas de valider un texte en contradiction flagrante avec ces beaux discours. D’autant plus que la directive a été directement inspirée par des cabinets de lobbying au service de grandes multinationales, qui ont travaillé main dans la main avec la Commission, comme l’a montré une enquête de l’ONG bruxelloise Corporate Europe Observatory. C’est peut-être pourquoi Louis Aliot, compagnon de Marine Le Pen et lui aussi eurodéputé, a cherché ultérieurement à prétendre, face à des journalistes, que le FN n’avait en fait pas voté pour cette directive…

Pourquoi les députés FN soutiennent-ils une telle mesure favorable aux multinationales, à leurs stratégies de contournement de l’impôt, à leurs pratiques néfastes en matière sociale ou environnementale ? Sans doute parce que le parti d’extrême droite s’accorde avec la vision du monde de certains grands groupes français qui se sentent menacés par la concurrence « étrangère ». Les révélations des Panama Papers, quelques jours auparavant, ont aussi probablement joué un rôle. Des proches de Marine Le Pen comme Frédéric Chatillon – ancien militant du groupuscule néofasciste violent Gud – et l’expert-comptable Nicolas Crochet, ont ainsi été mis en cause. Ils avaient recouru à des montages financiers « offshore » pour mettre à l’abri dans des paradis fiscaux des fonds provenant de leur société Riwal, principal prestataire du FN pour sa communication. Le but de l’opération était, selon leur propre aveu au Monde, d’« échapper à la pression médiatique ». La directive « secret des affaires » compliquera ce type d’investigations.

Renforcer le pouvoir des salariés : le FN vote contre

Malgré leur rhétorique sur les attaques contre les travailleurs, les eurodéputés frontistes ne sont pas tendres envers les syndicats. Lors du vote de la résolution du Parlement européen sur les affaires Alstom et Caterpillar, ils ont rejeté une série d’amendements visant à renforcer les droits des salariés et de leurs représentants face aux restructurations et aux licenciements boursiers, et à les associer plus étroitement à la définition des stratégies des entreprises.

Lors de l’adoption de la loi travail en France en 2016, alors même que Marine Le Pen dénonçait publiquement le texte, les sénateurs FN David Rachline et Stéphane Ravier ont cherché à y inclure en douce, avant de les retirer, plusieurs amendements visant à réduire les droits syndicaux, notamment dans les petites entreprises, et supprimer certains droits sociaux comme le compte pénibilité. De quoi ravir le patronat.

Droits des femmes et égalité au travail : le FN vote contre

La défense des droits des travailleuses et de l’égalité au travail ne semble pas compatible avec la vision du monde du Front national. Comme le rappellent l’eurodéputée socialiste Pervenche Bérès dans un petit livre, ou la journaliste Marine Turchi dans un article plus ancien pour Mediapart, les parlementaires FN s’opposent systématiquement aux efforts du Parlement européen dans ce domaine. Ils « ont voté contre les huit rapports présentés au Parlement européen depuis 2014 visant à renforcer les droits des femmes, écrit Pervenche Bérès. Ils sont opposés au congé maternité harmonisé à 20 semaines partout en Europe et rémunéré à 100 % ; ils sont contre un salaire égal entre les femmes et les hommes à compétences égales. » L’eurodéputé frontiste Dominique Martin a défendu en séance la « liberté des femmes de ne pas travailler » et de « s’occuper de leur foyer », à laquelle il faudrait accorder selon lui une importance au moins égale à celle de l’égalité salariale.

Prévenir les cancers professionnels : le FN vote contre

Le Front national est tout aussi absent sur les questions de santé et de sécurité au travail. Une proposition de directive sur les cancers au travail est actuellement en cours de discussion au Parlement. Les eurodéputés de la commission Emploi ont souhaité renforcer la proposition très faible élaborée par la Commission (lire notre article), en fixant des seuils d’exposition plus stricts et en incluant de nouvelles substances dans la liste des produits potentiellement toxiques. Les deux députés FN qui siègent dans cette commission, Dominique Martin et Joëlle Ménil, sont parmi les rares à s’y être opposés. On verra quelle sera leur attitude lors du vote en plénière.

Lutter contre l’évasion fiscale : le FN vote contre

Une grande partie des votes négatifs des eurodéputés FN contre des mesures visant à défendre les travailleurs et les classes défavorisées semblent motivés par le refus de toute avancée sociale dès lors qu’elle se situe au niveau européen. Ils rendent Bruxelles et l’euro responsables de la détresse sociale que connaissent de nombreux Français, mais contribuent dans le même temps à bloquer toutes les tentatives d’atténuer le carcan néolibéral qui pèse aujourd’hui sur l’Europe.

Quand bien même ils ne cessent de dénoncer l’évasion fiscale des multinationales – du moins quand elles sont états-uniennes –, ils ont refusé de voter en faveur d’une résolution du Parlement, adoptée en décembre 2015, sur la lutte contre l’évasion fiscale en améliorant « la transparence, la coordination et la convergence des politiques en matière d’impôts sur les sociétés au sein de l’Union ». Explication de ce refus ? Cela risquait d’encourager une évolution vers une « union fiscale ».

Socle européen des droits sociaux : le FN vote contre

En janvier dernier, ils ont tous voté contre la proposition de créer un « socle européen des droits sociaux ». Ce socle est destiné à compléter l’architecture européenne et à lutter contre le dumping social en formalisant un seuil minimal de droits sociaux en deçà desquels les États membres ne devraient pas descendre. Les parlementaires frontistes considèrent qu’il s’agit d’une atteinte inacceptable à la souveraineté nationale.

De manière similaire, ils ont voté en septembre 2016 contre une résolution du Parlement européen sur la lutte contre le dumping social en Europe, au motif que la seule et unique solution à ce problème était selon eux de supprimer la directive sur les travailleurs détachés [1]. Ils refusent donc de s’associer de quelque manière que ce soit aux efforts mis en œuvre par le Parlement européen pour l’améliorer. Il est vrai que de nombreuses voix à gauche sont sceptiques sur ces efforts, mais c’est surtout en raison de l’opposition des pays d’Europe de l’Est, et non par refus de principe d’une action à l’échelle européenne.

Toujours selon la même logique, les eurodéputés FN « ont voté contre la proposition d’un registre commercial transparent et accessible de toutes les entreprises de l’Union ; contre, encore, la création d’une agence européenne du transport routier, chargée de faire appliquer correctement la législation de l’Union et de promouvoir la coopération entre tous les États membres sur ces questions », rappelle encore Pervenche Bérès. Pour le FN, visiblement, mieux vaut pas de solution qu’un début de solution européenne.

Olivier Petitjean

NOTE : Cet article a été amendé le vendredi 21 avril pour donner les références des absences de Marine Le Pen en commission Commerce international, et préciser qu’elle a bien fait le déplacement pour voter en plénière contre le Ceta.

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DÉSINTOX: Qu'est ce que l'ALBA ?

15 Avril 2017, 07:45am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Qu'est ce que l'ALBA ?

Vous entendez beaucoup de choses fausses, non ce n'est pas la nouvelle union soviétique, voyez plutôt ! 

 

L’ALBA, ORGANISATION INTERNATIONALE DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ

Ce n’est pas comme certains le prétendent une alliance militaire de dictateurs sanguinaires tel Chavez ou Castro, mais une organisation internationale ayant pour but principal la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Elle parvient notamment, en se basant sur le système éducatif Cubain a éliminer totalement l’analphabétisme au Venezuela, en Bolivie, en Équateur ou encore au Nicaragua.

UNE ORGANISATION POUR L’INDÉPENDANCE DES PEUPLES, CONTRE L’IMPÉRIALISME ETATS-UNIENS !

L’ALBA nait en 2004 par une déclaration commune de Fidel Castro et d’Hugo Chavez en réaction à la Zone de Libre Échange des Amériques (ZLEA) souhaité par les États-Unis.  Elle lutte depuis sa création contre la pauvreté, l’exclusion sociale, pour la reconnaissance des droits de la Terre, pour la paix et l’autodétermination des peuples.

En 2010, se crée une monnaie alternative au dollar Etats-Uniens, le Sucre. L’idée est de construire une économie, ainsi qu’une monnaie virtuelle commune qui soit au service des peuples et non des banques. Le Sucre sera utilisé pour la première fois dans des échanges commerciaux entre Cuba et le Venezuela.

« L’ALBA C’EST L’INDÉPENDANCE, LA RÉVOLUTION, LE SOCIALISME ! »

Durant le 9ème sommet de l’ALBA en 2010, l’ancien président socialiste vénézuélien Hugo Chavez affirmait :

« L’objectif est l’indépendance, le chemin la révolution et le drapeau le socialisme. Voici ce qu’est l’ALBA : l’Indépendance la Révolution et le Socialisme. »

Les chefs d’États des différents pays membre de l’ALBA cherchent à se libérer des interventions étrangères et à construire les bases du socialisme du XXIème siècle !

LA FRANCE MEMBRE DE L’ALBA, UNE STUPIDITÉ ?

La France est également un pays d’Amérique Latine, en effet sa plus grande frontière terrestre est avec… le Brésil ! Plus de 700 kilomètres communs de frontières avec le Brésil et la Guyane (qui a néanmoins un droit à l’autodétermination) !

L’intégration de la France dans l’ALBA permettrait notamment d’inclure des territoires (Guadeloupe, Martinique, Guyane etc…) dans une zone géographique plus naturelle que l’Union Européenne.

Si le 7 mai, le peuple de France décide démocratiquement de tourner le dos au capitalisme, de rompre avec un système privilégiant l’argent aux Hommes, si tous et toutes ensembles nous décidons de prendre le chemin de l’émancipation humaine et du progrès, quoi de plus normal que de s’orienter vers la seule organisation internationale qui a pour but la paix entre tous et toutes ?

Demain, nous pourrions être membre de la seule organisation qui favorise réellement l’éducation plutôt que les banques !

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Qu'est ce que l'ALBA ?

[DÉSINTOX] - Qu'est ce que l'ALBA ? Vous entendez beaucoup de choses fausses, non ce n'est pas la nouvelle union soviétique, voyez plutôt ! Partagez ! Retrouvez nos autres articles de désintox ici : jlm2017.fr/desintox

Publié par JLM 2017 sur vendredi 14 avril 2017

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L'inposture FN

15 Avril 2017, 07:19am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

L'imposture FN

Vidéo à partager pour dévoiler l'imposture du Front national et les mensonges de Marine Le Pen. Le meilleur barrage au FN c'est le vote pour Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle et pour les candidats soutenus par le PCF aux législatives

Publié par PCF - Parti Communiste Français sur lundi 10 avril 2017

Le PCF dévoile l'imposture du Front national et les mensonges de Marine Le Pen. 
Le meilleur barrage au FN c'est le vote pour Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle et pour les candidats soutenus par le PCF aux législatives

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Liberté Hebdo 1267: L'édito de Robert

14 Avril 2017, 14:22pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1267: L'édito de Robert

BRISONS NOS CHAÎNES, LES GENS!

Dimanche prochain les dés seront jetés. L'espoir du changement grandit dans les têtes et dans les cœurs. Les bourses s'affolent Les gardiens du temple s'inquiètent, perdent leur sang-froid.

Relevons la tête ! L'horizon s'ouvre. Prenons garde de préserver ce qui se présente à nous. Rien n'est encore gagne mais le printemps voit surgir de nouveaux rêves.

Sachons faire croître ce que le bon vent nous apporte.

Depuis le début de la campagne électorale, manœuvres et affaires ont masqué le fond des projets et des programmes.

La fidélité compromettante des gourous de la télévision a volé en éclat face au principe de réalité. Les chaines de télévision n'ont jamais aussi bien porté leur nom. Elles nous renvoient tous a un mode de pensée unique, nous éloignant de nos Intérêts.

Elles captent notre attention. D'habitude, leur objectif est de libérer nos esprits, de mettre du « temps de cerveau disponible ≫ pour la publicité. Aujourd'hui, leur enjeu est de nous tenir éloignés de nos besoins, des moyens dont nous disposons pour changer, améliorer nos vies.

Brisons sans complexe cet attachement ! Eloignons-nous, jusqu'au premier tour, et au-dela si possible, des écrans.

Plus qu'un symbole, c'est une libération des esprits a laquelle vous devez vous astreindre.

la reconquête de la liberté de penser doit être votre objectif.

Les dix jours qui restent vont être déterminants.

Ouvrons de nouvelles perspectives. Toutes les actions menées pour convaincre un nouvel électeur sont autant de graines semées pour des actions futures.

La possibilité s'ouvre d'une nouvelle ère.

Rien ne se fera sans vous, sans nous.

Sans efforts collectifs il n'y aura pas de changement.

Dans le quotidien, en famille, au travail... engagez la discussion, renforcez vos arguments. Il va falloir un moral de bâtisseur pour entraîner les indécis loin de l’océan froid du découragement. Mais ça en vaut la peine

Au- dela de l'élection présidentielle, il est nécessaire de construire une nouvelle Assemblée Nationale avec des hommes et des femmes porteurs de l'envie d’une société nouvelle, de progrès social et pétris de l'intérêt collectif.

Avançons dans cette direction, en rassemblant le plus grand nombre autour de cette volonté de changement Laissons de côté rancœurs et regrets.

Portons l'envie de vivre au cœur des débats. Nos enfants nous remercieront

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Election: Un espoir et une espérance

14 Avril 2017, 14:10pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Election: Un espoir et une espérance

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Globule Rouge: Journal de la santé des communistes du Pas de Calais

14 Avril 2017, 14:06pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Globule Rouge: Journal de la santé des communistes du Pas de Calais
Globule Rouge: Journal de la santé des communistes du Pas de Calais
Globule Rouge: Journal de la santé des communistes du Pas de Calais
Globule Rouge: Journal de la santé des communistes du Pas de Calais

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Arras: Election présidentielle

12 Avril 2017, 18:04pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Collage en soirée par la Jeunesse Communiste  Arrageoise (Leïla et Rémi) après avoir, dans la matinée distribué des tracts à voter Mélenchon sur la brocante de Biache Saint Vaast dimanche matin.

 

 

Arras: Election présidentielle

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La Rafle du Vel' D'hiv et la préférence nationale des bleu blanc brun: le révisionnisme historique du FN est une insulte aux victimes !

12 Avril 2017, 16:18pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La Rafle du Vel' D'hiv et la préférence nationale des bleu blanc brun:  le révisionnisme historique du FN est une insulte aux victimes !

La candidate de l'extrême droite à la présidence de la République française - rien que ça- a nié publiquement hier la responsabilité de la France dans la rafle antisémite du Vel' d'Hiv, perpétrée les 16 et 17 juillet 1942 dans Paris et sa banlieue. Ce n'est pas la première fois que le parti d'extrême droite révise ainsi les années noires de l'Histoire de France, sous l'Etat français de Philippe Pétain collaborant avec l'Allemagne nazie. Nombre  de français dits de souche, ayant collaborés avec le Reich Hitlérien, se sont retrouvés en 1972 comme dirigeants du FN.

 

Ainsi il en est de Léon Gaultier

La Rafle du Vel' D'hiv et la préférence nationale des bleu blanc brun: cela semble en indisposer certains du côté de la pensée unique

Né en 1915, il entre en 1941 au Cabinet de Paul MARION fondateur du Parti populaire français d'inspiration fasciste et futur ministre de Philippe Pétain. Léon Gaultier fonde la Milice, organisation para-militaire créée pour traquer les Juifs et la Résistance et armée par l'Allemagne nazie. En 1943, Léon Gaultier est sous-lieutenant de la SS et combat contre l'Armée rouge.

Arrêté à la Libération, il est condamné à 10 ans de réclusion, Mais libéré en Juin 1948, après que le PCF ait été chassé du gouvernement de la France, il devient Directeur des relations publiques pour l’Agence Havas jusqu’en 1958. Il avait été chroniqueur à Radio Vichy durant la guerre. Il quitte Havas pour être Directeur du Syndicat des grossistes en produits alimentaires. 

 

Par la suite, il cofonde avec Jean-Marie Le Pen la Société d’études et de relations publiques spécialisée dans l’édition de discours politiques et chants militaires, notamment nazis. En 1972, il compte parmi les membres fondateurs du conseil national du Fn.

 

Le  a lieu l'élection du premier bureau politique du FN, avec pour président Jean-Marie Le Pen. Le vice-président est François Brigneau, engagé dans la Milice après le débarquement des Alliés en Normandie en juin 1944. Le trésorier est Pierre Bousquet,  ancien caporal de la 33e division de grenadiers SS Charlemagne. il fait partie des 300 Français qui combattront les Russes en avril 1945 dans Berlin.

 

Pourquoi la candidate de l'extrême droite renierait-elle ceux qui collaborèrent sous le régime Vichy avec l'Allemagne nazie et fondèrent le parti de son père, celui-ci ayant été aidé financièrement comme héritier de la fortune du cimentier Lambert en 1976?

Il y a 70 ans, 528 juifs de la région lensoise ont été déportés. Une rafle très méconnue...

Cela s'est passé dans la nuit du 10 au 11 septembre 1942... 528 juifs de la région étaient arrêtés et déportés. La plupart étaient d'origine polonaise. Ils étaient arrivés dans les années 20 pour travailler dans les mines, comme leurs compatriotes catholiques... Cet épisode tragique de la 2è guerre mondiale est resté largement méconnu. Très peu sont revenus vivants après cette rafle.

Lens: une rafle méconnue... par France3Nord-Pas-de-Calais

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Hamon doit céder la place à Mélenchon

12 Avril 2017, 15:08pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Hamon doit céder la place à Mélenchon

Certain de la défaite du candidat du PS, le philosophe Patrice Maniglier lui demande de retirer sa candidature dans une lettre ouverte.

Monsieur Hamon,

Je fais partie de ces gens qui ont souhaité votre victoire aux primaires de feu la «Belle alliance populaire», de ceux qui ont appelé à une candidature unique de cette dernière, des écologistes et de La France Insoumise, quand il semblait naturel que vous la représentiez, quand vous deviez la représenter, de ceux qui ont été agacés par l’attitude de M. Mélenchon lorsqu’il paraissait s’opposer à cette fusion pour des raisons que je croyais alors d’ambition personnelle.

C’est dans la continuité de ce mouvement d'adhésion que je m’adresse à vous pour vous prier d’envisager sérieusement l’hypothèse d’un retrait de votre candidature en faveur de M. Mélenchon.

Nous savons tous combien cette décision paraît invraisemblable, même a priori scandaleuse. Mais seuls les gestes qui trouent la vraisemblance ouvrent des espaces authentiquement politiques, car ils découvrent soudain une brèche dans laquelle s’engouffre l’enthousiasme collectif, celui qui nous donne la force d’inventer ensemble au lieu de nous condamner à gérer la nécessité.

Nous sommes devant une situation exceptionnelle. Aujourd’hui, la perspective d’une victoire de la réorientation de la gauche de gouvernement dans le sens d’une résistance plus décidée aux lois des puissants, que nous avons tant attendue, semble à portée de main. Cette orientation, vous la représentez. C’est elle qui vous a mis dans la position exacte où vous êtes actuellement. Ne pas tout faire pour lui permettre de s’accomplir est tout simplement trahir l’esprit même de votre candidature actuelle.

Or, dans la situation où nous sommes, il semble clair que votre campagne n’a pas su convaincre les électeurs. Certes, vous me direz que les sondages sont incertains, qu’on a toujours des surprises, etc. Mais vous savez bien que, si les sondages ne peuvent pas prédire l’avenir, ils donnent en revanche du présent une image assez exacte ; et surtout, ils ne se trompent jamais du point de vue des tendances. Or les tendances ne laissent aucun doute : votre candidature s’effondre, celle de Jean-Luc Mélenchon explose. A deux semaines de l’élection présidentielle, nous ne pouvons pas nous abuser nous-mêmes en nous faisant croire à un retournement. Vous perdrez, et vous perdrez durement.

Que se passera-t-il à l’issue de votre défaite ? Les cadres du Parti socialiste qui vous ont si honteusement trahi et ont à la fois vidé la primaire de son sens et rendu votre campagne impossible (car comment faire confiance à un homme en qui son propre parti ne fait pas confiance ?) vous attribueront la responsabilité de la défaite. Ils reprendront le Parti socialiste, qui leur appartient, et tout l’effort de rénovation dont vous êtes porteur s’évaporera. Ils auront pour eux la victoire de M. Macron. Vous connaissez votre appareil : c’est un parti d’élus, l’essentiel de ses forces ira vers les forts, ceux qui paraissent les plus susceptibles de les faire élire ou réélire, qui seront ceux qui se sont ralliés à la «majorité présidentielle». Vous serez balayé, vous et tout ce que vous représentez, à quoi, justement, nous tenons.

Il y a une autre hypothèse : vous renoncez maintenant à votre candidature en faveur de Jean-Luc Mélenchon ; la dynamique que ce dernier a acquise lors des dernières semaines sera confirmée à tel point qu’un certain nombre d’électeurs anticipés de M. Macron se diront qu’il n’y a plus lieu de céder à l’argument du vote utile en renonçant à leurs convictions profondes et que Jean-Luc Mélenchon peut, tout aussi bien que l’ancien ministre des Finances, nous éviter un second tour entre ces deux nuances de la droite extrême que sont M. Fillon et Mme Le Pen ; ce mouvement se nourrissant de lui-même, la confiance attirant la confiance, le candidat de La France Insoumise pourra alors très vraisemblablement gagner l’élection présidentielle. C’est vous, et non pas M. Valls et ses amis, qui serez alors en mesure de suggérer à votre parti de rejoindre une alliance autour de la «majorité présidentielle», une majorité de gauche avec des nuances et des couleurs variées. Ne craignez pas de céder tout à M. Mélenchon. L’élection présidentielle est une chose ; les législatives, une autre. Vous pourrez au contraire encourager les Français à doter l’exécutif présidentiel d’une force législative constructive et critique, portée par un Parti socialiste rénové.

Je conçois les objections de principe nombreuses qui vous viennent à l’esprit. Comment pourrais-je priver de candidat les millions de citoyens qui m’ont désigné pour les représenter ? Mais ceux qui ont voté pour vous l’ont fait justement parce qu’ils souhaitaient une authentique alternative au sein de la gauche de gouvernement dont les ont privés depuis des décennies les cadres du Parti socialiste contre lesquels vous avez vous-même lutté. C’est en ne vous retirant pas, et donc en empêchant la victoire de cette réorientation, que vous les trahissez. Et vous ne nous ferez pas croire que M. Mélenchon n’incarne pas cette réorientation : lorsque vous vous croyiez le favori, vous le disiez assez. Certes, il y a d’importantes nuances tant de fond que de forme entre vos deux propositions, mais elles ne sont pas du genre qui méritent de nous condamner à reconduire la situation politique que nous connaissons depuis si longtemps, coincés entre des politiques d’alignement néolibéral et une menace néofasciste toujours croissante, l'une alimentant l'autre.

Vous ne nous ferez pas croire non plus que le même parti qui s'est retiré à l'unisson du deuxième tour des élections régionales pour «faire barrage au Front national», parfois au profit de droites très dures, n’est pas capable d’envisager de se retirer pour des raisons qui ne sont pas, pour une fois, uniquement négatives, qui ne tiennent pas exclusivement à l’épouvantail frontiste, mais visent à construire véritablement quelque chose, porter une espérance et ouvrir une perspective. Brisons la malédiction qui semble mettre depuis tant d’années le Parti socialiste du mauvais côté de l’histoire, du côté qui la rend toujours plus désespérante.

J’entends d’ailleurs avec surprise beaucoup de fidèles électeurs socialistes parmi mes amis s’indigner soudain qu’on les appelle au vote utile. Mais votre candidature n’est pas comme celle de M. Poutou une candidature de témoignage ou d’agit-prop. Cela a des avantages (il vous arrive d’être élu), mais aussi des inconvénients : la cohérence (et donc l’honnêteté véritable) exigent de vous que vous cédiez à l’esprit de responsabilité dont la gauche de gouvernement se revendique depuis toujours, autrement dit que vous fassiez des compromis douloureux pour faire gagner dans les urnes les grandes orientations que vous défendez.

Certes, en prenant seul cette décision, vous court-circuitez les appareils qui ont organisé la primaire. Mais ce sont les têtes dirigeantes du Parti socialiste, et d’abord M. Valls, qui ont vidé la primaire de son sens. L’appareil n’a pas su se défendre, il est même en réalité complice, vous ne lui devez rien. D’ailleurs, vous lui rendrez service. Reste la question des frais de campagne. Mais vous pouvez lancer une souscription populaire et je crois sincèrement que vous verrez alors quel bel élan populaire vous accompagne dans ce geste.

Monsieur Hamon, j’en appelle à votre esprit de responsabilité, à votre rigueur et à votre courage. Je crois en toute bonne foi qu’à la réflexion, vous devez vous-même vous rendre compte qu’aucune des objections au retrait de votre candidature ne tient à l’examen. Ne privez pas ceux qui vous ont porté d’une opportunité historique.

Si vous n’avez pas le courage d’accomplir ce geste d’espoir, alors ce n’est plus à vous que nous devons nous adresser mais à tous vos électeurs, pour les inviter à prendre, eux, cette responsabilité que vous n’avez pas le courage de prendre, pour qu’ils vous abandonnent massivement à la défaite certaine qui vous attend et portent leur suffrage sur le seul candidat aujourd’hui en mesure de rouvrir l’espace politique, Jean-Luc Mélenchon.

Patrice Maniglier philosophe

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