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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Sarkosy le retour

29 Août 2016, 16:23pm

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Sarkosy le retour

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On lache rien! pour le 15 septembre

29 Août 2016, 16:08pm

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On lache rien! pour le 15 septembre

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Université d'été 2016 du PCF à Angers

27 Août 2016, 08:09am

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Le PCF tiendra son Université d'été 2016 les 26, 27 et 28 août dans le complexe de l'Université d'Angers.

Comme chaque année ce sera trois jours de partage, de réflexion et d'échanges, dans un nouveau cadre.

Allocution de Pierre Laurent ( samedi 27 aout à 12h00 )

Pierre Laurent, prononcera son discours de rentrée le samedi à 12h. Celui-ci sera restransmis en direct sur www.pcf.fr et facebook.com/cnpcf

  • ››
  • Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

    Pierre Laurent

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    Burkini: Jean-Luc Mélenchon partage l'affront fait aux musulmanes

    27 Août 2016, 07:33am

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    Burkini: Jean-Luc Mélenchon partage l'affront fait aux musulmanes

    Dans Le Monde du 24 août, JLM condamne les « militantes provocatrices en burkini ». En quelque sorte, il choisit son camp. Les citoyens de gauche, musulmans ou non, étaient en droit d'attendre autre chose du candidat dit de la France insoumise. La gravité du climat qui s'installe dans ce pays nécessite de revenir sur l'immense responsabilité de la gauche « républicaniste » dans la situation.

    Dans une interview au Monde de ce jour (1), à une question sur le burkini, Jean-Luc Mélenchon répond : «C’est une provocation.» On aurait pu croire que ladite provocation concernait l’arrêté pris par le maire de Nice et ceux qui l’ont suivi (2). Ou encore Manuel Valls qui a clairement affiché son soutien à ces maires. Ou encore ces policiers municipaux qui se baladent sur les plages de Nice et demandent aux femmes voilées de se dévêtir. Non. La provocation qu’évoque Jean-Luc Mélenchon concerne les femmes musulmanes qui se baignent en burkini. Et le candidat de la France Insoumise de poursuivre : «L'instrumentalisation communautariste du corps des femmes est odieuse. C'est un affichage militant. mais quand on est l'objet d'une provocation, mieux vaut ne pas se précipiter dedans [...] La masse des musulmans est excédée par une histoire qui les ridiculise. Valls a eu tort d'en rajouter. »

    Il ressort de cette interview que JLM, ne condamne ni les maires qui ont pris ces arrêtés, ni Manuel Valls qui les a soutenus, ni la droite sarkoziste qui a orchestré cette campagne, ni le gouvernement qui laisse faire (3), mais des femmes accusées d’instrumentaliser leur propre corps ou de l’être par leurs maris, pères, cousins... Bref la fameuse COMMUNAUTE. JLM n’aurait-il pas été informé des derniers événements de Nice ? N’a-t-il pas vu ces photos d’une femme en legging et tunique turquoise, foulard sur la tête, se reposant paisiblement sur la plage pendant que ses enfants se baignent, sommée par ces policiers municipaux en tenue de se déshabiller, puis verbalisée, et contrainte de payer une amende pour pouvoir rester sur la plage ? (4)

    Tout à sa tactique de campagne, il utilise la même réthorique qu’un Valls : dénoncer l’extrême droite en en se faisant son propagandiste. Car sur cette question, il y a une feuille de cigarette entre le candidat de la France insoumise, la droite et MLP. Marine Le Pen demande l’interdiction du burkini salafiste, et JLM dénonce des provocatrices militantes (salafistes), sauf qu’il appelle à ne pas tomber dans la provocation, cad l'interdiction. Divergence de fond, on le voit. Et les arguments sont les mêmes : rengaine sur la libération des femmes et le communautarisme…. Le communiqué officiel du PG rédigé par son secrétaire à la lutte contre les discriminations et la laïcité (incroyable intitulé, quel rapport entrée les deux ?) est précis : « Le burkini est le fruit d'une offensive religieuse salafiste qui ne concene qu'une partie de l'islam [...] La question politique à résoudre reste celel du combat des femmes pour accéder librement à l'espace public.» Sic. On est tenté de rire pour ne pas pleurer.

    Une tenue militante salafiste : contrevérités grotesques

    Pour ne pas proférer des contre-vérités aussi grotesques, on ne saurait trop conseiller aux responsables du PG de lire les chercheurs spécialistes de l’islam, qui comme Olivier Roy (4), expliquent que ce vêtement est interdit sur les plages wahhabites où les femmes sont interdites de baignades de fait, qu’il il est né en Australie très récemment (2003), conçu par une femme qui voulait faciliter les bains de mer de femmes ne souhaitant pas se déshabiller à la plage. JLM et le PG ont le droit de ne être en accord avec ce type de tenue mais c’est une liberté individuelle imprescriptible. En tout cas, les femmes pourchassées pour burkini ou, depuis hier pour legging avec tunique, doivent savoir qu’elles ne seront pas défendues par le candidat de la France insoumise.

    Alors il faut que les choses soient claires. Car ce climat nauséabond de chasse à la femme en burkini ou au voile est une ignominie. La masse des musulmans est excédée par cette affaire, mais pas «parce qu'elle les ridiculise», contrairement aux propos de JLM. La masse des musulmans n’en peut plus d’être stigmatisée tantôt au nom d’une laïcité totalement détournée de ses fondements (jupes longues, tenue ostentatoire, viande hallal, menus de substitution...), au nom des droits des femmes dont toute la classe politique de contrefout, sauf quand il s’agit des musulmans, au nom de la lutte contre le terrorisme où elle sommée de se prononcer tout en se faisant discrète, au nom des troubles à l’ordre public (cf ces arrêtés municipaux) alors qu’ils n’ont qu’une fonction : créer du désordre public contre les musulmans. (4) Mélenchon, le vieux briscard, quarante ans de politique professionnelle au compteur, n'aurait pas compris que cette campagne sur le burkini et ces arrêtés orchestrés par le Parti des républicains étaient des ballons d'essai ? Que demain, ils iraient plus loin, eux, les seuls provocateurs dans cette affaire ?

    « C’est quoi l’étape d’après, le fichage ?»

    La masse des musulmans, par ailleurs électeurs et celle des non musulmans de gauche tout aussi électeurs n’est plus dupe. Le racisme républicain à « gauche » a une responsabilité majeure dans le désastre actuel. Olivier Roy le redit, la focalisation sur l’islam (depuis des décennies maintenant, donc bien antérieure aux attentats), est liée à la conjonction entre une droite traditionnelle liée à la défense du christianisme et une gauche laïcarde et anticléricale qui a voulu ériger l’athéisme en religion d’Etat.

    Pour rappel, voici, par exemple, une liste non exhaustive de personnalités politiques ou médiatiques passées de la gauche de Jean-Pierre Chevènement, l’homme choisi par François Hollande pour la direction la Fondation de l’islam de France, à l’extrême droite ou à la droite dure : Florian Philippot, Paul Marie Couteaux, Eric Zemmour, Elisabeth Levy, Natacha Polony,.. (5) Pas encore nommé ledit « Che » s’est précipité pour demander aux musulmans de France de la discrétion. Aucun responsable politique n’a dénoncé ces propos de l’ancien préfet de la région d’Oran qui ont ulcéré les musulmans. Et pas qu'eux si l'on en juge les multiples réactions sur twitter. « C’est quoi l’étape d’après, le fichage ?» ont réagi certains d’entre eux dans l’Obs.

    1933, un journaliste objectif : «Les Juifs ont manqué de prudence. On les remarquait trop»

    Pour l'écrivain Serge Quaddrupani, « Un cran vient d'être franchi, qui ressemble beaucoup à un point de non-retour dans la fabrication d'un bouc émissaire. [...] Et de rappeler qu’en septembre 1933, un journaliste qui se voulait objectif et mesuré […] , laissait tomber à propos de l'Allemagne hitlérienne et, à propos des persécutions antijuives, laissait tomber : «A coup sûr, les Juifs ont manqué de prudence. On les remarquait trop.» (6) JLM est un homme dont on vante la culture. Pourquoi n’est-il pas capable de faire ce rapprochement ? Comme tous ceux instrumentalisent qui la question musulmane pour faire des voix ou par peur d’en perdre ? Mélenchon draguerait-il en eaux troubles, comme certains l'ont dit après sa sortie à propos des travailleurs détachés «qui viennent voler le pain des Français »?

    Mais cette prise de position burkinienne vient de plus loin. JLM appartient à ce camp à « gauche » comme un Valls, un Chevènement… qui n’ont cessé de répéter, depuis des années, que la religion est une affaire privée devant s’exercer dans l’espace privé. En contradiction absolue avec la lettre et l’esprit de la loi de 1905 qui autorise l'expression religieuse dans l'espace public, comme l'a rappelé l’Observatoire de la laïcité dirigé par Jean-Louis Louis Bianco. Lequel, n’a d’ailleurs pas bénéficié non plus du soutien de JLM lors de la campagne acharnée pour sa démission orchestrée par Manuel Valls devant le très communautaire Crif, en janvier 2016. A ce camp à «gauche» qui au nom de cette fiction d'une "république une et indivisible", n'ont cessé de combattre le «multiculturalisme» incontournalble pourtant de la société française.

    Des "sauvageons" de Chevénement aux "larbins du capitalisme" de JLM

    Sur les discriminations que subissent les populations issues de l’immigration postcoloniale, sa discrétion est assourdissante. Lors de la mort d’Adama Traoré après son interpellation le 19 juillet 2016, JLM dénonce « une militarisation de l’action policière » et ajoutera « M. Adama Traoré n’est mort que du fait de son interpellation.» Prise de position saluée par des militants associatifs mais brocardée sur twitter par des membres de familles de victimes de crimes policiers rappelant son silence lors de la mort d’un des leurs. Pendant l’été, la caravane de la France insoumise est allée en banlieue…Devant les déclarations de JLM les appelant à voter, les militants associatifs sont plus que circonspects. Pourquoi faire le déplacement de l’autre côté du périphérique maintenant et pas avant ? Comme le PS de Hollande en 2012. Les habitants des banlieues savent que leurs voix sont recherchées pendant les élections. Mais ils ont de la mémoire. En août 2012, des émeutes éclatent à Amiens Nord, à la suite d’une énième intervention musclée de la BAC, au cours d’une repas de deuil cette fois. L'alors porte-parole du Front de Gauche qualifiera les jeunes révoltés de « bouffons, crétins, larbins du capitalisme ». Ce qui lui valut une lettre ouverte de membres de son parti en désaccord sur le site Rue 89. Dans les années 1990, Chevènement parlait, lui, de « sauvageons ».

    La guerre d'Algérie, "une guerre civile"

    JLM voudrait ne pas parler de ces questions de religion et de discrimination qui "éloignent des vrais problèmes". Sauf que cette vieille réthorique (utilisée sur les combats féministes, les luttes antiracistes) ne fonctionne plus du tout. Parce que tout un pan de la population de ce pays est mise à l'index. Impossible pour un homme politique responsable de reléguer cette réalité au second plan. Impossible aussi de ne pas faire le lien entre ces « trous noirs » du candidat de la France insoumise et son rapport à l’histoire de la colonisation algérienne. Lors d’une conférence Alger, en févier 2013, il sidère son auditoire, en qualifiant la guerre d’indépendance du peuple algérien, de« guerre civile ». Et la condamnation par la France de ses crimes en Algérie, de « perte de temps ». Ce qui a hérissé, la encore, jusque dans les rangs de son propre parti (7). Enfin, l’homme qui considère que Tarik Ramadan est infréquentable peut-il comprendre l’effet que produit sur l’électeur de gauche, ses amitiés (passées mais d'un passé très récent) avec un Zemmour ou un Buisson ? (8)

    Nous sommes nombreux à avoir honte de ce qui se passe. A avoir honte –parce que nous sommes de gauche – de cette gauche qui se tait devant les abjections que subissent les musulmans de ce pays, et notamment des femmes pour un simple vêtement. Le drame qui se prépare en 2017 nécessite de mettre les pendules à l’heure. Toutes les pendules. Un responsable politique, surtout s’il se prépose à la candidature «suprême» ne peut attendre que l'on se se taise sur le passé. La meilleure façon d'éviter le passif.

    (1)http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2016/08/24/jean-luc-melenchon-je-suis-le-bulletin-de-vote-stable-et-sur_4987052_823448.html

    (2) http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/08/16/01016-20160816ARTFIG00290-plusieurs-communes-interdisent-desormais-le-burkini-sur-leurs-plages.php

    (3)Et ce n’est pas la déclaration d'un B. Cazeneuve, qui a reçu le CFCM a la demande de ce dernier, appelant à ne pas "stigmatiser" qui change quoi que ce soit au problème

    (4) http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20160822.OBS6680/siam-verbalisee-sur-une-plage-de-cannes-pour-port-d-un-simple-voile.html

    (5) http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2014/11/08/et-zemmour-devint-zemmour_4520705_823448.html

    "Au milieu des années 1990, Eric Zemmour flirtait vec la Fondation Marc-Bloch, où des journalistes, comme Elisabeth Lévy, dénonçaient la « pensée unique » de l’intelligentsia française. Une petite bande souverainiste dont la trajectoire laisse rêveur. En 2002 (Zemmour vote pour Chevènement), ces « nationaux-républicains » commencent par dénoncer le front anti-Le Pen et l’antifascisme de salon qui fait descendre la jeunesse dans la rue. Puis décontaminent patiemment les idées du FN, quand ils ne rejoignent pas directement la formation d’extrême droite, comme l’ex-plume du « Che » Paul-Marie Coûteaux, et investissent les médias. "

    (6) Le blog de Serge Quaddrupani

    (7 ) http://vivelepcf.fr/1822/pour-melenchon-la-guerre-dalgerie-na-ete-quune-guerre-civile/

    (8) http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2014/11/08/et-zemmour-devint-zemmour_4520705_823448.html

                                    PAR MICHELLE GUERCI de Mediapart le  24 AOÛT 2016

    Le Club de Mediapart

    Burkini: Jean-Luc Mélenchon partage l'affront fait aux musulmanes

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    De quoi le burkini est-il le nom ?

    27 Août 2016, 07:26am

    Publié par BLOG-PCF-ARRAS

    De quoi le burkini est-il le nom ?

    Je ne prends pas ici la plume, en cette rentrée maussade, pour ne pas dire plongée toute crue dans les eaux bouillantes de la tétanie collective, celle qui nous paralyse quand l’histoire balbutie et dévale brutalement l’espérance et l’humanité heureuse, pour souiller à mon tour l’intelligence. Je ne parlerai pas ici du burkini ou de toute autre absurdité qui vient définitivement ôter aux honnêtes gens l’espoir que la transformation viendra du monde présent. Comment y croire quand le sinistre et vulgaire vautour de la droite affairiste plane de nouveau dans les cieux médiatiques pour concourir à l’intronisation suprême. Comment y croire quand on peut oser porter la dégressivité des allocations chômage alors que le couperet est déjà tombé. N’être plus rien aux yeux des autres. Sentir les regards pesants, vivre chaque heure avec le poids de l’inutilité dont on se convainc avec la force d’un ecclésiastique. Comment pourront accepter les 2000 salariés d’Air France arbitrairement mis à contribution pour dégraisser le mammouth une telle violence alors même que leur patron s’est considérablement augmenté et que le groupe fait d’importants bénéfices. Une sorte de double peine. Est-ce là le monde que nous acceptons de vivre définitivement ?

    Est-ce que l’avenir, notre avenir, va se résumer à faire disparaître les nuisibles, les autres. Celui qui ne travaille pas, celui qui est étranger dans son pays, celui qui se bat et qui n’est coupable que de cela ? N’y a t-il donc plus que de timides et rares rages au cœur et au vente ? Notre siècle est-il celui du silence complice ? Rester immobile, s’indigner mollement dans sa cuisine le temps de la cuisson des pâtes ? Sans doute est-il trop simple de crier son indignation, de donner des leçons de courage. Je ne subis pas la fatigue qui vous écrase jour après jour comme un mégot dans le caniveau. Bosser toujours plus fort, toujours plus vite, rentrer, se laver, manger et se coucher et recommencer encore et encore. Même si j’ai connu quelques nuits muettes à me demander comment finir le mois, je n’ai jamais eu à endurer l’horrible questionnement qui consiste à savoir si j’allais pouvoir continuer à nourrir les enfants. Des millions de personnes se posent ces questions sans cesse. Alors ils veulent pouvoir s’évader, ils voudraient pouvoir dormir et ainsi rêver, mais non. Le rêve est un luxe. Même cela la bourgeoisie le confisque. Alors franchement, parler d’un bout de tissu sur une plage, qu’est ce que cela peut-il bien vouloir signifier dans ces petits appartements qui se chevauchent en dévorant faussement le ciel, dans ces pavillons de banlieue qui se ressemblent à en avoir le tournis ?

    L’ouvrier de l’usine Renault qui pointe à la fin de sa journée, grignoté sournoisement et imperturbablement par les douleurs articulaires et la lassitude de ce travail idiot, visser, tapis, visser, tapis, visser, tapis … Que peut-il bien en penser du Burkini ? Il se trouvera sans doute un journaliste véreux qui pointera son micro vers un des gars pour savoir. Alors lui et sa fatigue, lui qui ne vote plus depuis des années, il dira ce qu’on lui souffle à l’oreille. Il dira exactement ce que la bourgeoisie veut qu’il dise. Mais lui s’en fiche comme de la chemise de ce DRH à Air France. Lui il a déjà imaginé égorger son patron, ou alors le mettre sur le tapis de la chaîne et lui visser de longues tiges de métal partout dans le corps. Une chemise c’est petit joueur ! C’est violent, malsain ? Non chers amis, pas du tout. Ce qui est malsain c’est d’évoquer le burkini quand les hommes en sont réduits à cette violence sourde, cancérigène. Tout le monde s’en fout de cette réalité là. Tout le monde s’en fout de cette violence ! Mais il faut manger malgré l’écœurement. Du matin jusqu’au soir, en boucle, à toutes les chaînes, sur toutes les pages. Mais surtout il ne doit pas oublier, il faut voter et bien voter.

    C’est ainsi que je suis communiste. Attention, un vrai de vrai, je ne fais pas semblant. Je suis fils d’ouvrier, petit fils d’un mineur immigré, j’habite le nord de la France. Je suis comme monsieur et madame tout le monde. Je suis cerné par la violence, par cette haine mal digérée qui n’arrive plus à se contenir. Alors, à ma façon, je tente de l’apaiser cette haine et j’essaye de contribuer à ouvrir une perspective. Pas des jérémiades de communicants ou des postures rebelles. Pas tel un frondeur ou comme un simple électron libre de la gauche gentiment baptisée critique. Non je crois au renversement brutal, je crois en la possibilité de créer de l’ordre dans le chaos, parler, convaincre, s’organiser méthodiquement. Encore une fois, ne pas parler pour ne rien dire. Ne pas brandir de vieilles lunes éteintes. Non parler de la vie, la vraie et rendre possible ce qui ne l’est pas. S’approprier collectivement son usine, son champs, son bureau, avoir une maîtrise publique et collective du crédit, réaffirmer la nation autour d’un faisceau de valeurs renouvelées. Se partager goulûment la culture, le savoir, le temps. Dynamiter le règne de l’argent et réduire au silence et à la diète la plus stricte, les paltoquets qui se sont engraissés comme des porcs pendant que le monde crevait à leurs pieds. Espérer frôler le bonheur commun. Moi j’appelle cela le socialisme. Appelez-le comme bon vous semble. C’est de cela et de cela seulement, dont nous devons, sans jamais nous arrêter, parler. Il doit être un songe qu’on murmure à l’oreille, dans chaque foyer opprimé, celui capable de lever une armée qui, pour paraphraser le grand Robespierre, aura la force de mener à bien le plus sacré et le plus indispensable des devoirs, l’insurrection.

    Guillaume Sayon

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    HONORAIRES MEDECINS LES PATIENTS PAIERONT

    26 Août 2016, 17:30pm

    Publié par BLOG-PCF-ARRAS

    HONORAIRES MEDECINS LES PATIENTS PAIERONT

    Un projet d'accord se dessine autour du montant de la consultation à 25 euros pour la médecine générale. Cette situation nous amène plusieurs commentaires.

    Le secteur 1 voit une augmentation de 2 euros et qui passera à 25 euros et dont le coût sera assuré par les assurés au niveau de la Sécurité sociale, mais aussi par les mutuelles qui devront mettre la main à la poche et qui finaliseront cela de matière automatique en le reportant sur leurs adhérents.

    scandaleux: une nouvelle structuration des honoraires annonce l'objectif de revenir avant la Sécurité sociale les médecins pourront mettre en pratique chacun leur tarif à leur guise.

    Voici le système que s'apprête à ratifier ce gouvernement scélérat : la hiérarchisation des consultations en quatre niveaux : 25 euros pour la visite normale , 30 euros pour les moins de 6 ans et aussi pour la consultation combinée (lorsque le patient est envoyé à un spécialiste), 46 euros pour les actes complexes (dépistage de mélanome..) et 60 euros pour les actes très complexes (cancers, maladies neurodégénératives)

    Ainsi le conventionnement projeté nous amènerait à un système de coût en fonction de l'âge et de l'importance de la maladie.

    De nombreuses familles vont sentir la « douloureuse », quand, pour un enfant de moins de 6ans ils devront débourser davantage, de même ceux frappés par des maladies graves qui subiront la double peine,celle d'apprendre qu'ils ont un cancer et celle d'être puni par un tarif de 60 euros.

    Le fait de ne plus payer la consultation chez le médecin ne sera qu'un cache-sexe puisque ce cout sera évidement répercuté à l'Assurance maladie et aux cotisations.

    Les organisations de médecins se frottent déjà les mains et ils sont prêts à signer vite, comme ils disent, avec un "gouvernement socialiste aux abois".

    Triste gouvernement, toujours prêts à enrichir les aisés, les banques et les actionnaires, et à faire payer la note aux salariés et particulièrement aux plus modestes.

    Ils ont même le toupet d’annoncer qu'une telle largesse coûtera aux assurés de la Sécurité sociale et aux mutualistes plus d'un milliard.

    proposition du PCF:

    Tout d'abord il est indispensable que le montant de la rémunération des médecins comme des professionnels paramédicaux soient déterminée par un accord majoritaire à l'issue d'une négociation avec les organisations représentatives.

    La demande de revalorisation est légitime au vu de la durée de formation et des responsabilités.

    En complément, nous portons une proposition de remboursement à 100% par la Sécurité sociale ce qui induit une convention unique et la suppression des dépassements d'honoraires. Enfin, il est indispensable d'augmenter de manière sensible et durable le nombre de médecins et de paramédicaux en formation…

    Ce sont les réponses positives à ces propositions qui construisent une politique réellement de gauche.

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    Liberté Hebdo 1234: L'édito de Franck

    26 Août 2016, 17:12pm

    Publié par BLOG-PCF-ARRAS

    Liberté Hebdo 1234: L'édito de Franck

    UN ETE MEUTRIER

    La canicule qui touche exceptionnellement notre région a tendance à faire oublier aux commentateurs que nous sommes loin d’avoir vécu un bel été.

    Les attentats du mois de juillet à Nice ou à Saint-Étienne-du-Rouvray marquent un tournant dans notre vie. Les vies brisées des victimes, de leurs familles et de leurs proches laissent une marque indélébile dans l’histoire. Tout comme l’attentat-suicide visant un mariage en Turquie, ces effroyables et terribles procédés ne doivent pas nous éloigner de nos idéaux de paix, de solidarité et de fraternité.

    Les agitateurs extrémistes secouent par de petites phrases malsaines le champ médiatique faisant émerger une vase brune.

    Chaque incident est monté en épingle. Une rixe sur une plage en Corse a fait couler beaucoup d’encre, et encore trop de sang, avant que la réalité n’impose le silence à tous.

    A chaque événement, ses petites phrases. Toutes plus perfides, nauséeuses et opportunistes que jamais.

    L’appel à la raison doit être relayé par tous les élus de gauche, comme de droite. Que la droite républicaine prône la fermeté, l’intransigeance, c’est dans sa nature. Mais quand elle glisse ostensiblement vers des thèses sécuritaires, habituellement l’apanage des fascistes, pour des questions électoralistes, l’équilibre de notre démocratie est bien perturbé.

    Nicolas Sarkozy, roi de la récupération et amnésique de ses erreurs, en profite même pour tenter de se remettre en selle. Comme si la boue pouvait lui servir de marchepied pour atteindre les étriers !

    La course aux candidats pour les élections présidentielles fait rage. Alors que pour bon nombre de nos lecteurs, chaque fin de mois est synonyme de plus en plus d’ingéniosité pour faire bouillir la marmite.

    Pour beaucoup, il n’a pas été question de vacances. Et dans bien des entreprises, la lutte n’a pas fait relâche non plus.

    Malgré des annonces hâtives de François Hollande sur les chiffres du chômage, l’emploi est la préoccupation majeure des habitants de notre région.

    L’enjeu est de bâtir le plus grand rassemblement possible pour construire la perspective d’un changement de politique.

    Un changement basé sur des valeurs de paix, de progrès, d’humanité.

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    Hommage à Georges SÉGUY: Aimé Halbeher rétablit les faits.

    26 Août 2016, 16:48pm

    Publié par BLOG-PCF-ARRAS

    Georges Séguy s'adresse aux ouvriers de Renault-Billancourt en 1968

    Georges Séguy s'adresse aux ouvriers de Renault-Billancourt en 1968

    Au centre de la photo : Aimé Halbeher, aux côtés de Roger Silvain
    Au centre de la photo : Aimé Halbeher, aux côtés de Roger Silvain

    Au centre de la photo : Aimé Halbeher, aux côtés de Roger Silvain

    En mai 1968 Aimé Halbeher est le jeune secrétaire général du syndicat CGT de Renault- Billancourt.

    Dans les médias, chez les journalistes et les détracteurs de la CGT la chose est entendue : " Georges Séguy s'est fait hué par les travailleurs à l'ile Seguin".

    A force de le répéter depuis plus de 50 ans ils ont fini par y croire ... ou faire semblant.

    C'est qu'il s'agit d'abord d'instiller le doute et de dénigrer la principale centrale syndicale de ce pays et de l'affaiblir!

    Aimé Halbeher rétablit donc les faits.

    Les falsificateurs tiendront-t-ils compte de cette mise au point comme le voudrait le respect des faits et de la réalité ?

    **********

    Notre camarade Georges Séguy nous a quittés. Son décès provoque la plupart du temps des réactions positives et élogieuses à son égard mais aussi des calomnies inadmissibles. En tant que secrétaire général du syndicat CGT à l’usine Renault-Billancourt en 1968, je tiens à rétablir la vérité sur l’une des nombreuses falsifications de l’histoire qui sont encore reprises par des médias, hommes politiques ou historiens. Elle concerne l’attitude de la CGT et de son secrétaire national G Seguy durant la grande grève qu’à connu la France en mai et juin 1968.

    Selon eux, G. Seguy serait venu le 27 mai 1968 chez Renault à Billancourt à la fin des discussions de Grenelle pour appeler à la reprise du travail. Il aurait été hué et sifflé par les grévistes.

    Cette grève a concerné 9 millions de salariés. Elle fut victorieuse et elle modifia le rapport des forces social pendant de longues années en faveur des salariés qui en profitèrent pour augmenter le nombre d’acquis sociaux obtenus en 1968.

    La première moisson des succès notamment l’augmentation générale des salaires de 10% (+ 35% pour le SMIC), la réduction du temps de travail sans perte de salaire, la reconnaissance du droit syndical dans les entreprises, le paiement des jours de grève, etc… s’est concrétisé au cours des discussions de Grenelle réunissant le 26 et 27 mai les centrales syndicales ouvrières, le gouvernement gaulliste et les dirigeants du patronat.

    Lorsque les discussions se sont terminées, il est environ 6h du matin. Je suis informé par les radios du constat des discussions. Nous avions convoqué la totalité des salariés de l’usine à un rassemblement dans l’Ile Seguin pour les informer de ces résultats et décider ensemble de la conduite à tenir concernant notre grève avec occupation qui dure depuis 10 jours. A l écoute des résultats, j’apprécie leurs portées positives pour des millions de salariés notamment dans les PME mais aussi le tremplin qu’ils nous offrent chez Renault pour imposer l’ouverture des discussions sur la plate forme revendicative votée le 17 mai par 25000 salariés lors de leurs décisions d’engager une grève générale avec occupation.

    Je prends contact avec mes camarades de la direction du syndicat qui sont unanimes pour estimer que les salariés qui occupent l’usine, eux aussi informés par leurs radios dans les piquets de grève, pensent que le constat de Grenelle avec ses importants acquis mais aussi ses insuffisances ne répondent pas, loin s’en faut, aux exigences formulées par le personnel de Renault Billancourt lors de leur décision d’engager la grève générale.

    Quelques exemples parmi d’autres :

    -nous demandions que pas un revenu mensuel ne soit inférieur à 1000 frs par mois dans le groupe Renault or, malgré son augmentation de 35 %, le salaire minimum mensuel en France, après Grenelle, atteindra 650 frs

    -nous exigions la suppression des contrats provisoires (déjà du CDD !), la suppression des sanctions anti grève sur les primes, la suppression des déclassements en cas de changements de poste et du système de salaire liés à la machine.

    Autant de questions très sensibles pour des milliers d’employés et d’ouvriers.Ce n’est pas à Grenelle que l’on pouvait régler cela mais à Billancourt !

    Le rassemblement a lieu à 9h du matin. J’apprends que G. Séguy viendra rendre compte du constat de Grenelle avec Benoit Frachon aux 25000 salariés présents. Il n’était évidemment pas question pour eux d’appeler les salariés de Renault à cesser ou poursuivre leur grève.

    En les attendant je suis chargé par la direction du syndicat CGT de l’usine, et en accord avec la CFDT et FO de présenter brièvement les principaux résultats de Grenelle que nous connaissions mais surtout de fustiger la direction de l’usine et le gouvernement qui refusent d’ouvrir les discussions. En conséquence, je propose au vote des travailleurs la poursuite de la grève reconductible avec occupation aussi longtemps que ces négociations ne se seront pas tenues.L’immense majorité des salariés présents acclame et vote la poursuite de la grève.

    G. Séguy apprend cette décision lors de son arrivée en voiture à Billancourt.

    Par conséquent la poursuite de la grève s’est décidée avant l’arrivée de G. Séguy.

    Cette décision n’a pas concerné le résultat de Grenelle mais l’obstination de la direction et du gouvernement à refuser toute discussion. Les grandes entreprises, notamment dans l’automobile, Renault, Peugeot, Citroën ne négocieront que vers le 20 juin 1968.

    G. Séguy avec B. Frachon présentent aux salariés de Renault les conditions dans lesquelles se sont déroulées les discussions et déplorent au passage, que contrairement à 1936, l’unité syndicale a cruellement fait défaut. G. Séguy précise qu’aucun accord signé n’est intervenu. Il s’agit d’un constat de discussion qu’il faut améliorer dans chaque entreprise.

    Il présente les acquis sociaux obtenus sous les applaudissements nourris et les revendications insuffisamment satisfaites ou totalement insatisfaites sous les huées adressées au patronat et au gouvernement.

    G Séguy déclare : « il appartient aux travailleurs en France de se prononcer démocratiquement sur la suite à donner à leur grève comme vous venez de le faire tout à l’heure ». En tout cas ajoute t-il, "cette grande et magnifique grève appartient aux travailleurs. Comme nous n’avons pas donné de mot d’ordre de grève générale, il n’est pas question pour nous d’appeler à une quelconque reprise du travail".

    Pour ce qui est de la suite de la grève à Renault Billancourt, à Cléon, Le Mans, Flins, Sandouville, il faudra attendre 33 jours de grève pour aboutir à un constat de fin de grève chez Renault améliorant sensiblement les résultats de Grenelle .La reprise du travail fut votée par bulletin à 75 %.

    Je crois pour en terminer que ceux qui à droite ou dans la mouvance « gauche caviar » tentent depuis près de 50 ans de salir l’action exemplaire de G. Séguy, feraient mieux de saluer celui qui, avec B. Frachon, a su, dès le début de la grève de mai 68, lui donner un contenu auto gestionnaire et démocratique.

    Cette ligne syndicale nationale fut un rempart remarquable face aux tentatives classiques du patronat, de la droite ou de la gauche réformiste d’ourdir des provocations, des tentatives de récupérations pour déposséder la classe ouvrière de la direction de ses grèves et manifestations.

    Ce fut encore le cas récemment lors des journées d’action contre la loi El Khomri. Mais la vigilance et l’opiniâtreté des dirigeants de la CGT ont su mettre en échec les instigateurs de provocations et conserver l’énorme sympathie de l’opinion à leur mouvement.

     

    Aimé HALBEHER

    Le 19 Août 2016

     Hommage à Georges SÉGUY:  Aimé Halbeher rétablit les faits.
     Hommage à Georges SÉGUY:  Aimé Halbeher rétablit les faits.

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    LOI TRAVAIL : Promulgation ou pas, rendez-vous le 15 septembre

    24 Août 2016, 11:44am

    Publié par BLOG-PCF-ARRAS

    LOI TRAVAIL : Promulgation ou pas, rendez-vous le 15 septembre

    Après un passage éclair devant le Conseil constitutionnel, la loi travail est promulguée en pleine période estivale, sans jamais avoir été votée, François Hollande ayant eu recours à trois reprises au 49-3 !

    Voilà la vraie définition du soi-disant dialogue social défendu par le Président de la République et son gouvernement : recourir à l’article 49 alinéa 3 de notre Constitution c’est-à-dire à une disposition qui empêche le dialogue pour faire adopter une loi, « leur loi », qui aura de toutes évidences des répercussions des plus néfastes pour le monde du travail.

    Bien que la loi a été promulguée, la CGT ne baissera pas les bras. Comme elle l’a déjà annoncé, avec l’intersyndicale, elle va poursuivre les actions, notamment dès le 15 septembre prochain.

    D’ores et déjà, la CGT appelle donc tous les salariés à se mobiliser, à se rassembler, à s’organiser pour continuer cette mobilisation à la rentrée et à envoyer au Président de la République la carte postale mise à la disposition de toutes et tous pour exprimer son opposition à cette mauvaise loi travail.

    Montreuil, le 9 août 2016

    La CGT

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    Pierre Laurent à ITélé

    24 Août 2016, 10:56am

    Publié par BLOG-PCF-ARRAS

    Pierre Laurent : "A la fin de la semaine, on aura emmené 10 000 personnes à la mer : des gens qui ne partent pas en vacances !"

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    Il y a 75 ans: premières exécutions dans les fossés de la Citadelle d’Arras

    23 Août 2016, 14:18pm

    Publié par BLOG-PCF-ARRAS

    Suite à l'article de la voix du nord du 22 août sur les premières exécutions des résistants à la citadelle d'Arras, notre camarade Jacques Kmieciak s'est aperçu d'erreurs historiques,qui de suite en a informé par courrier le rédacteur de cet article. 

    Pour la bonne raison, qu'il soit toujours lucratif de rectifier certaines erreurs lorsqu'elles ne disent pas la réalité des évènements

    Ci-dessous le courrier de Jacques

    À Nicolas André
    Journaliste
    La Voix du Nord
    Arras

    Bonjour Monsieur

    J'ai lu avec attention l'article que vous avez consacré au Mur des Fusillés ce dimanche.

    Contrairement à ce que vous écrivez, ce n'est pas Vincent Auriol qui a procédé à l'inauguration du site en juillet 1947. À l'époque, le président de la République s'était déplacé pour simplement rendre un hommage à la résistance, le jour de la présentation à la population du "poteau des fusillés", seul monument symbolique du lieu.

    L'inauguration officielle du Mémorial date du 18 septembre... 1949. Elle s'est faite en présence d'Edouard Herriot, président de l'Assemblée nationale. Ce dernier a été conspué par une foule (20 000 personnes) composée pour beaucoup de mineurs de charbon. Nous étions quelques mois après les grèves de l'automne 1948 dans les Mines, qui ont fait l'objet d'une répression sans précédent de la part d'un gouvernement (radicaux et socialistes) décidé à remettre en cause les conquêtes sociales de la Libération. À cette occasion, l'homme fort du PCF et de la CGT dans le Pas-de-Calais, Auguste Lecoeur (ex-maire de Lens), avait formulé un discours très rude à l'encontre du gouvernement stigmatisant notamment sa politique de soutien aux ambitions germano-américaines de remilitarisation de l'Allemagne en vue d'une guerre contre l'URSS.
    Pour l'anecdote, Edouard Herriot a quitté la scène sous la protection de la gendarmerie, dans une ambiance pour le moins électrique.

    Cordialement
    Jacques Kmieciak

    Ci dessous l'article de la voix du nord

    Il y a 75 ans: premières exécutions dans les fossés de la Citadelle d’Arras

    PUBLIÉ LE 22/08/2016

    PAR NICOLAS ANDRÉ

    Les exécutions des résistants avaient débuté le 21 août 1941. Elles se poursuivront jusqu’au 21 juillet 1944. On compta 218 victimes. Les fossés de la Citadelle deviendront le symbole de la Résistance dans le Pas-de-Calais. Un symbole car bien sûr d’autres exécutions eurent lieu, ailleurs, en mai et juillet 41.

    Il y a 75 ans: premières exécutions dans les fossés de la Citadelle d’Arras

    ​​À la Citadelle, En 1941, quatre résistants sont exécutés, quatre-vingt-treize en 1942, quarante-trois en 1943 et soixante-dix-huit en 1944. Le plus jeune de ces martyrs avait 16 ans et demi, il s’appelait Julien Delval ; le plus âgé avait 69 ans, il s’appelait Henri Quéval. Partisans communistes, personnages influents des mouvements de la Résistance… Leurs sépultures sommaires furent retrouvées à la Libération.

    Beaucoup voient les cercueils fournis par la mairie s’entasser dans la cour du Palais Saint-Vaast, ou lisent les sinistres avis à la population évoquant les exécutions, mais aucun Arrageois ne pu s’approcher de la Citadelle avant la Libération et il y eut bien d’autres exécutions ailleurs. Le lendemain de l’arrivée des Anglais, précédés des FFI (le 1er septembre), rue Sainte-Claire, se rassemblent ceux qui veulent rendre hommage aux victimes de la Gestapo. Le cortège se dirige vers la Citadelle. « Le sentier débouche dans un des vastes fossés de la Citadelle encadré par les hauts murs des fortifications », écrit le Docteur Paris (Un demi-siècle de vie arrageoise). « L’un de ses murs est criblé de balles. le sol disparaît sous les hautes herbes d’où émergent quelques tertres avec des noms. Ailleurs la végétation a tout recouvert. À l’extrémité du terrain, un fossé est comblé sur dix mètres environ de terre fraîchement remuée. C’est là qu’ont été déposées les dernières victimes, celle du Bois de Bourlon. On y dépose des gerbes de fleurs ».

    Il y a 75 ans: premières exécutions dans les fossés de la Citadelle d’Arras

    Le 13 juillet 1947 le poteau des fusillés fut inauguré en présence de Vincent Auriol, président de la République. Le 18 septembre, on rendit un hommage national en présence d’Édouard Herriot et de Guy Mollet.

    Organisation macabre

    « Vers 16 h 15, arrivait en chantant, venant de la caserne Levis, un groupe de 50 à 60 soldats. Une dizaine d’entre eux allait former le peloton d’exécution. Les condamnés étaient généralement amenés dans une petite camionnette Citroën qui entrait dans le quartier dès lors que le groupe spécial était en place et que tous les civils avaient été évacués. Les condamnés étaient parqués dans une casemate. Vers 17 heures, ils étaient amenés par 5 ou 6 ou individuellement jusqu’à l’enclos en empruntant un couloir souterrain. Ils débouchaient alors dans cette sinistre enceinte et étaient attachés à des poteaux. Une fois la sentence lue, ils étaient fusillés et leurs corps jetés dans de simples cercueils pour être inhumés à quelques pas de là. Une simple planchette numérotée indiquait leurs tombes. Le lendemain, les autorités allemandes remettaient à la mairie d’Arras la liste des exécutés qui mentionnait les âges et les professions ainsi que le grade et le nom du médecin chargé de constater les décès », cite Jean-Claude Fichaux dans son enquête, La prison d’Arras sous l’Occupation.

    Les fusillés étaient Français (189), Polonais (15), Belges (5), Soviétiques (3), Portugais (2), Italien (1), Hongrois (1), Tchèque (1), Yougoslave (1). Il appartenait à toutes les catégories sociales : 1 prêtre, 7 enseignants, 10 artisans, commerçants, 11 cultivateurs, 16 employés, fonctionnaires, 10 cheminots SNCF, 33 ouvriers, 130 mineurs. Des communistes en majorité.

    Des actes de résistance

    La statue du père Halluin cachée. Dès le début de la guerre, les occupants cherchaient à se procurer tous les métaux possibles. Un employé de la ville, Georges Gourdin, déboulonna la statue du père Halluin, place du Wetz-D’Amain. Elle fut cachée dans les caves du Palais-Saint-Vaast où avait été transférée la mairie. La statue fut remise sur son socle après la guerre.

    « Sabotage ! ». Le sabotage fut la plus grande hantise des occupants allemands. Relativement clémente, la Wermacht avait cependant du mal à résister aux instances de la SS. Régulièrement, les lignes téléphoniques étaient coupées. Des habitants des campagnes se risquaient à héberger des aviateurs anglais ou des étrangers échappés des camps de prisonniers qui alimentaient l’organisation Todt en main-d’œuvre. Des exécutions ont lieu dès 1941. Le 22 décembre, huit agriculteurs sont fusillés : le maire de Saint-Léger, Constant Misseron, le maire de Gommecourt, Charles Roger, Alexandre Maury et Pierre Ditte de Saint-Léger, Roger Savaux, Alexandre Phalempin et François d’Arras d’Hébuterne, René Édouard, d’Hénin-sur-Cojeul, pour sabotage et détention d’armes.

    Pompiers et mineurs pour éviter le STO. Durant l’Occupation, le nombre de pompiers arrageois avait considérablement augmenté. De nombreux jeunes échappaient ainsi au travail obligatoire. D’autres jeunes se font embaucher comme mineurs, deux professions qui les préservaient du STO.

    218 ou 217 ? Il y a bien 218 victimes. La 218e plaque a été posée le mai 2005.

     

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    Le blog du PCF de l'Arrageois reprend du service

    23 Août 2016, 13:22pm

    Publié par BLOG-PCF-ARRAS

    C’est reparti !

    Après quelques semaines de récupération (ce qui n’est pas le cas de la politique d'austérité à l’égard du peuple) le blog du PCF Arras reprend du service.

    Beaucoup de choses se sont déroulées pendant les mois estivaux, tous nous le savon bien, la politique du capitalisme et ceux qui gèrent les affaires du capitalisme sont les mêmes qui nous gouvernent, la preuve: 

    14 de nos chers ministres sur 39 sont millionnaires.

    De Ségolène Royal en passant par Jean-Marc Ayrault,  Marisol Touraine, Emmanuel Macron ou André Vallini etc. etc.

    Donc il est naturel chez eux de s’attaquer au bien-être du peuple, pour des raisons simples « le pouvoir et l’argent » tout en nous rappelant chaque jour qu’ils gouvernent la France avec les valeurs républicaines de Liberté, d'Égalité et de Fraternité.

    Chercher l’erreur !

    Pour tous leurs faux-semblants et afin de diffuser des vérités et d'éviter de tourner en rond.

     Les communistes de l’Arrageois reprennent du service !

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    Karine hôtesse de caisse à Auchan, licencier pour une petite boîte de concentré de tomate

    31 Juillet 2016, 16:17pm

    Publié par BLOG-PCF-ARRAS

    Karine est hôtesse de caisse depuis l'ouverture du magasin

    Salariée à temps partiel, elle travaille dur pour élever seule trois enfants, pour un salaire inférieur à 1000 euros

    Madame X est cliente à Auchan City. Elle achète peu, aux prix les plus bas, et court les promotions. Hélas, ce jour-là, elle n'a pas plus d'un euro en poche. Aussi, au lieu de 4 paquets de pâtes de marque "Auchan", elle doit se résigner à n'en prendre que deux.

    Cela se passe à l'une des caisses minute, qui permettent à Monsieur Mulliez d'économiser sur la main d'oeuvre. Ceci étant il faut une hôtesse de caisse pour surveiller les opérations.

    Ce jour-là, c'est Karine qui depuis plus de deux heures surveille les six caisses minute, règle les problèmes et conseille les clients.

    Quand Madame X passe à la caisse, il est 10h17. Elle profite d'une promotion sur des packs d'eau pétillante : un acheté, un offert. Elle fait remarquer à Karine que des stickers posés sur les packs indiquent une promotion supplémentaire. Karine fait la manipulation adéquate pour réaliser la bonne affaire de la cliente. Celle-ci s'aperçoit alors que la bonne affaire lui permet de conserver un euro. Elle laisse alors ses packs d'eau sous la surveillance de Karine et revient avec ses paquets de nouilles.

    A 10h50 elle sort du magasin. Il semblerait qu'elle aurait emmené avec elle, sans la scanner à la caisse, et ceci échappant à l'attention de Karine, une petite boîte de concentré de tomate (sans doute pour agrémenter les nouilles Auchan).

    Nous étions le 9 juillet.

    Le 11 juillet, arrivant à son poste, Karine apprend qu'elle est mise à pied.

    Aujourd'hui, 28 juillet, Karine, déjà très fragilisée par la mise à pied et les accusations qui pèsent sur elle, reçoit sa lettre de licenciement pour faute grave (sans aucune indemnité).

    Des petits chefs, une surveillance vidéo, des enregistrements, tout un système est mis en branle pour pointer du doigt la fautive. Une lettre de 5 pages dresse le réquisitoire. Dans la France d'aujourd'hui, comme au temps des Misérables, Karine est coupable.

    La plus grande fortune de ce pays, maître incontesté du patronat local vient de plonger une famille très modeste dans une précarité encore plus grande.

    Pour quelques centimes. Ces quelques centimes qu'une cliente, comme beaucoup d'autres, compte et recompte avant d'acheter les nouilles de l'empire Mulliez.

    Karine a un autre tort : elle est, comme de très nombreux autres salariés de l'enseigne, adhérente à la CGT. Nous serons donc à ses côtés pour contester ce licenciement infâme et pour exiger sa réintégration. Le délégué syndical et délégué du personnel du magasin, qui connaît bien pour les éprouver lui-même les méthodes de la direction, accompagnera Karine dans son combat pour la justice et la dignité. Tous deux sont disposés à rencontrer la presse.

    UNION LOCALE CGT DE TOURCOING ET ENVIRONS
    43 rue de Lille 59200 TOURCOING
    03 20 24 48 34

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    Hubert Wulfranc, le maire communiste de St Etienne du Rouvray (video)

    31 Juillet 2016, 16:03pm

    Publié par BLOG-PCF-ARRAS

    Hubert Wulfranc, le maire communiste de St Etienne du Rouvray (video)

    Le maire de St Etienne du Rouvray était l’invité du 19/20 Normandie. Il a annoncé avoir demandé une rencontre avec le président de la République. « J’ai des choses à réfléchir et à lui dire… en toute sérénité » a-t-il expliqué, après l’attentat qui a touché sa commune.

    On a vu Hubert Wulfranc très ému à la suite de l’attentat dans lequel le père Hamel a été égorgé dans l’église de St Etienne du Rouvray. Le maire (PCF) de la commune avait la gorge nouée et les yeux au bord des larmes lors de sa première interview quelques heures seulement après l’acte terroriste.

    Jeudi 28 juillet, il avait prononcé un émouvant discours lors de la cérémonie d’hommage au père Hamel dans le stade Gagarine, devant une foule de 3500 personnes.

    Trois jours après les faits, il a accepté l’invitation de France 3 Normandie. Sur le plateau de Magali Nicolin, il a estimé que l’esprit de communion qui règne à St Etienne du Rouvray depuis le drame « doit durer ».

    « Il faut se tourner vers tout le monde, pour nous efforcer de produire ce regain de confiance » a-t-il expliqué.

    http://france3-regions.francetvinfo.fr

    Il a également annoncé avoir demandé une entrevue avec François Hollande, le président de la République :

    Interview d'Hubert Wulfranc, maire de St Etienne du Rouvray

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    « Daesh nous empêche de voir que la question majeure est politique »

    31 Juillet 2016, 15:55pm

    Publié par BLOG-PCF-ARRAS

    « Daesh nous empêche de voir que la question majeure est politique »

    Pour le psychanalyste Roland Gori, les auteurs des récents attentas sont les monstres du néolibéralisme. Daesh, estime-t-il, est l’arbre qui cache une crise politique profonde et sans issue immédiate, et qu’il devra pourtant falloir régler pour éradiquer ce terrorisme.

    Politis : Comment analysez-vous ce qu’il s’est passé à Nice la semaine dernière ?

    Roland Gori : La prudence serait de dire qu’on ne sait pas. Que l’on a besoin de temps pour préciser les données à recueillir par des enquêtes, et de temps pour une analyse multidimensionnelle mobilisant la pensée. Nous avons besoin de temps pour penser ce qui nous arrive, et comment nous en sommes arrivés là. Nous avons besoin de comprendre ce qui rapproche chacun de ces meurtres de masse et ce qui les différencie les uns des autres.

    Globalement, nous réagissons trop vite. Ce qui peut être justifié, en matière de protection, de sécurité ou d’assistance, ne l’est plus en termes d’information ou d’analyse. Or, les dispositifs d’information et d’analyse sont eux-mêmes atteints, corrompus par les dérives de la « société du spectacle», du « fait divers » qui permet la marchandisation des émotions et des concepts. Cela n’est pas acceptable moralement et politiquement car cela détruit aujourd’hui les bases sur lesquelles se fondent nos sociétés et participe à fabriquer les tragédies que nous traversons. C’est le fonds de commerce de nos ennemis et de leurs alliés objectifs, et de leurs comparses involontaires.

    cliquez dessous pour lire la suite de l'entretien 

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