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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Défendons nos bureaux de poste

9 Décembre 2016, 17:59pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Défendons nos bureaux de poste
Défendons nos bureaux de poste

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Film à voir absolument sans modération : « LA SOCIALE -Vive la Sécu » film de Gilles Perret !

9 Décembre 2016, 17:45pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Film à voir absolument sans modération : « LA SOCIALE -Vive la Sécu » film de Gilles Perret !

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Les pauvres sont-ils vraiment des assistés ?

9 Décembre 2016, 17:31pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le cliché des pauvres "assistés", qui vivent "au crochet de la société" est connu. Moins répandu, le fait qu’une grande partie des gens éligibles aux aides financières ne les demandent jamais. Par exemple, un Français sur trois ayant droit à la couverture maladie universelle ne la demande pas. Même proportion pour le RSA. Et en ce qui concerne l’aide à la complémentaire santé, c’est encore pire : entre 60 et 70% des bénéficiaires potentiels ne la demandent pas.

Mauvaise information, stigmatisation et difficultés administratives

Selon le sociologue et président de l'Observatoire des non-recours aux droits et service, Philippe Warin, trois raisons expliquent ce phénomène. D’abord, la non-information. C’est le fait, tout simplement, de ne pas savoir qu’une aide existe. Ensuite il y a la non-demande : ce sont les gens qui ne réclament pas leurs droits. Souvent cela concerne des personnes qui sont découragées à l’avance par la complexité du processus, ou qui ont honte de demander de l’aide.

La stigmatisation, le fait d’à nouveau présenter sa situation, d’engager les mêmes démarches, tout ça lasse les personnes.
Philippe Warin
à franceinfo

Enfin, il y a la non-réception : cela concerne les personnes qui demandent des aides, mais qui ne les perçoivent pas, parce qu’elles n’arrivent jamais à compléter leur dossier.

Si l’on prend en compte les principales allocations il y a chaque année, en moyenne, 10 milliards d’euros d’aides non réclamées, un chiffre énorme par rapport à la fraude aux prestations sociales : 425 millions d’euros en 2014. Et vingt fois plus faible que la fraude fiscale, qui s'élève à 15,3 milliards d’euros par an.

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Liberté Hebdo 1249: L'édito de Franck

8 Décembre 2016, 17:12pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1249: L'édito de Franck

 

VALLS A MIS LE TEMPS

 

Le gouvernement vient de changer, imperceptiblement. Il s’agissait de combler un trou. Celui laissé par son chef, Manuel Valls, parti guerroyer, en futur champion pour la primaire de la gauche.

Un changement pour que rien ne change avant la présidentielle.

Et pour mettre tout le monde au pas, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, devient Premier ministre.

 

Une position classique, celle du démissionnaire, et le même cheminement que certains de ces prédécesseurs, jusqu’à l’Elysée pour certains. Nous noterons surtout l’arrivée à l’intérieur de Bruno Leroux, président du groupe PS à l’Assemblée, député, jusqu’en juin 2017, de Seine-Saint-Denis.

 

Les habitants de Saint- Ouen ne manqueront pas de rappeler ses promesses à celui qui a permis, grâce à une stratégie d’une extrême lucidité, à la droite de prendre la ville au détriment des communistes, qui dirigeaient la ville depuis des décennies avec les socialistes, et surtout des citoyens.

 

Nul doute qu’il va d’un coup de baguette résoudre désormais tous les problèmes de sécurité et de trafic qui corrompent les mes des cités de sa circonscription et même d’ailleurs.

Au passage, nous pensions que la phrase de Ségolène Royal concernant Cuba et Fidel Castro lui vaudrait une éviction sans pitié sous couvert de ce petit remaniement.

La raison à prévalu pour François Hollande, pardon pour le nouveau Premier ministre.

 

Et l’occasion nous est donnée de souligner combien un torrent de boue s’est déversé sur la pauvre île de Cuba. Oublié Batista, disparue la CIA, engloutie la mafia, occulté Guantanamo, prison-enclave des USA bien peu démocratiques...

 

Les commentateurs se sont déchaînés après le décès de Fidel Castro. Ségolène Royal n’a pas tenu des propos convenus, elle n'a pas voulu crier avec les loups faisant sortir de ses gonds un Bayrou effarouché.

 

C’est quand même un bel exploit dans le cacophonique concert anticastriste. De la même manière que Christiane Taubira, tant honnie par la droite et le FN, a su sauver, un peu, l’honneur des socialistes, en permettant que s’amorce un processus de réhabilitation pour les mineurs grévistes de 1948.

 

Il reste beaucoup de chemin à faire certes mais il y a une lumière désormais pour l’éclairer.

 

Pouvons-nous espérer que les femmes puissent enfin prendre plus de place en politique pour nous ramener vers la raison et nous écarter des querelles d’égaux ?

 

Ce siècle pourrait être féminin. Il ferait mentir Malraux qui le voyait religieux.

 

Pour l’instant, il a malheureusement peut-être raison tant les mystiques envahissent nos espaces.

 

Revenons sur terre et travaillons au rassemblement pour construire un monde qui se doit d’être meilleur.

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2017, le PCF entre en campagnes

3 Décembre 2016, 10:27am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Lors d'une conférence de presse à l'issue du premier conseil national du PCF post-vote des militants, Pierre Laurent a présenté la démarche et les grandes étapes de la campagne communiste pour la présidentielle et les législatives.

Réuni pour la première fois depuis le vote des communistes qui ont décidé d'appeler à voter pour Jean-Luc Mélenchon tout en menant une campagne autonome, le conseil national du PCF en a dessiné les contours. Le PCF veut déjouer le piège d'un « duel  mortifère » entre François Fillon et son programme « ultra libéral et ultra réactionnaire » et la fausse alternative que compte incarner le FN avec Marine le pen. « Ce sont les deux faces d'un même système en crise », a déclaré Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Une brochure, dénonçant les programmes de la droite et de l’extrême droite, sera éditée au mois de janvier pour mener campagne en ce sens. 
Devant l'urgence de la situation, Pierre Laurent compte poursuivre son travail de rassemblement des forces d'alternatives à gauche  et appelle tout le monde à «  prendre conscience de l'impératif de rassemblement » pour « créer une dynamique suffisante et faire émerger un projet progressiste pour la France ».  Le Parti communiste veut mener ce travail, en dehors « des gesticulations pathétiques » du trio Hollande/Valls/Macrons qualifié de « Tiercé perdant pour la gauche », a précisé le dirigeant communiste. 
 Dès la semaine prochaine, à l'invitation du PCF  et d'acteurs du mouvement social, 150 personnalités  sont conviés à une soirée «  rassemblant forces politiques, citoyennes  et sociales » à la Belleviloise à Paris pour envisager des actions communes. 
Le « pacte d'engagements communs » regroupant 7 axes de transformation pour le pays, (VIE république, pouvoir sur la finance, écologie...) servira également de base à la campagne des communistes. 577 débats autour du projet doivent ainsi permettre dans chacune des circonscription législatives  de le discuter. Le PCF, qui considèrent que « les campagnes présidentielles et législatives sont d'égales importances » poursuit par ailleurs la désignation de ses candidats pour l'Assemblée nationale. Ceux-ci pourront être présentés ou soutenus par le PCF  dans le cadre d'un plus large rassemblement avec les forces appuyant la candidature de Jean-Luc Melenchon ou au-delà.  Les candidats aux élections législatives seront présentés le 28 janvier autour du slogan « Non à la monarchie présidentielle, démocratie citoyenne ! » 
Dans les prochains jours, le PCF rencontrera la France insoumise ainsi que les forces qui soutiennent Jean-Luc Mélenchon pour envisager les modalités de campagne.  

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PCF : radiographie d’un vote militant

30 Novembre 2016, 18:59pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les militants communistes ont voté. À une majorité modeste, ils ont choisi le soutien à Jean-Luc Mélenchon, mais le résultat global dissimule d’importantes inégalités. Comment comprendre les évolutions internes du monde militant ? Regard  (le site) sur un vote éclaté…

Les analyses qui suivent s’appuient sur les chiffres officiels rendus publics par la direction du PCF. 

1. Entre 2011 et 2016, le corps électoral communiste s’est rétracté : il est passé de 69.300 à 56.600, soit un recul d’un peu moins de 20%. Désormais, plus de 40% des cotisants communistes se trouvent regroupés dans 13 départements qui comptent plus de 1.000 cotisants à jour. La passion du débat interne a provoqué une participation légèrement plus importante qu’en 2011 : 7 cotisants sur 10 se sont déplacés pour voter.

2. En 2011, Jean-Luc Mélenchon avait recueilli 59,1% des suffrages exprimés ; cette fois il n’en recueille que 53,5, soit un recul de 5,4%.

Il progresse dans 24 départements ; dans 10 d’entre eux, il progresse de plus de 10% et, parmi eux, dans des départements a priori inattendus comme le Puy-de-Dôme, le Nord et le Pas-de-Calais. En revanche, il recule de plus de 30% dans 7 départements, il est vrai d’implantation modeste, à l’exception de la Corrèze.

Une grande part de renversement de situation entre la Conférence nationale et le vote militant semble s’être joué dans cinq grosses fédérations, la Seine-Maritime (où le maire de Dieppe Sébastien Jumel s’était engagé en faveur de JLM), le Nord et le Pas-de-Calais (où les mauvais résultats communistes des européennes ont peut-être atténué les propensions à un solo communiste), le Gard et le Val-de-Marne (où le poids des élus a pesé en faveur de Mélenchon).

Ces cinq fédérations regroupent de fait plus de 20% du nombre national de cotisants.

 

3. Un fait mérite de retenir l’attention. À trois reprises, en juin 2016 (vote des militants pour le 37e Congrès), le 4 novembre 2016 (Conférence nationale) et à la fin novembre les votes internes au Parti communiste se sont soldés par de courtes majorités, en faveur de la direction ou contre elle.

Mais les majorités n’ont jamais été les mêmes. Si l’on observe la ventilation des résultats entre les différentes options, on est tenté de suggérer qu’il y a désormais quatre sensibilités dans l’organisation, d’importance sensiblement égales. Un quart des suffrages se retrouvent dans les options les plus "ouvertes", qui ne font pas de la protection de l’organisation le critère premier des alliances politiques : ce groupe s’est retrouvé au Congrès autour de la motion "Ambition communiste" et a participé à l’initiative récente de "Front commun".

Un second groupe, aux traits très marqués, est avant tout sensible à la nécessité d’affirmer une identité communiste en tant que telle, ce qui suppose de concourir sous l’étiquette communiste aux élections, surtout les plus structurantes. C’est cette sensibilité qui a porté avec le plus de cohérence l’option d’une candidature communiste.

Un troisième groupe conserve l’attachement à l’existence d’un parti communiste distinct, mais comme condition pour peser dans des alliances à gauche, et d’abord avec le parti socialiste. Héritière de l’esprit de « gauche plurielle », cette sensibilité a promu la candidature communiste en 2016, sans renoncer à la possibilité d’une alliance de la plus large gauche, si les conditions se modifient au début 2017.

Enfin, le quatrième groupe est structuré autour du groupe dirigeant actuel. Il considère que le communisme ne peut exister sans parti communiste déclaré pour le faire vivre. Attaché à l’existence d’une structure pérenne et dotée de moyens matériels, il considère que l’option tactique, notamment électorale, est seconde par rapport à cet objectif. Selon les moments, il privilégie le rapprochement avec tel ou tel des groupes précédents. C’est en cela qu’il se considère comme l’axe des rassemblements internes.

Un équilibre instable

Au Congrès du printemps 2016, la direction s’est appuyée plutôt sur le troisième groupe qu’il a intégré dans le dispositif en place. Dans la phase préparatoire à l’élection présidentielle, ce sont le second et le troisième groupes qui ont convergé pour porter l’option d’une candidature communiste. Dans l’ultime phase, à la veille de la Conférence nationale, c’est un rapprochement avec la première sensibilité qu’a fini par choisir le secrétaire général, inquiet des effets destructeurs possibles d’une candidature communiste. Sans l’engagement déterminé de cette sensibilité, le renversement de majorité n’eût pas été possible.

Le problème est que cet équilibre, où aucun groupe n’est un bloc sans nuances, est par essence instable et la fragilité des majorités en atteste. Jusqu’à ce jour, la culture de l’unité partisane l’a emporté mais, il est vrai, dans des contextes où les minorités étaient réduites et relativement isolables dans l’organisation. C’est ce trait qui a permis l’épuisement de toutes les "dissidences" antérieures, à plus ou moins longue échéance.

L’élection présidentielle et ses conséquences, ses effets sur la restructuration politique générale, et notamment à gauche, permettront-ils la reproduction de cette culture ? Il est bien sûr impossible de le dire. Dans l’immédiat, la majorité des militants qui se sont exprimés ont choisi de s’engager dans le soutien, étroit ou plus distancié, à celui qui fut le candidat du Front de gauche en 2012. Cet engagement sera-t-il profond ? Les rancœurs de la période récente s’effaceront-elles dans une dynamique commune ? Les semaines et les mois à venir le diront.

Les données détaillées par département peuvent être téléchargées (format .xls) ci-dessous

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Une nécessité absolue : battre la droite ultralibérale et l'extrême-droite

30 Novembre 2016, 18:53pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Comme tous les communistes, j’ai pris acte du résultat de la consultation des militants du PCF. 53 % de ceux-ci se sont déclarés favorables au ralliement à Jean-Luc Mélenchon. Ce résultat est différent de celui de la Conférence nationale qui prônait une candidature communiste ayant pour objectif de travailler au rassemblement le plus large de la gauche antilibérale, dans le respect de ses composantes, afin de mettre en échec la contre-révolution ultralibérale de François Fillon ou la contre-révolution nationaliste de Marine Le Pen. 

 Pour autant, dans les conditions très difficiles de ce scrutin, je me réjouis de la forte dynamique qui s’est créée sur l’option que je soutenais pour refuser l’isolement et rejeter les tactiques et ambitions personnelles qui prennent le pas sur les intérêts du peuple. Cette dynamique s’est exprimée majoritairement dans une quarantaine de fédérations du pays. Elle correspond à une attente profonde de millions de nos concitoyens qui espèrent un rassemblement et exigent de la clarté à gauche, avec une pratique politique renouvelée. 

 Notre secrétaire national, Pierre Laurent, a souligné ce dimanche sur France 3 que le ralliement à Jean-Luc Mélenchon n’écartait pas la volonté d’aboutir à une gauche anti-austérité rassemblée, seul moyen de mettre en échec les ambitions de la droite et de l’extrême-droite. Cette réaffirmation est positive. Mais, saurons-nous faire triompher ce point de vue lucide et responsable auprès du candidat que nous avons rallié ? Dans le cas où, sous notre impulsion, les forces de gauche progressistes parvenaient à se rassembler sur un projet anti-austérité, social, écologique et éthique que refuserait Jean-Luc Mélenchon, serons-nous toujours liés par l’engagement du dimanche 27 novembre ?

 Face aux mesures extrêmement réactionnaires portées par François Fillon, qui sacrifient nos conquêtes sociales, le monde du travail et les droits des plus démunis, tout doit être fait pour rassembler la gauche d’alternative à l’austérité, aujourd’hui éclatée, sur un programme social répondant aux besoins des Français, et pour battre la droite ultralibérale et l’extrême-droite.

 Pour ma part, c’est cette exigence que je vais continuer à porter en mettant toute mon énergie pour que le PCF, ses militants et ses élus puissent faire entendre leur voix.

Une nécessité absolue : battre la droite ultralibérale et l'extrême-droite

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A Rouvroy, les communistes font rentrer les chiens à la niche !

28 Novembre 2016, 17:48pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

A Rouvroy, les communistes font rentrer les chiens à la niche !

Bravo pour cette magnifique victoire ! Valérie Cuvillier et sa liste écrasent le Front National ! Les habitants grands gagnants

Publié par Gautier Weinmann, militant rouge sur dimanche 27 novembre 2016

Lorsque vers 18h30 j’arrive à la mairie de Rouvroy où se situe le bureau centralisateur, je plonge directement dans une ambiance lourde et électrique. Il y a dans la salle un silence si éloquent. Les visages sont tirés, les yeux rivés sur les petites mains qui ouvrent une à une les enveloppes. On entend les noms des deux candidats qui mènent les listes briser ce silence de cathédrale. Alors que j’étais relégué au bout de la salle puisque les curieux venus voir le résultat s’agglutinent de plus en plus dans le petit hall de la mairie, je me faufile avec nervosité pour aller rejoindre mon maire venu soutenir les camarades. Il me fait un petit geste de la tête laissant augurer une bonne nouvelle.

Effectivement, le bulletin communiste se révèle dans une belle mécanique sur les deux tables qui dépouillent. Le rapport de force semble écrasant. Je vais saluer Valérie Cuvillier qui conduit la liste. Elle semblait partagée entre sentiment de soulagement et en même temps, tant que tous les bulletins ne seraient pas dépouillés, la nervosité ne la quitterait guère. Je vois, assis dans l’ombre, son prédécesseur, notre camarade Jean Haja. Je vais le saluer avec émotion. Malgré sa maladie et la fatigue dévorante qui lui pompe la moindre force, il est là espérant comme nous un dénouement heureux. C’est un personnage pour qui nous avons tous un immense respect. Un homme d’une grande et vive intelligence, un bâtisseur qui a fait de cette petite ville une entité qui compte sur le territoire.

La vie et les émotions semblent petit à petit reprendre leurs droits car la victoire de nos camarades ne fait plus aucun doute. La question que nous nous posons tous, c’est à quel niveau celle-ci va réussir à se hisser. Des résultats arrivent des autres bureaux venant confirmer la tendance qui se profilait sous nos yeux. Il ne s’agira pas d’une victoire mais d’un triomphe !

Rouvroy, c’est une ville de 8600 habitants limitrophe de la tristement célèbre Hénin-Beaumont. Elle a cette particularité de revêtir une identité double. On ne sait pas trop si c’est un village ou une ville à part entière. La ville est fleurie, calme. On y trouve des salles de sport, une médiathèque, un centre de loisirs moderne et remarquablement équipé, un centre ville dynamique, une zone d’activité qui s’étend de plus en plus. Depuis la libération ou presque, c’est un maire communiste qui gère les affaires de la collectivité. Le parti est parfaitement ancré dans la vie de la cité avec une grosse section militante. Les camarades ont leur journal de section qu’ils distribuent régulièrement, ils tiennent les murs ne laissant jamais les affiches du front national salir les espaces d’expression avec leurs slogans d’un autre âge. Le maire sortant Jean Haja, c’est celui que tout le monde respecte sur le territoire. Les socialistes du coin ont pourtant subi à plus d’une reprise son sens de la formule, son franc-parlé. A l’agglo, il a conduit une grande bataille avec pétition à l’appui contre la hausse historique de la fiscalité. Il réunissait dans le cadre des « lundis de la colère », les syndicalistes du territoire issus des grosses boutiques industrielles, des services publics, pour harmoniser les luttes. C’est un des rares élus du territoire qui a apporté soutien et aide logistique aux travailleurs et surtout travailleuses de Samsonite à Hénin-Beaumont lorsqu’un fond de pension américain est venu liquider la boutique et mettre tout le monde à la rue sans indemnité. Avant lui, il y avait Yves Coquelle, « le grand » comme on l’appelait affectueusement. Carreleur de profession, il avait un physique impressionnant et pourtant jamais au cours de notre existence nous avions connu un tel concentré de gentillesse. Il fallait une fois dans sa vie l’avoir accompagné dans les rues ou sur le marché de la ville. Tout le monde le connaissait et lui connaissait tout le monde. Il ne fallait pas compter son temps pour finir un porte à porte à ses côtés. Chaque fois qu’une porte s’ouvrait, on voulait qu’il entre boire un café. Il demandait avec douceur des nouvelles du mari, de l’épouse, des enfants, des pères et mères … Il a failli devenir député à une voix, tout le monde ici connaît cette histoire. Lui le prolo finira finalement par siéger au Sénat à la fin de sa carrière. Autant dire un monument pour nous autres !

Ce dimanche, notre camarade Valérie et ses colistiers vont donc perpétuer cet héritage. Avec un score de 78,59%, les camarades ont donc écrasé le Front National et démontrent qu’une gestion saine et humaine, qu’une proximité attentive, qu’une identité forte dans le combat finissent toujours par triompher. Pourtant la ville frontiste voisine espérait la défaite de nos camarades. Le maire FN et sa bande ont dirigé cette campagne, dépêchant un candidat, mettant des moyens logistiques et humains pour faire tomber la citadelle rouge. Campagne calomnieuse, propagande populiste, intimidation … Nos camarades ont du affronter le pire visage de l’extrême-droite. Tout cela dans un contexte où depuis des années le FN caracole en tête aux différents scrutins avec des scores fleuves. Alors que Marine Le Pen habite à côté, à Hénin-Beaumont, que la stratégie consiste à grignoter à partir de la ville les bourgades voisines à l’image d’une pieuvre qui déploie ses tentacules, c’est une défaire cinglante que celui-ci a été contraint d’essuyer hier soir. Les visages de leurs scrutateurs se décomposaient petit à petit, certains, ne supportant pas un tel désaveu, une telle défaite, n’attendent pas les résultats officiels et tournent les talons. Le candidat tête-de-liste lui-même s’éclipse avant la promulgation des résultats ne signant même pas le procès verbal officiel.

Valérie Cuvillier finira par monter sur une table pour annoncer les résultats. Difficile de prendre la parole car l’acclamation ne cesse pas. Les larmes coulent, l’émotion est extrêmement vive. Alors que le ciel gris s’assombrissait toujours plus avec la désignation de François Fillon à échelle nationale dans le cadre de la primaire de la droite et du centre, ici triomphait avec force et humilité la gauche combative. Après un discours d’une grande classe, appelant au rassemblement et recentrant les débats sur le seul intérêt local, l’Internationale a finalement retenti pour conclure cet épisode. Une marrée de poings levés chassera ce qu’il restait de la troupe fascisante venue faire main-basse sur la ville. Une conviction dans toutes les têtes, le PCF est bel et bien le dernier rempart à l’ascension frontiste, à l’avancée de l’extrême-droite. Un PCF organisé et authentique, ancré dans la vie des quartiers, mobilisé dans les luttes ouvrières.

Ainsi ce soir là j’ai rarement été si heureux. Nous étions tous si heureux. Quelle fierté, quel bonheur. Je suis tellement fier de mes camarades, tellement fier d’être communiste. Les grands médias n’en diront pas un mot. Les caméras préfèrent baver devant le folklore écœurant de la municipalité voisine à l’image d’un Néron, spectateur régalé par les flammes qui dévastèrent la cité de Rome. C’est une vive lueur qui étincela hier soir dans le brouillard dense du conservatisme abject et ambiant. Sans excès ni idole, simplement avec force et humilité, avec courage et abnégation, les chiens sont rentrés à la niche.

Guillaume Sayon

 

 

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Jean-Jacques Candelier, courrier de condoléances à l’ambassadeur de Cuba

28 Novembre 2016, 17:31pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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Jean-Jacques Candelier: François Fillon sera le candidat de l’ultra-droite

28 Novembre 2016, 17:26pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

François Fillon et son programme de guerre sociale contre le m...

François Fillon sera le candidat de l’ultra-droite. Il est prêt à mettre en œuvre un programme de guerre sociale contre le monde du travail de la façon la plus brutale et la plus antidémocratique possible. La droite se prépare à casser les acquis civilisationnels gagnés par notre peuple au prix du sang : retraite, sécu, statuts et services publics subsistant après des décennies d’attaques, code du travail, durée légale du travail, indemnités chômage. Avec en prime une augmentation générale de la TVA, une baisse de l’impôt sur le revenu et une suppression de l’impôt sur la fortune, et une cure d’austérité de 100 milliards d'euros en 5 ans. Face à ça, il n'est pas question de laisser place à la résignation !

Publié par Jean-Jacques Candelier, Député à l'Assemblée nationale sur lundi 28 novembre 2016

François Fillon sera le candidat de l’ultra-droite. Il est prêt à mettre en œuvre un programme de guerre sociale contre le monde du travail de la façon la plus brutale et la plus antidémocratique possible.

La droite se prépare à casser les acquis civilisationnels gagnés par notre peuple au prix du sang : retraite, sécu, statuts et services publics subsistant après des décennies d’attaques, code du travail, durée légale du travail, indemnités chômage. Avec en prime une augmentation générale de la TVA, une baisse de l’impôt sur le revenu et une suppression de l’impôt sur la fortune, et une cure d’austérité de 100 milliards d'euros en 5 ans. 

Face à ça, il n'est pas question de laisser place à la résignation !

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Présidentielles: Résultat suite à la consultation des communistes

27 Novembre 2016, 11:26am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

À l'issue de leur consultation et après un débat parfois passionné, les militants communistes ont fait le choix majoritaire d'une participation autonome, dans un cadre collectif et élargi à la campagne de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. 
Ce n'est pas le choix qu'avaient fait les communistes de l’Arrageois.
Rappel du résultat :
Taux de participation de 81 % la résolution a obtenu 100% de votes favorables.
L’option Mélenchon 15,79 %

L’option d'un candidat communiste 84,21 %
pas d’abstention

Ni ceux du Pas-de-Calais. 
L'option Mélenchon, 36 %

Pour un candidat communiste, 54 %

C'est néanmoins désormais le choix du Parti communiste. 
Les communistes, dans leur immense majorité, sont attachés à leur parti. Ils n'ont pas voté la dissolution de leur parti dans un mouvement populiste inspiré de Podemos dans lequel ils se transformeraient en simple "tendance", survivance du passé.

Les hésitations délibérées de la direction nationale expliquent largement ce choix, contraint, d'un soutien au leader des insoumis qui a fait exploser le cadre collectif qui existait.
Était-il trop tard pour lancer une campagne autonome ? Beaucoup le regrettent.
Il faut désormais aller de l'avant et se battre contre les idées ultralibérales sur médiatisées. 
Les communistes prendront toute leur part dans ce combat, mais il n’est nullement question de nous dicter une conduite. 
Nous ne nous laisserons pas commander des stratégies locales inadaptées ou sectaires. 
Il est plus que nécessaire de préserver l'unité de notre parti et continuer le combat pour le socialisme comme perspective d'émancipation et de transformation de la société capitaliste
Notre parti vivra


 

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l'HISTOIRE 50 vérités sur Fidel Castro

26 Novembre 2016, 20:56pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le leader historique de la Révolution cubaine a marqué à jamais l’Histoire de Cuba et de l’Amérique latine, faisant de son pays un symbole de dignité et de résistance.

1. Issu d’une fratrie de sept enfants, Fidel Castro est né le 13 août 1926 à Birán dans l’actuelle province d’Holguín, de l’union entre Angel Castro Argiz, un riche propriétaire terrien espagnol originaire de Galice, et Lina Ruz González, cubaine de naissance.

2.  A l’âge de sept ans, il part pour la ville de Santiago de Cuba et réside chez une institutrice chargée de son éducation. Celle-ci l’abandonne à son sort. « J’y ai connu la faim », se rappellera Fidel Castro et « on avait trompé ma famille ». Un an plus tard, il intègre le collège religieux des Frères de la Salle en janvier 1935 en tant qu’interne. Il quittera l’institution à l’âge de onze ans pour le collège Dolores, en janvier 1938, après s’être rebellé contre l’autoritarisme d’un enseignant. Il poursuit ensuite sa scolarité chez les jésuites au collège de Belén de La Havane de 1942 à 1945. Après des études brillantes, son professeur, le Père Armando Llorente, écrit dans l’annuaire de l’établissement : « Il s’est distingué dans toutes les matières littéraires. Excellent et rassembleur, il a été un véritable athlète, défendant toujours avec courage et fierté le drapeau du collège. Il a su gagner l’admiration et l’affection de tous. Il poursuivra des études de droit et nous ne doutons pas qu’il remplira de pages brillantes le livre de sa vie ».

Fidel Castro durant un événement à Cuba, le premier mai 2005

Fidel Castro durant un événement à Cuba, le premier mai 2005

3. Malgré son exil à Miami en 1961 suite aux tensions entre le gouvernement révolutionnaire et l’Eglise catholique cubaine, le Père Llorente a toujours conservé un souvenir nostalgique de son ancien élève : « On me reproche souvent de dire du bien de Fidel. Moi, je ne peux pas dire du mal du Fidel que j’ai connu. De plus, un jour, il m’a sauvé la vie et ce sont des choses qu’on ne peut jamais oublier ». Fidel Castro s’était jeté dans un fleuve pour sauver son professeur qui était emporté par le courant.

4. En 1945, Fidel Castro entre à l’Université de La Havane où il entreprend une carrière de droit. Elu délégué de la Faculté de Droit, il participe activement aux manifestations contre la corruption du gouvernement du Président Ramón Grau San Martín. Il n’hésite pas non plus à dénoncer publiquement les bandes armées du BAGA liées aux autorités politiques. Max Lesnik, alors secrétaire général de la Jeunesse Orthodoxe et camarade de Fidel Castro, se remémore cet épisode : « Le comité ‘30 Septembre’ [créé pour lutter contre les bandes armées] avait pris la décision de dénoncer le gouvernement et les gangsters durant la session plénière de la Fédération des étudiants. Dans le salon, plus de 300 étudiants des diverses facultés se pressaient pour écouter Fidel quand quelqu’un cria […] : ‘Celui qui parlera trop, parlera pour la dernière fois’. Il était clair que la menace s’adressait à l’orateur. Fidel s’est levé de sa chaise et d’un pas posé et ferme marcha vers le centre du grand salon. Après avoir demandé une minute de silence en souvenir des martyrs […], il s’est mis à lire une liste officielle avec les noms de tous les membres des gangs et des dirigeants de la Fédération estudiantine universitaire stipendiés par le gouvernement ».

5. En 1947, à l’âge de 22 ans, Fidel Castro participe avec Juan Bosch, futur Président de la République Dominicaine, à une tentative de débarquement de Cayo Confite pour renverser le dictateur Rafael Trujillo, alors soutenu par les Etats-Unis.

6. Un an plus tard, en 1948, il participe au Bogotazo, soulèvement populaire déclenché par l’assassinat de Jorge Eliécer Gaitán, leader politique progressiste, candidat aux élections présidentielles en Colombie.

7. Diplômé de droit en 1950, Fidel Castro exerce en tant qu’avocat jusqu’en 1952 et défend les petites gens, avant de se lancer en politique.

8. Fidel Castro n’a jamais milité au sein du Parti Socialiste Populaire (PSP), parti communiste de la Cuba prérévolutionnaire. Il était membre du Parti du Peuple Cubain, également appelé Parti Orthodoxe, fondé en 1947 par Eduardo Chibás. Le programme du Parti Orthodoxe de Chibás est progressiste et se base sur plusieurs piliers : la souveraineté nationale, l’indépendance économique par la diversification de la production agricole, la suppression des latifundios, le développement de l’industrie, la nationalisation des services publics, la lutte contre la corruption et la justice sociale avec la défense des travailleurs. Fidel Castro revendique son appartenance à la pensée de José Martí, de Chibás et anti-impérialiste. Orateur de grand talent, il se présente aux élections parlementaires en tant que candidat du Parti du Peuple Cubain en 1952.

9. Le 10 mars 1952, à trois mois des élections présidentielles, le général Fulgencio Batista brise l’ordre constitutionnel en renversant le gouvernement de Carlos Prío Socarrás. Il obtient le soutien immédiat des Etats-Unis qui reconnaissent officiellement la nouvelle dictature militaire.

10. L’avocat Fidel Castro dépose plainte contre Batista pour rupture de l’ordre constitutionnel : « Si des tribunaux existent, Batista doit être sanctionné, et si Batista n’est pas sanctionné […], comment ce tribunal pourra-t-il ensuite juger un citoyen pour sédition ou rébellion contre ce régime illégal produit de la trahison impunie ? » La Cour Suprême, inféodée au nouveau régime, juge la demande irrecevable.

11. Le 26 juillet 1953, Fidel Castro prend la tête d’une expédition de 131 hommes et lance une attaque contre la caserne Moncada de Santiago de Cuba, seconde forteresse militaire du pays, et contre la Caserne Carlos Manuel de Céspedes de la ville de Bayamo. Le but était de prendre le contrôle de Santiago – berceau historique de toutes les révolutions – et de lancer un appel à la rébellion dans tout le pays afin de renverser le dictateur Batista.

12. L’opération est un échec sanglant et de nombreux combattants – 55 au total – sont assassinés après avoir été brutalement torturés par l’armée. En effet, seuls 6 d’entre eux avaient perdu la vie lors des combats. Quelques-uns réussissent à s’échapper grâce au soutien de la population.

13. Fidel Castro, capturé quelques jours plus tard, doit sa vie au sergent Pedro Sarría, qui refuse de suivre les ordres de ses supérieurs et d’exécuter le leader du Moncada. « Ne tirez pas ! Ne tirez pas ! On ne tue pas les idées », s’était-il exclamé face à ses soldats.

14. Durant sa plaidoirie historique intitulée « L’Histoire m’acquittera », Fidel Castro, qui assure sa propre défense, dénonce les crimes de Batista et la misère dans laquelle vit le peuple cubain et présente son programme pour une Cuba libre basé sur la souveraineté nationale, l’indépendance économique et la justice sociale.

15. Condamné à 15 ans de prison, Fidel Castro est libéré deux ans plus tard, en 1955, suite à une amnistie accordée par le régime de Batista. Il fonde le Mouvement 26 Juillet (M 26-7) et fait part de son projet de poursuivre la lutte contre la dictature militaire avant de s’exiler au Mexique.

16. Fidel Castro y organise l’expédition du Granma, en compagnie d’un médecin nommé Ernesto Guevara. Fidel Castro n’a aucun mal à convaincre le jeune argentin qui se souvient : « Je l’ai connu durant une nuit fraîche à Mexico, et je me souviens que notre première discussion tourna autour de la politique internationale. Quelques heures plus tard – au petit matin – j’étais l’un des futurs expéditionnaires ».

17. En août 1955, Fidel Castro publie le premier manifeste du Mouvement 26 Juillet qui reprend les points essentiels de sa plaidoirie « L’Histoire m’acquittera ». Il y est question de réforme agraire, d’interdiction des latifundios, de réformes économiques et sociales en faveur des déshérités, d’industrialisation de la nation, de construction de logements, de baisse des loyers, de nationalisation des services publics de téléphone, gaz et électricité, d’éducation et de culture pour tous, de réforme fiscale et de réorganisation de l’administration publique pour lutter contre la corruption.

18. En octobre 1955, afin de récolter des fonds nécessaires à l’expédition, Fidel Castro réalise une tournée aux Etats-Unis et se réunit avec les exilés cubains. Le FBI met sous étroite surveillance les clubs patriotiques M 26-7 fondés dans les différentes villes.

19. Le 2 décembre 1956, Fidel Castro embarque dans le port de Tuxpán au Mexique à bord du bateau Granma d’une capacité de 25 personnes. Les révolutionnaires sont 82 au total et mettent le cap sur Cuba avec l’objectif de déclencher une guerre de guérilla dans les montagnes de la Sierra Maestra.

20. La traversée se transforme en cauchemar en raison des conditions climatiques. Un expéditionnaire tombe à la mer. Juan Almeida, membre du groupe et futur commandant de la Révolution, se remémore l’épisode : « Fidel nous a dit la chose suivante : ‘Tant que nous ne l’aurons pas sauvé, nous ne bougerons pas d’ici’. Cela a ému tout le monde et a éveillé notre combativité. On s’est dit qu’avec cet homme, personne ne serait abandonné. On mettait pourtant en péril l’expédition. Mais on l’a finalement sauvé ».

21. Après une traversée de sept jours, au lieu des cinq prévus, le 2 décembre 1956, la troupe débarque « dans le pire marécage jamais vu » selon Raúl Castro. Elle est dispersée par les tirs de l’aviation cubaine, et pourchassée par 2 000 soldats de Batista qui attendaient les révolutionnaires.

22. Quelques jours plus tard, à Cinco Palmas, Fidel Castro retrouve son frère Raúl et 10 autres expéditionnaires. « Maintenant, nous allons gagner la guerre », déclare le leader du M 26-7 à ses hommes. La guerre de guérilla débute et durera 25 mois.

23. En février 1957, l’interview de Fidel Castro réalisée par Herbert Matthews du New York Times permet à l’opinion publique étasunienne et mondiale de découvrir l’existence d’une guérilla à Cuba. Batista avouera plus tard dans ses mémoires que grâce à ce scoop médiatique « Castro commençait à devenir un personnage de légende ». Matthews nuance cependant l’importance de son interview : « Aucune publicité, si sensationnelle qu’elle fût, n’aurait pu donner quoi que ce soit plus tard si Fidel Castro n’avait pas été précisément l’homme que j’avais décrit ».

24. Malgré les déclarations officielles de neutralité dans le conflit cubain, les Etats-Unis ont apporté leur soutien politique, économique et militaire à Batista, et se sont opposés à Fidel Castro jusqu’aux ultimes instants. Le 23 décembre 1958, à une semaine du triomphe de la Révolution, alors que l’armée de Fulgencio Batista est en déroute malgré sa supériorité en hommes et en armes, a lieu la 392ème rencontre du Conseil de sécurité nationale, en présence du Président Eisenhower. Allen Dulles, directeur de la CIA, exprime clairement la position des Etats-Unis : « Nous devons empêcher la victoire de Castro ».

25. Malgré le soutien des Etats-Unis, ses 20.000 soldats et une supériorité matérielle, Batista ne put vaincre une guérilla composée 300 hommes armés lors de l’offensive finale durant l’été 1958 qui mobilisa plus de 10 000 soldats. Cette « victoire stratégique » révèle alors le génie militaire de Fidel Castro qui avait anticipé et mis en échec l’opération Fin de Fidel lancée par Batista.

26. Le 1er janvier 1959, cinq ans, cinq mois et cinq jours après l’attaque de la caserne Moncada du 26 juillet 1953, triomphe la Révolution cubaine.

27. Lors de la formation du gouvernement révolutionnaire en janvier 1959, Fidel Castro est nommé ministre des Forces armées. Il n’occupe ni la Présidence, dévolue au juge Manuel Urrutia, ni le poste de Premier Ministre, occupé par l’avocat José Miró Cardona.

28. En février 1959, le Premier Ministre Cardona, opposé aux réformes économiques et sociales qu’il juge trop radicales (projet de réforme agraire), présente sa démission. Manuel Urrutia fait alors appel à Fidel Castro pour occuper le poste.

29. En juillet 1959, face à l’opposition du Président Urrutia qui refuse de nouvelles réformes, Fidel Castro démissionne de son poste de Premier Ministre. D’immenses manifestations populaires éclatent alors à Cuba, exigeant le départ d’Urrutia et le retour de Fidel Castro. Le nouveau Président de la République Osvaldo Dorticós le nomme de nouveau Premier Ministre.

30. Les Etats-Unis se montrent immédiatement hostiles à Fidel Castro en accueillant les dignitaires de l’ancien régime, dont plusieurs criminels de guerre qui ont dévalisé les réserves du Trésor Public, emportant dans leur fuite 424 millions de dollars.

l'HISTOIRE 50 vérités sur Fidel Castro

31. Pourtant, dès le départ, Fidel Castro fait montre de sa volonté d’entretenir de bonnes relations avec Washington. Néanmoins, lors de sa première visite aux Etats-Unis en avril 1959, le Président Eisenhower refuse de le recevoir et préfère aller jouer au golf. John F. Kennedy exprimera ses regrets à ce sujet : « Fidel Castro fait partie de l’héritage de Bolivar. Nous aurions dû faire un accueil plus chaleureux au jeune et fougueux rebelle lors de son triomphe ».

32. Dès octobre 1959, des pilotes en provenance des Etats-Unis bombardent Cuba et retournent en Floride sans être inquiétés par les autorités. Le 21 octobre 1959, une bombe larguée au-dessus de La Havane fait deux morts et 45 blessés. Le responsable du crime, Pedro Luis Díaz Lanz, retourne à Miami sans être inquiété par la justice et Washington refuse de l’extrader à Cuba.

33. Fidel Castro ne se rapproche de Moscou qu’en février 1960 et n’acquiert des armes soviétiques qu’après s’être heurté au refus des Etats-Unis de lui fournir l’arsenal nécessaire à sa défense. Washington a également fait pression sur le Canada et les nations européennes sollicitées par Cuba afin de l’obliger à se tourner vers le bloc socialiste et ainsi justifier sa politique hostile vis-à-vis de La Havane.

34. En mars 1960, l’administration Eisenhower prend la décision formelle de renverser Fidel Castro. Au total, le leader de la Révolution cubaine réchappera à non moins de 637 tentatives d’assassinat.

35. En mars 1960, le sabotage par la CIA du navire français La Coubre chargé d’armes dans le port de La Havane fait plus d’une centaine de morts. Dans son discours en hommage aux victimes, Fidel Castro lance le slogan « La Patrie ou la mort » inspiré de celui de la Révolution française en 1793 « Liberté, égalité, fraternité ou la mort ».

36. Le 16 avril 1961, suite aux bombardements des principaux aéroports du pays par la CIA, prélude de l’invasion de la Baie des Cochons, Fidel Castro déclare le caractère « socialiste » de la Révolution.

37. Lors de l’invasion de la Baie des Cochons par 1400 exilés financés par la CIA, Fidel Castro monte au front et se retrouve en première ligne de combat. Il inflige une sévère défaite aux Etats-Unis en écrasant les envahisseurs en 66 heures. Sa popularité atteint alors des sommets à travers le monde.

38. Durant la crise des missiles d’octobre 1962, le général soviétique Alexei Dementiev était aux côtés de Fidel Castro. Il raconte ses souvenirs : « J’ai passé aux côtés de Fidel les moments les plus impressionnants de ma vie. J’étais la plupart du temps avec lui. Il y eut un moment où nous avons considéré comme proche l’attaque militaire des Etats-Unis et Fidel a pris la décision de lancer l’état d’alerte. En quelques heures, le peuple était en position de combat. La foi de Fidel en son peuple était impressionnante, et la foi de son peuple et de nous-mêmes, les soviétiques, en lui également. Fidel est, sans discussion aucune, l’un des génies politiques et militaires de ce siècle ».

39. En octobre 1965, le Parti Communiste Cubain (PCC) est créé en remplacement du Parti uni de la Révolution socialiste (PURS) né en 1962 (qui substitua les Organisations révolutionnaires intégrées – ORI – créées en 1961). Fidel Castro est nommé Premier secrétaire.

40.En 1975, Fidel Castro est élu pour la première fois à la Présidence de la République suite à l’adoption de la nouvelle Constitution. Il sera réélu à ce poste jusqu’en 2006.

41. En 1988, à plus de 20 000 kilomètres de distance, Fidel Castro dirige depuis La Havane la bataille de Cuito Cuanavale en Angola, au cours de laquelle les troupes cubaines et angolaises infligent une cuisante défaite aux forces armées sud-africaines qui avaient envahi l’Angola et qui occupaient la Namibie. L’historien Piero Gleijeses, professeur à l’Université Johns Hopkins de Washington, a écrit à ce sujet : « Malgré tous les efforts de Washington [allié au régime de l’Apartheid], Cuba changea le cours de l’histoire en Afrique australe […]. La prouesse des Cubains sur le champ de bataille et leur virtuosité à la table des négociations s’avérèrent décisives pour contraindre l’Afrique du Sud à accepter l’indépendance de la Namibie. Leur défense victorieuse de Cuito Cuanavale fut le prélude d’une campagne qui obligea la SDAF à quitter l’Angola. Cette victoire eut des répercussions au-delà des frontières de la Namibie ».

42. Observateur lucide de la Perestroïka, Fidel Castro déclare au peuple dans un discours prémonitoire du 26 juillet 1989 qu’en cas de disparition de l’Union soviétique, Cuba devra résister et poursuivre la voie du socialisme : « Si demain ou un autre jour nous nous réveillons avec la nouvelle qu’une grande guerre civile a éclaté en URSS, ou même si nous nous réveillons avec la nouvelle que l’URSS s’est désintégrée […], Cuba et la Révolution cubaine continueraient à lutter et à résister ».

l'HISTOIRE 50 vérités sur Fidel Castro

43. En 1994, en pleine Période Spéciale, il rencontre pour la première fois Hugo Chávez avec lequel il noue une forte amitié qui durera jusqu’à la mort de ce dernier en 2012. D’après Fidel Castro, le président vénézuélien était « le meilleur ami qu’a eu le peuple cubain ». Tous deux mettent en place un partenariat stratégique avec la création en 2005 de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de notre Amérique qui regroupe désormais huit pays de l’Amérique latine et de la Caraïbe.

44. En 1998, Fidel Castro reçoit la visite du Pape Jean-Paul II à La Havane. Ce dernier demande « au monde s’ouvrir à Cuba et à Cuba de s’ouvrir au monde ».

45. En 2002, l’ancien président des Etats-Unis Jimmy Carter réalise une visite historique à Cuba. Il intervient en direct à la télévision : « Je ne suis pas venu ici pour m’immiscer dans les affaires internes de Cuba, mais pour tendre une main amicale au peuple cubain et offrir une vision du futur pour nos deux pays et pour les Amériques […]. Je veux que nous soyons amis et que nous nous respections mutuellement […]. Etant donné que les Etats-Unis sont la nation la plus puissante, c’est à nous d’effectuer le premier pas ».

46. En juillet 2006, suite à une grave maladie intestinale, Fidel Castro est contraint de se retirer du pouvoir. Conformément à la Constitution, le Vice-président Raúl Castro lui succède.

47. En février 2008, Fidel Castro renonce définitivement à tout mandat exécutif. Il se consacre alors à la rédaction de ses mémoires et publie régulièrement des articles sous le titre de « Réflexions ».

48. Arthur Schlesinger Jr., historien et conseiller spécial du Président Kennedy, a évoqué la question du culte de la personnalité après un séjour à Cuba en 2001 : « Fidel Castro ne fomente pas le culte de la personnalité. Il est difficile de trouver une affiche ou même une carte poste de Castro à La Havane. L’icône de la Révolution de Fidel, visible partout, est le Che Guevara ».

49. Gabriel García Márquez, écrivain colombien et Prix Nobel de littérature, est un ami intime de Fidel Castro. Il a en dressé un bref portrait et souligne « la confiance absolue qu’il place dans le contact direct. Son pouvoir est à la séduction. Il va chercher les problèmes là où ils sont. [...] Sa patience est invincible. Sa discipline est de fer. La force de son imagination le pousse jusqu’aux limites de l’imprévu. »

50. Le triomphe de la Révolution cubaine le 1er janvier 1959 dirigé par Fidel Castro est l’événement le plus marquant de l’histoire de l’Amérique latine du XXe siècle. Fidel Castro demeurera comme l’une des figures les plus controversées du XXe siècle. Néanmoins, même ses plus farouches détracteurs reconnaissent qu’il a fait de Cuba une nation souveraine et indépendance respectée sur la scène internationale, aux indéniables réussites sociales dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la culture, du sport et de la solidarité internationale. Il restera à jamais comme le symbole de la dignité nationale qui s’est toujours aligné aux côtés des opprimés et qui a apporté son soutien à tous les peuples qui luttaient pour leur émancipation.

Salim Lamrani

 

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53,6% des communistes font le choix de Jean Luc Mélenchon

26 Novembre 2016, 20:51pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Un congrès bâclé, une stratégie merdique, des communistes divisés, une direction "nationale" inaudible et incapable de fixer une ligne et une perspective, un CN qui ressemble à une armée mexicaine, pression énorme d'une cohorte d'élus. Finalement 53,6% des communistes font le choix de Jean Luc Mélenchon (selon des données partielles). Que de temps perdu, tellement de militants dégoûtés ...

Résultat du vote des communistes pour 2017 : 53,6 % pour l'option 1, des communistes unis pour faire grandir le rassemblement 

Suite à la Conférence nationale du 5 novembre, les 120.000 membres du Parti communiste français étaient invités à poursuivre le débat engagé sur leur choix pour les échéances électorales de 2017. Ils l'ont fait sur la base de l'analyse des développements de la situation politique, de la résolution adoptée par la Conférence nationale et des deux options qui étaient soumis à leur vote pour l'élection présidentielle. La discussion des communistes a confirmé l'inquiétude et la lucidité partagées devant la montée des dangers de droite, d'extrême-droite et de populismes rétrogrades, et aiguisé la conscience des responsabilités qui sont les nôtres pour ouvrir un nouveau chemin d'espoir. 

Des dizaines de milliers de communistes ont activement participé à cette consultation dans un état d'esprit respectueux et de grande responsabilité, faisant honneur à la vie démocratique de leur parti et de la vie politique nationale. Ils ont largement exprimé leur volonté de sortir unis et rassemblés de cette consultation pour mener les batailles cruciales qui nous attendent. 

Sur les 56 365 cotisants à jour de leurs cotisations et pouvant donc participer au vote, 40.937, soit 72% des inscrits, ont voté ces 24, 25 et 26 novembre. 

Plus de 92 % ont adopté la résolution stratégique « Uni-e-s pour l'humain d'abord, les communistes en campagne », qui fixe le cap général de nos batailles pour 2017 : porter un pacte d'engagements pour la France à même de sortir notre pays de la crise dans laquelle il est plongé ; construire le rassemblement de toutes les forces disponibles pour un nouveau pacte de majorité à gauche alternatif à l'austérité; présenter dans toutes les circonscriptions de France des candidat-e-s capables de porter ce projet et cette démarche de rassemblement. 

Sur le choix présidentiel,
53, 60 % des exprimés ont voté pour l'option 1, qui devient de ce fait la décision du Parti communiste Français,
et 46,40 % ont voté pour l'option 2. Le comité exécutif national appelle donc l'ensemble des communistes à se rassembler autour du choix majoritairement validé. 

Les votes et les débats sur ces deux options ont été partagés. Quels qu'aient été leurs choix, l'unité des communistes est désormais indispensable. Elle est nécessaire pour permettre une mise en œuvre efficace de nos combats. Pour être forte, cette unité doit se faire dans le respect du choix majoritaire, de tous les communistes, du débat qui a lieu, des convictions et des questionnements qu'il a exprimés. 

C'est dans cet état d'esprit que le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, et l'ensemble du comité exécutif national, s'engageront au service du choix démocratiquement effectué. 

Le choix 1 retenu par la majorité des votants est celui d'une campagne communiste autonome appelant à voter Jean-Luc Mélenchon, « considérant qu'un rassemblement peut s'opérer avec cette candidature et qu'elle porte une grande partie des propositions de la gauche alternative à l'austérité ». Ce choix indique également que « les communistes poursuivront leurs efforts pour une candidature commune, porteront cet appel en conservant leur autonomie, critique et constructive, travailleront à un cadre collectif de campagne élargi afin d'oeuvrer à la construction d'un rassemblement le plus large possible ». 

Le Conseil national du PCF se réunira le jeudi 1er décembre pour prendre toutes les décisions nécessaires à la mise en œuvre offensive de ce choix : porter sans attendre nos propositions dans le débat national, prendre de nouvelles initiatives de rassemblement en mettant notre choix de candidature au service de cette démarche, impulser notre campagne et la désignation de nos candidat-e-s pour les législatives. 

Le Comité exécutif national invite dès à présent tous les communistes à amplifier le travail sur les élections législatives, la désignation des candidat-e-s - ainsi que la désignation des chefs de file pour les élections sénatoriales - et la construction des rassemblements nécessaires. Le 14 janvier 2017, le Conseil national validera les candidatures présentées ou soutenues par le PCF à ces élections. 
Le Comité exécutif national remercie tous les secrétaires départementaux, tous les conseils départementaux, les secrétaires de sections pour l'organisation du vote qui s'est déroulé dans de très bonnes conditions. 

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HASTA SIEMPRE COMMANDANTE!

26 Novembre 2016, 09:39am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

 

Une légende nous a quitté.....condoléances à la famille et au peuple cubain

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Feu sur le crétinisme parlementaire, votons pour l’existence d’un parti communiste de lutte de classe (1)

26 Novembre 2016, 09:19am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Bonjour de nombreux camarades se sont exprimé cette semaine sur le vote des communistes. Je leur donne ici la réponse aux questions qu’ils posaient telles qu’elles m’ont interrogé mais plus largement aussi a la suite de tous ce que j’ai pu lire et entendre. Comme mon texte est assez long je mettrai sur un deuxième message les textes qui m’ont interpelé et qui me semble apporter des élements à notre débat


Gilbert

 

Feu sur le crétinisme parlementaire, votons pour l’existence d’un parti communiste de lutte de classe

 

Le débat fait rage depuis une semaine autour du vote que les communistes vont émettre a partir les 24, 25, 26 novembre . Il se dit et s’écrit tout et n’importe quoi sur ceux qui défendent l’option 2 . Il se dit qu’ils sont droitiers, qu’ils veulent s’allier avec le PS, qu’ils sont tous des partisans de l’Europe sociale, qu’ils sont des diviseurs, qu’ils veulent empêcher que le seul candidat en mesure de battre la droite et l’extrême droite se retrouve au deuxième tours, bref qu’a cause d’eux le pays va vers des jours sombres, que l’heure devrait être aux front anti fascistes, au rassemblement des forces de gauche pour défendre des valeurs de progrès et j’en passe des pires et des meilleurs, tant le déluge verbale est vigoureux pour nous sommer de rallier le seul pôle possible de la raison et de la renaissance communiste.

 

Comme aux grandes heures de l’anticommunisme des débuts, nous sommes reparti pour tous les fantasmes possibles et imaginables, pour tous les mensonges, toutes les constructions les plus délirantes mais aussi dans une personnalisation à outrance, un idéalisme béat . La curée est telle que Marx en prendrait des démangeaisons et une envie pressante de revenir pourfendre de sa plume sarcastique et précise tout ces tissus d’ineptie déployé en son nom . Les philistins sont de retours.

 

Martelli, au lendemain du 5 novembre lance une grand idée dans Regard le journal qu’il partage avec Clémentine Autin après avoir procédé a une fine analyse du vote. il nous dit que l’option 2 représente un vote identitaire . Mais c’est quoi ces histoires d’identité communiste ? Voila comment la sociologie de l’histoire fabrique des catégories qui viennent désamorcer la valeur combative des mots en les vidant de leur contenu pour leur adjoindre des assemblages d’idées qui ne leur appartiennent pas.

 

Il n’existe pas une identité communiste mais une pratique communiste, une pratique destinée à transformer le monde d’un point de vu concret.

 

Cette pratique est nécessairement collective mais elle a besoin d’une organisation . Qu’ensuite les communistes aillent dans les masses et participent a des collectifs c’est dans leur rôle d’organisateur et d’éclaireur . Lénine ne cesse de le répéter dans « Que faire » expliquant qu’il n’existe pas de petites revendications. Il le disait en 1902 dans une période de crise politique et de reflux de l’organisation sociale démocrate ( qui était alors le parti révolutionnaire). Cette exigence ne devrait pas avoir changer depuis, mais il reste a reformuler la question de la prise du pouvoir à quoi ces luttes sont forcément corrélées, et pour ce faire il faut une organisation structurée avec des objectifs clairs et non pas un foutoir mouvementiste articulé sur une vision petite bourgeoise de la société.

 

Les gens qui voit partout le spectre de l’identité, je leur conseil d’entreprendre un travail sur eux même, c’est qu’il doivent souffrir d’en manquer. Martelli et tous ceux qui comme lui font de l’identité l’axe de l’engagement, aimerait bien tout ramener a cette question métaphysique et traiter l’activité politique d’un point de vu ontologique plutôt que matérialiste. Pour les communistes, travailler avec les autres est une nécessité révolutionnaire et c’est d’autant plus facile quand on est clair avec soit même et que l’on a une base d’appui solide tel que devrait être un parti communiste.

 

Je rajouterai que les gens attendent cela. Les prises de consciences ne sont jamais spontanées. Elle se forgent dans les luttes et selon des degrés différents depuis des histoires et des expériences a chaque fois singulières. Le parti communiste reste ce référent permanent et solide qui permet d’apporter du sens et des perspectives. C’est pourquoi il ne doit pas disparaître et dire ce qu’il sait des matériaux qu’il a accumulé, dans les grands moments de débat national. Il s’agit d’une question tout a fait pratique qui n’a rien identitaire.

 

Autre exemple Chassaigne fait l’objet d’une attention particulière de la part de tout la sphère mellenchonistes. Il est le seul a s’opposer au ralliement soudain de la direction. Cette position le distingue et le singularise. Il devient tout d’un coup la cible de tous et le responsable de toutes erreurs du PCF de toutes les situations indélicates dont le parti s’est rendu responsable depuis cinq ans. Le PRCF lui adresse une lettre ouverte pour lui demander des comptes alors que les communistes n’ont pas encore choisi leur stratégie, mais le voila déjà désigné comme leur candidat et comme on connaît les saints on les honore, s’il est candidat il est forcément tout puissant et donc seul responsable de son programme. Chassaigne doit donc s’expliquer .

 

Puis voila qu’il refuse le costume qu’on lui prête, dénonce les risques pour le parti de disparaître en cas de soutient accordé au candidat auto proclamé de la France insoumise, dénonce son autoritarisme et une conception hyper centralisé dans la manière de faire de la politique Il est derechef violemment pris a parti par Alexis Corbières qui sur le mode du « c’est celui qui le dit qui est » rebascule sur son dos la critique adressé à Melenchon et l’accuse de s’être auto proclamé candidat a son poste de député après l’exercice de trois mandat. Mais Alexis Corbières ne s’arrête pas ce renvoi de balle, il enchaîne aussitôt sur un air que nous commençons a connaître en disant « Aujourd’hui, la seule candidature pouvant empêcher un second tour droite FN est celle de Melenchon, » puis il poursuit sur un ton menaçant « Si Chassaigne continu a s’obstiner a nous tirer dans le dos on s’interrogera sur les racines politique de cet acharnement, d’un noyau d’hypocrites remplis de mauvaise fois »

 

Depuis quinze jour les interventions des melenchonistes sont toutes taillées sur ce modèle. Elles oscillent entre la mégalomanie et les menaces. Qu’a dit Chassaigne ? Dans une tribune publié dans l’humanité il donne son analyse de la situation par les mots qui suivent

« Réunis en conférence nationale le 5 novembre à Paris, les délégués du PCF de tout le pays ont envoyé un message fort, dont la teneur et le sens profond méritent ici d’être précisés. Les médias l’ont en effet interprété comme un vote contre Jean-Luc Mélenchon. Cette lecture est superficielle. Certes, la personnalisation de cette candidature, comme son orientation, suscitent de justes interrogations auprès de nombre de nos militants. Il n’empêche, l’essentiel est ailleurs. Ce vote revêt un sens positif, constructif et dynamique ».

Franchement, peut-on continuer a le qualifié de pro socialiste « hypocrite et de mauvaise fois » quand dénonçant les coup de butoirs des gouvernements socialistes, il explique quelques lignes plus loin : « Dans le contexte actuel, une candidature issue du parti communiste est légitime et nécessaire pour faire entendre la voix des communistes. Bien au-delà, elle a vocation à rassembler les progressistes de notre pays. »

S’agit-il dans son esprit de temporiser et de tromper nos attentes quand il termine sur ces mots « Une candidature qui portera l’exigence et l’urgence de mettre en chantier une société nouvelle. Une candidature qui n’affronte pas seulement la finance par les mots, mais par les actes, en s’appuyant sur les intelligences et les mobilisations sociales. Cette fin de semaine, par leur vote, les communistes se doivent de prendre leur responsabilité devant l’Histoire, notre Histoire » ?

 

Avons nous décidé de faire d’avantage confiance à ses détracteurs, à ceux qui ne lui pardonne pas son refus d’être dans la conformité de la clique de petits bourgeois qui traîne depuis l’élection de Hollande ses état d’âme sur toutes les scènes du parisianisme et autres lundi de gauche ? Je lis ici et là que nous serions bicéphale, que les partisans de l’option 2 ne sont pas homogène entre eux et qu’ils tirent dans des directions différentes. Est-ce de cette manière que se traitent dans leur conflictualités internes les contradictions secondaires qui s’opposent dans un pacte de circonstance à une contradiction externe qui les menace ? Sont-t-elle nécessairement destiné à devenir des forces centrifuges ? Ne sont-elles pas au contraire soumises à un travail qui peut les conduire à l’unification, par une prise de conscience des objectifs communs et des ressorts que possède la situation nouvelle ? »

 

Nous soutenons une candidature communiste parce que c’est une nécessité historique pour au moins deux raisons.

 

La première c’est que si nous ne le faisons pas nous acterions de fait ce que les directions successives que nous avons connu cherchent à faire depuis Martigues, à savoir sonner la fin au PCF. 

 

La deuxième c’est que si nous le faisions pas, nous laissons les campagnes des présidentielles et des législatives sans contradicteurs face aux candidats du MEDEF et laisserions les classes populaires sans perspective de luttes, sans organisation pour leur permettent de se structurer.

 

La France insoumise n’est qu’un ramassis de petits bourgeois qui agitent le catalogue de ses revendications en faisant un bras d’honneur à la classe ouvrière. Il n’y a qu’à aller voir pour le comprendre dans son programme quelle est sa position sur la fiscalité où sont repris les propositions très rocardienne de la TVA, sur les salaires avec un SMIC qu’il propose à un niveau nettement en dessous de celui proposé par la CGT, ou sur les questions industrielles. Ce programme, ne propose aucune nationalisation significative des grands groupes qui décident de l’économie nationale et privatise de fait les services publics d’énergie avec ses propositions de transition écologique.

 

Face aux programmes de la droite, qui vont pouvoir continuer en l’accentuant encore plus fortement la politique libérale du gouvernement socialiste, ce ne sont pas quelques coups de mentons dans des messes à grand spectacle taillées sur mesures pour la nouvelle idole des classes moyennes que la riposte va pouvoir s’organiser et prendre quelque efficacité. Certains ne croient plus en notre parti, je ne sais pas comment ils concevaient leur opposition quand il militait dans ses réseaux, mais pour moi il n’y a qu’une solution envisageable, faire le travail militant avec les camarades et faire avec eux l’expérience de la vacuité de cette direction en la démontrant dans les faits à chaque fois que nous nous trouvons en défaut face aux nécessités des luttes.

 

Je constate de ce point de vu, que quelque chose vient de se manifester avec force qui traduit un refus net de ce qu’il se passe depuis des années. Contrairement à ce que beaucoup indiquent, ce refus est porté par la jeunesse qui exige d’avoir les moyens des combats pour lesquels elle s’est engagée. Il l’est aussi par tout un réseau de cadres intermédiaires qui constatent avec effarement les incompétences de notre direction et son incapacité à avoir prise sur le mouvement de la société.

 

La dernière décision prise par cette direction en est une parfaite illustration. Elle préfère au nom d’un tout sauf avec le parti, faire cause commune avec l’ennemi d’hier, plutôt que de laisser les communistes se battre sous leur drapeau. Cette direction n’est plus communiste, nous le savions, mais le plus extraordinaire c’est que ses contempteurs d’hier deviennent tout d’un coup ses plus fervents soutient, parfois au nom même du communisme dont ils auraient seuls gardé la quintessence, en remettant toutes les responsabilités que cette direction porte, sur le dos de ceux qui veulent ouvrir une autre voix que celle de la résignation .

 

Redisons le, l’option 1 est celle que défendent tous les partisans de la liquidation. Elle est celle de tous ceux qui depuis Martigues défendent les accords privilégiés avec le PS, d’ailleurs, ce week-end, Tartignolle se retrouve dans le Nord avec tout un aréopage de cette gauche de casse et de catastrophe Un camarade qui nous écrivait récemment faisait une analyse qui a priori semblait juste. Ceux qui défendent l’option 2 en effet, à première vu, ne sont pas tous sur la même longueur d’onde. Cependant comme nous avons pu le constater à l’occasion du dernier congrès, nombre d’entre eux s’étaient déjà rapproché de nous sur un certain nombre de questions importantes, comme celles de la sortie de l’Europe ou du refus des primaires. Nous aurions pu d’avantage rassembler tous ces camarades si nous avions pu leur proposer un texte commun, qui dépasse les petites différences qui ont fait l’éparpillement sur les texte 3 et 4. Le refus qui nous a été opposé par celui qui aujourd’hui appelle au boycott, n’a pas permis ce rassemblement. C’est un manque à gagner pour la bataille d’aujourd’hui, c’est une perte de temps d’énergie et d’efficacité car on est toujours plus fort uni que divisé. Alors faisons attention de ne pas reproduire cette erreur.

 

Conforme à notre objectif d’unir les communistes nous avons décidé de soutenir « pour un choix clair » tout en indiquant les faiblesses et les ambiguïtés contenues dans ce texte (voir les précédents courriers que je vous ai envoyé qui sont sur le site www.lepcf.fr). Cette attitude a permis une dynamique et le résultat du 5 novembre. Cette dynamique s’est confirmé et renforcé depuis. Un deuxième appel issue d’une vingtaine de membre de l’exécutif national du parti confirme leur choix pour l’option 2 tout en appuyant d’avantage sur la nécessité d’une candidature communiste "garantie d’une démarche collective" capable de porter une exigence populaire et de travailler au rassemblement le plus large possible.

 

Comme le disait Gilles Gourlot il y a rassemblement et rassemblement ; Il y a le rassemblement de la gauche ou des gauches et puis il y a le rassemblement à faire en terme de classe, le rassemblement de tous ceux qui ont des intérêts communs contre le capital et les grands monopoles. Ce n’est pas exactement le même scénario, ni le même projet, parce que ce n’est pas le même objet. Notre conception du rassemblement réclame d’autres moyens que ceux du spectacle et des clics sur internet. Il réclame un autre engagement que celui de l’esbroufe et des reality-show show. Il réclame une force militante de terrain et des convictions de combats. C’est sur ce point particulier qu’il existe un gouffre entre le projet des communistes et celui de la France insoumise. (voir le petit reportage de Descartes et son analyse de la France insoumise)

 

Alors ne reprenons pas les méthodes, ni les présupposés de l’analyse que faisaient la gauche de la gauche sur le résultat du référendum sur la constitution européenne, d’après lesquels il y aurait eu un non de gauche et un non d’extrême droite. Et bien non, il y eu un vote de classe, principalement issue des quartiers populaires qui s’est prononcé pour le NON et un vote des classes moyennes qui s’en est distingué en votant pour le oui avec la grande bourgeoisiePareillement il y a eu le 5 novembre un vote pour le parti et la poursuite de son existence dans les luttes du peuple et un vote pour son effacement, un effacement qui a court terme enclenchera sa disparition.

 

D’une part , il faut faire l’analyse de ce vote en terme de contradictions. La contradiction principale se trouve aujourd’hui entre ceux qui veulent continuer le parti et le rendre présent partout ou se produit le mouvement de ceux qui résiste au capital et veulent un changement de société et ceux qui veulent le paralyser et le considère comme une chose inutile d’autre part. Nous avons reçu cet outil des mains des générations qui avant nous ont porté haut le drapeau du monde du travail et de la lutte des classes . Nous avons aujourd’hui la tache de lui redonner son usage, de le remettre aux générations qui viennent. Les contradictions ne sont pas des choses figées. Elles produisent du quantitatif et du qualitatif dans leurs affrontements. Je vois déjà les positions se raffermirent dans le groupe de ceux qui ont exigé « un choix clair ». Le camarade nous disait qu’il y a deux groupes qui ne sont pas en phase semble a priori avoir raison cependant je vois qu’ils se rapprochent du fait du combat qu’ils mènent ensemble et des contradictions qu’ils affrontent dans ce combat.

 

Lénine le constatait qu’il existe des périodes ou les choses s’accélèrent et ou la conscience de classe fait des bonds fulgurants, comme après 1905 ou en 1917 . On ne résout que les questions qui sont en passe d’être résolue parce qu’elles ont été mûrie par des conditions objectives. Elles le sont parfois dans la méconnaissance conscientes de leurs acteurs, ils pensent être a jamais figé dans l’attente du mouvement puis tout d’un coup le fruit tombe quand ils ne s’y attendait pas. Nous somme arrivé a un carrefour, ou tout le travail fait par le réseau depuis plusieurs congrès et singulièrement au cours du dernier, est en train de prendre sens dans la tête de nombreux communistes.

 

La campagne des primaires de la droite vient de faire souffler un vent glaciale sur le pays mais les partisans de la France insoumise n’en tire qu’une chose : ils sont les mieux placer pour les battre. Ils refusent de s’apercevoir que quelque chose venait d’arriver qui allait tout redéfinir dans les scénarios des uns des des autres. Or tout n’est pas encore connu. J’ai envie de dire mais attendez l’entré en campagne du PS avant d’établir vos certitudes . Cette campagne pointe déjà son nez avec le soutien de personnalité de la culture apporté à Hollande. Elle commence depuis les résultat du premier tour des primaires de la droite avec la montée au créneau contre ses programmes. On voit poindre à cette occasion l’esquisse d’une stratégie, le PS se présentant en seul recours crédible contre le dangereux retour au pouvoir d’une droite dure. 

 

Bientôt viendra le tour des primaires socialistes . Il n’y en aura rien que pour eux et ils vont pouvoir se poser comme le seul vote utile pour empêcher le programme revanchard de la droite. Il aurons alors beau jeux de faire apparaître Melenchon comme un diviseur, comme ils avaient déjà réussi a le faire en 2012, et je suis près a parier qu’il y aura de nombreux retour de vestes.

 

Les attaques des melenchonistes et des partisans de l’option1 cherche à nous faire peur avec des spéculations qui feront pschitt dans le vif de la campagne. L’élection qui arrive risque de nous réserver à tous une grosse surprise, ce sera cela notre brexit ou notre effet Trump. C’est a dire qu’à la sortie de la foire d’empoigne à laquelle se livre les actuels prétendants, nous risquons d’avoir un résultat que personne n’avait prévu six mois avant. Déjà Fillon a pris tout le monde de court. Le Pen tiendra-t-elle la longueur face a lui ? Poutine a fait connaître sa préférence et il a du flair. C’est normal il n’est pas pris dans les mêmes contradictions que nous et il défend ses intérêts. Le réalisme politique va trancher, ce sera sec et sans bavure, car comme nous l’observons depuis quelques temps, le monde ne peut pas se satisfaire des formes dans lesquels l’idéologie veut l’enfermer. Ceux qui reste dans les combinaisons d’hier n’ont aucune chance de se dégager des élections a venir !

 

Le peuple à une sorte de flair qui lui donne souvent des intuitions qui dérangent le jeu conventionnel. Melenchon est un homme d’hier, il fait parti du système. Fillon est parvenu à donner l’idée qu’il lui était extérieur. Enfin trop de gens donne le PS mort, quand rien n’est moins sur. 

 

Les verts ont choisi celui qui voulait défendre les idées du parti au lieu Des combines avec les partis. La tendance on le constate est au grand ménage et seul un communiste qui n’a pas trempé ses mains dans tout ce petit monde parisien pourra rassembler les milieux populaires.

 

Quand ils n’utilisent pas les insultes ou les tentatives de culpabilisation , les melenchonistes et leurs supplétifs gauchistes lancent des tentatives de séduction ou désinforment sur la réalité des soutiens qu’ils enregistrent. C’est le cas avec cette information qu’ils jugent de la première importance et qu’ils rappellent à l’envie sur les réseaux sociaux , du ralliement depuis le moi de juin d’une fédération complète du PCF à la France insoumise . Alors là, je peux vous dire qu’il nous prennent vraiment pour des idiots. Voila des semaines, voir des mois qu’ils nous donnent cet exemple comme représentant l’étalon de ce qui va permettre de tout changer pour construire la seule vraie alternative. 

 

Seulement voilà, il y a plusieurs détails qui ne donnent pas un fond harmonieux à ce jolie roman et qui en trouble sérieusement la trame narrative. Qui sont ces communistes ?

 

D’abord je voudrais rappeler que nous avons connu le parti plus prompte à dissoudre une fédération qui ne respectait pas les statuts quand cela l’arrangeait. La Somme en sait quelque chose. Ensuite qu’aurait dit ce même parti si nous avions soutenus publiquement un autre candidat que celui qui nous avait été imposé dans des circonstances assez semblables il y a cinq ans ? Ou encore plus récemment dans certaines circonscriptions où avaient été passé des accords avec le PS ?

 

Voila donc une fédération qui le congres terminé fait officiellement savoir qu’elle prend une autre orientation que celle voté par les conférences et qui choisi en dehors de toute procédure légale une démarche indépendante ! Qu’est-ce à dire ? N’est on pas fondé de se demander à quoi il peut servir de la laisser poursuivre la bride laissé libre au coup ? Ensuite cet article nous apprend que cette même fédération organise 19 collectifs de soutien à la France insoumise avec d’autres militants, pour atteindre un effectif mirobolant de 170 inscrits sur le département.

 

Enfin il y a cette information savoureuse que l’on nous donne sans doute à titre exemplaire, qu’ils ont enregistré 28 adhésions sur cette base et que ce chiffre correspond a 30% de leurs adhérents. Ah bon, mais alors trois fois 28, même en rajoutant quelques unités pour arrondir, cela fait quelque chose comme 90 adhérents pour toute la fédération, c’est a dire un groupuscule. Autant dire que le PCF est inexistant dans ce département. N’est-ce pas faire beaucoup de bruit pour rien comme disait le grand Shakespeare ? A moins que justement il fallait bien ébruiter, à titre de sonde, la nouvelle impertinence dans un galop d’essai, vers les grands pâturages de la France insoumise. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils font l’objet de beaucoup d’attention et sont devenu très utiles au nouveau cours du rassemblement comme à tous les donneurs de leçon qui viennent nous expliquer où se trouve le vrai courage.

 

Dans mon dernier texte je concluais en reprenant un passage du livre de Laurent Gaudet « écoutez nos défaites. » je pense qu’en effet il est temps d’avoir cette écoute, comme le demandent certains camardes dans leur courrier. Il est temps d’apprendre des défaites que nous avons subit toutes ces années. Il est temps de questionner les stratégies d’union de la gauche qui depuis 1965 nous livrent à chaque fois dans les pattes de machiavels qui ne pensent qu’a leur carrière et assurent la pérennité des institutions bourgeoises. Il faut sortir « du crétinisme parlementaire », sortir de ses limites qui « enferment dans un monde imaginaire, enlève tout sens du souvenir, toute compréhension pour le dure monde extérieur » .

 

Je relisais ces jours « les Luttes de classe en France » et je trouvais en ouvrant le livre cet avertissement de Karl Marx qui m’a tout de suite sauté au yeux, comme un écho du passage que j’avais évoqué du livre de Laurent Gaudet. Marx tenait a fait la remarque suivante « A l’exception de quelques rares chapitres, chaque période importante des annales de la révolution de 1848 à 1849, a pour titre : défaite de la révolution !. Ce qui succombât dans ces défaits ce n’est pas la révolution. Ce sont les traditionnels accessoires prérévolutionnaire, résultant de conditions sociales qui ne s’étaient pas encore exacerbées en conflit de classe, personnes, illusions, projets, dont le parti révolutionnaire n’était pas libéré avant la révolution de février, dont il ne pouvait être libéré par la victoire de février, mais seulement par une série de défaites.

 

En un mot : ce n’est pas par ses conquêtes tragi-comiques immédiates que la révolution a progressé et s’est frayé la voie ; bien au contraire, en produisant une contre révolution massive, puissante, en suscitant un adversaire a combattre, le parti de la subversion s’est mué en parti réellement révolutionnaire.

 

Marx dans le développement qui s’en suivra, fustigeait l’hésitation de la classe historiquement censé être appelé a gérer la société en asseyant sa domination grâce au régime parlementaire. L’expression crétinisme parlementaire qui la visait, sera repris plus tard par Engels qui la reprendra pour accusé le parlement de Francfort du mal, « d’une maladie incurable » qui faisait pénétrer « dans ces infortunées victimes la conviction solennelle que le monde entier son histoire et son avenir étaient gouverné par la majorité dans ce corps représentatif particulier qui a l’honneur de les compter parmi ses membres » Melenchon ne nous prose rien d’autre, il est tout tourné vers la gloire présidentielle et ses conséquences législative pour avec une révolution dans les urnes nous enfermer dans une assemblée constituante dont tous le salut viendrait. 

 

Loin de s’appuyer sur les luttes des masses , il nous renverrait assurément dans l’ornière des cinquante dernières années, tout occupé par son complexe de Charléty. Marx s’en prenait pour le démystifier, au neveu de l’oncle et à son impérialisme impériale, nous avons à faire un travail de la même dimension avec le plus mittérrandien des trotskystes et sa révolution citoyenne, mais nous ne pourrons échapper non plus à la tache d’une relecture critique des années d’union de la gauche et de ses stratégies mortifères.

 

Gilbert Rémond

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